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L’Europe bouleversée, des précurseurs de la Réforme à Luther et Calvin,

par Nicole Vray

Depuis le XIIème siècle des précurseurs prônent dans toute l’Europe un retour au message authentique de l’Évangile et dénoncent les abus de la papauté et de l’Église, comme la vente des indulgences. Ils se nomment Pierre Valdo en France, John Wyclif en Angleterre, Jean Hus à Prague.
Au XVIème siècle, l’intelligence et la force de Martin Luther a été de rassembler toutes leurs idées et de les fédérer en une œuvre unique et exceptionnelle. Le réformateur allemand aura bénéficié de l’aide de certains hommes d’Église, de politiques et surtout de l’imprimerie, technologie indispensable à la diffusion de ses écrits. Plus tard, d’autres réformateurs poursuivront l’œuvre de Luther, notamment Jean Calvin depuis Genève.

Nicole Vray a voulu faire découvrir l’environnement politico-religieux de l’époque et les acteurs marquants : outre les précurseurs, les épouses si présentes et actives des réformateurs, Catherine von Bora, Idelette de Bure, Katherine Krapp et Anna Reinhard et d’autres femmes d’influence comme Marie Dentière, Marguerite de Navarre et Jeanne d’Albret.  Toutes ces grandes figures ont contribué à ce qui aboutira à la Réforme, ce bouleversement religieux, politique et social au XVIème siècle.

Nicole Vray, Docteur ès-Lettres, membre de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Caen, est une spécialiste du XVIème siècle et de ses représentants notamment du protestantisme. Elle est l’auteur d’ouvrages d’Histoire moderne et de biographies.

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Albert Finet, par amour pour la vérité

par Olivier Finet

Ce qui est important (tant pis pour le politique), ce n’est pas de pourfendre des idées ; mais de défendre l’homme, d’aller à sa rencontre, de prendre sa peine, de l’aimer tel qu’il est… 

Cette réflexion d’Albert Finet dans l’un de ses articles du journal Réforme résume bien la pensée de ce pasteur devenu journaliste qui co-fonda à la Libération, et dirigea pendant presque 25 ans,  un hebdomadaire qui existe encore aujourd’hui.

Albert Finet a été un témoin et commentateur engagé des grands événements de son temps, de la Libération à Mai 68 en passant par la guerre d’Algérie, la lutte contre l’apartheid et les grandes questions sociales des Trente Glorieuses. Il a aussi su mener une équipe de contributeurs composée de personnalités aussi fortes et différentes que Jacques Ellul, André Philip, René Courtin  et Roland Laudenbach pour faire un journal riche d’opinions et d’analyses originales sur l’actualité.

Cette biographie écrite par son fils, Olivier Finet, nous fait découvrir le cheminement et l’activité d’un homme qui contribua posément à établir une presse libre et un regard spirituel sur l’actualité.

La préface est d’Antoine Nouis, théologien qui dirigea Réforme de 2012 à 2015.

A l’heure où les balles ne sifflent pas

par Henri & Hélène Nick

Lorsqu’en juin 1915, le caporal Edmond Cheuva du 43e régiment d’infanterie refuse de participer au peloton qui doit fusiller des soldats russes et arméniens, il justifie son attitude auprès de ses chefs en se référant aux conseils que lui a toujours prodigués Henri Nick, présentement aumônier militaire protestant du 1er CA mais qui est avant tout le directeur de l’œuvre d’évangélisation protestante au sein de laquelle le jeune homme a grandi. Edmond Cheuva est exempté de peloton d’exécution.

Toujours d’une rare richesse, ce troisième tome de la correspondance familiale Nick continue de porter notre attention sur des problématiques diverses, domestiques parfois, protestantes souvent, universelles dans bien des cas.

Le pasteur Henri Nick (1868-1954) est l’une des grandes figures du Christianisme social protestant. Pendant plus de cinquante années, il fait de l’évangélisation populaire dans le faubourg lillois de Fives. Conscient de l’importance du milieu dans la construction d’individualités libres, il se préoccupe aussi bien de la misère sociale que de la situation morale de celles et ceux qui fréquentent le Foyer du peuple.

Aumônier pendant la Première Guerre Mondiale, il s’illustre en 1916 lors des combats de Verdun puis de la Somme, durant lesquels il est blessé, ainsi qu’au Chemin des Dames en avril 1917.

De sensibilité socialiste, sans être un pacifiste radical, il soutiendra les revendications des objecteurs de conscience dans les années trente puis assistera des familles juives persécutées durant la Seconde Guerre mondiale. Il sera reconnu « Juste parmi les Nations ».

Prix : 26 €

Épopée pastorale

Henri Gennatas est un homme atypique ! Héron paisible, son totem lorsqu’il était chef d’une troupe d’éclaireurs unionistes est consacré pasteur en 1939 et quelques mois plus tard il est mobilisé comme lieutenant de cavalerie. Affecté ensuite comme aumônier des chantiers de jeunesse, il rejoint le groupe COMBAT de la Résistance et sabotera les départs au STO de 2000 jeunes des chantiers pour leur permettre de rejoindre les premiers maquis des basses Alpes et du Lubéron.  Condamné à mort par les Allemands, il vit dans la clandestinité. Capturé par les Italiens, il est libéré par ses amis de Combat et Libération. Il réorganise la Résistance à Marseille et participe à la libération de la ville. Il sera Directeur de Cabinet de Raymond Aubrac puis reprendra du service dans la 1ère armée du Général Delattre où il s’illustrera dans des combats contre l’armée allemande.

Il reprend ensuite sa mission de pasteur et sera actif dans les mouvements œcuméniques et sociaux et contre la guerre d’Algérie. Auteur de poèmes et de textes engagés durant la Résistance, cet ouvrage est son autobiographie romancée, celle d’un idéaliste engagé qui sait prendre des risques pour ses idées.

Facettes du méthodisme

On ne connait plus guère les méthodistes français, protestants évangéliques d’origine britannique et wesleyenne. Ils sont restés cent vingt ans dans notre pays avant de se fondre majoritairement dans l’Église réformée de France reconstituée en 1938. Pourtant ces méthodistes ont « réveillé » le protestantisme français très amoindri au début du XIXe siècle. La Société d’Étude du Méthodisme Français a pris le parti de raviver la mémoire de ce méthodisme et de ses survivances. Pour ce faire, elle organise chaque année une journée d’étude avec plusieurs partenaires de la recherche associative et académique. Cet ouvrage regroupe les communications de deux années. Au fil des pages, le lecteur parcourra les deux siècles qui précèdent le nôtre, en Bretagne, Normandie, Alsace, Sud-Ouest et en compagnie d’Alfred Zimmermann, Matthieu Lelièvre, André Roux et d’autres pasteurs encore, attachants et représentatifs d’une minorité religieuse influente dans notre pays.

Jean-Louis Prunier est pasteur de l’Église protestante unie de France, doctorant en histoire contemporaine à l’Institut Protestant de Théologie – Faculté de Montpellier, président de la Société d’Étude du Méthodisme Français.

Jean-François Zorn est professeur émérite d’histoire du christianisme à l’époque contemporaine de l’Institut Protestant de Théologie – Faculté de Montpellier, vice-président de la Société d’Étude du Méthodisme Français.

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Eugénie Bost, femme de cœur, de tête et de foi

, présenté par Gabrielle Cadier-Rey

 J’ai pris l’initiative de tout. 

Cette simple remarque d’Eugénie Bost qu’un beau-frère admiratif décrit comme « aussi calme dans ses commandements que Napoléon à Austerlitz », montre une facette de cette femme de tête qui a consacré sa vie à seconder le mari qu’elle aimait et admirait. John Bost, à partir de 1848 et jusqu’à sa mort, a créé à La Force neuf Asiles pour accueillir « au nom du Maître tous ceux qui étaient rejetés », notamment les handicapés physiques et mentaux, mais aussi les jeunes filles abandonnées et les vieilles dames démunies.

Dans le Journal quotidien d’Eugénie, on voit comment elle dirige son grand domaine agricole tout en collaborant au grand œuvre de son mari. Épouse dévouée surchargée de tâches, mère attentive, Eugénie trouve dans sa foi profonde le soutien qui lui permet de mener tout de front.

L’introduction et les abondantes notes de Gabrielle Cadier-Rey, historienne spécialiste de l’histoire des femmes et du protestantisme, facilitent la lecture de ce Journal qui donne un tableau vivant et quelquefois humoristique du monde protestant français des années 1860 – 1880, dans sa diversité et son dynamisme.

La préface est de Laurent Gervereau, Président du Comité scientifique de la « Maison John et Eugénie Bost » à La Force.

Prix public : 29€
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