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Les enfants ne partiront pas, (la résistance protestante à Lyon),

par René Nodot

Militant de mouvemeNodot Enfants Couv 1nts de jeunesse protestant et pacifiste à Lyon en 1940, le jeune René Nodot rentre en Résistance clandestine et non violente dès 1941. Activement engagé dans de nombreuses opérations de sauvetage des Juifs pendant la guerre, il recevra en 1974, la médaille des Justes de Yad Vashem. Toute sa vie il militera pour la paix, la défense des droits de l’homme et la cause de l’éducation.

 « Les enfants ne partiront pas ! »  C’est l’engagement de sauver d’une mort certaine les enfants juifs de Lyon, pris par Gilbert Lesage, quaker audacieux, et le R.P. Chaillet figure de la résistance catholique à Lyon. Rapidement, à Lyon et dans la région, de nombreux résistants issus des paroisses catholiques et protestantes vont travailler ensemble pour faire échapper à la Shoah des dizaines d’enfants juifs et leurs parents. René Nodot nous raconte ces événements avec la verve directe du participant qu’il a été ; profitant de sa nationalité suisse et aidé par un réseau actif de pasteurs, prêtres, militants juifs et chrétiens, il fait passer en Suisse de nombreux réfugiés les sauvant ainsi d’une mort certaine.

 Protestant convaincu, René Nodot nous décrit dans cet ouvrage les nombreuses personnalités engagées et les solidarités qui ont permis de tisser d’efficaces réseaux de résistance et d’assistance ; il consacre un chapitre au pasteur Roland de Pury, figure de la résistance spirituelle lyonnaise et un autre au célèbre Commandant Azur qui s’engagea dans la Résistance à 49 ans et mourut au Vercors.

 Thierry Philip, petit fils d’André Philip, grand résistant protestant lyonnais et de Mireille Philip, Juste parmi les Nations, évoque l’importance du travail de mémoire et la vigilance nécessaire devant toute forme de dictature.  Il nous expose le rôle important des réseaux lyonnais dans la Résistance et l’engagement des militants chrétiens contre le nazisme et rappelle la valeur de la solidarité et la pertinence toujours actuelle des idées de la Résistance.

 Prix public : 20  euros

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Observations sur les Quakers,

Antoine Benezet

Benezet Quakers Couv1Antoine Bénézet est né en 1713 à Saint-Quentin, en France, dans une famille de huguenots originaires du Languedoc. Chassés de France par la Révocation de l’Édit de Nantes, ses parents s’installent aux Pays Bas puis à Londres, et finalement en Pennsylvanie. C’est en Angleterre que Jean-Etienne, le père d’Antoine, découvrit les Quakers et qu’il rejoignit leur groupe, la Société des Amis. A son arrivée en Amérique, la famille s’installe en Pennsylvanie, Etat fondé par les Quakers. Le jeune Antoine, à son tour, rejoint ce groupe et abandonne rapidement sa carrière dans le négoce pour devenir éducateur et professeur dans une école quaker tout en donnant chez lui des cours du soir pour des enfants d’esclaves. En 1754, il quitte cette école pour fonder la première école de filles d’Amérique, et quelques années plus tard il fonde une école pour les Africains-américains, tout en écrivant de nombreux pamphlets contre l’esclavage. En 1775, avec l’aide de nombreux Quakers, Bénézet fonda la première société anti esclavagiste dont Benjamin Franklin devint le président après la mort du fondateur. Fidèle à la philosophie quaker, Bénézet était aussi un pacifiste convaincu et un homme humble et amical.

Son ouvrage sur les Quakers en Amérique fut écrit pour présenter à ses anciens compatriotes français les idées et doctrines de la Société des Amis (Quakers) à l’époque très peu connue en France.

La préface de Jeanne-Henriette Louis, spécialiste des Quakers et du pacifisme entre autres, présente l’ouvrage de Bénézet dans son contexte religieux et historique et l’inscrit dans les courants d’idées de l’époque.

Prix public : 9 €

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Catherine de Parthenay,

par Nicole Vray

Vray Parthenay Couv1Insoumise et résistante, Catherine de Parthenay le fut toute sa vie : née en 1554 en Bas-Poitou, au Parc Soubise sur les terres de Mouchamps, élevée dans la Réforme et l’humanisme, liée aux Albret et donc cousine d’Henri IV, elle perd son premier mari assassiné durant la Saint-Barthélemy. Elle épouse en secondes noces René Ier de Rohan à Blain, près de Nantes, et fait de ce fief un refuge pour les protestants de la région. De ce mariage naissent cinq enfants dont celui qui sera Henri II de Rohan, gendre de Sully et dernier grand chef militaire protestant jusqu’au début du XVIIème siècle. Catherine de Parthenay assiste au premier siège de La Rochelle de 1572 et écrit une tragédie « Holopherne » tirée du livre biblique de Judith. Elle suit toutes les guerres de religion où meurt René Ier de Rohan. Amie de Catherine de Bourbon sœur d’Henri IV, dont Henri II de Rohan était le fidèle compagnon d’armes, Catherine est sans doute présente à Nantes lors de la signature de l’Edit de Nantes. Enfin elle est encore à La Rochelle lors du second Grand siège  de 1627 où Richelieu la qualifiera de « l’âme de la résistance ». A la fin de ce siège elle est emprisonnée à Niort et n’est libérée qu’après la paix d’Alés de 1629. Elle meurt en 1631,sur ses terres natales à Mouchamps.

Cette femme politique, huguenote intransigeante et passionnée fit l’admiration de toute l’élite européenne et suscita l’attachement des populations bretonnes et poitevines, qu’elle protégea jusqu’à sa mort en 1631. Elle fut également une femme de grande culture qui nous a laissé nombre d’écrits, correspondance, poèmes ou pamphlets, tous riches de sens et empreints de son protestantisme et de sa rigueur.

Prix public : 20 €

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Aumônier en Algérie

par Michel Caumont

En 1957, Michel Caumont,  pasteur à Beauvais reçoit son ordre de mobilisation. Il part en Algérie laissant sa femme et ses 3 enfants. Pendant 6 mois, il tiendra un journal quasi quotidien qu’il nous livre ici 50 ans plus tard, pour l’anniversaire de l’indépendance de l’Algérie.

Lorsqu’il arrive en Algérie, Michel Caumont a, comme tous les français informés, déjà entendu parler du conflit, de la torture pratiquée par l’armée, des attentats contre les civils mais il arrive sans préjugés, sans idées préconçues avec l’envie d’apprendre et de servir.

Petit à petit il découvrira la complexité de la situation algérienne, la réalité de cette guerre qui n’en était pas une officiellement, et les contradictions de la vie militaire. Vivant dans un relatif confort (pour un pasteur), il risque sa vie chaque semaine sur les routes dangereuses de l’Est algérien pour aller visiter les soldats dans des postes reculés et exposés. Avec humanité et éthique, il amène soldats et officiers à se confier et à réfléchir à leur mission et à leurs actions.

Toujours positif, même dans ses démêlés avec la hiérarchie, Michel Caumont apporte un regard frais et une touche de bons sens et souvent d’humour sur une situation difficile qui allait devenir tragique. Son analyse directe, détachée de toute idéologie ou parti-pris autre que celui de l’Evangile donne un éclairage intéressant sur ce conflit encore mal connu.

La préface d’Antoine Nouis, pasteur et directeur du journal Réforme, éclaire d’un jour nouveau le rôle et l’utilité des aumôniers dans un conflit de ce type.

Prix public : 20 €

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L’Église de neige,

par André Trocmé

Alors que la Shoah ravage l’Europe, les Juifs se pressent au Chambon-sur-Lignon et sur son plateau, terre de refuge. Le dimanche, au temple, le pasteur André Trocmé prêche la liberté, l’hospitalité envers l’étranger, la non violence, la résistance du chrétien à la loi de César quand celle-ci est inique. L’Église de neige, est formée par sa paroisse et celles de ses collègues, dans la montagne hivernale : c’est aussi le titre de ce recueil.

Car le pasteur est un conteur, qui donne le meilleur de lui-même dans ces Noëls organisés dans le temple, autour d’un grand arbre rapporté de la forêt voisine. Ses contes ont conservé une valeur universelle et actuelle. On les lit comme des paraboles mises à la portée des enfants, pour leur apprendre leur futur métier d’hommes et de femmes libres. Conter, avec Trocmé au Chambon, c’est encore résister.

André Trocmé a été pasteur du Chambon-sur-Lignon de 1934 à 1948. Il a été nommé Juste des nations, comme son épouse Magda, le couple des Theis, Roger Darcissac et d’autres habitants de la région. L’Église de neige, publié fin 1943, n’avait jamais été réédité. Une introduction de Patrick Cabanel et un avant-propos de Nelly Trocmé Hewett éclairent le contexte dans lequel ce petit chef-d’œuvre de littérature engagée a vu le jour.

 

Prix public 15 €

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Les Protestants de Lourmarin

par Bernard Appy

Appy Lourmarin CouvBernard Appy, historien du protestantisme provençal auquel nous devons aussi « De père en fils », l’histoire d’une famille vaudoise du Lubéron, a retrouvé et étudié le fonds des baptistaires de Lourmarin, dont le plus ancien -chose remarquable- remonte à 1563. A travers cette étude, il reconstitue la vie de la communauté protestante de Lourmarin, leurs pasteurs et leurs seigneurs.

 

A la fin du Moyen Age, des vaudois venus des Al­pes viennent repeupler la Provence et redonnent vie à Lourmarin. Ils amènent avec eux l’Évangile, prêchée par leurs barbes (pasteurs). Après avoir rejoint la Réforme, ces vaudois devinrent des huguenots et dressèrent une Eglise à Lourmarin, une des premières en Provence. Leur premier pasteur, Mercurin, correspondait avec Calvin.

Au 17ème s.  Lourmarin comptait un bon millier d’habitants. La plupart des familles étaient protestantes et for­maient la communauté réformée la plus importante de Provence, devant Mérindol. Pourtant, le souvenir de ce passé a été peu à peu oublié. Massacrés en 1545, persécutés sous Louis XIV puis chassés de France à la Révocation, les protestants de Lourmarin (comme ceux de Provence) disparurent presque totalement et leur temple fut détruit.

Cet ouvrage nous retrace la vie et l’histoire d’une communauté croyante à travers plus d’un siècle de relatif calme.

Prix public : 17€
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Calvinistes proscrits à Metz, colons à Berlin

par Jeanne Vincler

Vincler Couv1Quel destin étrange que celui de ces huguenots, persécutés à la Révocation, partis au péril de leur vie de Lorraine pour un voyage dans des contrées éloignées où ils fonderont des colonies prospères et feront souche. De Metz où les dragons du roi Louis XIV les harcèlent à Berlin où ils sont bienvenus et participent rapidement à la vie économique, religieuse et politique, quel contraste ….

L’ouvrage de Jeanne Vincler, fait un point très détaillé sur cette période trouble, les persécutions, la fuite et l’installation au Refuge Berlinois. La masse de documents d’archive consultés a permis de retracer le parcours de nombreuses familles, et l’index qui référencie plus de 400 patronymes cités et étudiés  montre l’étendue des recherches. En près de 400 pages, l’auteur nous fait revivre cette migration massive et l’apport primordial que les protestants lorrains firent au Brandebourg et à la ville de Berlin.

Historienne de la Lorraine et du Protestantisme, Jeanne Vincler propose là l’ouvrage de référence sur l’installation des familles messines à Berlin. Les historiens comme les généalogistes y trouveront un matériel précieux, mais l’amateur intéressé par l’histoire des huguenots sera passionné par cette épopée.

Illustration de couverture : Le grand Électeur reçoit les huguenots français. (C. Wendling)

Prix : 29 €
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François de La Noue, « Bras de Fer »

par Nicole Vray

«  Grand homme de guerre et plus grand homme de bien » disait de lui Henri IV dont il était l’ami. François de la Noue, méconnu, soldat fidèle à son roi et à sa foi, est un grand personnage clé du XVIe siècle.

Surnommé Bras de Fer à cause de sa terrible blessure qui lui coûta un bras, cet éminent soldat était aussi un homme de lettres et un humaniste avant l’heure, auteur d’un volume essentiel, Discours politiques et militaires, dont Henri IV s’inspirera pour des articles de l’Edit de Nantes, et dont Napoléon dira «  c’est la Bible du soldat ». Allié et ami des plus puissantes familles de France (Henri IV, Coligny, Rohan), François de la Noue a su aussi toujours rester au service du peuple protestant.

 

Dans cette biographie, préfacée par le professeur Jean Meyer, Nicole Vray nous fait revivre ce personnage entier mais à l’histoire multiple, avec beaucoup de nuances, de précisions et aussi d’amour. Elle a su dans un récit à la fois vivant et documenté, redonner à cet acteur incontournable des guerres de Religion et grand esprit de tolérance, toute la mesure qu’il mérite.

 

Nicole Vray, Docteur ès-Lettres, membre de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Caen, hébraïsante, est une spécialiste du protestantisme de l’ouest et de ses représentants. Elle est entre autres auteur d’ouvrages sur les guerres de religion, Henri IV et sa mère Jeanne d’Albret, François de La Noue, Catherine de Parthenay, le protestantisme à La Rochelle, dans l’Ouest et en Aunis Saintonge, particulièrement au XIXème siècle  avec les relations, jamais étudiées jusqu’ici, avec la Société évangélique de Genève. Elle a aussi publié plusieurs livres sur Théodore Monod qu’elle a bien connu.

Prix public : 19 euros

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Rousseau et les Genevois

par Jean-Pierre Gaberel

Fils d’Isaac Rousseau, horloger genevois descendant de huguenots réfugiés au temps de la Réforme, Jean-Jacques Rousseau perd sa mère neuf jours après sa naissance et reçoit une éducation typiquement réformée,  rythmée par la lecture de la Bible et le chant des psaumes. A 16 ans, il s’enfuit de chez lui pour échapper à sa condition d’apprenti et se convertit au catholicisme. Il rencontre à Annecy Mme de Warens qui parfait son éducation musicale et affective.  Devenu célèbre, l’enfant prodigue retourne à la « religion de ses pères » en 1754-1755,  mais il entretient désormais des relations tendues avec les autorités genevoises qui condamneront aussi bien l’Emile que Du Contrat Social (1762) comme « téméraires, impies, tendant à détruire la religion chrétienne, et tous les gouvernements ».

 Toute sa vie Rousseau professe une religion profondément personnelle. «Je suis chrétien, dira-t-il, non comme un disciple des prêtres, mais comme un disciple de Jésus-Christ ».  Mal à l’aise à Paris avec les philosophes, il défend la providence contre les attaques de Voltaire, proscrit à Genève,  il renonce à sa citoyenneté en 1763.

L’introduction de Bernard et Monique Cottret, spécialistes reconnus de Rousseau et des temps modernes, aide à clarifier la pensée religieuse de cet homme complexe et sensible et permet de mieux comprendre l’influence durable de cet apôtre de la « religion civile ».

Itinéraires protestants de la Vallée de la Drôme et du Diois,

par Pierre Bolle, Henri Desaye & Eric Peyrard

Difficile d’imaginer que sous le soleil généreux de la Drôme de grandes batailles et d’horribles persécutions eurent lieu il y a quelques siècles. Et pourtant la vitalité religieuse de cette belle région la mit au centre des guerres de religion et plus tard des abus de la Révocation de l’Edit de Nantes. Mais cette tradition de résistance a aussi donné un fort attachement à la liberté et à la démocratie que les protestants locaux défendirent à chaque occasion.
Malgré l’exil et les conversions forcées, le protestantisme est resté très présent dans la Drôme ; mais ses manifestations et son patrimoine ne sont pas toujours très visibles. Ces itinéraires permettent au visiteur de retrouver les traces d’une histoire religieuse, mais aussi industrielle et sociale, dans des paysages protégés des incursions de dragons de Louis XIV et aujourd’hui aussi des ravages d’une urbanisation galopante.

Dans la vallée de la Drôme, puis dans les montagnes du Diois et les vallées de la Gervanne ou du Roubion, les auteurs nous emmènent à la recherche des vestiges d’une tradition encore bien vivante qui a donné à la France des théologiens, mais aussi des poètes, des érudits, des félibres, des prophètes, des industriels, des enseignants, des politiciens, des Justes et des résistants.

Photographies de couverture : graffiti de la tour de Crest (© Créaphis) et temple de Ravel.

Prix : 12 euros
©Editions Ampelos 2012

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Les reflets rouges,

par André Fuoc

André Fuoc est né en 1895 dans la Drôme, dans la ferme familiale de la forêt de Saoû – dont son père était maire. Mobilisé le 15 décembre 1914, canonnier radio télégraphiste en 1916 à Verdun, il a été décoré de la croix de guerre avec étoile d’argent.
Dans ce journal de tranchées, il relate au jour le jour avec un style puissant et réaliste, le quotidien des « poilus». Loin des salons parisiens, il ne veut ni embellir la guerre qu’il déteste, ni la rendre plus héroïque. Ce faisant, il rejoint sans le savoir la position d’un autre drômois, John Norton Cru qui s’élèvera plus tard contre les récits romancés de la Grande Guerre. Sans cynisme mais sans complaisance, André Fuoc nous livre les grandes peurs des soldats des tranchées comme les petites faiblesses de l’Etat Major. Sa conclusion personnelle : « La guerre est devenue atroce ! »

Illustré par des photos prises par l’auteur durant ses jours de tranchées, ce document exceptionnel nous fait plonger au cœur du quotidien des « Poilus », appellation que Fuoc récuse comme « folklorisant » trop les soldats de la Grande Guerre.
André Fuoc fera aussi la guerre de 1939-45 comme capitaine du génie et a recevra la croix du combattant volontaire. Il est entré dès 1941 dans la Résistance (Résistance PTT et agent du réseau NAP). Médaillé de la Résistance il a été fait chevalier de la Légion d’honneur.

Pierre Vallier, journaliste au Dauphiné libéré qui a connu André Fuoc et sa famille, préface ce livre avec verve et émotion.

Prix public : 12  euros

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Souvenirs d’un pasteur engagé

par L. Olivès

Voilà un pasteur qui s’indigne et s’engage, toujours du coté des opprimés, sans aucune crainte pour sa réputation, sa « carrière », sa vie même !

Dans les « Souvenirs d’un pasteur résistant », Laurent Olivès nous racontait comment, dès 1941, il mit en place un réseau pour protéger et cacher des proscrits et des Juifs puis il fonda et dirigea, en 1943, à Ardaillès, le maquis de la Soureilhade qui mena des actions armées contre l’occupant.

Dans ce livre de souvenirs, il reprend les points marquants de sa vie atypique, son enfance en Algérie, son arrivée dans les Cévennes, ses divergences avec le pasteur Boegner durant la résistance, son ministère en Tunisie, ses prises de position anticolonialistes et son retour dans une paroisse ouvrière. Résistant toujours, contre l’oppression, l’injustice et l’indifférence, il nous donne une bonne leçon de vie, pleine d’aventure d’humour et de sagesse.

Laurent Olivès assisté de sa femme Suzanne (avec laquelle il fût nommé « Juste parmi les Nations » pour leur activité de sauvetage de plusieurs familles juives) et des ses amis a traversé le siècle en y laissant un sillage éclatant de l’Evangile vécue.

Couverture : Sidi Bou Saïd, aquarelle de Jacqueline Chaudieu, fille de Laurent Olivès.

Prix public : 19€

Henri IV et Daniel Chamier

par Charles Read

daniel-chamier-hiv-couv« Soyez sage ! » voilà ce que recommande Henri IV au pasteur Daniel Chamier lors de leur dernière entrevue. Mais sur ce point comme sur bien d’autres, Chamier n’écoutera pas son ancien ami, et il mourra en soldat sur les remparts de Montauban en 1621.

Pasteur de Montélimar, puis pasteur et professeur à l’Académie protestante de Montauban, Chamier connaissait bien Henri IV pour avoir rédigé avec lui les « clauses secrètes » de l’Edit de Nantes. Mais en 1607, alors que Chamier vient à Paris pour plaider la cause de ses coreligionnaires, la situation a changé ; le roi s’est converti, son confesseur, le père Cotton a un rôle important à la Cour, et les réformés ont perdu leur importance militaire et politique.

Daniel Chamier va nous décrire par le détail son séjour à la Cour, les intrigues de son parti et du parti adverse et surtout l’habileté de son ancien ami, le madré Henri IV.

Cette leçon de diplomatie moderne, pleine d’humour et de réflexions politiques éclaire d’un jour intéressant le caractère d’un des rois les plus attachants de l’histoire de France.

Prix public : 16 €

Mémoires d’un Juste, par René Nodot

Mémoires d’un Juste

Militant de mouvements de jeunesse protestants et non violents à Lyon en 1940, le jeune franco-suisse René Nodot est vite conscient des dangers du nazisme.  Dès 1941, avec l’aide du Consul de Suisse et de nombreux appuis chez les protestants et catholiques engagés de la région, René Nodot contribue à organiser des convois d’enfants Juifs pour la Suisse.

Alors que s’intensifient les rafles de Juifs en France, René Nodot entre au Service Social des Étrangers un organisme du gouvernement de Vichy, détourné par son directeur, Gilbert Lesage, un quaker, pour en faire un puissant outil de sauvetage des Juifs. Pendant 2 ans, jusqu’à l’arrestation par la Milice de Gilbert Lesage, le SSE va secourir des dizaines de milliers de réfugiés. Sous couvert de son rôle « officiel », René Nodot va, au risque de sa vie, utiliser ses liens familiaux avec la Suisse pour faire échapper à la Shoah des centaines de Juifs. Aidé par un réseau actif de pasteurs, prêtres, militants juifs et chrétiens, René Nodot parviendra à sauver la plupart de ceux qui lui sont confiés, contribuant ainsi à cette grande chaîne de solidarité protestante qui du Chambon sur Lignon à Dieulefit a sauvé, outre des milliers de réfugiés, l’honneur de la France.

Toute sa vie René Nodot restera engagé pour la défense des droits de l’homme et la cause de l’éducation. En 1974, il recevra la médaille des Justes de Yad Vashem pour son action pendant la guerre.

Ce précieux témoignage est un des rares ouvrages donnant la parole à un Juste français, permettant ainsi de comprendre motivations et expériences de cette dangereuse activité.

La préface de Patrick Cabanel, agrégé d’histoire et spécialiste de cette période replace l’action de René Nodot dans l’important mouvement de la Résistance Spirituelle protestante.

Prix public : 19  euros

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Protestantisme et Socialisme

, par Tommy Fallot

Né en Alsace dans une famille aisée d’industriels Tommy Fallot fait ses études de théologie à Strasbourg où il rédigera sa thèse sur le thème : « les Pauvres et l’Évangile ». Pasteur dans un quartier populaire de Paris, il s’implique dans l’évangélisation et la lutte contre la prostitution et se rapproche du socialisme tout en en condamnant les dérives politiques. Avec d’autres pasteurs et laïcs protestants, il créé le mouvement du Christianisme social qui tentera d’apporter une réponse chrétienne aux questions sociales.

Dans ce recueil de textes écrits à partir de 1888, Fallot, déçu du socialisme politique français, revient aux valeurs communes du socialisme et du christianisme. En pleine mutation industrielle, il valide l’importance des questions sociales et économiques trop souvent oubliées par les églises, mais réaffirme les nécessaires préoccupations morales oubliées par les partis. Regrettant la dominance de l’individualisme, il appelle les chrétiens à se regrouper en « Associations »  « développant chez leurs membres l’intelligence et l’habitude des vertus sociales ».

Fervent partisan d’un socialisme pacifique et non sectaire, il appelle de ses vœux et de ses actions les protestants à s’engager, avec les principes de l’Évangile dans l’action sociale. « Le protestantisme français est appelé à fournir à notre peuple socialiste les hommes qui le délivreront des violents à la suite desquels il s’égare et l’aideront à réaliser progressivement son programme de liberté et d’égalité croissante par la fraternité. »

La préface de Stéphane Lavignotte, pasteur et animateur du Christianisme social et auteur de « La décroissance est-elle souhaitable », permet de replacer le message de Tommy Fallot dans son contexte historique et théologique et d’en mettre en valeur l’actualité.

Prix public : 15€

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