Conseil à la France désolée, par Sébastien Castellion

Castellion COnseil couv 1À l’apogée de la Renaissance, dans une France prospère et cultivée qui est un modèle pour l’Europe, une bande armée dirigée par le Duc de Guise massacre des protestants qui se réunissaient dans une grange à Wassy, en Lorraine. Cet épisode marque le début des guerres dites « de religion » qui ruineront la France et malgré l’épisode pacifique du règne d’Henri IV, conduiront à la persécution puis l’exil des protestants français qui iront apporter à d’autres pays européens leurs idées et leurs ressources.

Un an à peine après le massacre de Wassy, un philosophe humaniste, Sébastien Castellion, effaré par l’étendue des massacres (plus de 50 000 français des deux confessions sont déjà morts) écrit cette lettre ouverte aux prêcheurs, aux princes et aux « gens privés ».

Dans un style simple et direct, il analyse avec clarté les causes du conflit, renvoie chaque parti à ses responsabilités et propose une analyse des scénarios possibles pour la suite des événements.

La préface de Pierre Joxe, magistrat devenu avocat, ancien ministre de l’Intérieur et de la Défense, replace l’ouvrage de Castellion dans son environnement politique et historique et fait découvrir au lecteur ce philosophe de la tolérance.

 Prix public 10€

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Les auteurs Ampelos

Me fas cagà! par Louis Bonfils dit Filhou

Bonfils Me fas caga Couv1On oublie souvent qu’une grande partie des soldats français durant la grande guerre n’avaient pas le français comme langue maternelle mais s’exprimaient quotidiennement dans une langue régionale.

Louis Bonfils, officier du XVIème corps est de ceux-là : et quelle langue ! l’occitan languedocien d’un félibre énergique, engagé et « grande gueule » : Soui counougut couma l’ouficiè lou mai emmerdant de touta la divisioun

Doublement patriote, pour la France et pour la langue d’oc, Bonfils se bat au front comme il se bat dans son régiment. Cité pour bravoure un jour, et passé en conseil de guerre un autre (pour avoir pris à partie son supérieur qui insultait les soldats du midi), Bonfils sait que la guerre s’écrit à l’arrière, et il veut donner une vision plus proche de la vérité du front.

Quand Clémenceau, Joffre et le sénateur Gervais accusent les soldats méridionaux d’être responsables de la retraite de Lorraine en Août 1914, Bonfils exhorte ses « pays » à la fierté et au courage et surtout à continuer à parler occitan : « es pas en francimand que pourrès vous rapelà das bords dau Rose ou das serres de las Cevenas. »

Il nous raconte la guerre comme il la voit, les permissions où l’on se repose, « avèn ben manjat, ben begut, parlat en lenga .. » et les visions horribles des cadavres des deux camps : « Pos creire que, quoura pense à-m-acò, soui encara boulegat. »

Tombé au front en 1918, il ne fait pas de doute qu’il a dit à la mort ce qu’il disait à ceux de ses supérieurs ou collègues qui l’importunaient : Me fas cagà!

Prix public : 15€
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In tenebris Lux, 14-18, la foi à l’épreuve du feu par Roger Delteil

Delteil in tenebris lux Couv1« Ce fort de Beauséjour restera l’épisode le plus glorieux mais le plus terrible de la plus terrible des guerres. Que de morts dans ce qui fut un magnifique bois ! C’est une immense nécropole où rien ne manque ; ici et là gisent des cadavres plus ou moins mutilés, d’autres semblent dormir ; des débris de toutes sortes, képis, sacs, fusils, gamelles gisent dans les boyaux, sur les parapets ; partout, on enjambe un cadavre, on se blottit dans un trou d’obus où pend un pied…. Que les glorificateurs de la guerre comme école du courage, du virtus romain, viennent passer une heure ici, une heure au moment de l’arrosage habituel ! ils en rabattront de leurs belles théories !… »

Visions d’horreur, théâtre de la cruauté… Sur la triste scène de la Grande Guerre, entre février et septembre 1915, Roger Delteil – jeune étudiant enrôlé au 122e Régiment d’Infanterie– est à la fois acteur, spectateur et auteur : huit mois passés au front, lors de l’offensive de Champagne, à vivre de l’intérieur la violence des combats et le face-à-face avec la mort,  à décrire pour ses proches ses émotions, ses peines et ses espoirs pour conjurer la douleur de la séparation et du déracinement, à espérer la fin de la guerre et à penser les prémices d’une reconstruction pour demain. Le témoignage est bouleversant, soutenu par une plume alerte et avertie. Car sur les ruines de la guerre se cueillent aussi de délicates pensées, pleines de sensibilité et d’humanité ; au fond du gouffre germent aussi de doux moments de contemplation inspirés par le spectacle de la nature, furtivement arrachés à la violence de la mort.

Une vie brisée, une vocation anéantie, mais une foi vive et une espérance tout auréolée de lumière.

Préface de Gérard Delteil, ancien doyen de la faculté de théologie protestante de Montpellier.

314 pages Prix public : 24€

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Noël 14, Des chrétiens dans la guerre

Noël 14 : déjà près de 500 000 jeunes soldats tués en moins de 6 mois d’une guerre qui était annoncée comme courte et victorieuse. L’illusion d’une fin rapide du conflit se dissipe, notamment pour ceux qui sont au front et leurs familles. L’Union Sacré des politiques a été lézardée très vite par l’infâme rumeur de lâcheté portée sur le XVème corps (« les régiments du midi »), par les fausses accusations sur les membres du clergé et par les manœuvres des profiteurs et des embusqués.

Les lettres de ce recueil datent toutes de cette période de Noël 14 ; elles montrent le désarroi de ces chrétiens confrontés à l’absence, souvent à la perte d’êtres aimés. Dans cette sélection émouvante, on retrouve tous les sujets que la censure et la propagande des journaux  voulaient masquer : les erreurs de l’État-Major et du gouvernement, le froid, la faim et la maladie, les pertes énormes et l’horreur de cette guerre « industrielle », les fraternisations et le pacifisme d’une partie des troupes.

Mais on y perçoit aussi l’espérance qu’un jour la victoire appartienne au Prince de la Paix et que les folies des hommes cèdent devant le message d’amour du christianisme.

Préface de Patrick Cabanel et Eric Peyrard

108 pages; prix public : 10 €
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La main de l’Eternel serait-elle trop courte ? lettres de guerre de 1914 par Hélène et Henri Nick

Nick Lettres 14 couv1Pourquoi Dieu n’intervient-il pas pour empêcher cette guerre ?

Cette question, sous diverses formes, tenaille les croyants dès la déclaration de guerre.

Henri et Hélène Nick, chrétiens sociaux pacifistes, aspirent à un monde réconcilié, prémices du Royaume de Dieu. Ils vivent ce temps de guerre comme un échec. S’ils adhèrent à l’ « Union sacrée », la question essentielle demeure : comment témoigner de leur foi en un Dieu d’amour au milieu du cataclysme ?

Henri Nick s’engage comme aumônier dès août 1914 ; il a 46 ans !

Sur le front, il retrouve des jeunes hommes qui, la veille encore, fréquentaient le Foyer du peuple de Fives, œuvre d’évangélisation populaire qu’il a fondée en 1901. Rapidement, il poursuit auprès d’eux son ministère de pasteur et d’aumônier avec le soutien de sa famille réfugiée à Marseille qui, de son côté, assure aussi le lien avec certains réfugiés du Nord.

Ce document exceptionnel par sa richesse, l’est aussi par les personnalités atypiques d’Henri Nick et de son épouse. À une époque encore marquée par un anticléricalisme virulent, il illustre l’action essentielle d’un homme d’église au front et la capacité de réflexion et d’action d’un chrétien engagé face aux catastrophes de ce monde.

Le pasteur Henri Nick (1868-1954) est l’une des grandes figures du Christianisme social protestant. Pendant plus de cinquante années, il fait de l’évangélisation populaire dans le faubourg lillois de Fives. Conscient de l’importance du milieu dans la construction d’individualités libres, il se préoccupe aussi bien de la misère sociale que de la situation morale de celles et ceux qui fréquentent le Foyer du peuple.

Aumônier pendant la Première Guerre Mondiale, il s’illustre en 1916 lors des combats de Verdun puis de la Somme, durant lesquels il est blessé, ainsi qu’au Chemin des Dames en avril 1917.

De sensibilité socialiste, sans être un pacifiste radical, il soutient les revendications des objecteurs de conscience dans les années trente puis assiste des familles juives persécutées durant la Seconde Guerre mondiale. Il sera plus tard reconnu « Juste parmi les Nations ».

498 pages; prix public : 29€
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Mémoires d’une missionnaire au XIXème siècle, de la campagne languedocienne à la cour de Londres, par Christine Majolier

Quel extraoMajolier Mémoires couv1rdinaire destin ! Née en 1805, à Congènies, dans le Gard, dans une famille protestante modeste qui comptait des prophètes camisards parmi leurs ancêtres Christine Majolier voyagera dans toute l’Europe, deviendra la première française « pasteure » et rencontrera prisonniers, indigents et royauté.

A l’âge de 12ans, Christine Majolier qui parle mieux le « patois » occitan que l’anglais arrive à en Angleterre. Ses parents, membres des « Couflaïres » languedociens, église protestante non-violente et égalitaire issue des prophètes camisards l’ont confiée aux Quakers anglais pour son éducation.  Elle y  passera la plus grande partie de sa vie avec de multiples voyages en France pour revoir sa famille.

Très vite elle s’engage auprès des Amis (le vrai nom des Quakers) et  d’abord en qualité d’interprète, puis comme ministre de l’Evangile ;   animée par une foi profonde, elle parcourra l’Europe pour servir les pauvres et les prisonniers et présenter les actions des Amis. Elle aura ainsi l’occasion de rencontrer,  outre la reine de France (épouse de Louis-Philippe), la reine de Wurtemberg  et la reine Victoria avec laquelle elle correspondra.

Son journal, fourmille d’anecdotes sur Nîmes et le Languedoc, sur la Commune de Paris comme sur l’Angleterre durant cette période animée (Empire, Restauration, règne de Victoria) qui vit aussi de nombreux Réveils.

Prix public : 19€
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Une femme dans la Grande Guerre, par Madeleine Blocher-Saillens

Blocher Saillens Journal de Guerre couv1Quel triste dimanche ! dès le 2 Août 1914, lendemain de la déclaration de guerre, Madeleine Blocher Saillens comprends que la période qui commence ne sera pas une joyeuse marche victorieuse mais une longue épreuve meurtrière.
Qui mieux qu’une femme, croyante et féministe engagée qui deviendra la première pasteure baptiste française dans les années 30, pouvait avoir l’intuition de la folie des hommes et la décrire dans sa progression quotidienne telle qu’elle était ressentie à l’arrière ? Madeleine Blocher Saillens, femme de pasteur et fille du célèbre évangéliste Ruben Saillens analyse les nouvelles et l’impact de la guerre sur le quotidien des français avec l’intelligence d’une jeune femme aisée à la fibre sociale et la compassion d’une sœur de soldat et d’une mère de jeunes enfants.
Malgré un patriotisme fervent nous sommes loin du bellicisme fanfaron que la presse répandait à l’arrière, et sans douter de la victoire, elle se rend compte qu’ « elle sera durement achetée ! ce sera la banqueroute pour toutes les nations d’Europe. »
Un éclairage original et passionnant et un rare témoignage d’une femme sur la Grande Guerre.

prix public : 15€
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Une passion républicaine, laïcité, républicanisme et protestantisme dans la Drôme (1892-1918), par Jean-Paul Augier

Augier Passion républicaineA une époque fondatrice de l’histoire française marquée par la lutte entre « les deux France », républicaine anticléricale et catholique conservatrice, une minorité protestante dans le département de la Drôme, un des grands foyers du protestantisme méridional, tente de concilier républicanisme et identité huguenote. Face à des républicains de plus en plus influencés par la Libre-Pensée et des cléricaux qui rêvent d’instaurer une république catholique, les réformés drômois font entendre une autre voix en liant modernité politique et foi religieuse, notamment lors de la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905 où ils jouent un rôle majeur.

Cette étude très documentée sur une période difficile des relations politico-religieuses en France permet de mieux comprendre la dynamique des tensions « communautaires »  entre groupes sociaux et culturels qui menacent l’harmonie du « vivre ensemble » français.

Préface de Jean Baubérot, Professeur émérite de la chaire « Histoire et sociologie de la laïcité » à l’École pratique des Hautes Études.

L’auteur Jean-Paul Augier, docteur en histoire, descend d’une longue lignée de protestants républicains de la Drôme méridionale, dont un grand père, huguenot et franc-maçon, qui à cause de ses convictions dreyfusardes a dû démissionner de l’École militaire de Paris et abandonner une carrière d’officier.

620 pages prix public 36 €
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La sanctification dans le méthodisme, Actes de la 1ère journée d’étude de la SEMF

SEMF Sanctification Couv1La sanctification dans le méthodisme, controverse et fécondité d’une notion théologique

La sanctification, une notion méthodiste ? Ce point de vue courant doit être nuancé. Il s’agit d’abord d’une notion biblique qui exprime l’union mystérieuse de Dieu et de l’homme dont le fruit est la sainteté du croyant. Sujette à des interprétations diverses et à des désunions dans le protestantisme, la sanctification est incluse dans la justification comme une grâce pour le luthéranisme. Distinguée de la justification dans la tradition calviniste comme une manifestation de la grâce, la sanctification devient une « seconde grâce » dans le méthodisme. La controverse sous-jacente à ces différentes interprétations concerne la manière dont la grâce opère dans la vie personnelle et collective du croyant. C’est dire la fécondité théologique et le possible déploiement anthropologique de la notion de sanctification. Justifié par la grâce et édifié par la sainteté, le croyant peut-il alors se perfectionner en vue d’agir plus efficacement dans le monde au nom de ce qu’il a reçu par grâce ? Le méthodisme est sans doute la tradition qui a le plus développé le lien entre sanctification et socialisation posant ainsi de multiples questions en matière d’engagement, éthique, diaconal, politique et missiologique. Cet ouvrage, fruit d’une journée d’étude de la Société d’études du méthodisme français qui a réuni plusieurs spécialistes, historiens, théologiens, pasteurs, présente les différentes facettes de la notion de sanctification dans le protestantisme et montre aussi comment elle a été développée dans le méthodisme européen de langue française.

Les auteurs : André Gounelle, David Bundy, Didier Vallée, Jean-Louis Prunier, Stéphane Zehr, Jean-François Zorn

Prix public 15€
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Journal d’un capitaine huguenot par Paul de Vendée

Paul de Vendée couv1Paul de Vendée est mort en 1627  à La Rochelle, probablement durant le Grand Siège.  Avec lui, plus de 20 000 rochelais (hommes, femmes et enfants) périrent de faim ou sous les armes des soldats de Louis XIII et Richelieu.  Ce journal d’un frère d’arme des frères Benjamin et Henri de Rohan est un fascinant témoignage sur la vie d’un petit noble protestant du 17ème siècle.

Pendant 12 ans, nous suivons Paul de Vendée quasiment au quotidien, un point de vue unique, et  une leçon de calme et d’espoir dans la tourmente que vivent alors les réformés français.  Une vie rythmée par les dimanches où l’on va « au presche », les moments de repos avec sa femme, ses enfants et ses amis  et, régulièrement, les départs à la guerre, sans enthousiasme, sans glorification,  « Le dimanche 2, je partis de Vendée, dis adyeu à ma femme et à mes enfans et m’en allay »  mais avec un sérieux et un sens du devoir  qu’il apporte aussi à la gestion de ses terres et de ses affaires.

 

La préface de Nicole Vray, Docteur ès-Lettres, membre de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Caen et spécialiste du protestantisme de l’ouest, permet de replacer la vie de Paul de Vendée dans son époque et son milieu et de mieux comprendre ces événements complexes et majeurs de l’histoire de France.

Prix public : 19€

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Jean-Norton Cru, la « Vérité due aux poilus » contre les prix Goncourt

Vernier Cru Couv 1Ancien poilu, choqué par la « fausse beauté du carnage », un inconnu austère et méthodique vient démolir le beau consensus patriotique  en critiquant violemment les auteurs de récits de guerre à succès du moment.

Traitre ou imposteur pour certains, rénovateur de l’historiographie moderne pour d’autres, Jean Norton CRU ose, au nom de la Vérité due aux combattants, remettre en cause les mythes du patriotisme et du courage alimentés par les « marchands de gloire ».

Plus de 80 ans après la parution de son ouvrage clé , Témoins, Jean Norton Cru divise encore mais son apport à la vision des témoignages de guerre fait référence.

Jacques Vernier, pasteur de l’Église Réformée, passionné par l’histoire de l’Ardèche,  nous fait découvrir cette personnalité attachante et irritante. Il le suit depuis sa petite enfance polynésienne et ardéchoise jusqu’à sa vie aux États-Unis et ses séjours familiaux dans la Drôme. Il analyse les influences culturelles et religieuses de cet indigné rescapé de Verdun qui fit tant pour réhabiliter les témoignages des poilus et montre comment, après 50 ans d’oubli, Norton CRU ressurgit au tournant du 21ème siècle dans les débats autour de l’historiographie de la Grande Guerre.

Préface de Philippe Joutard, agrégé d’histoire et spécialiste du protestantisme

15€
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L’irréductible pasteur Goll, combattant de la foi sous la terreur nazie par Frank Bridel

Bridel Goll Couv 1Descendant d’une famille huguenote de Nîmes, Werner Goll, pasteur de l’Eglise confessante puis fourrier dans la Wehrmacht en Russie et en France, finit par déserter et entrer chez les résistants italiens, les partigiani, en butte aux atrocités de l’armée allemande. Auparavant, dans sa paroisse, il avait opposé une résistance non violente au pouvoir nazi.

Plus de 80 ans après l’accès de Hitler au pouvoir (1933), on connaît mal hors d’Allemagne les résistances intérieures au régime du IIIe Reich, notamment celle des milliers de pasteurs membres de l’Eglise dite confessante, antinazie, illustrée par le martyre de Dietrich Bonhoeffer et de Martin Niemöller.

Frank Bridel, journaliste auteur de nombreux ouvrages historiques et politiques, décrit, sur la base d’une recherche historique menée par le fils de Werner Goll, la lutte quotidienne de cet homme, indompté en dépit des persécutions.

Ce livre raconte comment un pasteur déterminé, soutenu avec courage par ses paroissiens, put tenir tête à l’Eglise hitlérienne malgré la terreur instaurée par un système dictatorial.

Préface de Jean-Pierre Richardot, ancien journaliste au «Monde» et à «France 2», puis collaborateur de Lionel Jospin au Ministère de l’éducation nationale, auteur, notamment, du « Peuple Protestant Français aujourd’hui » (Robert Laffont 1980) et de « Une Autre Suisse, un Bastion contre l’Allemagne nazie » (Paris-Genève 2002).

Prix public : 15€ / CHF 21
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La victoire de Lorraine, par Adrien Bertrand

Bertrand Lorraine couv 1Jeune socialiste pacifiste provençal « monté » à Paris, Adrien Bertrand est avant-guerre un fougueux journaliste politique et un poète reconnu. Ami de Clemenceau qui fut son témoin de mariage, il participe à de nombreux journaux politiques et fonde même une revue littéraire éphémère.

Mais la Grande Guerre va tout changer ; affecté à un régiment de dragons, son premier contact avec le front est la retraite que les troupes françaises effectuent en Lorraine après l’offensive allemande victorieuse. Par un extraordinaire hasard, il retrouve à ce moment son jeune frère, Georges Bertrand-Vigne qui est officier de Chasseurs alpins et les deux frères seront profondément marqués par l’horreur de cette retraite, ses causes réelles et la misère infligée aux populations civiles. Adrien Bertrand jure de ne pas démériter de la France et sera décoré pour bravoure quelques mois plus tard. Mais il doit être rapatrié à l’arrière pour raisons de santé et continuera son combat en écrivant un roman, l’Appel du sol, qui obtiendra, en 1916, le Prix Goncourt 1914.

La Victoire de Lorraine est son carnet de guerre,  une vision personnelle et engagée de ces premiers mois d’enfer et de l’évolution des mentalités françaises dans ces moments éprouvants.

Sa mort en 1917 fut, d’après Jean Norton Cru « une des pertes les plus cruelles que la littérature ait subies du fait de la guerre »

116 pages    ISBN : 978-2-35618-079-7 Prix : 14 €
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Théophraste Renaudot, pionnier du journalisme et de la lutte contre la pauvreté, par Nicole Vray

Vray Renaudot Couv 1

On connait bien, Théophraste Renaudot, par le prix qui porte son nom décerné chaque année par des journalistes ; en effet c’est Renaudot qui a créé en 1631, avec l’aide de Richelieu, la Gazette, premier journal à parution régulière.  La Gazette cessera de paraître en 1915, mais Renaudot reste en France l’ « inventeur  du journalisme ».

On connait moins, en revanche, le Renaudot inconnu et passionnant que nous fait découvrir Nicole Vray : un médecin huguenot, engagé toute sa vie dans la recherche de remèdes nouveaux à la maladie, l’ignorance, le chômage et la pauvreté.

Moderne dans son approche d’une solution structurelle et multiforme à l’éradication de la misère, Théophraste Renaudot propose et met en œuvre des solutions dans le domaine de l’assistance, de l’éducation, du crédit, de la recherche d’emploi, de la fiscalité et de l’administration publique. Il suggère même à Louis XIII que personne ne puisse obtenir de « charge honorable » (haute fonction)  s’il n’a auparavant fait ses preuves pendant un an au moins dans la lutte contre la pauvreté. Théophraste Renaudot s’affirme ainsi comme le premier en Europe à chercher une solution politique à la pauvreté.

Très moderne dans son approche de l’économique et fermement convaincu que la « charité » n’était pas une solution suffisante, Renaudot conçoit et met en œuvre des organisations de formation professionnelle, d’assistance à la recherche d’emploi, de financement de micro-entreprise, de médecine collective et individuelle et recommande des mesures fiscales pour favoriser la lutte contre la pauvreté. Au risque de l’anachronisme, on pourrait dire que Renaudot avait déjà imaginé et mis en place ce qui est devenu au XXIème siècle : Pôle Emploi, le CNAM, l’AP-HP et la BPI. D’ailleurs le Crédit Municipal (Mont de Piété) qu’il a fondé pour prêter de l’argent aux nécessiteux contre des objets de valeurs pour qu’ils puissent démarrer une activité industrielle ou commerciale existe toujours.

Cette biographie se distingue par l’étude générale et complète du personnage complexe qu’était Théophraste Renaudot : sa personnalité, sa vie de famille, sa conversion au catholicisme comme son anoblissement sous Louis XIII, les jalousies et les nombreux procès que ses découvertes déclenchaient. Basé sur l’important travail réalisé par G. Jubert, archiviste qui a dépouillé les papiers Renaudot de la Bibliothèque Nationale, elle éclaire d’un jour nouveau l’aventure toujours risquée de celui qui aura été le « pionnier du journalisme et de la lutte contre la pauvreté ».

Nicole Vray, Docteur ès-Lettres, membre de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Caen,  est une spécialiste du protestantisme de l’ouest et de ses représentants. Elle est l’auteur d’ouvrages d’Histoire moderne et de biographies des grands personnages du XVIème au XXème siècle, dont celle de Théodore Monod qu’elle a bien connu. Les éditions Ampelos ont déjà publié Catherine de Parthenay et François de la Noue.

Prix public 14 €
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