Une confiance sans nom

essai sur la foi par Didier Travier

Est-il encore possible de croire ?

Bien des énoncés traditionnels de la foi sont devenus intenables ou simplement incompréhensibles. Au premier rang desquels ceux qui parlent … de Dieu. Et si l’on ne peut plus croire, comment pourrait-on encore pratiquer ? Cet essai tente l’hypothèse inverse : et si l’on partait de la pratique, d’une pratique, la protestante en l’occurrence ? Il s’agira alors de méditer sur la signification du culte réformé, de parcourir les différents moments de sa liturgie, d’interroger les grands symboles bibliques qu’il mobilise, le tout de manière profane, laïque, non religieuse. En faisant, autant que possible, abstraction de toute présupposition de Dieu. En cherchant ses appuis du côté des philosophes. En assumant aussi le caractère personnel de l’itinéraire suivi. Et qui sait ? Pourrait-il en sortir une foi épurée et revigorée ? Une foi sur le point de se libérer de la religion ?

Didier Travier (51 ans) est normalien (Ulm 1985) et agrégé de philosophie (1988). Il a enseigné dix ans la philosophie en lycée. Il est aujourd’hui conservateur de bibliothèque. Conseiller presbytéral d’une paroisse cévenole, il co-anime un cercle de réflexion théo-philosophique à la Maison du protestantisme de Nîmes. Cette expérience et celle de l’enseignement lui ont donné le goût d’une transmission à la fois claire et rigoureuse de la pensée philosophique auprès d’un large public.

Olivier Abel, philosophe a rédigé la préface.

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Le Pauvre, le Saint et l’Hérétique

par Michel Jas

Incroyable bouillonnement spirituel du XIIe siècle qui voit au même moment les cathares fécondant le christianisme médiéval avec, sans doute, quelque apport de Byzance et de la Gnose, saint François d’Assise qui sauve le catholicisme par l’Évangile des derniers qui deviennent premiers et Valdès de Lyon au milieu de tout un groupe exigeant et pauvre qui sème les graines de la Réforme à venir. 

Ces spiritualités souvent proches et très modernes, dérangeantes pour l’époque, redonnent un élan à un christianisme qui s’institutionnalisait et s’embourgeoisait. 

Michel Jas étudie les enracinements des hérésies de l’Antiquité tardive aux méandres du Moyen Age et leur influence sur la Réforme protestante. Dans cet ouvrage, plein de beaux témoignages, il nous interroge sur la foi comme quête d’authenticité spirituelle.

Prix public : 8€

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La guerre des paysans

par Friedrich Engels

Il faut les pulvériser, les étrangler, les saigner, en secret et en public, dès qu’on le peut, comme on doit le faire avec des chiens fous ! C’est pourquoi, mes chers Seigneurs, égorgez-les, abattez-les, étranglez-les, libérez ici, sauvez là ! Si vous tombez dans la lutte, vous n’aurez jamais de mort plus sainte !

En 1525,  Luther recommande ce traitement radical pour réprimer la révolte des paysans qui, menés par Tomas Münzer, cherchaient à obtenir plus de justice sociale. Il sera écouté par les princes allemands et plus de 100 000 paysans, qui d’ailleurs se réclamaient des doctrines luthériennes, seront massacrés. Et pourtant, comme l’écrit Engels, « Luther lança à Wittenberg le signal du mouvement qui devait entraîner dans son tourbillon tous les ordres et ébranler tout l’Empire »

Dans cet ouvrage qu’il publia à 29 ans après le Manifeste du Parti Communiste,  Friedrich Engels analyse les causes sociales de la guerre  des paysans et montre que cette révolte évangélique était une lutte de classes avant d’être un mouvement religieux. Mais il découvre aussi derrière la théologie moderniste de Luther, une philosophie très conservatrice qui sous des dehors de neutralité politique est complétement alignée avec les intérêts des princes protestants qui comptaient sur la Réforme pour confisquer les biens de l’Église romaine.

L’introduction de Jean-Pierre Rissoan, agrégé de géographie, auteur de « Traditionalisme et révolutions », replace le texte de Engels dans ses contextes historiques du XVIème et du XIXème siècle.

L’auteur Friedrich Engels, co-fondateur avec Karl Marx du « marxisme », est le fils d’un riche industriel luthérien du textile installé dans la Ruhr ; il découvre les excès du capitalisme industriel en Angleterre lors d’un « stage » à Manchester en 1842 dans l’entreprise de son père.

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William & Paul, technologie, entreprenariat et religion, Angleterre, France, États-Unis au XIXè siècle.

par Hélène Trocmé

En Angleterre au début du XIXème siècle, le perfectionnement du métier à tricoter permet à une nouvelle génération d’entrepreneurs de remplacer la fabrication artisanale et familiale de textiles par un « système » industriel.

À travers les parcours parallèles et croisés de William Carter, fils d’artisans-tricoteurs anglais méthodistes et de Paul Trocmé, fils de paysans-tisserands picards calvinistes, cet ouvrage étudie l’émergence de deux industries « de pointe » -les start-up de l’époque- en France et aux États-Unis.

La plongée dans les archives familiales de ces créateurs d’entreprise et l’exploration d’une abondante documentation dans trois pays révèlent le substrat culturel et les conditions technologiques propices à l’entreprenariat. À travers ces deux destins on perçoit de manière concrète comment, grâce à une éthique de travail qui encourage l’innovation et la prise de risques,  la  « supériorité britannique » incontestée du milieu du XIXè siècle  laisse peu à peu la place à de nouveaux foyers industriels en Nouvelle- Angleterre et en Picardie. 

 Hélène Trocmé, descendante de tisserands picards,  a enseigné aux États-Unis, à l’Université Marc Bloch de Strasbourg et au Centre d’Histoire Nord-Américaine de l’Université de Paris I. Elle a contribué à plusieurs ouvrages sur l’histoire des États-Unis, et publié notamment Les Américains et leur Architecture, Paris, Aubier, 1981 et Chicago 1890-1930, Paris, Éditions Autrement, 2001. Aux Éditions Ampelos, elle a présenté et annoté  Saint-Quentin sous le joug allemand, 2016.

André Kaspi, professeur émérite à la Sorbonne et spécialiste de l’histoire des États-Unis, a rédigé la préface.

 Prix public : 20 €/CHF 26

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L’aube sanglante

par Samuel Bourguet

Originaire du Tarn, fils de pasteur, Samuel Bourguet choisit l’artillerie à la sortie de Polytechnique. Ses positions républicaines au moment de l’affaire Dreyfus comme ses théories sur la liaison des armes et sur le soin à porter au bien-être de la troupe lui valent l’animosité d’une partie de sa hiérarchie et entravent sa progression. « Exilé » au Pérou, il revient en France à la déclaration de guerre et, dès octobre 1914, rejoint le front. Après cinq mois dans l’artillerie, il demande à passer dans l’infanterie : dans les tranchées, au plus près de la réalité de la guerre, il peut enfin mettre en œuvre ses idées. Il meurt à la tête de son régiment dans les premières minutes de l’offensive de Champagne, le 25 septembre 1915.

Esprit ouvert et indépendant, ce protestant marié à une catholique, qui refuse de prier Dieu pour la victoire et respecte la foi de ses fantassins, livre dans ses lettres – restituées ici sans la censure qu’elles avaient connue – un témoignage précieux.

Nouvelle édition, complétée et annotée par Marie-Noëlle Bourguet, professeur émérite d’histoire moderne à l’Université Denis Diderot Paris 7, et Raymond Josué Seckel, conservateur honoraire à la Bibliothèque nationale de France.

Prix public : 19€/CHF 25

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Éditeur de combats