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Rentrée et Réveil

rentree-des-classes.jpgÇa y est, c’est reparti; les vacances sont finies, oubliées même depuis quelques semaines, les enfants sont rentrés en classe, et même le retour au boulot a perdu ce goût de retrouvailles. La machine à café n’arbitre plus les débats sur les mérites respectifs de la côte Atlantique (belles plages mais il pleut..) et de la Méditerranée (Soleil, mais que de monde!), la course aux fournitures scolaires est (presque) terminée, et la routine recommence à s’installer. Si l’on n’y prend pas garde, on va reprendre, comme l’an passé, juste un peu plus vieux, un peu plus fatigués, un peu plus blasés, un peu plus inquiets des crises économiques qui se profilent.

Et si au contraire, l’automne était une bonne époque pour réfléchir et repartir dans un nouveau chemin; et si chaque jour était une nouvelle chance, un nouveau départ, une nouvelle grâce? Et si tout était de nouveau possible, comme un jour nouveau, un nouveau réveil. Sur le Réveil, dont on célébrait le « 150ème anniversaire » à l’Assemblée du Désert cette année, il est intéressant de lire le témoignage de Samuel Vernier. Petit fils de Jeanvernierreveil.jpg Frédéric Vernier qui fût un des instigateurs du Réveil du XIXème siècle dans la Drôme, il nous raconte les péripéties des missionnaires qui ont un jour décidé de faire partager leur foi à leur voisins et concitoyens. Un quotidien de joies et de frustrations, de communion et d’hostilité, mais jamais de routine. Même si cet ouvrage manque un peu de recul historique (et c’est ce qui en fait un témoignage attachant), le lecteur est impressionné par l’ardeur, la foi et l’enthousiasme de Vernier, Cook et Rostan. Ardeur, Foi et Enthousiasme, à qui ne le souhaiterait on pas en cette fraiche rentrée ? Et ce feu qui, comme se plait à le rappeler Vernier, n’était pas « de paille » comment le retrouver dans un quotidien qui a si vite tendance à devenir routinier? la réponse de Vernier : le Livre!

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Le Livre! le Livre seul, le retour à l’Ecriture dans l’humilité du lecteur qui cherche. C’est la même réponse que nous propose Pierre-Yves Ruff dans son dernier ouvrage. Le livre comme source de toutes les certitudes et de tous les doutes. Le Livre pour chercher, pour réveiller, pour comprendre et pour être libre. Le Livre comme remède à l’échec et à la désespérance. Ce Livre qui depuis plus de 2000 ans accompagne ceux qui souffrent et ceux qui cherchent, ceux qui rêvent et ceux qui réveillent, ceux qui ont le cœur pur et ceux qui sont persécutés pour la justice. D’un bout à l’autre du spectre théologique, le Livre qui réunit malgré eux les frères séparés, le Livre comme le tronc dont toutes les interprétations sont les branches.

Alors dans une rentrée où tant de livres, (scolaires, prix littéraires etc..), captent votre attention, nous vous souhaitons de trouver du temps pour celui qui sera toujours là et qu’il fasse de votre rentrée un renouveau.

Le parti-pris du Livre,

par Pierre-Yves Ruff

couvruffpartiprisv1.jpg« Faire le choix de la lecture, prendre parti pour le Livre, c’est avoir fait son deuil du savoir absolu… » Une fois de plus, Pierre-Yves Ruff, évite les chemins faciles et les idées consensuelles pour nous stimuler par une approche exigeante de la lecture du Livre. Libre des dogmes, doctrines et préjugés des courants chrétiens établis, l’auteur explore, analyse, spécule, élabore mais n’impose jamais. A la lumière des expèriences d’un homme du XXIème siècle, il nous mène sur un parcours intérieur, proposant une nouvelle lecture du Livre, avec notre propre regard, nos propres expériences, notre vie. La liberté, la vraie liberté, voilà ce qu’il nous offre.

Nourri de la Bible, et héritier des grands auteurs protestants laïcs (Pécaut, Buisson, Scherer, …), Pierre-Yves Ruff propose à ses contemporains une pensée philosophique et une spiritualité qui dépassent nos archétypes restrictifs. Une foi sans religion, une laïcité religieuse dans laquelle toute personne devrait s’y retrouver pour peu qu’il soit à la recherche de l’Autre, de lui-même.

Mais aussi, et surtout, la Parole, qui est comme « un chemin dans le désert, et des fleuves dans la solitude ».

Prix recommandé 18€

 

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Les Réfugiés Huguenots en Suisse, Hollande, Russie et Scandinavie par Ch. Weiss

weiss2refugecouv.jpgDans les quelques années qui précédèrent et qui suivirent la Révocation de l’Edit de Nantes en 1685, l’exode des Protestants de France s’accéléra. Plus de 200 000 huguenots quittèrent la France, abandonnant leurs biens, et souvent une partie de leur famille pour échapper aux persécutions. Cet exode massif priva la France d’une population industrieuse et éduquée et apporta aux pays du Refuge des compétences variées et des personnalités courageuses.

Ce second tome de l’ouvrage de Ch. Weiss (originellement publié en 1853 et qui fait encore autorité), est consacré à la diaspora protestante en Hollande, Suisse, Russie et Scandinavie. L’auteur étudie les conséquences tant pour la France que pour les pays d’accueil de la révocation sur les plans culturel, politique, social, économique, industriel et militaire.

On y retrouve les philosophes du Refuge, Jurieu et Bayle, exilés en Hollande, les protestants dauphinois et cévenols qui renforcèrent le commerce et la finance suisse, et même quelques huguenots d’Afrique du Sud qui au milieu du XIXème siècle ne savaient pas encore que le culte protestant avait été de nouveau autorisé en France.

Pour les amateurs de généalogie, un index des noms cités (près de 400 patronymes) permet de faciliter la recherche d’ancêtres exilés.

Un ouvrage clé sur une période importante et mal connue de notre histoire.

Illustration de couverture : « La fuite des Huguenots », par Jan Luyken

Prix recommandé : 28 €


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Aux captifs la libération

ingridbetancourt.jpgOn aurait du mal à ne pas le savoir, et on lui reproche même parfois: Ingrid Bétancourt est libre! Mais beaucoup de ceux là même qui réclamaient sa libération s’en trouvent aujourd’hui un peu contrariés… Bien sur, l’achèvement d’un objectif de longue durée (6 ans c’est long pour une actualité esclave du quotidien) laisse parfois un sentiment de vide, mais cette fois ci c’est différent: pas de vide avec Ingrid, elle est partout! En France et en Colombie, à la télé et dans les journaux, à droite et à gauche… Non, ce qui gène, ce qu’on n’ose d’ailleurs lui reprocher qu’à mots couverts, c’est sa foi, cet inébranlable et affirmée foi catholique, mariale, spontanée et généreuse. Les bonnes âmes et adeptes des théories de conspiration en viennent à douter de la dureté de sa captivité, à la trouver en trop bonne santé, à être irrité par cette propension à pardonner ses adversaires, à remercier Dieu, à aller en pèlerinage à Lourdes. Comme si, au XXIème siècle, on ne pouvait être écologiste de gauche et croyant; comme si la raison devrait suffire, comme si l’exceptionnel ne pouvait pas être associé au spirituel.

Et si c’était l’inverse ? Si l’exceptionnel n’existait que grâce au spirituel ? A un spirituel pas forcément religieux, mais un spirituel qui dépasse la raison, qui se ressource dans un ailleurs détaché du monde. On pense bien sur à Martin Luther King, Ghandi, Mère Teresa, Albert Schweitzer, Mandela, et bien d’autres pour lesquels seule une très forte foi a permis de surmonter les épreuves endurées pour les autres.

peschelmemoirescouv.jpgPlus loin de nous, mais proche de nos mémoires protestantes, on se souvient des Marie Durand anonyme, des pasteurs du Désert, des dizaines de milliers de huguenots français persécutés pour « fait de religion ». Dans son émouvant journal écrit à la révocation, Samuel de Pechels nous fait partager ses peines (dragonnades, exil, captivité, perte de sa famille) qu’ils ne supporte que grâce à sa foi ardente. Une lecture inspirante qui nous rappelle que l’intolérance ne date pas d’hier, et que la force intérieure vainc toujours la violence extérieure.

Je ne changerai pas

, par Samuel de Pechels

peschelmemoirescouv.jpgLe 26 Août 1685 (soit 2 mois avant la Révocation officielle de l’Édit de Nantes), les dragons de Louis XIV pillent la maison de Samuel de Pechels, bourgeois protestant de Montauban et s’y installent en toute liberté. Quelques jours plus tard, s’y ajoutent des fusiliers « missionnaires » qui chassent Samuel de Pechels, sa femme sur le point d’accoucher et ses 4 jeunes enfants. Séparé de sa famille, enfermé dans la Tour de Constance puis déporté aux Antilles, jamais il n’accepte de renier sa foi et changer de religion. Son seul commentaire sur ces traitements inhumains : « Heureux ceux qui souffrent pour la justice, car le royaume des cieux est à eux».

Des centaines de milliers de huguenots français souffrirent les mêmes persécutions que Samuel de Pechels, mais bien peu en gardèrent une trace écrite. Comme beaucoup d’autres, ce participant involontaire à un événement déterminant de l’histoire et de la mémoire collective des protestants de France survivra et ira enrichir le Refuge de ses compétences et son travail. Samuel de Pechels perdit plusieurs enfants dans ses tribulations, mais sa famille a fait souche en Angleterre.

Ce document exceptionnel écrit par un témoin vivant des exactions commises contre les huguenots est aussi un message d’espoir et une leçon de foi. Dans les souffrances personnelles et familiales les plus intenses causées par l’intolérance bornée, Samuel de Pechels garde confiance en l’Évangile.

Prix recommandé : 14 €


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Le Réveil dans la Drôme, par Samuel Vernier

vernierreveil.jpgDès le début du 19ème siècle, des mouvements de Réveil, souvent initiés par des missionnaires méthodistes, secouent la France. Ils prêchent avec passion la conversion personnelle et secouent l’apathie des protestants des villes et des campagnes françaises. Ils apportent au protestantisme français, exsangue après un siècle de Désert et de persécutions, un renouveau spirituel et doctrinal qui manque aux églises établies. Une intense activité d’évangélisation a lieu: impression de Bible à bas prix, création d’écoles protestantes, création de bibliothèques, oeuvres sociales, et « missions intérieures ».

Dans le Dauphiné, Felix Neff est le plus connu de ces missionnaires; dans la Drôme, Jean Frédéric Vernier a eu la même activité, parcourant inlassablement pendant 40 ans, villes, villages et campagnes, prêchant dans les maisons, en petites assemblées et formant d’autres missionnaires pour le seconder.

Cet ouvrage, écrit par son petit-fils, documente avec un enthousiasme partial les progrès du Réveil drômois. Ce mouvement qui laissera des traces durables a été peu étudié et ce livre permet de mieux comprendre un moment clé du protestantisme drômois.

Pour comprendre le succès des mouvements évangéliques d’aujourd’hui, il est intéressant de se replonger cent cinquante ans plus tôt et de retrouver les hommes et les idées qui ont su réveiller les âmes.

Prix recommandé : 12€


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Le Bon Samaritain,

par Charles Wagner

charleswagnersamaritain.jpgQuelques mois avant la Première Guerre Mondiale, Charles Wagner nous livre une remarquable méditation qui, un siècle plus tard, a encore gagné en pertinence. Il nous parle de «ceux qui tuent» et «ceux qui passent». Et Dieu sait si notre société moderne en génère, des «tueurs» (c’est parfois même un compliment dans certaines organisations…), et tous les autres, qui n’ont pas le temps, qui courent vers le prochain rendez-vous, qui passent très vite en faisant semblant de ne pas voir la misère de leurs prochains. Mais il nous parle aussi de ceux qui guérissent, ceux qui savent donner l’amour.

« Parler d’amour dans des milieux d’église, cela n’a rien d’original » nous dit Pierre-Jean Ruff, dans sa préface. « Mais Charles Wagner …. laïcise et humanise la notion d’amour…. il affirme le principe de la théologie naturelle. Les dons fondamentaux de Dieu ne sont pas liés à une révélation particulière ou à la Révélation — chrétienne, juive, musulmane ou autre. Les dons essentiels de Dieu sont octroyés à tout un chacun. Aussi, dit-il, l’appel à l’amour présent au cœur de tout homme normal est une approche de Dieu tout aussi valable et importante que le plus noble message des religions. Il y a, dit-il, une seule source de vie qui est en Dieu. Mais deux racines permettent d’en puiser la sève et de vivre : l’amour de Dieu et l’amour du prochain. Ces deux racines sont interchangeables. Tout amour de Dieu n’est vrai que s’il inclus, ipso facto, l’amour des autres et à la dimension universelle. Inversement, tout amour authentique des autres (et pourquoi pas aussi des animaux, des fleurs, du soleil qui sur la mer ou sur les sommets escarpés : de tout ce qui est beau) atteste de son origine — même inconsciente, renvoie à elle prouve qu’une lumière brille en nous. »

Après la réédition de « L’Évangile et la Vie », puis celle de »L’Ami », ce nouveau livre de Charles Wagner nous démontre, si besoin était, l’actualité de la pensée de ce pasteur luthérien devenu une grande figure du protestantisme libéral et plus généralement de l’humanisme religieux.

Prix recommandé : 18 €


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Le Pas de l’Autre dans Évangile et Liberté

evangiletliberte.gifC’est bien une excellente idée que de rassembler dans un tel ouvrage différents textes de Pierre-Yves Ruff, souvent déjà publiés depuis une dizaine d’années dans la revue Théolib qu’il dirige, et complétés par d’assez nombreux inédits.

Les lecteurs y retrouveront, dans un style clair et assez facile d’accès, le goût de l’auteur pour l’exploration, parfois poétique, parfois dérangeante, de certains concepts religieux très variés, et pour des études originales de certains textes de la Bible, qu’on croit souvent bien connaître, et dont il révèle des aspects fort nouveaux ; ainsi n’hésite-t-il pas à bousculer quelquefois le lecteur.

Ce livre, un peu décapant, parle de la foi et de la grâce, de la place de l’Autre dans notre vie, du don et de la liberté, de Dieu que « nul ne peut enclore », de Jésus enfin qui nous accueille à son côté dans son chemin, et de tant d’autres thèmes qui agitent et éveillent notre réflexion.

Bernard Félix

« De Père en Fils », Histoire d’une famille vaudoise du Luberon au 17ème siècle, par B. Appy

appydepereenfils.jpgAprès de nombreuses et violentes persécutions, les Vaudois des vallées alpines sont allés repeupler les villages du Lubéron ravagés par la guerre, la peste et la famine. Durant tout le 16ème siècle, ils redressèrent les villages, remirent les terres en culture et rendirent au pays de Provence sa prospérité. En 1532 ils adhérèrent à la Réforme ce qui leur valut de nouvelles persécutions, dont le fameux « Massacre de Mérindol » en 1545. Mais l’Édit de Nantes leur assure une paix relative à partir de 1598, et c’est la vie quotidienne d’une famille vaudoise provençale que Bernard Appy nous décrit ici. Pendant un siècle, jusqu’à la Révocation de l’Édit de Nantes, nous les voyons vivre, travailler se marier, prier, à partir d’une très riche documentation d’archive.

Bernard Appy nous livre ici un remarquable travail d’historien et de généalogie, replaçant tous les événements de cette famille dans le contexte de leur société rurale provençale de la Renaissance. Il nous permet de mieux connaitre, comprendre, et même aimer « ces hommes et ces femmes depuis longtemps disparus, presque oubliés, qui eurent, comme nous, une vie faite de travail, d’espérances, de craintes, d’émotion, de joie, de douleur, de doutes et de foi. ».

Un ouvrage majeur et passionnant sur les Vaudois du Lubéron.

Prix recommandé : 24 €


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Les Vaudois du Dauphiné, par Eugéne Arnaud

arnaudvaudoiscouv.jpgAu 12ème siècle, à Lyon, un jeune et riche marchand, Pierre Valdo, suit les conseils de Jésus et donne tous ses biens pour partir prêcher l’Evangile. Vite rejoint par de nombreux disciples, sa prédication de pauvreté l’amène en conflit avec le clergé. L’excommunication de Pierre Valdo en 1182 marque le début des bûchers et des persécutions.

Eugène Arnaud retrace l’arrivée des Vaudois dans la Drôme, l’Isère et les Hautes-Alpes, leurs contacts avec les autres groupes «hérétiques » présents, et leur implantation durable parmi une population tolérante qui avait déjà accueilli des Cathares. Il décrit par le détail la doctrine et les pratiques des Vaudois du Dauphiné et cite les registres de l’Inquisition qui font revivre avec une terrifiante précision les procès de l’Eglise. L’ouvrage conclut par le récit de l’adhésion des Vaudois à la Réforme au 16ème siècle et cite largement l’émouvante correspondance des Vaudois avec les théologiens de la Réforme naissante.

Cet ouvrage de référence introuvable a été complété d’une abondante bibliographie et d’un index des noms de famille cités pour aider les généalogistes. Les nombreuses notes de bas de page (plus de 400) permettront aussi au lecteur curieux de compléter sa recherche.

Prix recommandé : 22 €


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L’Ami,

par Charles Wagner

couvwagnerami1.jpg« Dieu m’a pris mon enfant ». Tous ceux qui ont perdu un être cher trop tôt savent ce moment d’incompréhension, de révolte, d’incrédulité. Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? Pourquoi moi ?

Charles Wagner accompagne son fils dans ses derniers moments, vit avec lui ses dernières semaines, sans vouloir y croire, mais en sachant déjà; juste un père et son enfant confrontés à l’absurdité de la vie. Mais alors que chez certains cette révolte se fait agressive et laisse place à un profond ressentiment, Charles Wagner sait écouter l’Ami qui lui parle, qui lui répond, directement, comme un ami vrai sans se cacher derrière les banalités ou les idées reçues.

« Crois au Père, crois à son amour. C’est ce que tu peux faire de plus conforme à la fois à ta raison et à ton cœur. Ne te laisse dire ni insinuer par aucun désordre de ce monde, par aucun malheur, aucune ignominie, aucune douleur affolante, que le Père t’oublie et ne t’aime pas. » Face à cette tristesse immense, Wagner puise dans sa foi et dans l’Ecriture la force de retrouver l’espérance et l’amour de la vie. Et de la faire partager à ceux et celles qui l’écoutent et le lisent.

Le président Roosevelt disait à propos des livres de Charles Wagner: « Je prêche vos livres à mes compatriotes.» Ce pasteur nourri d’humanisme s’adresse toujours à ceux qui souffrent, qui doutent et qui cherchent. Et à travers les années, son message d’espoir résonne toujours aussi clairement.

A lire pour se rappeler que Dieu est aussi un Ami quand on en a besoin, et à offrir à tous ceux qui ont perdu un être aimé.

Prix recommandé : 18€


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Le Roi Lion

malraux.jpgJ’aime bien la phrase (apocryphe?) de Malraux sur le XXIème siècle qui « sera spirituel ou ne sera pas. » Et même si elle n’est pas de Malraux (voir le site Malraux) c’est une belle formule qui semble se vérifier régulièrement. Sans rentrer ici dans le débat entre religion et spiritualité, on voit régulièrement des manifestations de cette aspiration de l’homme à une certaine transcendance, un espoir que la vie ne soit pas que « métro, boulot, dodo », qu’il y ait d’autres valeurs que la consommation effrénée et le pouvoir, d’autres nourritures que les best-sellers mal traduits et le dernier bistrot à la mode.

Et les temples et les églises se vident, (un peu moins semble t il les synagogues et pas du tout les mosquées) car nos contemporains ne cherchent plus cette communion, cet ensemble autour de principes simples et de bonnes intentions…

Mais est-ce bien vrai? J’amenais la semaine passée mes enfants à une représentation du « Roi Lion », où devant prés de 2000 personnes, le héros désabusé se remotive au rythme d’une super musique africaine dont les paroles sont « Il vit en toi ». Le « Il » c’est bien sur son Père, mort pour le sauver, sacrifié pour lui, par sa faute, livré aux méchantsleroilion.jpg.

« Il vit en toi », et Simba trouve le courage de rentrer aider les siens, d’accomplir son devoir, d’écouter l’appel que son Père lui dicte à travers sa mort.

Sans doute que les costumes de nos pasteurs ne valent pas ceux de Disney, c’est vrai aussi que beaucoup de nos psaumes ne sont pas aussi entrainants que la musique d’Elton John, mais le message me parait similaire (et Disney est plus gourmand pour l’offrande…).

Alors, Malraux? Disney? ou la Bible ? je vous laisse choisir, mais pour Disney dépêchez vous de réserver, pour la Bible par contre, c’est quand vous voulez…

Pour que Noël n’oublie personne…

etoiles.jpgMême dans ces moments festifs de surconsommation effrénée, il est courant de voir fleurir les appels à la raison, à la charité, à la bonne conscience peut être, et au don, bien sur… pour que Noël n’oublie personne. Mais tout en étant totalement d’accord avec les initiatives visant à réduire la consommation en cette période, je crains que ces appels à la bonne ou mauvaise conscience et au portefeuille ne manquent leur cible, et surtout qu’ils n’oublient totalement l’essence et le message de Noël.

Car dès l’origine, Noël n’oublie personne… Dès l’origine, les petits, ceux qui dorment dehors avec leurs moutons, savent que le Sauveur est pour eux. Et non seulement qu’il est pour eux, mais qu’il est comme eux, petit, étranger, faible, et comme eux, Il dort avec les animaux car « il n’y avait point de place pour eux dans l’hostellerie ». Et pour l’annoncer à ces bergers « couchant aux champs », un Ange se déplace, les rassure et leur annonce la Bonne Nouvelle et la « grande joie, laquelle sera à tout le peuple ».

Noël n’oublie personne! car Noël est pour toutes et tous, pauvres et riches, tristes et joyeux, petits et grands. Alors à toi, ami lecteur, régulier ou de passage, nous te souhaitons un Joyeux Noël, un Noël de renouveau, de Joie et de Paix.

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L’Evangile et la Vie,

par Charles Wagner

evangileetlavie.jpg« La vie serait obscure sans l’Évangile; mais comme l’Évangile s’affermit et grandit au contact de la vie! » nous dit Charles Wagner. Ces textes rédigés dans une langue simple mais puissante saisissent le lecteur, captivent son attention, stimulent son esprit et émeuvent son cœur.

Un des meilleurs ouvrages de Charles Wagner, écrivain abordable et d’une grande humanité. Dans ce texte qui n’a pas vieilli et n’a rien perdu de son énergie ni de sa capacité à inspirer, il  nous livre là un des ses meilleurs recueils.

Prix recommandé : 18€


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Abandon

L’histoire est connue : un homme/une femme rêve à sa vie passée et voit sur la plage de ses années des traces de pas sur le sable. Étonnamment, il y a souvent 2 traces marchant en parallèle; « Seigneur, s’écrit notre rêveur, pourquoi ces empreintes à coté des miennes ? Ce sont les Miennes répond le Seigneur, qui t’accompagnent au long de ta vie. Mais en y regardant de plus prés, le rêveur s’aperçoit qu’aux moments les plus difficiles de sa vie, il n’y a qu’une seule trace. « Seigneur, pourquoi m’as tu abandonné quand j’avais le plus besoin de Toi? »

« Regarde bien, répond le Seigneur; quand il n’y a qu’une seule trace, les empreintes sont plus profondes, et c’est qu’à ce moment là Je te portais!  »

Et c’est ainsi que ce qu’on croyait être l’abandon par Dieu, était en fait l’abandon à Dieu; quelle belle histoire, quelle belle leçon, quel espoir merveilleux de se dire qu’au moment où l’on se sent le plus éloigné de la grâce, au moment où on en a le plus besoin, c’est justement à ce moment, que Dieu nous soutient et qu’il faut savoir s’abandonner à son soutien.

michelange.jpgC’est sans doute la même idée que Michel Ange nous transmet dans sa fresque de la chapelle Sixtine; à gauche, Adam et sa main indécise, malhabile, hésitante, détachée,mais pas abandonnée de celle de Dieu. A droite, celle du Créateur, déterminée, ferme et qui montre le chemin. Le pauvre Adam ne semble pas vraiment savoir quoi faire de cette autonomie nouvelle, (et Dieu sait qu’il n’en fera pas que du bien…), mais Dieu lui montre le chemin, lui montre aussi que c’est à lui, Adam, à nous tous aussi, de décider comment aller sur ce chemin.

A nous de choisir, à chaque croisée des chemin, quelle direction prendre, quelle vitesse adopter, quelle allure tenir; à lui d’avancer, d’errer parfois, de se retourner pour revoir ce doigt divin qui pointe vers la vérité. A nous de suivre notre chemin, de le croiser avec celui des autres, de mettre nos pas dans ceux de Dieu, en cherchant parmi les traces sur le sable lesquelles sont les siennes. coverruffpas.jpg

Dans son nouveau livre, « Le Pas de l’Autre », Pierre-Yves Ruff nous décrit ses sentiers et ses retours, ses incertitudes et ses convictions, ses avancées et ses égarements. Et dans toutes ces pérégrinations, une seule boussole, une seule lumière qui le guide: une foi profonde, bâtie sur la raison comme sur l’amour de Dieu, une foi inextinguible car Dieu n’abandonne jamais.