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Chronique de la vie quaker française,

par H. van Etten

VanEtten Chronique QuakerAprès  les temps troublés de la guerre des Camisards et du prophétisme cévenol, un groupe chrétien pacifiste se manifeste dans la Vaunage protestante, à l’ouest de Nîmes. Ces ‘Couflaïres’ sont la première manifestation connue de ceux  qui sont devenus les premiers Quakers languedociens.

Après la Première Guerre mondiale, un renouveau d’intérêt pour le quakerisme se manifesta à Paris, et peu à peu, de nouveaux membres s’affilièrent à la Société religieuse des Amis (Quakers). Toujours motivée par le pacifisme et l’amitié entre les peuples, l’action des Quakers français, proche du Christianisme social, trouvera son apogée durant la Seconde Guerre mondiale lorsque des quakers français, suisses et américains unirent leurs efforts pour sauver de très nombreux Juifs de l’extermination.

L’ouvrage d’Henry van Etten, mis à jour et préfacé est la référence pour l’histoire des quakers français. A travers les destins de femmes et d’hommes militants pour la paix et le secours au prochain, nous découvrons une famille spirituelle peu connue en France, malgré l’importance que certains de ses membres ont pu avoir.

© Société des Amis/Editions Ampelos 2009

Prix recommandé : 21 €

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Patrick Cabanel

Patrick Cabanel est directeur d’études à l’École pratique des hautes études. Il s’est particulièrement intéressé au protestantisme à propos duquel il a écrit de nombreux ouvrages de référence.

Pour les Éditions Ampelos, il a préfacé les Mémoires d’un Juste, la biographie de Jacques Martin, la biographie de Charles Fauvety, Rester Humain! d’A. Hautval, Je serai fusillé de J-P Guiton, Saint-Jean-du-Gard de N. Duret et l’Église de neige d’André Trocmé et co-édité Noël 14.

Religieux et Surnaturel,

par Charles Bois

Doit-on croire aux miracles ? Plus généralement, quelle place le surnaturel peut il tenir dans une société de plus en plus rationnelle ? Peut-on même envisager une religion dépouillée du surnaturel ?

Charles Bois est né à Die (Drôme), en 1826 et mourût à Montauban en 1896.

Successivement pasteur de l’Église réformée à Montmeyran (Drôme), de 1850 à 1857, et à Alais de 1857 à 1860, il fut appelé en 1860 à la Faculté de théologie protestante de Montauban, comme professeur d’hébreu, de critique et d’exégèse de l’Ancien Testament. Il occupa cette chaire jusqu’en 1873 et passa alors dans celle de morale et d’éloquence sacrée. En 1875, il devint doyen de la Faculté.

Orateur très clair et élégant, il s’intéressa particulièrement au surnaturel et aux questions morales et sociales. Il fut aussi un auteur prolixe et joua un rôle important dans le débat entre « libéraux » et «évangéliques orthodoxes ». C’est lui qui rédigea la confession de foi du synode de 1872 où les protestants libéraux furent mis en minorité; le schisme ainsi créé entre « libéraux » et « évangéliques » dura jusqu’en 1906.

Après une période d’oubli relatif, ses écrits, fortement marqués par sa foi en l’inspiration surnaturelle de Dieu, retrouvent un nouveau succès, notamment dans les milieux évangéliques.

La longue introduction de Pierre-Yves Ruff permet de prendre du recul par rapport aux débats de l’époque pour redonner de l’actualité à la pensée de Bois.

Prix recommandé : 12 €


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Gabrielle Cadier-Rey

Agrégée et docteur en histoire contemporaine, elle a été maître de conférences à l’Université Paris-IV-Sorbonne (1971-2004) ; elle y a enseigné l’histoire économique, sociale et culturelle contemporaine. (1971-2004). Elle est présidente du Centre protestant d’étude et de documentation.

Aux Éditions Ampelos, elle a publié le Journal d’Eugénie Bost, femme de tête, femme de cœur, femme de foi et Une famille dans la Grande Guerre.

Bertrand Dicale

Bertrand Dicale est un journaliste spécialiste de la chanson avec des goûts très éclectiques et un amour de l’écriture.

Il a écrit de multiples ouvrages sur la musique populaire et biographies de chanteurs célèbres et est aussi un passionné de musique protestante.

Pour les Éditions Ampelos, il a préfacé Sister Soul, la biographie d’Aretha Franklin.

Louise Dumas-Trocmé

Louise Dumas-Trocmé est la fille de Paul Trocmé, industriel du textile de Saint-Quentin. Veuve de son mari, le pasteur Dumas, elle aide son père, veuf lui aussi, à s’occuper de la fabrique et de la famille au début du 20ème siècle.

Son journal Saint Quentin sous le joug allemand a été publié aux Éditions Ampelos.

Henry Dunant

Né en Suisse, à Genève en 1828, d’une famille de moyenne bourgeoisie commerçante impliquée dans l’action sociale, Henri (ou Henry) Dunant est très tôt sensibilisé à l’humanitaire. Employé de banque de formation, il part en Algérie monter une affaire de minoterie qui périclitera. Voulant en appeler à l’empereur Napoléon III   pour intercéder en sa faveur, il se trouve en 1859 sur le champ de bataille de Solférino où il découvre l’horrible sort des blessés de guerre. Choqué par ce qu’il voit il écrit Souvenir de Solférino qui est publié en 1862. Le livre a un grand succès et en 1863, le Comité International de la Croix Rouge dont la mission est de soigner les blessés quelque soient leurs origines voit le jour.

Dunant aura à partir de ce moment une vie mouvementée, faillite (jugée frauduleuse) de ses affaires, disputes avec ses associés (dont le père d’Henri Nick) et avec ses collègues du CICR, abandon de Genève et perte de ses soutiens dont Napoléon III. En 1874, il est nommé secrétaire international de la Société pour l’amélioration des conditions des prisonniers de guerre et en 1901, il reçoit le premier prix Nobel de la Paix pour la création de la Croix Rouge. Il finira sa vie en 1910 retiré sur les bords du lac de Constance.

Marie Durand

Marie, née en Ardèche en 1711, est la sœur de Pierre Durand, prédicateur puis pasteur clandestin.

En 1729, afin de faire pression sur la famille Durand, l’Intendant du roi fait arrêter le père, Étienne Durand, puis, en 1730, Marie et son mari, Matthieu Serres. Marie, âgée de 19 ans, est emprisonnée à la Tour de Constance d’où elle maintiendra une importante correspondance (publiée aux Éditions Ampelos) pour essayer d’améliorer le sort de ses co-détenues.

Pierre est finalement arrêté en 1732 et exécuté à Montpellier le 22 avril.

Après 38 années de prison dans la Tour de Constance, Marie est libérée en 1768 ; retirée  au Bouschet de Pranles, dans sa maison natale, elle mourra 8 ans plus tard en 1776

Nelly Duret

Enseignante, passionnée d’histoire et de folklore locale et responsable associative, Nelly Duret est devenue l’historienne de Saint Jean du Gard; elle a publié chez Ampelos Saint-Jean-du-Gard, terre de liberté.

Protestants en fête !

Calvin n’en serait pas revenu! StrasbourgZenithCalvin

Des milliers de participants au culte de dimanche  (9 500 selon la police presse, probablement plus de 12 000 si l’on compte ceux qui s’entassaient au Palais des Congrès pour la « retransmission »), un remarquable succès de participation et d’organisation.

Des stands, des expositions, des débats, de la musique, des animations, des restos improvisés, de la musique encore et 2 événements  au Zénith, le concert du Samedi soir et le culte du Dimanche matin. Un culte de plus de 2 heures, avec un grand moment d’émotion, la lecture des Béatitudes par une lectrice non-voyante, ses doigts courant sur la Bible en braille. Plusieurs centaines de choristes sur la scène du Zénith, mais une exhortation à vivre dans une « sobriété heureuse ».

CahierAFAASToutes les couleurs du protestantisme y étaient représentées, toutes les opinions s’y exprimaient et dans la ville ou Calvin s’était réfugié après son premier séjour genevois, on pouvait entendre des anti-trinitaires débattre avec des « orthodoxes ».  (Castellion non plus n’en serait pas revenu…)

Trop d’activités pour toutes les citer ici, mais parmi celles-ci il faut quand même signaler la pose d’une plaque sculptée en l’honneur d’Albert Schweitzer au Stift, Albert Schweitzer qui étudia, enseigna, joua de l’orgue et précha à Strasbourg. (Voir aussi le nouvel ouvrage inédit que nous publions Agir, sermons sur les Missions, prononcés à Saint Nicolas à Strasbourg).

Un grand moment de fraternité donc, car tous, évangéliques, réformés, luthériens, étions réunis pour témoigner ensemble dans une ambiance musicale qui mélangeait psaumes de la Réforme, Jazz manouche et Gospel.

Et partout, du Défi Michée (qui organisait une campagne pour l’eau) à la librairie Jean Calvin (où l’on peut trouver les titres des Editions Ampelos) cette bonne humeur sérieuse et engagée qui est une espèrance pour le futur.

Agir,

par Albert Schweitzer

Agir par A. SchweitzerNé en 1875, dans une Alsace incorporée depuis peu au nouveau Reich allemand, le pasteur et musicien Albert Schweitzer a l’idée singulière, à trente ans, de s’engager comme médecin sur la station missionnaire de Lambaréné, en territoire colonial français. À son amie Hélène Bresslau, qu’il épousera en 1912 et qui partira avec lui, il avait déjà écrit (lettre du 25.09.1903) : « Je crois dans la mesure où j’agis ».

Sur le terrain en 1913, après sept ans de formation (doctorat en médecine) et de combats pour imposer sa candidature à la Société Évangélique des Missions de Paris, l’engagement missionnaire prend avec lui une orientation résolument humanitaire qui s’accentuera et deviendra décisive après guerre, lors du deuxième séjour, entre 1924 et 1927. Schweitzer est l’homme qui a franchi, en situation, le pas qui sépare, sans les opposer, l’ordre missionnaire chrétien et l’ordre humanitaire a priori universel et laïque, sans frontière religieuse.

Le christianisme est pour lui essentiellement une éthique (une obligation) de l’action, dans la perspective de réparer les maux de ce monde et de préparer l’avènement d’un autre, de justice et de fraternité. Le christianisme comme altermondialisme !
L’espérance ? J’espère dans la mesure où j’agis.

Dans ses sermons, comme dans son œuvre philosophique, Schweitzer se montre critique de son temps. Il en pressent le déclin, en discerne les besoins ou les manques. Il confesse sa foi en l’éclairant par la raison et en la soumettant à l’épreuve de l’histoire.

Président de l’AFAAS (Association Française des Amis d’Albert Schweitzer) depuis 2008, philosophe, Jean-Paul Sorg a déjà traduit de l’allemand en français et édité plusieurs ouvrages de Schweitzer. Il a publié 11 numéros des Études Schweitzeriennes et est le rédacteur en chef des Cahiers Albert Schweitzer, qui paraissent trois fois l’an.

Illustration de la couverture : Albert Schweitzer à Lambaréné, photo de W. Eugene Smith © 1954, 2009 The Heirs of W. Eugene Smith.

© Editions Ampelos 2009
Prix recommandé : 22 €


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La Chambre de l’Edit de Grenoble,

par J. Brun-Durand

Un tribunal pour la Diversité

ChambreEditCouvFinaleL’Edit de Saint Germain en Laye en Août 1570 permettait aux protestants d’avoir une représentation dans les instances juridiques amenées à traiter les procès « entre parties estans de contraire religion ». En 1598, l’édit de Nantes, ordonne l’établissement à Grenoble d’une chambre composée de douze conseillers et deux présidents, moitié de chaque religion. Cet ouvrage relate par le détail la mise en place laborieuse de cette Chambre et la difficulté à réglementer la diversité. Dans une région fortement protestante, le Dauphiné, cette Chambre deviendra vite un objet de jalousies et un instrument politiques pour des chefs de guerre comme Lesdiguières aux allégeances religieuses changeantes. Longtemps présidée par Soffrey Calignon, qui participa à la rédaction de l’Edit de Nantes, la Chambre de l’Edit de Grenoble sera prises en otage par les différents groupes de pression et ne survivra que par une soumission complète aux volontés du pouvoir royal.

Prix conseillé : 18€


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La Réforme à Besançon au XVIème siècle

par Maurice Cadix

cadixbesanconcoverRégion frontalière, la Franche Comté était au XVIème siècle de langue française mais dépendante de l’empire germanique de Charles Quint. Proche des villes suisses de Berne, Fribourg et Soleure, Besançon avait une certaine tradition d’autonomie et était la résidence de l’archevêque et le siège de nombreux couvents. Comme partout en Europe, la richesse temporelle du clergé et ses mœurs dissolues furent un terreau propice pour la Réforme naissante. Dès 1520, des prédicateurs  « luthériens »  sont poursuivis, mais c’est Guillaume Farel qui évangélisera durablement la ville et ses environs.

Cet ouvrage dresse un panorama détaillé des progrès de la Réforme à ses débuts à Besançon ; il intéressera le lecteur bisontin, comme celui qui cherche à comprendre la naissance du protestantisme avant même la diffusion des idées et ouvrages de Calvin.

© Editions Ampelos 2009
Prix recommandé : 16 €


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Bernard Favre

Bernard FAVRE, est réalisateur de cinéma, nommé aux Césars en 1983 pour son film La Trace. Son film Cette lumière n’est pas celle du soleil, l’a mis en contact avec les survivants du maquis des Glières dont il a tiré sa trilogie publiée aux Éditions Ampelos : Le chant des ruines.

Le prix de la pure Parole,

par Jean Calvin

calvinnicodeme1Grand prédicateur, brillant intellectuel, théologien hors pair, Calvin fut aussi un polémiste acharné et agressif. Pour Calvin, la polémique n’est pas seulement un moyen de ferrailler avec ses adversaires théologiques, c’est aussi une façon d’évangéliser les fidèles qui n’ont pas la possibilité d’assister à ses prêches. En 1543, convaincu que la tiédeur n’est pas de mise pour ce qui est des opinions religieuses, Calvin produit plusieurs pamphlets appelant les lecteurs à s’engager dans la voie du pur Évangile. Parmi ceux-ci, le « Le petit traité montrant ce que doit faire un homme fidèle connaissant le vérité de l’Evangile, quand il est parmi les papistes » qui préconisait une rupture claire avec Rome et fit scandale. Ce traité fut complété par « l’Excuse aux Nicomédites » que nous vous présentons ici sous le titre « Le Prix de la Pure Parole ».

Calvin n’est jamais aussi spontané que lorsqu’il parle de l’engagement du chrétien ; dans ses arguments aux Nicomédites qui n’osent pas vivre l’Évangile pleinement, on retrouve des accents très actuels qui annoncent Bonhoeffer et le « Prix de la Grâce ».

Illustration de la couverture : Jésus et Nicomède par James Tissot.

© Editions Ampelos 2009

Prix recommandé : 14 €

Changer le monde!

« Seuls les fous qui croient pouvoir changer le monde y parviennent».

henri dunantCette remarque d‘Henry Dunant sonne de plus en plus juste.

En cette rentrée 2009 de multiples commémorations peuvent servir à nous rappeler que ceux qui ont fortement contribué à changer le monde sont souvent partis avec une espérance forte mais des chances de réussite très minces.

Il y a 500 ans, qui aurait pu imaginer l’importance que prendrait la pensée de Calvin,  l’ouverture du message de l’Évangile à tous, la liberté offerte par le libre arbitre et la  séparation des pouvoirs religieux et civils qui annonçait le monde moderne. Mordant et sarcastique dans le Traité des Reliques ou engagé et courageux dans l’excuse aux Nicomédites, Calvin, le premier grand intellectuel de langue française balaie les croyances du passé et prépare un réveil intellectuel qui est encore en mouvement aujourd’hui.

A Solférino, il y a 150 ans, Henri Dunant, un jeune homme d’affaire suisse est horrifié par le sort des blessés laissés à mourir sur le champ de bataille: son idée d’une organisation neutre portant secours à tous les blessés quelque soit leur appartenance nationale deviendra la Croix Rouge.

En 1939, la CIMADE est créée pour venir en aide à l’origine aux populations évacuées d’Alsace et de Lorraine, puis aux internés des camps d’internement instaurés par l’administration de Vichy. Très vite, ses équipiers s’engageront dans le sauvetage des Juifs et organiseront, au péril de leur vie, des filières de refuge en Suisse ou dans les campagnes françaises. Aujourd’hui, elle assiste les étrangers dans les centres de rétentions.

Ces trois exemples qui nous sont proches nous démontrent une fois de plus que des individus inspirés et déterminés, peuvent, même sans moyens particuliers, changer, sinon le monde, du moins leur partie du monde. Alors, malgré la morosité d’une crise ambiante, comme Calvin, Dunant, les équipiers de la CIMADE et bien d’autres, laissons nous inspirer et soyons assez fous pour penser que chacun d’entre nous peut, à sa façon et dans son périmêtre,  changer le monde et le rendre meilleur.

Jean-Luc Gadreau

Pasteur baptiste, et fils de pasteur baptiste (comme Aretha Franklin) Jean-Luc Gadreau est, depuis septembre 2016, chargé du développement et de la communication de la Fédération Baptiste, il est également coordinateur du Festival de télévision européen de programmes religieux . Il conjugue son ministère avec des activités artistiques diverses (musique, écriture, graphisme, photographie…) et de communication (radio, presse, TV…). . Attaché de presse du Jury œcuménique du festival de Cannes depuis 2015, il en a aussi été membre à Cannes en 2012 et Berlin en 2013. 

Pour ce qui est de la musique, Jean-Luc joue de plusieurs instruments, dont le saxophone, mais il chante aussi ! Dans les années 80, il a commencé avec le groupe Image (devenu « Nouvelle Adresse »). Puis, avec ses plus proches amis et son épouse Nadiège, il a fondé le groupe Label 7. Quelques années plus tard, toujours avec Nadiège, il a produit 5 albums pour enfants ou de louange, sous le nom de Lukénade. Fin 2008, c’est dans un nouveau registre que nous le retrouvons avec cet album « Slam pour l’éternité ».

Pour Ampelos, il a écrit Sister Soul, la biographie d’Aretha Franklin.