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Étienne Dolet, humaniste insoumis

par Christine de Coninck

« Vivre libre c’est vivre », affirmait Étienne Dolet.

Latiniste hors-pair, poète, traducteur, il fut l’un des grands imprimeurs lyonnais du XVIe siècle. Étudiant révolté poursuivi par  l’Inquisition, puis père de famille et chef d’entreprise proche des ouvriers, réfractaire à toute doctrine, ce libre penseur avant la lettre s’impose parmi les esprits éclairés de son temps.  Il fut ami de Rabelais et de Marot, protégé par François Ier et Marguerite de Navarre, mais périt sur le bûcher, accusé de mettre en doute l’immortalité de l’âme. Sa fin révèle le revers de la Renaissance et l’intolérance du pouvoir à la veille des guerres de religion.

Christine de Coninck, dans son second livre sur Étienne Dolet, nous entraîne sur les pas de cet oublié de l’Histoire. Un itinéraire mouvementé, riche en péripéties, d’Orléans à Lyon, en passant par Paris, Toulouse et l’Italie… Cette biographie, largement illustrée et documentée, prend tout son sens aujourd’hui, comme symbole de la résistance contre les intégrismes et le fanatisme.

Prix : 15€

Terre de foi et de sang,

par Jacques Mouriquand

Le long de la rivière Drôme vit un peuple cabochard, résistant, mais hospitalier et innovateur. Des expériences de démocratie renouvelée s’y mènent qui font aujourd’hui grand bruit. Mais elles ne sont pas sans précédent. Il faut prendre en compte le temps long qui n’a pas manqué de péripéties : guerre entre les évêques de Die et les comtes de Valentinois, guerres de religions, soulèvement de 1851 contre le coup d’état de Louis-Napoléon, crise de la maladie du ver à soie puis du phylloxera, résistance à l’envahisseur nazi. Ce petit peuple passablement démuni a fait front dans ces circonstances terribles. C’est le propos de ce livre qui n’est pas un ouvrage d’historien, mais d’un journaliste qui raconte de l’Histoire. C’est de l’Histoire mêlée d’histoires.

Jacques Mouriquand, journaliste, issu d’une vieille famille de la région, est le président de Vidéos Val de Drôme, association qui sauvegarde par des films la mémoire régionale.

Pierre Corteiz

par Jean Fleury

Cévenol, huguenot, camisard, prédicant, la vie mouvementée de Pierre Corteiz commence dès son adolescence lorsqu’il participe près de Vialas à des Assemblées secrètes et commence à y prendre la parole.

Engagé dans les derniers mouvements armés des Camisards, il finira par renoncer à la violence avant de se retirer en 1712 à Lausanne où il se mariera, puis Zurich où il sera consacré pasteur.

Revenant souvent en Cévennes, il y deviendra un des plus actifs pasteurs du Désert. C’est lui qui consacrera Antoine Court en 1718 afin de  rétablir avec lui l’Église protestante dans le Languedoc. Epuisé par 30 ans de Désert, il rentre en Suisse en 1733 et y finira sa vie, entouré de sa famille réfugiée avec lui.

Passionné par l’histoire du protestantisme, Jean Fleury s’est intéressé ici, à la non violence dans l’environnement camisard. Avec Corteiz, il tente de comprendre l’évolution d’un « prophète guerillero » devenu pasteur établi et organisateur.