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Marivo, Marie-Claude Vaillant-Couturier

par Gérard Streiff

Dachau, mars 1933 : une jeune femme monte sur une voiture pour photographier des détenus derrières les barbelés. Elle reviendra en France avec le premier reportage sur la nature concentrationnaire du régime nazi.

Auschwitz, janvier 1943 : elle fait partie de ce groupe de femmes dont Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle, Adélaïde Hautval, Danielle Casanova et d’autres, qui entra dans le camp en chantant la Marseillaise.

Nuremberg janvier 1946 : Assurée, droite, calme et sévère, une jeune femme témoigne au procès des dignitaires nazis et les toise froidement.

Cette jeune femme, c’est Marie-Claude Vaillant-Couturier, alias Marivo :  antifasciste, pacifiste et féministe dès les années 30, résistante dès juin 40, entrée en clandestinité, capturée, emprisonnée, torturée, déportée, elle sera élue députée communiste à la Libération, sera deux fois vice-présidente de l’Assemblée Nationale et présidera la Fondation pour la Mémoire de la Déportation jusqu’à sa mort.

En attendant son entrée au Panthéon, demandée par de nombreuses personnalités, cet ouvrage de Gérard Streiff qui l’a bien connue, retrace la vie trépidante de cette militante de la solidarité.

Marie Médard, une jeune résistante.

par Cécile Leblanc

Que faire lorsqu’on a 19 ans, en 1940 et que l’on est une jeune étudiante de bonne famille animée d’une foi fervente ?

Pour Marie Médard, la réponse se trouve à l’issue d’un cheminement marqué par une intense réflexion morale. Après quelques actes de désobéissance et sa démonstration publique de soutien à ses amis juifs ; elle s’engage dans l’action clandestine : en mettant à l’abri en zone Sud des enfants juifs puis comme agent de liaison du réseau Jonque.

Arrêtée, torturée, déportée à Ravensbrück et Torgau, elle continue de résister dans les camps en refusant de fabriquer des munitions et en participant à la vie spirituelle du camp.

A partir des archives familiales et de sa propre rencontre avec Marie Médard, Cécile Leblanc éclaire les fondements de son engagement résistant et le vécu de son entourage pendant sa déportation.

Un destin fascinant de résistance féminine,  spirituelle et non-violente.