Archives pour la catégorie Editions Ampelos

Isabeau Vincent, la bergère inspirée

par Marjolaine Chevallier

« Les méchants ne vous pourront point nuire. […] La Parole de Dieu doit être notre forteresse et ainsi Dieu vous bénira et vous gardera de tous les maux qu’ils vous pourraient faire. Il est toujours le même Dieu, son bras n’est point raccourci. Il a toujours la même force »

La jeune fille qui prophétise ainsi dans son sommeil n’a pas seize ans. Quelques années après la Révocation de l’Edit de Nantes, dans une situation de désespoir et de persécution, les propos de cette jeune bergère bouleversent toute une région et sa renommée s’étend rapidement à l’Europe entière.
Elle est à l’origine d’un mouvement qui influencera les Camisards, alors qu’elle-même n’a jamais appelé à l’insurrection.

Grâce à Marjolaine Chevallier, auteure, philosophe et maître de conférences honoraire à la Faculté de Théologie protestante de Strasbourg, nous découvrons ici Isabeau Vincent de Saoû, dans la Drôme, ses paroles inspirées et sa courte mais fertile histoire.

Postface de Philippe Joutard, professeur émérite à l’université de Provence, spécialiste du protestantisme français, notamment cévenol, et pionnier de l’histoire orale en France,

Prix: 9€

Rester humain!

par Adélaïde (Haïdi) Hautval

Les Juifs sont des gens comme les autres !

Cette déclaration d’Adélaïde Hautval, scandalisée par l’obligation faite aux juifs de porter l’étoile jaune, en juin 1942, lui vaut d’être marquée à son tour comme « Amie des Juifs ». Au camp de Pithiviers, elle assiste à l’arrivée, puis à la déportation des familles du Vel’ d’Hiv’, dont elle tente comme médecin de soulager la peine. Elle est elle-même déportée à Auschwitz puis Ravensbrück en janvier 1943, dans le convoi dit des « 31 000 », avec plus de deux cents résistantes françaises, dont Danielle Casanova, Charlotte Delbo, Marie-Claude Vaillant-Couturier.

Refusant systématiquement d’aider les médecins nazis du Block 10 dans leurs « expériences », Haïdi (son surnom à Ravensbrück) organise une multiplicité d’actes de résistance pour protéger et sauver ses co-détenues.

Après la guerre elle a témoigné des actes criminels des médecins nazis, a été nommée très tôt Juste parmi les Nations, et s’est engagée pour des causes humanitaires. Grâce à la persistance de Georges Hauptmann, son nom a été attribué à un hôpital en région parisienne, une allée et un groupe scolaire.

Préface de Patrick Cabanel, directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études.
Prix: 10 €

Réfugié & Résistant,

par Herbert Steinschneider, alias Pierre Séguy

« Je suis le pasteur de cette commune et je m’élève au nom du Christ contre le meurtre de quatre hommes, quatre femmes et quatre enfants, qui sont tous innocents. »

Herbert Steinchneider appartient à une famille d’origine juive et autrichienne qui s’est réfugiée en France à la montée du nazisme. Après avoir été brièvement enfermé au camp d’internement de Loriol (Drôme), il entre dans la Résistance en fabricant et diffusant des faux-papiers à partir de la Faculté de théologie protestante de Montpellier où il fait ses études.  Il travaille pour l’OSS, les services secrets américains.

La suite de l’Occupation le verra pasteur à Lasalle où il intervient, la Bible à la main, pour sauver de l’exécution un groupe d’otages retenu par les soldats allemands.

Son journal, traduit et présenté par Evelyne Brandts, nous fait vivre au jour le jour ces moments intenses racontés non sans humour.

Avant-propos de Patrick Cabanel, directeur d’études à l’École pratique des hautes études.

Protestant resistance

par Richard Maltby

Strategically located between the Mediterranean and the Atlantic Ocean, the South of France has always been a melting pot of people and ideas… No wonder then that as soon as the Reformation started, it received an enthusiastic welcome in many of the towns and villages and soon swept most of the Southern half of France.  In many of these villages, the descendants of the Cathars and the Vaudois had been living quietly and were among the firsts to join the new churches.

But challenging the spiritual, and in some cases the secular, power of Rome wasn’t without danger; soon the “heretics” were being persecuted, harassed and burned with their seditious books.  As the French Kings (with the notable exception of Henry IV), sided with the Pope, a culture of resistance developed and has remained to these days.

Richard Maltby, retired Professor of History at King’s School in Canterbury, takes us through the villages, towns and hideouts of the Huguenots and follows their actions of resistance to tyranny, from the Renaissance to WWII. His book shows the clear link and shared ideas between the Huguenots who fought Louis XIVth and their descendants who hid Jewish children and fought nazi occupation forces.

Annette Monod, l’Ange du Vel’ d’Hiv’.

par Frédéric Anquetil

 Rendue célèbre pour son rôle au Vel’d’Hiv’ par le film La Rafle, Annette Monod, consacra sa vie aux prisonniers. D’abord travailleuse sociale dans une banlieue ouvrière de Paris, son action dans les camps d’internement français va la transformer.

Particulièrement engagée dans la résistance durant les années sombres de 1940 à 1945, elle prit de nombreuses initiatives personnelles pour le soutien des internés juifs et des prisonniers politiques et fut une témoin majeure de la grande déportation française des enfants juifs.

Pendant les évènements d’Algérie, assistante sociale cheffe à la prison de Fresnes, elle s’oppose aux mauvais traitements infligés aux détenus FLN.

Issue d’une famille protestante engagée dans le christianisme social, elle a continué à interroger sa foi face à ce que l’humain est capable de pire.

Cette biographie rédigée par Frédéric Anquetil, qui l’a bien connue durant ses années de militantisme à l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), comble une lacune importante de l’histoire de la résistance féminine non-armée.

Avant-propos de Pierre Lyon-Caen, dont le père François, avocat au Conseil d’État, avait été soutenu au camp de Drancy par Annette Monod.

Postface de Guy Aurenche, ancien président de l’ACAT à l’époque où Annette Monod y menait ses derniers combats.

Prix : 12€

Catherine de Parthenay, une duchesse rebelle

par Nicole Vray

Insoumise et résistante, Catherine de Parthenay le fut toute sa vie : née en 1554 en Bas-Poitou, au Parc Soubise sur les terres de Mouchamps, élevée dans la Réforme et l’humanisme, liée aux Albret et donc cousine d’Henri IV, elle perd son premier mari assassiné durant la Saint-Barthélemy. Elle épouse en secondes noces René Ier de Rohan à Blain, près de Nantes, et fait de ce fief un refuge pour les protestants de la région. De ce mariage naissent cinq enfants dont celui qui sera Henri II de Rohan, gendre de Sully et dernier grand chef militaire protestant jusqu’au début du XVIIème siècle. Catherine de Parthenay assiste au premier siège de La Rochelle de 1572 et écrit une tragédie « Holopherne » tirée du livre biblique de Judith. Elle suit toutes les guerres de religion où meurt René Ier de Rohan. Amie de Catherine de Bourbon sœur d’Henri IV, dont Henri II de Rohan était le fidèle compagnon d’armes, Catherine est sans doute présente à Nantes lors de la signature de l’Edit de Nantes. Enfin elle est encore à La Rochelle lors du second Grand siège  de 1627 où Richelieu la qualifiera de « l’âme de la résistance ». A la fin de ce siège elle est emprisonnée à Niort et n’est libérée qu’après la paix d’Alés de 1629. Elle meurt en 1631,sur ses terres natales à Mouchamps.

Cette femme politique, huguenote intransigeante et passionnée fit l’admiration de toute l’élite européenne et suscita l’attachement des populations bretonnes et poitevines, qu’elle protégea jusqu’à sa mort en 1631. Elle fut également une femme de grande culture qui nous a laissé nombre d’écrits, correspondance, poèmes ou pamphlets, tous riches de sens et empreints de son protestantisme et de sa rigueur.

Prix public : 12 €

De la misère en milieu étudiant

Ce pamphlet publié en 1966 par un petit groupe d’étudiants qui avait pris le contrôle de l’UNEF locale est souvent considéré comme ayant lancé la contestation étudiante de Mai 68. Parmi ses auteurs présumés, Daniel Joubert, un ancien étudiant en théologie protestante, proche de l’Internationale Situationniste, qui s’était illustré par ses positions d’extrême gauche au comité de rédaction du Semeur, la revue des étudiants protestants.

Jean Baubérot, ami très proche de Daniel Joubert, et participant lui aussi aux événements de Mai 68 a rédigé la préface de ce classique de la protestation.

Prix : 8€

 

Odyssée prussienne,

par Paul Helmlinger

J’ai une certaine satisfaction de n’avoir jamais tiré un seul coup de fusil contre un ennemi pendant toute la guerre, bien qu’à un moment donné j’aurais dû le faire.

En 1915, Paul Helmlinger, jeune alsacien de 19 ans est incorporé dans l’armée allemande et envoyé sur le front de l’Est.

Francophile et opposé au militarisme prussien, il résiste avec finesse et courage à l’embrigadement, au « dressage » militaire et à l’asservissement des esprits.

Opposé à « la confiance dans la force des canons et des baïonnettes », le jeune étudiant en théologie nous raconte avec force détails passionnants son aventure involontaire de l’Alsace à l’Ukraine et son retour rocambolesque avec d’autres soldats alsaciens à la démobilisation.

Ecrit avec humour et humanité, ce récit picaresque révèle un aspect peu connu de la Grande Guerre, le traitement des soldats alsaciens sur le front de l’Est.

Préface de Marc Lienhard, Doyen honoraire de la Faculté de théologie protestante de l’Université de Strasbourg et spécialiste de l’histoire du protestantisme alsacien.
Prix : 9€

Un été en Cévennes,

par Aimé Vignon

Fils de mineur de la Grand’Combe et descendant de paysans huguenots de Vialas, Aimé Vignon est un concentré de Cévennes.

Instituteur, prédicateur laïque, conteur cévenol, il enseignait le français à ses élèves, mais affectionnait particulièrement la langue parlée par les « anciens » – le cévenol disait-il – qu’il parlait lors des nombreuses « veillées cévenoles » pendant lesquelles il passionnait son auditoire – du plus jeune au plus vieux – en partageant la mémoire des Cévennes, à travers histoires, légendes, poésies, contes et partages divers sur la vie quotidienne de ce pays qu’il aimait tant.

 Dans cet ouvrage qui fait maintenant partie du patrimoine cévenol, il nous raconte l’été à la campagne d’un jeune citadin qui retourne au village. Entre les grands-parents, les chèvres, les travaux des champs et le culte du dimanche, c’est toute une jeunesse insouciante et savoureuse qui se déroule sous nos yeux. C’est aussi tout un monde en partie disparu qui revit avec la verve cévenole d’Aimé Vignon.

Préface de Daniel Travier, fondateur de Maison Rouge, Musée des vallées cévenoles.

Prix : 9€

La pensée est dans la rue

La France conservatrice de 1967 obligeait les filles à avorter en secret et au péril de leur vie, les homosexuels à se cacher, les minorités à raser les murs, les journalistes à obéir. ..Nous avons en 1968, proclamé les droits du présent contre le passé, porté les voix de l’instant face aux gardiens de musée.

Daniel Cohn-Bendit (Le nouveau Magazine Littéraire mars 2018)

Ces voix de 68, anonymes pour la plupart, se sont fait entendre sur les murs, les affiches, dans la rue avec une spontanéité et une créativité éblouissantes ; en quelques jours la parole s’est libérée, une parole débridée et désordonnée certes mais une parole puisant son inspiration aux sources diverses de la frustration des jeunes, à la philosophie classique, aux théories politiques nouvelles et à l’aspiration à un monde meilleur.

Ce sont ces aspirations, au renouveau, au plaisir, à l’action, aux multiples libérations, que cet ouvrage illustre avec les mots et les images qui ont accompagné cette révolte festive.

Introduction d’Olivier Abel.

Vivre la fraternité

« Vivre la Fraternité » : telle était la thématique du rassemblement Protestants en fête, qui s’est déroulé à Strasbourg, fin octobre 2017, à l’occasion du 500e anniversaire de la Réformation. La « Nuit des thèses » en a été l’un des temps forts. Il s’agissait de donner l’occasion à quinze théologiens, de sensibilités diverses, d’exprimer en français courant leur propre approche de la Fraternité.

Voici le fruit de cette belle aventure. Y sont notamment abordées les questions suivantes : quelles sont les limites de la fraternité ? Peut-on réellement accueillir l’autre tel qu’il est ? Ne faut-il pas discerner des solidarités premières, ou prioritaires ? La fraternité en Christ s’articule-t-elle et renvoie-t-elle à une fraternité en humanité, ou bien au contraire la disqualifie-t-elle ? Qu’en est-il des frères ennemis : de la « frérocité » ? Protestants : sommes-nous (réellement) tous frères et sœurs ?

Avec des interventions de : Patricia Rohner-Hégé, Aude Millet, Frédéric Rognon, Gabriel Monet, Yannick Imbert, Régine Hunziker-Rodewald, Patrick Duprez, Elisabeth Parmentier, Corinne Lanoir, Roland Meyer, Joan Charras-Sancho, Yvan Bourquin, Marjorie Legendre, Christian Grappe, Gilles Vidal, Neal Blough, Jürgen Moltmann et François Clavairoly.

Illustrations de Jean-Pierre Molina

Pourquoi Mai 68?

par André Philip

Qui mieux qu’André Philip, fondateur en 1944 de ce qui allait devenir la Fédération des Maisons des Jeunes et de la Culture et économiste spécialiste du mouvement ouvrier, peut comprendre et expliquer Mai 68 ?

Dans une série d’articles et de conférences écrits à chaud mais d’une lucidité remarquable, cet ancien résistant souligne les raisons politiques, économiques et sociologiques de la révolte de Mai 68. Pragmatique et posé, il analyse aussi les conséquences des événements de Mai 68 et prévoit des bouleversements irréversibles.

Sur des sujets qui lui tenaient à cœur, l’engagement de la jeunesse et l’amélioration des conditions de vie de la classe ouvrière, le chrétien et la violence, le gaullisme etc… André Philip, que Paul Ricoeur appelait mon éveilleur, mon instructeur et ma référence  nous livre des analyses d’une pertinence toujours actuelle.

Préface biographique et sélection des textes par Loïc Philip.

Prix : 9€

 

Annette Monod, L’ange du Vel’d’Hiv’

par Frédéric Anquetil

 Rendue célèbre pour son rôle au Vel’d’Hiv’ par le film La Rafle, Annette Monod, consacra sa vie aux prisonniers. D’abord travailleuse sociale dans une banlieue ouvrière de Paris, son action dans les camps d’internement français va la transformer.

Particulièrement engagée dans la résistance durant les années sombres de 1940 à 1945, elle prit de nombreuses initiatives personnelles pour le soutien des internés juifs et des prisonniers politiques et fut une témoin majeure de la grande déportation française des enfants juifs.

Pendant les évènements d’Algérie, assistante sociale cheffe à la prison de Fresnes, elle s’oppose aux mauvais traitements infligés aux détenus FLN.

Issue d’une famille protestante engagée dans le christianisme social, elle a continué à interroger sa foi face à ce que l’humain est capable de pire.

Cette biographie rédigée par Frédéric Anquetil, qui l’a bien connue durant ses années de militantisme à l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), comble une lacune importante de l’histoire de la résistance féminine non-armée.

Avant-propos de Pierre Lyon-Caen, dont le père François, avocat au Conseil d’État, avait été soutenu au camp de Drancy par Annette Monod.

Postface de Guy Aurenche, ancien président de l’ACAT à l’époque où Annette Monod y menait ses derniers combats.

Prix : 17€

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