Archives pour la catégorie Théologies & Dénominations

Le méthodisme, un tison tiré du feu

, par Jérôme Grosclaude

Peu de français connaissent le méthodisme, la confession de George W. Bush et Hillary Clinton. Encore moins savent que le méthodisme a eu son heure de gloire en France et qu’il a été à l’origine d’un fort mouvement de réveil religieux.

Né au Royaume-Uni dans les années 1730, le méthodisme en a rapidement débordé les frontières pour porter aux quatre coins du monde un message évangélique et humanitaire qui jouera un rôle clé dans la fondation de l’Armée du salut en 1865.

Cet ouvrage complet et détaillé présente le méthodisme, ses doctrines, son histoire et ses représentants depuis son origine jusqu’à nos jours en donnant une vision globale de son importance. Il permet de mieux comprendre la théologie de ce mouvement beaucoup plus influent que ses 70 millions de membres dans le monde ne le laisseraient penser.

Le méthodisme, confession résolument tournée vers l’œcuménisme, a beaucoup à apporter à ceux et celles d’entre nous avides de mieux comprendre un monde en pleine mutation.

L’auteur, Jérôme Grosclaude, est docteur de l’université de la Sorbonne-Nouvelle – Paris III et maître de conférences en civilisation britannique à l’université Clermont Auvergne. Ses recherches portent sur l’histoire religieuse du Royaume-Uni depuis le XVIIIe siècle.

Préface par Bernard Cottret, historien spécialiste de la religion dans les pays anglo-saxons et du protestantisme anglais en particulier. Il est notamment l’auteur de Le Christ des Lumières – Jésus de Newton à Voltaire (Le Cerf, 1990), Histoire de la Réforme protestante, XVIe-XVIIIe siècles (Perrin, 2001) et de Thomas More : la face cachée des Tudors (Tallandier, 2012).

Prix : 27€/CHF 31

Je serai fusillé!

par Jules-Philippe Guiton

Guiton Fusillé couv1En 1915, en première ligne dans le secteur meurtrier du bois de la Gruerie, un jeune sergent, pasteur missionnaire rentré du Lesotho, sort de sa tranchée pour sauver un blessé allemand.

 Pacifiste engagé il refuse ensuite de décrire à son colonel la tranchée ennemie aperçue lors du sauvetage car dit-il : « j’y étais en homme de Paix pas en homme de guerre ». Menacé du Conseil de guerre, Jules-Philippe Guiton répond : « Je serai fusillé ! ».

L’affaire remonta jusqu’au Ministre de la Guerre et finalement Jules-Philippe Guiton est interné dans un asile d’aliénés. Il décéda en 1917 des suites de la tuberculeuse osseuse contractée dans les tranchées.

 Patrick Cabanel est directeur d’études à l’École pratique des hautes études. Il a récemment co-dirigé le volume de la Société d’Histoire du Protestantisme Français sur les Protestants et la Grande Guerre.

Prix public 10€

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Théologie et Lumières, Jonathan Edwards

par Roy Carpenter

Carpenter EdwardsParadoxalement ignoré du grand public, Jonathan Edwards a créé les solides fondements théologiques qui animent aujourd’hui une grande partie des nombreux mouvements dits « évangéliques ». En équilibre entre l’héritage intellectuel des Lumières et une pratique religieuse revivaliste, il fonde les bases d’une théologie moderne qui dénonce l’égoïsme et la quête individuelle du confort et de la richesse.

N’hésitant pas à mettre en cause l’autorité, même quand elle lui est favorable, Edwards privilégie la justice et l’expérience du peuple, des Noirs, des femmes, des Indiens, des enfants.

Comme sa théologie, l’héritage d’Edwards est en tension ; considéré aujourd’hui comme le plus grand théologien américain, sans doute le plus important du monde occidental au XVIIIème siècle: dans les universités d’élite, on admire la Lumière et le philosophe, tandis que le prédicateur de l’enfer vit toujours dans l’esprit des orateurs populistes des Églises évangéliques modernes.

Roy Carpenter est docteur en cultures et civilisations des pays anglophones et professeur agrégé à la Faculté de Droit de l’Université Jean Moulin Lyon 3.

Le préfacier, Louis Schweitzer est professeur d’éthique et de spiritualité à la Faculté Libre de Théologie Evangélique de Vaux-sur-Seine.

Prix public 29€

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Conseil à la France désolée,

par Sébastien Castellion

Castellion Conseil couv 1À l’apogée de la Renaissance, dans une France prospère et cultivée qui est un modèle pour l’Europe, une bande armée dirigée par le Duc de Guise massacre des protestants qui se réunissaient dans une grange à Wassy, en Lorraine. Cet épisode marque le début des guerres dites « de religion » qui ruineront la France et malgré l’épisode pacifique du règne d’Henri IV, conduiront à la persécution puis l’exil des protestants français qui iront apporter à d’autres pays européens leurs idées et leurs ressources.

Un an à peine après le massacre de Wassy, un philosophe humaniste, Sébastien Castellion, effaré par l’étendue des massacres (plus de 50 000 français des deux confessions sont déjà morts) écrit cette lettre ouverte aux prêcheurs, aux princes et aux « gens privés ».

Dans un style simple et direct, il analyse avec clarté les causes du conflit, renvoie chaque parti à ses responsabilités et propose une analyse des scénarios possibles pour la suite des événements.

La préface de Pierre Joxe, magistrat devenu avocat, ancien ministre de l’Intérieur et de la Défense, replace l’ouvrage de Castellion dans son environnement politique et historique et fait découvrir au lecteur ce philosophe de la tolérance.

 Prix public 10€

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Mémoires d’une missionnaire au XIXème siècle, de la campagne languedocienne à la cour de Londres,

par Christine Majolier

Majolier Mémoires couv1Quel extraordinaire destin ! Née en 1805, à Congènies, dans le Gard, dans une famille protestante modeste qui comptait des prophètes camisards parmi leurs ancêtres Christine Majolier voyagera dans toute l’Europe, deviendra la première française « pasteure » et rencontrera prisonniers, indigents et royauté.

A l’âge de 12ans, Christine Majolier qui parle mieux le « patois » occitan que l’anglais arrive à en Angleterre. Ses parents, membres des « Couflaïres » languedociens, église protestante non-violente et égalitaire issue des prophètes camisards l’ont confiée aux Quakers anglais pour son éducation.  Elle y  passera la plus grande partie de sa vie avec de multiples voyages en France pour revoir sa famille.

Très vite elle s’engage auprès des Amis (le vrai nom des Quakers) et  d’abord en qualité d’interprète, puis comme ministre de l’Evangile ;   animée par une foi profonde, elle parcourra l’Europe pour servir les pauvres et les prisonniers et présenter les actions des Amis. Elle aura ainsi l’occasion de rencontrer,  outre la reine de France (épouse de Louis-Philippe), la reine de Wurtemberg  et la reine Victoria avec laquelle elle correspondra.

Son journal, fourmille d’anecdotes sur Nîmes et le Languedoc, sur la Commune de Paris comme sur l’Angleterre durant cette période animée (Empire, Restauration, règne de Victoria) qui vit aussi de nombreux Réveils.

Prix public : 19€
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Une femme dans la Grande Guerre

par Madeleine Blocher-Saillens

Blocher Saillens Journal de Guerre couv1Quel triste dimanche ! dès le 2 Août 1914, lendemain de la déclaration de guerre, Madeleine Blocher Saillens comprends que la période qui commence ne sera pas une joyeuse marche victorieuse mais une longue épreuve meurtrière.
Qui mieux qu’une femme, croyante et féministe engagée qui deviendra la première pasteure baptiste française dans les années 30, pouvait avoir l’intuition de la folie des hommes et la décrire dans sa progression quotidienne telle qu’elle était ressentie à l’arrière ? Madeleine Blocher Saillens, femme de pasteur et fille du célèbre évangéliste Ruben Saillens analyse les nouvelles et l’impact de la guerre sur le quotidien des français avec l’intelligence d’une jeune femme aisée à la fibre sociale et la compassion d’une sœur de soldat et d’une mère de jeunes enfants.
Malgré un patriotisme fervent nous sommes loin du bellicisme fanfaron que la presse répandait à l’arrière, et sans douter de la victoire, elle se rend compte qu’ « elle sera durement achetée ! ce sera la banqueroute pour toutes les nations d’Europe. »
Un éclairage original et passionnant et un rare témoignage d’une femme sur la Grande Guerre.

prix public : 15€
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« un document très concret »  Gabrielle Cadier dans le BSHPF

Une passion républicaine, laïcité, républicanisme et protestantisme dans la Drôme (1892-1918),

par Jean-Paul Augier

Augier Passion républicaineA une époque fondatrice de l’histoire française marquée par la lutte entre « les deux France », républicaine anticléricale et catholique conservatrice, une minorité protestante dans le département de la Drôme, un des grands foyers du protestantisme méridional, tente de concilier républicanisme et identité huguenote. Face à des républicains de plus en plus influencés par la Libre-Pensée et des cléricaux qui rêvent d’instaurer une république catholique, les réformés drômois font entendre une autre voix en liant modernité politique et foi religieuse, notamment lors de la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905 où ils jouent un rôle majeur.

Cette étude très documentée sur une période difficile des relations politico-religieuses en France permet de mieux comprendre la dynamique des tensions « communautaires »  entre groupes sociaux et culturels qui menacent l’harmonie du « vivre ensemble » français.

Préface de Jean Baubérot, Professeur émérite de la chaire « Histoire et sociologie de la laïcité » à l’École pratique des Hautes Études.

L’auteur Jean-Paul Augier, docteur en histoire, descend d’une longue lignée de protestants républicains de la Drôme méridionale, dont un grand père, huguenot et franc-maçon, qui à cause de ses convictions dreyfusardes a dû démissionner de l’École militaire de Paris et abandonner une carrière d’officier.

620 pages prix public 36 €
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Ruben et Jeanne Saillens évangélistes, par Marguerite Wargenau-Saillens

Ruben Saillens couv1Le plus connu des évangélistes français au tournant des XIXe et XXe siècles reste une figure prophétique pour le XXIe. Après de brèves études bibliques à Londres, il fit ses premières armes dans l’évangélisation en milieu populaire aux côtés de Robert W. MacAll. Fondateur d’une Église baptiste à Paris, secondé par sa femme Jeanne, il eut une intense activité d’évangélisation dans toute la France et fit des voyages réguliers dans les pays anglo-saxons (Grande-Bretagne, États-Unis). Pionnier en francophonie des « conventions chrétiennes » qui attiraient des milliers de fidèles, il créa en 1921 l’Institut Biblique de Nogent-sur-Marne dont il fut le premier directeur.

Ruben Saillens fit aussi de nombreuses incursions sur le terrain politique : favorable à la Commune dans sa jeunesse, il sera en 1885 hostile à l’intervention française à Madagascar, ce qui lui vaudra l’hostilité durable du parti colonial. Partisan déclaré du capitaine Dreyfus, son philosémitisme s’affirmera encore dans les années précédant la Seconde guerre mondiale.

Ce Cévenol infatigable manifestera aussi des dons littéraires hors du commun (il aura même l’honneur d’être plagié par Léon Tolstoï lui-même !). Il sera ainsi l’auteur de « la Cévenole », hymne fédérateur des descendants de Camisards, ainsi que de nombreux autres cantiques. Sa fille Madeleine (dont les Éditions Ampelos ont publié le Journal de la Grande Guerre)  sera la première française pasteure baptiste et plusieurs de ses petits-enfants s’illustreront dans diverses activités missionnaires et éducatives.

Prix public 22€

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Gilbert Lesage, un Juste manipulé?

par Olivier Pettinotti

Gilbert LPettinoti Lesage couv1esage est une de ces énigmes passionnantes du XXème siècle ; fonctionnaire de Vichy, chef de l’important Service Social des Étrangers qui intervient directement dans les camps d’étrangers en France il détournera l’action de son service pour en faire un important outil de sauvegarde des Juifs au nez et à la barbe de Vichy. Quaker engagé et activiste inclassable, il échappera de peu à la Milice mais reste une personnalité étrange et controversée.
L’auteur tente d’éclairer les mobiles et les limites de l’action de Gilbert Lesage ; Le SSE a-t-il permis de protéger de nombreux internés de la Shoah ou fût-il une cible facile de rafle pour la Police de Vichy ?

Jeune universitaire passionné par la Résistance, Olivier Pettinotti a centré ses recherches sur les activités résistantes de certains fonctionnaires de Vichy.
Après son mémoire de maîtrise sur Gilbert Lesage dont est tiré cet ouvrage, il a prolongé son travail sur le rôle du SSE et de ses agents.
Chrétien à l’écoute et tolérant, il s’est particulièrement intéressé à la « banalité du bien » et à la résistance non-violente.
Il décède en 2006 à 33 ans, des suites d’une longue maladie.

Avec une préface d’Anne Grynberg, professeur des Universités en histoire contemporaine.

Prix : 15€
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Je raconterai toutes tes merveilles,

par Bernard Dunand

Dunand Merveilles CouvertureFils d’un artiste renommé, Bernard Dunand suivra dans les traces de son père et deviendra un des spécialistes mondiaux de la décoration en laques et du mobilier art déco. Il aura une carrière internationale et participera entre autres à la décoration du paquebot France, du Jockey Club de Sao Paulo, du palais de Houphouët-Boigny à Abidjan et de la salle du Conseil d’administration de Total à Neuilly.

En juillet 1940, Bernard Dunand, artiste renommé et personnalité insouciante des « années folles » se retrouve prisonnier en Allemagne dans un camp pour officiers français. Il y découvrira la Bible et assisté par le pasteur Jaques Blocher qui avait été son condisciple à l’École Alsacienne, approfondira une vision du monde éclairée par l’Écriture. A son retour à Paris en 1945, il retrouve un atelier décimé depuis la mort de son père en 1942 et devra faire face à de nombreuses difficultés économiques et professionnelles. Mais la foi retrouvée dans l’Offlag ne le quittera pas et tout en fréquentant assidûment une église baptiste, il relancera son activité et reprendra sa place parmi les artistes qui ont marqué son époque.

Son autobiographie sincère et directe nous fait découvrir la vie et les émotions de ce grand artiste chrétien, ses succès comme ses échecs et nous fait partager l’espoir de celui qui a intitulé une de ses dernières œuvres : « Fais briller ma lumière »

 

Préface de Henri Blocher, (Doyen de la faculté évangélique de Vaux sur Seine) et de Felix Marcilhac, (spécialiste international de l’Art Déco et expert près la cour d’appel de Paris), éclairent les facettes spirituelles et artistiques de cet homme apaisé aussi à l’aise en compagnie des artistes et des puissants que de ses frères et sœurs évangéliques.

Observations sur les Quakers,

Antoine Benezet

Benezet Quakers Couv1Antoine Bénézet est né en 1713 à Saint-Quentin, en France, dans une famille de huguenots originaires du Languedoc. Chassés de France par la Révocation de l’Edit de Nantes, ses parents s’installent aux Pays Bas puis à Londres, et finalement en Pennsylvanie. C’est en Angleterre que Jean-Etienne, le père d’Antoine, découvrit les Quakers et qu’il rejoignit leur groupe, la Société des Amis. A son arrivée en Amérique, la famille s’installe en Pennsylvanie, Etat fondé par les Quakers. Le jeune Antoine, à son tour, rejoint ce groupe et abandonne rapidement sa carrière dans le négoce pour devenir éducateur et professeur dans une école quaker tout en donnant chez lui des cours du soir pour des enfants d’esclaves. En 1754, il quitte cette école pour fonder la première école de filles d’Amérique, et quelques années plus tard il fonde une école pour les Africains-américains, tout en écrivant de nombreux pamphlets contre l’esclavage. En 1775, avec l’aide de nombreux Quakers, Bénézet fonda la première société anti esclavagiste dont Benjamin Franklin devint le président après la mort du fondateur. Fidèle à la philosophie quaker, Bénézet était aussi un pacifiste convaincu et un homme humble et amical.

Son ouvrage sur les Quakers en Amérique fut écrit pour présenter à ses anciens compatriotes français les idées et doctrines de la Société des Amis (Quakers) à l’époque très peu connue en France.

La préface de Jeanne-Henriette Louis, spécialiste des Quakers et du pacifisme entre autres, présente l’ouvrage de Bénézet dans son contexte religieux et historique et l’inscrit dans les courants d’idées de l’époque.

Prix public : 9 €

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Felix Neff, l’apôtre des Hautes Alpes

par S. Lortsch

Lortsch Neff small couv1En 1825, un jeune pasteur suisse de 28 ans ouvre la première « école normale » de France dans un village isolé de la Vallée de Freissinières dans les Hautes Alpes.

Qui est ce jeune évangéliste qui parcourt à pied plus de 1600 km par an pour porter la Parole et alimenter le Réveil ?  Dans des terres depuis longtemps protestantes et vaudoises, mais épuisées par la misère et le manque d’instruction, Félix Neff rassemble les habitants, les aide spirituellement et éduque les enfants. Mais son œuvre ne s’arrête pas là; il organise les villageois pour qu’ils construisent ensemble des systèmes d’irrigation, introduit de nouvelles cultures et réforme la construction des habitations. Dans l’école qu’il fonde, destinée aux enfants de ses voisins souvent analphabètes, on enseignera la musique, la lecture, l’écriture et la géographie.

Responsable d’un des premiers grands mouvements de Réveil en France, Félix Neff, souvent appelé l’Apôtre des Hautes Alpes mourra d’épuisement à 31 ans. Il a laissé des Lettres émouvantes, et un exemple d’altruisme rarement égalé jusqu’à nos jours. Entre Oberlin et Schweitzer, il illustre une vocation humanitaire qui, loin des grands discours théoriques, s’implique, jusqu’à l’épuisement, dans l’aide au prochain le plus défavorisé.

Prix : 20  € / CHF 26

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Chronique de la vie quaker française,

par H. van Etten

VanEtten Chronique QuakerAprès  les temps troublés de la guerre des Camisards et du prophétisme cévenol, un groupe chrétien pacifiste se manifeste dans la Vaunage protestante, à l’ouest de Nîmes. Ces ‘Couflaïres’ sont la première manifestation connue de ceux  qui sont devenus les premiers Quakers languedociens.

Après la Première Guerre mondiale, un renouveau d’intérêt pour le quakerisme se manifesta à Paris, et peu à peu, de nouveaux membres s’affilièrent à la Société religieuse des Amis (Quakers). Toujours motivée par le pacifisme et l’amitié entre les peuples, l’action des Quakers français, proche du Christianisme social, trouvera son apogée durant la Seconde Guerre mondiale lorsque des quakers français, suisses et américains unirent leurs efforts pour sauver de très nombreux Juifs de l’extermination.

L’ouvrage d’Henry van Etten, mis à jour et préfacé est la référence pour l’histoire des quakers français. A travers les destins de femmes et d’hommes militants pour la paix et le secours au prochain, nous découvrons une famille spirituelle peu connue en France, malgré l’importance que certains de ses membres ont pu avoir.

© Société des Amis/Editions Ampelos 2009

Prix recommandé : 21 €

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Religieux et Surnaturel, par Charles Bois

Charles Bois Religieux et Surnaturel

Doit-on croire aux miracles ? Plus généralement, quelle place le surnaturel peut il tenir dans une société de plus en plus rationnelle ? Peut-on même envisager une religion dépouillée du surnaturel ?

Charles Bois est né à Die (Drôme), en 1826 et mourût à Montauban en 1896.

Successivement pasteur de l’Église réformée à Montmeyran (Drôme), de 1850 à 1857, et à Alais de 1857 à 1860, il fut appelé en 1860 à la Faculté de théologie protestante de Montauban, comme professeur d’hébreu, de critique et d’exégèse de l’Ancien Testament. Il occupa cette chaire jusqu’en 1873 et passa alors dans celle de morale et d’éloquence sacrée. En 1875, il devint doyen de la Faculté.

Orateur très clair et élégant, il s’intéressa particulièrement au surnaturel et aux questions morales et sociales. Il fut aussi un auteur prolixe et joua un rôle important dans le débat entre « libéraux » et «évangéliques orthodoxes ». C’est lui qui rédigea la confession de foi du synode de 1872 où les protestants libéraux furent mis en minorité; le schisme ainsi créé entre « libéraux » et « évangéliques » dura jusqu’en 1906.

Après une période d’oubli relatif, ses écrits, fortement marqués par sa foi en l’inspiration surnaturelle de Dieu, retrouvent un nouveau succès, notamment dans les milieux évangéliques.

La longue introduction de Pierre-Yves Ruff permet de prendre du recul par rapport aux débats de l’époque pour redonner de l’actualité à la pensée de Bois.

Prix recommandé : 12 €


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Agir,

par Albert Schweitzer

Agir par A. SchweitzerNé en 1875, dans une Alsace incorporée depuis peu au nouveau Reich allemand, le pasteur et musicien Albert Schweitzer a l’idée singulière, à trente ans, de s’engager comme médecin sur la station missionnaire de Lambaréné, en territoire colonial français. À son amie Hélène Bresslau, qu’il épousera en 1912 et qui partira avec lui, il avait déjà écrit (lettre du 25.09.1903) : « Je crois dans la mesure où j’agis ».

Sur le terrain en 1913, après sept ans de formation (doctorat en médecine) et de combats pour imposer sa candidature à la Société Évangélique des Missions de Paris, l’engagement missionnaire prend avec lui une orientation résolument humanitaire qui s’accentuera et deviendra décisive après guerre, lors du deuxième séjour, entre 1924 et 1927. Schweitzer est l’homme qui a franchi, en situation, le pas qui sépare, sans les opposer, l’ordre missionnaire chrétien et l’ordre humanitaire a priori universel et laïque, sans frontière religieuse.

Le christianisme est pour lui essentiellement une éthique (une obligation) de l’action, dans la perspective de réparer les maux de ce monde et de préparer l’avènement d’un autre, de justice et de fraternité. Le christianisme comme altermondialisme !
L’espérance ? J’espère dans la mesure où j’agis.

Dans ses sermons, comme dans son œuvre philosophique, Schweitzer se montre critique de son temps. Il en pressent le déclin, en discerne les besoins ou les manques. Il confesse sa foi en l’éclairant par la raison et en la soumettant à l’épreuve de l’histoire.

Président de l’AFAAS (Association Française des Amis d’Albert Schweitzer) depuis 2008, philosophe, Jean-Paul Sorg a déjà traduit de l’allemand en français et édité plusieurs ouvrages de Schweitzer. Il a publié 11 numéros des Études Schweitzeriennes et est le rédacteur en chef des Cahiers Albert Schweitzer, qui paraissent trois fois l’an.

Illustration de la couverture : Albert Schweitzer à Lambaréné, photo de W. Eugene Smith © 1954, 2009 The Heirs of W. Eugene Smith.

© Editions Ampelos 2009
Prix recommandé : 22 €


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