Archives pour la catégorie Editions Ampelos

De la misère en milieu étudiant

Ce pamphlet publié en 1966 par un petit groupe d’étudiants qui avait pris le contrôle de l’UNEF locale est souvent considéré comme ayant lancé la contestation étudiante de Mai 68. Parmi ses auteurs présumés, Daniel Joubert, un ancien étudiant en théologie protestante, proche de l’Internationale Situationniste, qui s’était illustré par ses positions d’extrême gauche au comité de rédaction du Semeur, la revue des étudiants protestants.

Jean Baubérot, ami très proche de Daniel Joubert, et participant lui aussi aux événements de Mai 68 a rédigé la préface de ce classique de la protestation.

Prix : 8€

 

Odyssée prussienne,

par Paul Helmlinger

J’ai une certaine satisfaction de n’avoir jamais tiré un seul coup de fusil contre un ennemi pendant toute la guerre, bien qu’à un moment donné j’aurais dû le faire.

En 1915, Paul Helmlinger, jeune alsacien de 19 ans est incorporé dans l’armée allemande et envoyé sur le front de l’Est.

Francophile et opposé au militarisme prussien, il résiste avec finesse et courage à l’embrigadement, au « dressage » militaire et à l’asservissement des esprits.

Opposé à « la confiance dans la force des canons et des baïonnettes », le jeune étudiant en théologie nous raconte avec force détails passionnants son aventure involontaire de l’Alsace à l’Ukraine et son retour rocambolesque avec d’autres soldats alsaciens à la démobilisation.

Ecrit avec humour et humanité, ce récit picaresque révèle un aspect peu connu de la Grande Guerre, le traitement des soldats alsaciens sur le front de l’Est.

Préface de Marc Lienhard, Doyen honoraire de la Faculté de théologie protestante de l’Université de Strasbourg et spécialiste de l’histoire du protestantisme alsacien.
Prix : 9€

Un été en Cévennes,

par Aimé Vignon

Fils de mineur de la Grand’Combe et descendant de paysans huguenots de Vialas, Aimé Vignon est un concentré de Cévennes.

Instituteur, prédicateur laïque, conteur cévenol, il enseignait le français à ses élèves, mais affectionnait particulièrement la langue parlée par les « anciens » – le cévenol disait-il – qu’il parlait lors des nombreuses « veillées cévenoles » pendant lesquelles il passionnait son auditoire – du plus jeune au plus vieux – en partageant la mémoire des Cévennes, à travers histoires, légendes, poésies, contes et partages divers sur la vie quotidienne de ce pays qu’il aimait tant.

 Dans cet ouvrage qui fait maintenant partie du patrimoine cévenol, il nous raconte l’été à la campagne d’un jeune citadin qui retourne au village. Entre les grands-parents, les chèvres, les travaux des champs et le culte du dimanche, c’est toute une jeunesse insouciante et savoureuse qui se déroule sous nos yeux. C’est aussi tout un monde en partie disparu qui revit avec la verve cévenole d’Aimé Vignon.

Préface de Daniel Travier, fondateur de Maison Rouge, Musée des vallées cévenoles.

Prix : 9€

Pourquoi Mai 68?

par André Philip

Qui mieux qu’André Philip, fondateur en 1944 de ce qui allait devenir la Fédération des Maisons des Jeunes et de la Culture et économiste spécialiste du mouvement ouvrier, peut comprendre et expliquer Mai 68 ?

Dans une série d’articles et de conférences écrits à chaud mais d’une lucidité remarquable, cet ancien résistant souligne les raisons politiques, économiques et sociologiques de la révolte de Mai 68. Pragmatique et posé, il analyse aussi les conséquences des événements de Mai 68 et prévoit des bouleversements irréversibles.

Sur des sujets qui lui tenaient à cœur, l’engagement de la jeunesse et l’amélioration des conditions de vie de la classe ouvrière, le chrétien et la violence, le gaullisme etc… André Philip, que Paul Ricoeur appelait mon éveilleur, mon instructeur et ma référence  nous livre des analyses d’une pertinence toujours actuelle.

Préface biographique et sélection des textes par Loïc Philip.

Prix : 9€

 

Annette Monod, L’ange du Vel’d’Hiv’

par Frédéric Anquetil

 Rendue célèbre pour son rôle au Vel’d’Hiv’ par le film La Rafle, Annette Monod, consacra sa vie aux prisonniers. D’abord travailleuse sociale dans une banlieue ouvrière de Paris, son action dans les camps d’internement français va la transformer.

Particulièrement engagée dans la résistance durant les années sombres de 1940 à 1945, elle prit de nombreuses initiatives personnelles pour le soutien des internés juifs et des prisonniers politiques et fut une témoin majeure de la grande déportation française des enfants juifs.

Pendant les évènements d’Algérie, assistante sociale cheffe à la prison de Fresnes, elle s’oppose aux mauvais traitements infligés aux détenus FLN.

Issue d’une famille protestante engagée dans le christianisme social, elle a continué à interroger sa foi face à ce que l’humain est capable de pire.

Cette biographie rédigée par Frédéric Anquetil, qui l’a bien connue durant ses années de militantisme à l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), comble une lacune importante de l’histoire de la résistance féminine non-armée.

Avant-propos de Pierre Lyon-Caen, dont le père François, avocat au Conseil d’État, avait été soutenu au camp de Drancy par Annette Monod.

Postface de Guy Aurenche, ancien président de l’ACAT à l’époque où Annette Monod y menait ses derniers combats.

Prix : 17€

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Une famille dans la Grande Guerre

par Gabrielle Cadier-Rey

Charles Maurras (qui n’a jamais participé à la Grande Guerre) parlait, dans L’Action Française de la famille Monod comme d’une « race étrangère… l’Anti-France … métèque, protestante et enjuivée ».

Un cinglant démenti lui est apporté par cette étude qui révèle qu’avec près de 20% de mobilisés morts ou disparus (contre 17,6% pour la moyenne nationale) et 10% d’engagés volontaires (contre 2% pour l’ensemble de l’armée française) les Monod, famille aisée et intellectuelle, ont montré leur attachement à la défense de la patrie. Cette approche sociologique d’un groupe homogène et lié permet d’autre part de mieux comprendre l’impact de la Grande Guerre sur les familles françaises.

Gabrielle Cadier-Rey agrégée et docteur en histoire livre ici une étude passionnante des mobilisés de cette famille, appuyée sur des documents d’archive et des témoignages inédits confiés par des descendants. Préface de André Encrevé, Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université de Paris-Est Créteil.

Prix public : 17€/CHF 24
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Ce qui laboure nos cœurs

par Henri & Hélène Nick

« En pleine attaque [bataille de la Somme où il sera blessé] le pasteur Nick, dont la haute silhouette (toujours surchargée de musettes, couvertures, paquets divers, tout cela destiné aux blessés) apparaissait au milieu des combattants chaque fois qu’il y avait un coup dur »

(Journal des Marches et des Opération du 201e régiment d’infanterie)

Toujours d’une rare richesse, ce quatrième tome de la correspondance Nick suit l’aumônier Henri Nick de la Somme à Verdun, toujours dans l’action et la compassion ; ses lettres éclairent les  problématiques humaines, militaires, religieuse, domestiques et philosophiques de la vie au front.

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Une confiance sans nom

essai sur la foi par Didier Travier

Est-il encore possible de croire ?

Bien des énoncés traditionnels de la foi sont devenus intenables ou simplement incompréhensibles. Au premier rang desquels ceux qui parlent … de Dieu. Et si l’on ne peut plus croire, comment pourrait-on encore pratiquer ? Cet essai tente l’hypothèse inverse : et si l’on partait de la pratique, d’une pratique, la protestante en l’occurrence ? Il s’agira alors de méditer sur la signification du culte réformé, de parcourir les différents moments de sa liturgie, d’interroger les grands symboles bibliques qu’il mobilise, le tout de manière profane, laïque, non religieuse. En faisant, autant que possible, abstraction de toute présupposition de Dieu. En cherchant ses appuis du côté des philosophes. En assumant aussi le caractère personnel de l’itinéraire suivi. Et qui sait ? Pourrait-il en sortir une foi épurée et revigorée ? Une foi sur le point de se libérer de la religion ?

Didier Travier (51 ans) est normalien (Ulm 1985) et agrégé de philosophie (1988). Il a enseigné dix ans la philosophie en lycée. Il est aujourd’hui conservateur de bibliothèque. Conseiller presbytéral d’une paroisse cévenole, il co-anime un cercle de réflexion théo-philosophique à la Maison du protestantisme de Nîmes. Cette expérience et celle de l’enseignement lui ont donné le goût d’une transmission à la fois claire et rigoureuse de la pensée philosophique auprès d’un large public.

Olivier Abel, philosophe a rédigé la préface.

Prix 10€ : pour acheter en ligne cliquer ici

Le Pauvre, le Saint et l’Hérétique

par Michel Jas

Incroyable bouillonnement spirituel du XIIe siècle qui voit au même moment les cathares fécondant le christianisme médiéval avec, sans doute, quelque apport de Byzance et de la Gnose, saint François d’Assise qui sauve le catholicisme par l’Évangile des derniers qui deviennent premiers et Valdès de Lyon au milieu de tout un groupe exigeant et pauvre qui sème les graines de la Réforme à venir. 

Ces spiritualités souvent proches et très modernes, dérangeantes pour l’époque, redonnent un élan à un christianisme qui s’institutionnalisait et s’embourgeoisait. 

Michel Jas étudie les enracinements des hérésies de l’Antiquité tardive aux méandres du Moyen Age et leur influence sur la Réforme protestante. Dans cet ouvrage, plein de beaux témoignages, il nous interroge sur la foi comme quête d’authenticité spirituelle.

Prix public : 8€

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La guerre des paysans

par Friedrich Engels

Il faut les pulvériser, les étrangler, les saigner, en secret et en public, dès qu’on le peut, comme on doit le faire avec des chiens fous ! C’est pourquoi, mes chers Seigneurs, égorgez-les, abattez-les, étranglez-les, libérez ici, sauvez là ! Si vous tombez dans la lutte, vous n’aurez jamais de mort plus sainte !

En 1525,  Luther recommande ce traitement radical pour réprimer la révolte des paysans qui, menés par Tomas Münzer, cherchaient à obtenir plus de justice sociale. Il sera écouté par les princes allemands et plus de 100 000 paysans, qui d’ailleurs se réclamaient des doctrines luthériennes, seront massacrés. Et pourtant, comme l’écrit Engels, « Luther lança à Wittenberg le signal du mouvement qui devait entraîner dans son tourbillon tous les ordres et ébranler tout l’Empire »

Dans cet ouvrage qu’il publia à 29 ans après le Manifeste du Parti Communiste,  Friedrich Engels analyse les causes sociales de la guerre  des paysans et montre que cette révolte évangélique était une lutte de classes avant d’être un mouvement religieux. Mais il découvre aussi derrière la théologie moderniste de Luther, une philosophie très conservatrice qui sous des dehors de neutralité politique est complétement alignée avec les intérêts des princes protestants qui comptaient sur la Réforme pour confisquer les biens de l’Église romaine.

L’introduction de Jean-Pierre Rissoan, agrégé de géographie, auteur de « Traditionalisme et révolutions », replace le texte de Engels dans ses contextes historiques du XVIème et du XIXème siècle.

L’auteur Friedrich Engels, co-fondateur avec Karl Marx du « marxisme », est le fils d’un riche industriel luthérien du textile installé dans la Ruhr ; il découvre les excès du capitalisme industriel en Angleterre lors d’un « stage » à Manchester en 1842 dans l’entreprise de son père.

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