Archives pour la catégorie Résistance

You are a man!

l’étonnante amitié entre Charles de Gaulle et Dwight Eisenhower, par François Boulet

« You are a man ! »

Voilà comment Charles de Gaulle qualifiait, en décembre 1943 à Alger, celui qui, d’opposant sceptique,  allait devenir un ami fidèle, Dwight Eisenhower.

Ces deux hommes à la carrière très similaire s’opposeront pourtant avant de s’entendre, se respecter puis s’admirer mutuellement.

Basé sur un travail d’archives inédites, cet ouvrage décrit une rare et étonnante amitié de chefs d’états, alimentée par les épreuves communes et les satisfactions partagées.

« un vibrant hommage à Charles de Gaulle et à Dwight Eisenhower »

Gérard Larcher (dans sa préface)

Camisards of the Cévennes

par Richard Maltby

When Louis XIV, the self-proclaimed “Sun King” decided to cancel the Edict of Nantes signed by his grandfather, he thought that French Protestants had given up after nearly a century of persecution and discrimination.

Little did he realize that this cancellation and the brutality that ensued to enforce the banning of protestant worship would ignite the first modern guerrilla war, known as the War of the Camisards.

All through the Cévennes, a rough, rural mountainous landscape, simple peasants took to arms to defend the free exercise of their religion from oppression. Bands of locals, helped by villagers and galvanized by travelling prophets, harassed the mighty dragoons and won a number of battles.

Richard Maltby, retired professor of history at The King’s School, Canterbury, takes us through the villages, towns and hideouts of the Huguenots and follows their resistance to tyranny. His book shows the clear link and shared ideas between the Camisards who fought Louis XIVth and their descendants who hid Jewish children and fought Nazi occupation forces in World War II.

Rester humain!

par Adélaïde (Haïdi) Hautval

Les Juifs sont des gens comme les autres !

Cette déclaration d’Adélaïde Hautval, scandalisée par l’obligation faite aux juifs de porter l’étoile jaune, en juin 1942, lui vaut d’être marquée à son tour comme « Amie des Juifs ». Au camp de Pithiviers, elle assiste à l’arrivée, puis à la déportation des familles du Vel’ d’Hiv’, dont elle tente comme médecin de soulager la peine. Elle est elle-même déportée à Auschwitz puis Ravensbrück en janvier 1943, dans le convoi dit des « 31 000 », avec plus de deux cents résistantes françaises, dont Danielle Casanova, Charlotte Delbo, Marie-Claude Vaillant-Couturier.

Refusant systématiquement d’aider les médecins nazis du Block 10 dans leurs « expériences », Haïdi (son surnom à Ravensbrück) organise une multiplicité d’actes de résistance pour protéger et sauver ses co-détenues.

Après la guerre elle a témoigné des actes criminels des médecins nazis, a été nommée très tôt Juste parmi les Nations, et s’est engagée pour des causes humanitaires. Grâce à la persistance de Georges Hauptmann, son nom a été attribué à un hôpital en région parisienne, une allée et un groupe scolaire.

Préface de Patrick Cabanel, directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études.
Prix: 10 €

Réfugié & Résistant,

par Herbert Steinschneider, alias Pierre Séguy

« Je suis le pasteur de cette commune et je m’élève au nom du Christ contre le meurtre de quatre hommes, quatre femmes et quatre enfants, qui sont tous innocents. »

Herbert Steinchneider appartient à une famille d’origine juive et autrichienne qui s’est réfugiée en France à la montée du nazisme. Après avoir été brièvement enfermé au camp d’internement de Loriol (Drôme), il entre dans la Résistance en fabricant et diffusant des faux-papiers à partir de la Faculté de théologie protestante de Montpellier où il fait ses études.  Il travaille pour l’OSS, les services secrets américains.

La suite de l’Occupation le verra pasteur à Lasalle où il intervient, la Bible à la main, pour sauver de l’exécution un groupe d’otages retenu par les soldats allemands.

Son journal, traduit et présenté par Evelyne Brandts, nous fait vivre au jour le jour ces moments intenses racontés non sans humour.

Avant-propos de Patrick Cabanel, directeur d’études à l’École pratique des hautes études.

Annette Monod, l’Ange du Vel’ d’Hiv’.

par Frédéric Anquetil

 Rendue célèbre pour son rôle au Vel’d’Hiv’ par le film La Rafle, Annette Monod, consacra sa vie aux prisonniers. D’abord travailleuse sociale dans une banlieue ouvrière de Paris, son action dans les camps d’internement français va la transformer.

Particulièrement engagée dans la résistance durant les années sombres de 1940 à 1945, elle prit de nombreuses initiatives personnelles pour le soutien des internés juifs et des prisonniers politiques et fut une témoin majeure de la grande déportation française des enfants juifs.

Pendant les évènements d’Algérie, assistante sociale cheffe à la prison de Fresnes, elle s’oppose aux mauvais traitements infligés aux détenus FLN.

Issue d’une famille protestante engagée dans le christianisme social, elle a continué à interroger sa foi face à ce que l’humain est capable de pire.

Cette biographie rédigée par Frédéric Anquetil, qui l’a bien connue durant ses années de militantisme à l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), comble une lacune importante de l’histoire de la résistance féminine non-armée.

Avant-propos de Pierre Lyon-Caen, dont le père François, avocat au Conseil d’État, avait été soutenu au camp de Drancy par Annette Monod.

Postface de Guy Aurenche, ancien président de l’ACAT à l’époque où Annette Monod y menait ses derniers combats.

Prix : 12€

Saint Jean-du-Gard, terre de liberté

par Nelly Duret

À Saint-Jean-du-Gard, on sait lire, écrire et protester depuis la Réforme.

L’obstination de la population dans ses revendications et sa résistance aux injustices irrigue la mémoire saint-jeannaise et nombreux sont les témoignages populaires, lettres, testaments ou livres de raison, qui permettent de raconter ces « vies minuscules », si souvent oubliées de l’Histoire. La destinée de cette communauté met en lumière les besoins de liberté et de spiritualité des hommes tissant des histoires de chair, de larmes et de sang d’une bouleversante actualité. Avec ce récit historique puissant, on découvre la participation remarquable d’une petite communauté cévenole minoritaire, à l’Histoire nationale.

Ce livre convaincra aussi bien les habitants et visiteurs de Saint-Jean-du-Gard que celles et ceux, dans un cercle bien plus large, que continuent à passionner la géographie, l’histoire, la religion, la culture des Cévennes.   Patrick Cabanel

Prix : 19€

Jacques Martin, objecteur de conscience, Juste et résistant,

par Violaine Kichenin-Martin

jacques-martin-couv-1« Je vous renvoie ci-joints mes papiers militaires et vous prie de voir là l’effet de ma décision de ne plus répondre aux appels que pourra m’adresser l’autorité militaire. »

Cette lettre au ministre de la Guerre qui ressemble à une chanson célèbre marqua le début d’une importante campagne dont Jacques Martin, incarcéré cinq fois pour objection de conscience fut le principal porte-parole avec Henri Roser et leur avocat André Philip (député du Front Populaire puis futur ministre du Général de Gaulle). Mais sa non-violence radicale n’empêche pas une résistance déterminée contre la tyrannie et les injustices. Arrêté par la Milice et condamné à mort par la Gestapo pour actes de résistance, il sera élargi juste avant la Libération sur l’intervention de son ami et chef de maquis Laurent Olivès. Nommé, avec son épouse Jacqueline Martin, Juste parmi les Nations pour avoir sauvé des Juifs, il continuera toute sa vie le combat non-violent et recevra Martin Luther King lors de son passage à Lyon en mars 1966.

 

L’auteur de cette biographie très personnelle et documentée, Violaine Kichenin-Martin, fille de Jacques Martin,  nous ouvre les archives familiales d’un résistant déterminé qui traversa le siècle avec une sérénité et une foi inébranlables. Le préfacier, Patrick Cabanel est directeur d’études à l’École pratique des hautes études. Il s’est particulièrement intéressé au protestantisme à propos duquel il a écrit de nombreux ouvrages de référence, dont De la paix aux résistances, les protestants français de 1930 à 1945 (Fayard).

prix public : 19€
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Refuge et Résistance,

François Boulet

Boulet La Tronche couv1Dans les années sombres de la Seconde Guerre mondiale, une petite ville de huit mille habitants, La Tronche, le petit Nice des Alpes, nichée dans une vallée alpine à proximité de Grenoble devient un important foyer d’accueil de réfugiés dont le plus célèbre est sans doute Pierre Mendès-France. Le doyen Gosse, « chef moral » de l’active Résistance locale  utilise sa villa, La Bérengère, comme une halte sécurisée pour de nombreux réfugiés.  Encore plus étonnant, le pensionnat protestant Brise des Neiges, dirigé par Éva Péan-Pagès, une femme de caractère et de foi, cachera et sauvera de l’extermination près de 100 enfants, pour la plupart d’origine juive. Tous ces efforts n’empêcheront pas la déportation de certains réfugiés, dont Anni et Fritz Finaly ni l’assassinat du doyen Gosse.

François Boulet, docteur en histoire, est professeur agrégé, au Lycée International de Saint-Germain-en-Laye. Sa famille est d’origine dauphinoise ; ses grands-parents ont été directeurs d’école à La Tronche. Sa thèse de doctorat sur Les montagnes françaises 1940-1944 : des montagnes-refuges aux montagnes-maquis est soutenue en 1997 ; en 2008, l’ouvrage Les Alpes françaises 1940-1944 : des montagnes-refuges aux montagnes-maquis la reprend et l’approfondit. Avec ce livre, il écrit une micro-histoire passionnante basée sur vingt années de travaux et d’enquêtes.

Prix Public 15€

Moissac 1939-1945, Résistants Justes et Juifs

Moissac Boulet couv 1Sereinement, la ville de Moissac sauva plusieurs centaines d’enfants juifs entre 1940 et 1944. Le silence lia tous les habitants et permit aux jeunes Éclaireurs israélites de France, dirigés par Shatta et Bouli Simon, de vivre en sécurité malgré l’Occupation allemande et les mesures du gouvernement de Vichy.

François Boulet a dépouillé de nombreuses archives publiques et privées et parlé aux principaux acteurs et survivants de cette époque pour nous livrer ici un document fascinant sur la vie à Moissac avant la guerre, l’accueil des réfugiés espagnols, la défaite de juin 1940, la « zone libre », le refuge juif, l’occupation allemande, la Résistance, puis la Libération et l’épuration. Durant ces années, Moissac devient, grâce au soutien des Moissagais, la ville-refuge de plusieurs centaines de jeunes Juifs ou Éclaireurs israélites de France, jamais dénoncés, jamais inquiétés. La riche ville agricole de Moissac devient alors une « cité de Justes » fournissant un refuge spirituel juif étonnant, à l’origine d’une histoire locale passionnante de la France pendant les années terribles de la Seconde Guerre mondiale.

François Boulet, né à Moissac le 10 février 1965, est professeur agrégé, docteur en histoire, président de la Fédération des sociétés historiques et archéologiques des Yvelines. Ses recherches portent sur les protestants français pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Europe des Habsbourg et le général de Gaulle. Depuis 1986, ses travaux historiques précisent aussi l’histoire de Moissac.

prix public : 15€
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