Ce qui laboure nos cœurs

par Henri & Hélène Nick

« En pleine attaque [bataille de la Somme où il sera blessé] le pasteur Nick, dont la haute silhouette (toujours surchargée de musettes, couvertures, paquets divers, tout cela destiné aux blessés) apparaissait au milieu des combattants chaque fois qu’il y avait un coup dur »

(Journal des Marches et des Opération du 201e régiment d’infanterie)

Toujours d’une rare richesse, ce quatrième tome de la correspondance Nick suit l’aumônier Henri Nick de la Somme à Verdun, toujours dans l’action et la compassion ; ses lettres éclairent les  problématiques humaines, militaires, religieuse, domestiques et philosophiques de la vie au front.

Achetez en ligne -Ce qui laboure nos coeursl-

Une confiance sans nom

essai sur la foi par Didier Travier

Est-il encore possible de croire ?

Bien des énoncés traditionnels de la foi sont devenus intenables ou simplement incompréhensibles. Au premier rang desquels ceux qui parlent … de Dieu. Et si l’on ne peut plus croire, comment pourrait-on encore pratiquer ? Cet essai tente l’hypothèse inverse : et si l’on partait de la pratique, d’une pratique, la protestante en l’occurrence ? Il s’agira alors de méditer sur la signification du culte réformé, de parcourir les différents moments de sa liturgie, d’interroger les grands symboles bibliques qu’il mobilise, le tout de manière profane, laïque, non religieuse. En faisant, autant que possible, abstraction de toute présupposition de Dieu. En cherchant ses appuis du côté des philosophes. En assumant aussi le caractère personnel de l’itinéraire suivi. Et qui sait ? Pourrait-il en sortir une foi épurée et revigorée ? Une foi sur le point de se libérer de la religion ?

Didier Travier (51 ans) est normalien (Ulm 1985) et agrégé de philosophie (1988). Il a enseigné dix ans la philosophie en lycée. Il est aujourd’hui conservateur de bibliothèque. Conseiller presbytéral d’une paroisse cévenole, il co-anime un cercle de réflexion théo-philosophique à la Maison du protestantisme de Nîmes. Cette expérience et celle de l’enseignement lui ont donné le goût d’une transmission à la fois claire et rigoureuse de la pensée philosophique auprès d’un large public.

Olivier Abel, philosophe a rédigé la préface.

Prix 10€ : pour acheter en ligne cliquer ici

Le Pauvre, le Saint et l’Hérétique

par Michel Jas

Incroyable bouillonnement spirituel du XIIe siècle qui voit au même moment les cathares fécondant le christianisme médiéval avec, sans doute, quelque apport de Byzance et de la Gnose, saint François d’Assise qui sauve le catholicisme par l’Évangile des derniers qui deviennent premiers et Valdès de Lyon au milieu de tout un groupe exigeant et pauvre qui sème les graines de la Réforme à venir. 

Ces spiritualités souvent proches et très modernes, dérangeantes pour l’époque, redonnent un élan à un christianisme qui s’institutionnalisait et s’embourgeoisait. 

Michel Jas étudie les enracinements des hérésies de l’Antiquité tardive aux méandres du Moyen Age et leur influence sur la Réforme protestante. Dans cet ouvrage, plein de beaux témoignages, il nous interroge sur la foi comme quête d’authenticité spirituelle.

Prix public : 8€

Pour commander en ligne cliquez ici

La guerre des paysans

par Friedrich Engels

Il faut les pulvériser, les étrangler, les saigner, en secret et en public, dès qu’on le peut, comme on doit le faire avec des chiens fous ! C’est pourquoi, mes chers Seigneurs, égorgez-les, abattez-les, étranglez-les, libérez ici, sauvez là ! Si vous tombez dans la lutte, vous n’aurez jamais de mort plus sainte !

En 1525,  Luther recommande ce traitement radical pour réprimer la révolte des paysans qui, menés par Tomas Münzer, cherchaient à obtenir plus de justice sociale. Il sera écouté par les princes allemands et plus de 100 000 paysans, qui d’ailleurs se réclamaient des doctrines luthériennes, seront massacrés. Et pourtant, comme l’écrit Engels, « Luther lança à Wittenberg le signal du mouvement qui devait entraîner dans son tourbillon tous les ordres et ébranler tout l’Empire »

Dans cet ouvrage qu’il publia à 29 ans après le Manifeste du Parti Communiste,  Friedrich Engels analyse les causes sociales de la guerre  des paysans et montre que cette révolte évangélique était une lutte de classes avant d’être un mouvement religieux. Mais il découvre aussi derrière la théologie moderniste de Luther, une philosophie très conservatrice qui sous des dehors de neutralité politique est complétement alignée avec les intérêts des princes protestants qui comptaient sur la Réforme pour confisquer les biens de l’Église romaine.

L’introduction de Jean-Pierre Rissoan, agrégé de géographie, auteur de « Traditionalisme et révolutions », replace le texte de Engels dans ses contextes historiques du XVIème et du XIXème siècle.

L’auteur Friedrich Engels, co-fondateur avec Karl Marx du « marxisme », est le fils d’un riche industriel luthérien du textile installé dans la Ruhr ; il découvre les excès du capitalisme industriel en Angleterre lors d’un « stage » à Manchester en 1842 dans l’entreprise de son père.

Achetez en ligne -La guerre des paysans-

Éditeur de combats