Archives pour la catégorie Régions françaises et Réforme

Réfugié & Résistant,

par Herbert Steinschneider, alias Pierre Séguy

« Je suis le pasteur de cette commune et je m’élève au nom du Christ contre le meurtre de quatre hommes, quatre femmes et quatre enfants, qui sont tous innocents. »

Herbert Steinchneider appartient à une famille d’origine juive et autrichienne qui s’est réfugiée en France à la montée du nazisme. Après avoir été brièvement enfermé au camp d’internement de Loriol (Drôme), il entre dans la Résistance en fabricant et diffusant des faux-papiers à partir de la Faculté de théologie protestante de Montpellier où il fait ses études.  Il travaille pour l’OSS, les services secrets américains.

La suite de l’Occupation le verra pasteur à Lasalle où il intervient, la Bible à la main, pour sauver de l’exécution un groupe d’otages retenu par les soldats allemands.

Son journal, traduit et présenté par Evelyne Brandts, nous fait vivre au jour le jour ces moments intenses racontés non sans humour.

Avant-propos de Patrick Cabanel, directeur d’études à l’École pratique des hautes études.

Catherine de Parthenay, une duchesse rebelle

par Nicole Vray

Insoumise et résistante, Catherine de Parthenay le fut toute sa vie : née en 1554 en Bas-Poitou, au Parc Soubise sur les terres de Mouchamps, élevée dans la Réforme et l’humanisme, liée aux Albret et donc cousine d’Henri IV, elle perd son premier mari assassiné durant la Saint-Barthélemy. Elle épouse en secondes noces René Ier de Rohan à Blain, près de Nantes, et fait de ce fief un refuge pour les protestants de la région. De ce mariage naissent cinq enfants dont celui qui sera Henri II de Rohan, gendre de Sully et dernier grand chef militaire protestant jusqu’au début du XVIIème siècle. Catherine de Parthenay assiste au premier siège de La Rochelle de 1572 et écrit une tragédie « Holopherne » tirée du livre biblique de Judith. Elle suit toutes les guerres de religion où meurt René Ier de Rohan. Amie de Catherine de Bourbon sœur d’Henri IV, dont Henri II de Rohan était le fidèle compagnon d’armes, Catherine est sans doute présente à Nantes lors de la signature de l’Edit de Nantes. Enfin elle est encore à La Rochelle lors du second Grand siège  de 1627 où Richelieu la qualifiera de « l’âme de la résistance ». A la fin de ce siège elle est emprisonnée à Niort et n’est libérée qu’après la paix d’Alés de 1629. Elle meurt en 1631,sur ses terres natales à Mouchamps.

Cette femme politique, huguenote intransigeante et passionnée fit l’admiration de toute l’élite européenne et suscita l’attachement des populations bretonnes et poitevines, qu’elle protégea jusqu’à sa mort en 1631. Elle fut également une femme de grande culture qui nous a laissé nombre d’écrits, correspondance, poèmes ou pamphlets, tous riches de sens et empreints de son protestantisme et de sa rigueur.

Prix public : 12 €

Saint Jean-du-Gard, terre de liberté

par Nelly Duret

À Saint-Jean-du-Gard, on sait lire, écrire et protester depuis la Réforme.

L’obstination de la population dans ses revendications et sa résistance aux injustices irrigue la mémoire saint-jeannaise et nombreux sont les témoignages populaires, lettres, testaments ou livres de raison, qui permettent de raconter ces « vies minuscules », si souvent oubliées de l’Histoire. La destinée de cette communauté met en lumière les besoins de liberté et de spiritualité des hommes tissant des histoires de chair, de larmes et de sang d’une bouleversante actualité. Avec ce récit historique puissant, on découvre la participation remarquable d’une petite communauté cévenole minoritaire, à l’Histoire nationale.

Ce livre convaincra aussi bien les habitants et visiteurs de Saint-Jean-du-Gard que celles et ceux, dans un cercle bien plus large, que continuent à passionner la géographie, l’histoire, la religion, la culture des Cévennes.   Patrick Cabanel

Prix : 19€

Un été en Cévennes,

par Aimé Vignon

Fils de mineur de la Grand’Combe et descendant de paysans huguenots de Vialas, Aimé Vignon est un concentré de Cévennes.

Instituteur, prédicateur laïque, conteur cévenol, il enseignait le français à ses élèves, mais affectionnait particulièrement la langue parlée par les « anciens » – le cévenol disait-il – qu’il parlait lors des nombreuses « veillées cévenoles » pendant lesquelles il passionnait son auditoire – du plus jeune au plus vieux – en partageant la mémoire des Cévennes, à travers histoires, légendes, poésies, contes et partages divers sur la vie quotidienne de ce pays qu’il aimait tant.

 Dans cet ouvrage qui fait maintenant partie du patrimoine cévenol, il nous raconte l’été à la campagne d’un jeune citadin qui retourne au village. Entre les grands-parents, les chèvres, les travaux des champs et le culte du dimanche, c’est toute une jeunesse insouciante et savoureuse qui se déroule sous nos yeux. C’est aussi tout un monde en partie disparu qui revit avec la verve cévenole d’Aimé Vignon.

Préface de Daniel Travier, fondateur de Maison Rouge, Musée des vallées cévenoles.

Prix : 9€

Jacques Martin, objecteur de conscience, Juste et résistant,

par Violaine Kichenin-Martin

jacques-martin-couv-1« Je vous renvoie ci-joints mes papiers militaires et vous prie de voir là l’effet de ma décision de ne plus répondre aux appels que pourra m’adresser l’autorité militaire. »

Cette lettre au ministre de la Guerre qui ressemble à une chanson célèbre marqua le début d’une importante campagne dont Jacques Martin, incarcéré cinq fois pour objection de conscience fut le principal porte-parole avec Henri Roser et leur avocat André Philip (député du Front Populaire puis futur ministre du Général de Gaulle). Mais sa non-violence radicale n’empêche pas une résistance déterminée contre la tyrannie et les injustices. Arrêté par la Milice et condamné à mort par la Gestapo pour actes de résistance, il sera élargi juste avant la Libération sur l’intervention de son ami et chef de maquis Laurent Olivès. Nommé, avec son épouse Jacqueline Martin, Juste parmi les Nations pour avoir sauvé des Juifs, il continuera toute sa vie le combat non-violent et recevra Martin Luther King lors de son passage à Lyon en mars 1966.

 

L’auteur de cette biographie très personnelle et documentée, Violaine Kichenin-Martin, fille de Jacques Martin,  nous ouvre les archives familiales d’un résistant déterminé qui traversa le siècle avec une sérénité et une foi inébranlables. Le préfacier, Patrick Cabanel est directeur d’études à l’École pratique des hautes études. Il s’est particulièrement intéressé au protestantisme à propos duquel il a écrit de nombreux ouvrages de référence, dont De la paix aux résistances, les protestants français de 1930 à 1945 (Fayard).

prix public : 19€
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Saint-Quentin sous le joug allemand,

par Louise Dumas-Trocmé

Louise Dumas Trocmé couv1 smallLouise Trocmé est la fille de Paul Trocmé, important industriel protestant de Saint Quentin. En 1914, elle est veuve et s’occupe de ses enfants ainsi que de ceux de son père, veuf lui aussi. Quand les Allemands envahissent le nord de la France en 1914, elle commence un passionnant journal qui détaille au jour le jour les exactions allemandes et les réactions des Français.

En effet  le Nord de la France et la Picardie furent occupés par les Allemands très rapidement après le début de la première guerre mondiale. Durant toute la guerre, les populations durent vivre sous le joug allemand et payèrent un lourd tribut, personnel et financier, à l’occupation. L’infrastructure industrielle, particulièrement importante dans cette région, fut durement touchée par les réquisitions, les vols et les destructions. Louise Trocmé, très au fait de la marche de la fabrique assiste au pillage systématique et le relate au jour le jour.

Un document majeur pour comprendre l’impact moral, culturel et économique de l’occupation présenté et annoté par Hélène Trocmé, historienne et  nièce de Louise Dumas, qui a enseigné l’histoire des États-Unis à l’Université Marc Bloch de Strasbourg puis au Centre d’Histoire Nord-Américaine de l’Université de Paris I- Panthéon-Sorbonne.

Préface d’Annette Becker, professeure à l’Université de Paris Ouest, et auteure  Les cicatrices rouges, 14-18, France et Belgique occupées. (Fayard, 2012)  et Voir la Grande Guerre, un autre récit, Armand-Colin, 2014.

prix public : 19€
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On n’attendait pas la mort si tôt,

Lettres de Henri et Hélène Nick 1915

Nick 1915 La mort couv1« [Une] correspondance passionnante et abondante, exceptionnelle même ! »

Xavier Boniface dans la Revue d’Histoire de l’Église, 2015

« … véritable édition scientifique de ces textes, avec toute une série de notes, érudites mais très claires»

André Encrevé, Bulletin de la Société d’Histoire du Protestantisme Français, 2015.

Dans le 2e tome de cette correspondance, Henri et Hélène Nick abordent tous les aspects d’une guerre qui est maintenant totale. Les combats de Champagne du début de l’année 1915 sont parmi les plus durs qu’Henri Nick connaîtra : leurs paroissiens sont touchés soit par l’occupation allemande, soit par la mort de proches ; leur famille et leurs amis ne sont pas épargnés.

Et pourtant, ils essaient de poursuivre leurs engagements malgré les difficultés liées au conflit. La suite de cette correspondance exceptionnelle par sa richesse et par les personnalités atypiques d’Henri Nick et de son épouse Hélène, nous plonge  toujours plus en avant dans la vie de ces chrétiens engagés et de leur entourage au front comme à l’arrière.

Le pasteur Henri Nick (1868-1954) est l’une des grandes figures du Christianisme social protestant. Pendant plus de cinquante années, il fait de l’évangélisation populaire dans le faubourg lillois de Fives. Conscient de l’importance du milieu dans la construction d’individualités libres, il se préoccupe aussi bien de la misère sociale que de la situation morale de celles et ceux qui fréquentent le Foyer du peuple.

Aumônier pendant la Première Guerre Mondiale, il s’illustre en 1916 lors des combats de Verdun puis de la Somme, durant lesquels il est blessé, ainsi qu’au Chemin des Dames en avril 1917.

De sensibilité socialiste, sans être un pacifiste radical, il soutiendra les revendications des objecteurs de conscience dans les années trente puis assistera des familles juives persécutées durant la Seconde Guerre mondiale. Il sera reconnu « Juste parmi les Nations ».

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Saleté de guerre,

correspondance 1915-1916 de Marie-Louise et Jules Puech

Puech Cazals couv 1Voici deux intellectuels socialistes de culture protestante, proches de Jaurès, avec leur franc-parler, leurs admirations et détestations, leurs problèmes de pacifistes enfermés dans la guerre. La séparation a produit ces lettres d’où ressort le contraste entre front et arrière, chaque correspondant essayant de comprendre la situation de l’autre et lui demandant de la décrire sans détours. Jules livre ses observations sur la vie des tranchées, les moments chauds à Verdun et dans la Somme, son contact avec la boue et les rats, les poilus et les officiers. De Paris, Marie-Louise raconte la préparation de la revue La Paix par le Droit, les problèmes d’ego au sein de l’équipe, ses démêlés avec la censure.  Au contact de hautes personnalités parisiennes et étrangères, elle donne à son mari, et donc aux lecteurs de ce livre, des informations passionnantes sur les coulisses du pouvoir, les missions internationales, les organisations féministes et pacifistes. Et qui mieux que leur amie chargée d’ouvrir le courrier de Barrès pouvait attirer l’attention des Puech sur les lettres d’injures venant du front, dont une contenait des poux destinés au grand embusqué jusqu’au-boutiste ?

            Professeur émérite d’histoire à l’université de Toulouse – Jean Jaurès, Rémy Cazals a fait connaître de nombreux témoins de la Grande Guerre, notamment le tonnelier Louis Barthas, dont le livre est devenu un classique.

Correspondance remarquable et importante » Patrick Cabanel

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Protestants de l’Ouest

par Nicole Vray

Vray Prot Ouest couv 1Après de longues années d’oubli, on redécouvre aujourd’hui l’importance et la vivacité du protestantisme de l’ouest de la France.

Si Nantes est célèbre pour l’Édit et La Rochelle pour le Grand Siège, de nombreuses localités et personnalités de Bretagne, Normandie et Poitou ont participé à l’histoire du protestantisme français. Cet ouvrage de référence étudie la progression de la Réforme dans la France de l’Ouest et analyse sa pénétration dans toutes les classes sociales à la ville comme à la campagne.

Spécialiste de l’histoire du Protestantisme de l’ouest, Nicole Vray en écrit ici une histoire passionnante et très documentée ; elle redonne vie aux grandes familles huguenotes comme aux humbles missionnaires baptistes et révèle la profondeur et parfois l’influence nationale du protestantisme de l’ouest.

Nicole Vray, Docteur ès-Lettres, membre de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Caen, hébraïsante, est une spécialiste du protestantisme de l’ouest et de ses représentants. Elle est l’auteur d’ouvrages d’Histoire moderne et de biographies des grands personnages du XVIème au XXème siècle, dont celle de Théodore Monod qu’elle a bien connu. Ses derniers ouvrages sont une biographie de Théophraste Renaudot et une étude sur les « Grandes Femmes de l’Ancien Testament ».

Préfaces de Henri Dubief, ancien vice-président de la Société d’histoire du protestantisme français et Jean Meyer, professeur à la Sorbonne.

Prix public : 20 €
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Uzès et le Languedoc des Cathares,

par Michel Jas

Jas Uzèe cathares couv1Zone de peuplement et de culture diversifiée, le Languedoc médiéval fut un terrain particulièrement propice aux « hérésies ». Participant au grand courant de contestation de l’Église qui culminera quelques siècles plus tard dans la Réforme, les provinces du sud virent naître et/ou prospérer de multiples mouvements qui tentaient de retrouver la simplicité originelle de l’Évangile et s’opposaient à un clergé considéré comme corrompu par l’argent et souvent ignorant.

Aux marches des zones les plus touchées par le catharisme et le valdéisme, Uzès navigua sans encombre cette période intégrant de multiples influences jusqu’à la Renaissance et la Réforme.

Originaire d’un village de l’Uzège, outre Gardon, l’auteur, Michel Jas, a beaucoup étudié le catharisme et ses relations avec les autres hérésies chrétiennes du Languedoc. Il fut pasteur dans l’Aude et exerce maintenant à Uzès et environ

Prix 8€
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Une passion républicaine, laïcité, républicanisme et protestantisme dans la Drôme (1892-1918),

par Jean-Paul Augier

Augier Passion républicaineA une époque fondatrice de l’histoire française marquée par la lutte entre « les deux France », républicaine anticléricale et catholique conservatrice, une minorité protestante dans le département de la Drôme, un des grands foyers du protestantisme méridional, tente de concilier républicanisme et identité huguenote. Face à des républicains de plus en plus influencés par la Libre-Pensée et des cléricaux qui rêvent d’instaurer une république catholique, les réformés drômois font entendre une autre voix en liant modernité politique et foi religieuse, notamment lors de la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905 où ils jouent un rôle majeur.

Cette étude très documentée sur une période difficile des relations politico-religieuses en France permet de mieux comprendre la dynamique des tensions « communautaires »  entre groupes sociaux et culturels qui menacent l’harmonie du « vivre ensemble » français.

Préface de Jean Baubérot, Professeur émérite de la chaire « Histoire et sociologie de la laïcité » à l’École pratique des Hautes Études.

L’auteur Jean-Paul Augier, docteur en histoire, descend d’une longue lignée de protestants républicains de la Drôme méridionale, dont un grand père, huguenot et franc-maçon, qui à cause de ses convictions dreyfusardes a dû démissionner de l’École militaire de Paris et abandonner une carrière d’officier.

620 pages prix public 36 €
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Journal d’un capitaine huguenot par Paul de Vendée

Paul de Vendée couv1Paul de Vendée est mort en 1627  à La Rochelle, probablement durant le Grand Siège.  Avec lui, plus de 20 000 rochelais (hommes, femmes et enfants) périrent de faim ou sous les armes des soldats de Louis XIII et Richelieu.  Ce journal d’un frère d’arme des frères Benjamin et Henri de Rohan est un fascinant témoignage sur la vie d’un petit noble protestant du 17ème siècle.

Pendant 12 ans, nous suivons Paul de Vendée quasiment au quotidien, un point de vue unique, et  une leçon de calme et d’espoir dans la tourmente que vivent alors les réformés français.  Une vie rythmée par les dimanches où l’on va « au presche », les moments de repos avec sa femme, ses enfants et ses amis  et, régulièrement, les départs à la guerre, sans enthousiasme, sans glorification,  « Le dimanche 2, je partis de Vendée, dis adyeu à ma femme et à mes enfans et m’en allay »  mais avec un sérieux et un sens du devoir  qu’il apporte aussi à la gestion de ses terres et de ses affaires.

La préface de Nicole Vray, Docteur ès-Lettres, membre de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Caen et spécialiste du protestantisme de l’ouest, permet de replacer la vie de Paul de Vendée dans son époque et son milieu et de mieux comprendre ces événements complexes et majeurs de l’histoire de France.

Prix public : 19€

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Jean-Norton Cru, la « Vérité due aux poilus » contre les prix Goncourt

Vernier Cru Couv 1Ancien poilu, choqué par la « fausse beauté du carnage », un inconnu austère et méthodique vient démolir le beau consensus patriotique  en critiquant violemment les auteurs de récits de guerre à succès du moment.

Traitre ou imposteur pour certains, rénovateur de l’historiographie moderne pour d’autres, Jean Norton CRU ose, au nom de la Vérité due aux combattants, remettre en cause les mythes du patriotisme et du courage alimentés par les « marchands de gloire ».

Plus de 80 ans après la parution de son ouvrage clé , Témoins, Jean Norton Cru divise encore mais son apport à la vision des témoignages de guerre fait référence.

Jacques Vernier, pasteur de l’Église Réformée, passionné par l’histoire de l’Ardèche,  nous fait découvrir cette personnalité attachante et irritante. Il le suit depuis sa petite enfance polynésienne et ardéchoise jusqu’à sa vie aux États-Unis et ses séjours familiaux dans la Drôme. Il analyse les influences culturelles et religieuses de cet indigné rescapé de Verdun qui fit tant pour réhabiliter les témoignages des poilus et montre comment, après 50 ans d’oubli, Norton CRU ressurgit au tournant du 21ème siècle dans les débats autour de l’historiographie de la Grande Guerre.

Préface de Philippe Joutard, agrégé d’histoire et spécialiste du protestantisme

15€
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La victoire de Lorraine,

par Adrien Bertrand

Bertrand Lorraine couv 1Jeune socialiste pacifiste provençal « monté » à Paris, Adrien Bertrand est avant-guerre un fougueux journaliste politique et un poète reconnu. Ami de Clemenceau qui fut son témoin de mariage, il participe à de nombreux journaux politiques et fonde même une revue littéraire éphémère.

Mais la Grande Guerre va tout changer ; affecté à un régiment de dragons, son premier contact avec le front est la retraite que les troupes françaises effectuent en Lorraine après l’offensive allemande victorieuse. Par un extraordinaire hasard, il retrouve à ce moment son jeune frère, Georges Bertrand-Vigne qui est officier de Chasseurs alpins et les deux frères seront profondément marqués par l’horreur de cette retraite, ses causes réelles et la misère infligée aux populations civiles. Adrien Bertrand jure de ne pas démériter de la France et sera décoré pour bravoure quelques mois plus tard. Mais il doit être rapatrié à l’arrière pour raisons de santé et continuera son combat en écrivant un roman, l’Appel du sol, qui obtiendra, en 1916, le Prix Goncourt 1914.

La Victoire de Lorraine est son carnet de guerre,  une vision personnelle et engagée de ces premiers mois d’enfer et de l’évolution des mentalités françaises dans ces moments éprouvants.

Sa mort en 1917 fut, d’après Jean Norton Cru « une des pertes les plus cruelles que la littérature ait subies du fait de la guerre »

116 pages    ISBN : 978-2-35618-079-7 Prix : 14 €
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