Tous les articles par AmpelosWebMaster

Génération Rosa Parks,

par Anniel Hatton

50 ans après l’assassinat de Martin Luther King, les femmes qui l’ont aidé à mener son combat non violent sont enfin mises en valeur. A travers les portraits d’une vingtaine de militantes pour les droits civiques se dessine toute l’organisation d’un mouvement qui a changé les États-Unis. Car avec Rosa Parks, la plus connue et la plus médiatisée, des dizaines de femmes, chacune avec leur rôle bien défini et leur engagement inflexible, ont contribué au succès du mouvement.

Hier comme aujourd’hui, cet ouvrage nous montre l’importance de la résistance féminine non-violente pour le changement social. Au-delà de la haine et la répression, ces héroïnes modernes ont réussi, par leur combat quotidien, à infléchir positivement la politique et la culture des États-Unis.

L’auteure, Anniel Hatton, est passionnée par l’histoire des États-Unis et le rôle des militantes ; pasteure, elle est membre de la Société d’Histoire et de Documentation Baptiste de France et du MIR (Mouvement International de la Réconciliation).

Persécutée pour l’Évangile,

par Blanche Gamond

Que mon corps pourrisse tant qu’il vous plaira, vous ne pouvez rien à mon âme, et pourvu que mon âme soit à Dieu, cela me suffit.

Blanche Gamond, qui répond ainsi en 1685, à ses tortionnaires, a tout juste 21 ans. Depuis 1683 ans, six compagnies de dragons se sont installées dans sa ville à St Paul-Trois-Châteaux ; tout est permis pour « convertir » les protestants : intimidations, pillages et maltraitances. Blanche est emprisonnée, et torturée à l’hôpital de Valence pour sa fidélité à l’Évangile. Elle résistera durant 18 longs mois dans des conditions épouvantables ; à un évêque qui lui reprochait de lire l’Évangile, elle répliqua :  Prouvez-moi un passage de l’Ecriture sainte qu’il soit défendu aux femmes et aux filles de la lire ; et moi au contraire je vous prouverai qu’il nous est commandé.

Sa sérénité sous la torture, sa foi inébranlable dans un Dieu de bonté, sa conscience et ses valeurs en font un exemple de résistance féminine à l’injustice et à la violence d’une grande modernité.

Prix : 10 €

Résister

, Lettres de Marie Durand

Emprisonnée parce que protestante dans une France toute catholique, Marie Durand refusa d’abjurer et passa 38 ans dans une prison sinistre et malsaine. On lui attribue la consigne « Résister », gravée dans la pierre du puits, qui 200 ans plus tard et par l’intermédiaire d’une autre protestante, deviendra le mot d’ordre des opposants à la collaboration avec le nazisme.

Sa correspondance, variée en termes de destinataires et de sujets, décrit le rude quotidien des prisonnières, les réseaux français et étrangers pour les aider et les préoccupations de Marie Durand pour sa nièce exilée en Suisse.

Céline Borello qui présente et annote ces lettres est professeure d’histoire moderne à l’université du Mans. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages sur l’histoire des protestants et l’analyse des discours théologiques et politiques protestants des XVIIIe et XIXe siècles.

Prix 10€

Isabeau Vincent, la bergère inspirée

par Marjolaine Chevallier

« Les méchants ne vous pourront point nuire. […] La Parole de Dieu doit être notre forteresse et ainsi Dieu vous bénira et vous gardera de tous les maux qu’ils vous pourraient faire. Il est toujours le même Dieu, son bras n’est point raccourci. Il a toujours la même force »

La jeune fille qui prophétise ainsi dans son sommeil n’a pas seize ans. Quelques années après la Révocation de l’Edit de Nantes, dans une situation de désespoir et de persécution, les propos de cette jeune bergère bouleversent toute une région et sa renommée s’étend rapidement à l’Europe entière.
Elle est à l’origine d’un mouvement qui influencera les Camisards, alors qu’elle-même n’a jamais appelé à l’insurrection.

Grâce à Marjolaine Chevallier, auteure, philosophe et maître de conférences honoraire à la Faculté de Théologie protestante de Strasbourg, nous découvrons ici Isabeau Vincent de Saoû, dans la Drôme, ses paroles inspirées et sa courte mais fertile histoire.

Postface de Philippe Joutard, professeur émérite à l’université de Provence, spécialiste du protestantisme français, notamment cévenol, et pionnier de l’histoire orale en France,

Prix: 9€

Rester humain!

par Adélaïde (Haïdi) Hautval

Les Juifs sont des gens comme les autres !

Cette déclaration d’Adélaïde Hautval, scandalisée par l’obligation faite aux juifs de porter l’étoile jaune, en juin 1942, lui vaut d’être marquée à son tour comme « Amie des Juifs ». Au camp de Pithiviers, elle assiste à l’arrivée, puis à la déportation des familles du Vel’ d’Hiv’, dont elle tente comme médecin de soulager la peine. Elle est elle-même déportée à Auschwitz puis Ravensbrück en janvier 1943, dans le convoi dit des « 31 000 », avec plus de deux cents résistantes françaises, dont Danielle Casanova, Charlotte Delbo, Marie-Claude Vaillant-Couturier.

Refusant systématiquement d’aider les médecins nazis du Block 10 dans leurs « expériences », Haïdi (son surnom à Ravensbrück) organise une multiplicité d’actes de résistance pour protéger et sauver ses co-détenues.

Après la guerre elle a témoigné des actes criminels des médecins nazis, a été nommée très tôt Juste parmi les Nations, et s’est engagée pour des causes humanitaires. Grâce à la persistance de Georges Hauptmann, son nom a été attribué à un hôpital en région parisienne, une allée et un groupe scolaire.

Préface de Patrick Cabanel, directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études.
Prix: 10 €