Archives pour la catégorie 14/18

La Grande guerre vue et vécue par les protestants

Odyssée prussienne,

par Paul Helmlinger

J’ai une certaine satisfaction de n’avoir jamais tiré un seul coup de fusil contre un ennemi pendant toute la guerre, bien qu’à un moment donné j’aurais dû le faire.

En 1915, Paul Helmlinger, jeune alsacien de 19 ans est incorporé dans l’armée allemande et envoyé sur le front de l’Est.

Francophile et opposé au militarisme prussien, il résiste avec finesse et courage à l’embrigadement, au « dressage » militaire et à l’asservissement des esprits.

Opposé à « la confiance dans la force des canons et des baïonnettes », le jeune étudiant en théologie nous raconte avec force détails passionnants son aventure involontaire de l’Alsace à l’Ukraine et son retour rocambolesque avec d’autres soldats alsaciens à la démobilisation.

Ecrit avec humour et humanité, ce récit picaresque révèle un aspect peu connu de la Grande Guerre, le traitement des soldats alsaciens sur le front de l’Est.

Préface de Marc Lienhard, Doyen honoraire de la Faculté de théologie protestante de l’Université de Strasbourg et spécialiste de l’histoire du protestantisme alsacien.
Prix : 9€

Une famille dans la Grande Guerre

par Gabrielle Cadier-Rey

Charles Maurras (qui n’a jamais participé à la Grande Guerre) parlait, dans L’Action Française de la famille Monod comme d’une « race étrangère… l’Anti-France … métèque, protestante et enjuivée ».

Un cinglant démenti lui est apporté par cette étude qui révèle qu’avec près de 20% de mobilisés morts ou disparus (contre 17,6% pour la moyenne nationale) et 10% d’engagés volontaires (contre 2% pour l’ensemble de l’armée française) les Monod, famille aisée et intellectuelle, ont montré leur attachement à la défense de la patrie. Cette approche sociologique d’un groupe homogène et lié permet d’autre part de mieux comprendre l’impact de la Grande Guerre sur les familles françaises.

Gabrielle Cadier-Rey agrégée et docteur en histoire livre ici une étude passionnante des mobilisés de cette famille, appuyée sur des documents d’archive et des témoignages inédits confiés par des descendants. Préface de André Encrevé, Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université de Paris-Est Créteil.

Prix public : 17€/CHF 24
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Ce qui laboure nos cœurs

par Henri & Hélène Nick

« En pleine attaque [bataille de la Somme où il sera blessé] le pasteur Nick, dont la haute silhouette (toujours surchargée de musettes, couvertures, paquets divers, tout cela destiné aux blessés) apparaissait au milieu des combattants chaque fois qu’il y avait un coup dur »

(Journal des Marches et des Opération du 201e régiment d’infanterie)

Toujours d’une rare richesse, ce quatrième tome de la correspondance Nick suit l’aumônier Henri Nick de la Somme à Verdun, toujours dans l’action et la compassion ; ses lettres éclairent les  problématiques humaines, militaires, religieuse, domestiques et philosophiques de la vie au front.

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L’aube sanglante

par Samuel Bourguet

Originaire du Tarn, fils de pasteur, Samuel Bourguet choisit l’artillerie à la sortie de Polytechnique. Ses positions républicaines au moment de l’affaire Dreyfus comme ses théories sur la liaison des armes et sur le soin à porter au bien-être de la troupe lui valent l’animosité d’une partie de sa hiérarchie et entravent sa progression. « Exilé » au Pérou, il revient en France à la déclaration de guerre et, dès octobre 1914, rejoint le front. Après cinq mois dans l’artillerie, il demande à passer dans l’infanterie : dans les tranchées, au plus près de la réalité de la guerre, il peut enfin mettre en œuvre ses idées. Il meurt à la tête de son régiment dans les premières minutes de l’offensive de Champagne, le 25 septembre 1915.

Esprit ouvert et indépendant, ce protestant marié à une catholique, qui refuse de prier Dieu pour la victoire et respecte la foi de ses fantassins, livre dans ses lettres – restituées ici sans la censure qu’elles avaient connue – un témoignage précieux.

Nouvelle édition, complétée et annotée par Marie-Noëlle Bourguet, professeur émérite d’histoire moderne à l’Université Denis Diderot Paris 7, et Raymond Josué Seckel, conservateur honoraire à la Bibliothèque nationale de France.

Prix public : 19€/CHF 25

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Saint-Quentin sous le joug allemand,

par Louise Dumas-Trocmé

Louise Dumas Trocmé couv1 smallLouise Trocmé est la fille de Paul Trocmé, important industriel protestant de Saint Quentin. En 1914, elle est veuve et s’occupe de ses enfants ainsi que de ceux de son père, veuf lui aussi. Quand les Allemands envahissent le nord de la France en 1914, elle commence un passionnant journal qui détaille au jour le jour les exactions allemandes et les réactions des Français.

En effet  le Nord de la France et la Picardie furent occupés par les Allemands très rapidement après le début de la première guerre mondiale. Durant toute la guerre, les populations durent vivre sous le joug allemand et payèrent un lourd tribut, personnel et financier, à l’occupation. L’infrastructure industrielle, particulièrement importante dans cette région, fut durement touchée par les réquisitions, les vols et les destructions. Louise Trocmé, très au fait de la marche de la fabrique assiste au pillage systématique et le relate au jour le jour.

Un document majeur pour comprendre l’impact moral, culturel et économique de l’occupation présenté et annoté par Hélène Trocmé, historienne et  nièce de Louise Dumas, qui a enseigné l’histoire des États-Unis à l’Université Marc Bloch de Strasbourg puis au Centre d’Histoire Nord-Américaine de l’Université de Paris I- Panthéon-Sorbonne.

Préface d’Annette Becker, professeure à l’Université de Paris Ouest, et auteure  Les cicatrices rouges, 14-18, France et Belgique occupées. (Fayard, 2012)  et Voir la Grande Guerre, un autre récit, Armand-Colin, 2014.

prix public : 19€
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Verdun, un dyptique

par Wilfred Monod

Verdun Monod couv1« C’est l’enfer infernal »

Wilfred Monod a un fils au front à Verdun et n’a pas de nouvelles. Chaque jour, ce pasteur qui a consacré sa vie au pacifisme, guette les nouvelles, suit le conflit rencontre des permissionnaires. Chaque jour il note la sauvagerie des attaques, les morts qui frappent ses proches, les manœuvres et les rumeurs.

Voici un journal vécu au jour le jour avec toute l’émotion d’un père inquiet, d’un patriote déçu, d’un pacifiste désespéré. Plus tard, quand il visitera les lieux du « cataclysme », il y trouvera des coquelicots écarlate qui, souvent, dessinent le contour des trous d’obus, comme des guirlandes autour d’un cratère plein de sang.

Verdun comme les français non-combattants l’ont vécu au quotidien.

Prix public : 8 euros
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Je serai fusillé!

par Jules-Philippe Guiton

Guiton Fusillé couv1En 1915, en première ligne dans le secteur meurtrier du bois de la Gruerie, un jeune sergent, pasteur missionnaire rentré du Lesotho, sort de sa tranchée pour sauver un blessé allemand.

 Pacifiste engagé il refuse ensuite de décrire à son colonel la tranchée ennemie aperçue lors du sauvetage car dit-il : « j’y étais en homme de Paix pas en homme de guerre ». Menacé du Conseil de guerre, Jules-Philippe Guiton répond : « Je serai fusillé ! ».

L’affaire remonta jusqu’au Ministre de la Guerre et finalement Jules-Philippe Guiton est interné dans un asile d’aliénés. Il décéda en 1917 des suites de la tuberculeuse osseuse contractée dans les tranchées.

 Patrick Cabanel est directeur d’études à l’École pratique des hautes études. Il a récemment co-dirigé le volume de la Société d’Histoire du Protestantisme Français sur les Protestants et la Grande Guerre.

Prix public 10€

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On n’attendait pas la mort si tôt,

Lettres de Henri et Hélène Nick 1915

Nick 1915 La mort couv1« [Une] correspondance passionnante et abondante, exceptionnelle même ! »

Xavier Boniface dans la Revue d’Histoire de l’Église, 2015

« … véritable édition scientifique de ces textes, avec toute une série de notes, érudites mais très claires»

André Encrevé, Bulletin de la Société d’Histoire du Protestantisme Français, 2015.

Dans le 2e tome de cette correspondance, Henri et Hélène Nick abordent tous les aspects d’une guerre qui est maintenant totale. Les combats de Champagne du début de l’année 1915 sont parmi les plus durs qu’Henri Nick connaîtra : leurs paroissiens sont touchés soit par l’occupation allemande, soit par la mort de proches ; leur famille et leurs amis ne sont pas épargnés.

Et pourtant, ils essaient de poursuivre leurs engagements malgré les difficultés liées au conflit. La suite de cette correspondance exceptionnelle par sa richesse et par les personnalités atypiques d’Henri Nick et de son épouse Hélène, nous plonge  toujours plus en avant dans la vie de ces chrétiens engagés et de leur entourage au front comme à l’arrière.

Le pasteur Henri Nick (1868-1954) est l’une des grandes figures du Christianisme social protestant. Pendant plus de cinquante années, il fait de l’évangélisation populaire dans le faubourg lillois de Fives. Conscient de l’importance du milieu dans la construction d’individualités libres, il se préoccupe aussi bien de la misère sociale que de la situation morale de celles et ceux qui fréquentent le Foyer du peuple.

Aumônier pendant la Première Guerre Mondiale, il s’illustre en 1916 lors des combats de Verdun puis de la Somme, durant lesquels il est blessé, ainsi qu’au Chemin des Dames en avril 1917.

De sensibilité socialiste, sans être un pacifiste radical, il soutiendra les revendications des objecteurs de conscience dans les années trente puis assistera des familles juives persécutées durant la Seconde Guerre mondiale. Il sera reconnu « Juste parmi les Nations ».

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Saleté de guerre,

correspondance 1915-1916 de Marie-Louise et Jules Puech

Puech Cazals couv 1Voici deux intellectuels socialistes de culture protestante, proches de Jaurès, avec leur franc-parler, leurs admirations et détestations, leurs problèmes de pacifistes enfermés dans la guerre. La séparation a produit ces lettres d’où ressort le contraste entre front et arrière, chaque correspondant essayant de comprendre la situation de l’autre et lui demandant de la décrire sans détours. Jules livre ses observations sur la vie des tranchées, les moments chauds à Verdun et dans la Somme, son contact avec la boue et les rats, les poilus et les officiers. De Paris, Marie-Louise raconte la préparation de la revue La Paix par le Droit, les problèmes d’ego au sein de l’équipe, ses démêlés avec la censure.  Au contact de hautes personnalités parisiennes et étrangères, elle donne à son mari, et donc aux lecteurs de ce livre, des informations passionnantes sur les coulisses du pouvoir, les missions internationales, les organisations féministes et pacifistes. Et qui mieux que leur amie chargée d’ouvrir le courrier de Barrès pouvait attirer l’attention des Puech sur les lettres d’injures venant du front, dont une contenait des poux destinés au grand embusqué jusqu’au-boutiste ?

            Professeur émérite d’histoire à l’université de Toulouse – Jean Jaurès, Rémy Cazals a fait connaître de nombreux témoins de la Grande Guerre, notamment le tonnelier Louis Barthas, dont le livre est devenu un classique.

Correspondance remarquable et importante » Patrick Cabanel

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