Archives pour la catégorie Régions françaises et Réforme

Voyage d’Exil

, par Alexis Muston

Muston Exil couv 1En 1834, un jeune pasteur du Piémont échappe de peu à la police italienne et, au terme d’un dangereux voyage à pied à travers les Alpes, se réfugie en France. Son crime ? avoir publié à Strasbourg sa thèse de théologie sur la doctrine des Vaudois sans le visa de la censure italienne. Prévenu par un ami pasteur, il quitte la maison familiale dans la nuit et commence le périple qui le mènera à la liberté. C’est ce périple qu’il nous relate, de nombreuses années plus tard alors qu’il est un pasteur aimé, un historien et un artiste reconnu, un grand-père comblé par une vie animée de résistance, d’étude et de dévouement pastoral.

Dans ce petit texte plein d’humour, on retrouvera tout Muston, son esprit scientifique et curieux, sa sensibilité à la beauté des paysages, son amour des Alpes et de ses prochains, ses idées sociales et  son inébranlable confiance en Dieu.

Historien, pasteur, artiste, médecin, politicien, poète, il est peu de domaines dans lesquels Alexis Muston, né en 1810 dans les vallées vaudoises des Alpes, n’ait excellé. Sa curiosité intellectuelle et sa vivacité feront de cet humble pasteur de Bourdeaux, dans la Drôme, l’ami des principaux écrivains romantiques, George Sand, bien sûr, mais aussi Victor Hugo, Lamartine, Vigny, Büchner et bien d’autres. Arrêté et incarcéré pour sa participation à l’insurrection de 1851 contre le coup d’Etat de Louis-Napoléon, il sera toute sa vie un républicain ardent et un européen convaincu.

Au fond de l’abîme, (journal du camp des Milles)

par Henri Manen

Manen Abime Couv1Le 6 Août 1942, le pasteur d’Aix, Henri Manen apprend que les autorités françaises ont décidé de livrer aux nazis les prisonniers retenus au Camp des Milles. Convaincu que ces déportés, parmi lesquels des femmes, des vieillards, des enfants, sont voués à une mort certaine, Henri Manen, aidé par sa femme Alice, le pasteur Donadille et son réseau et l’OSE,  mettra tout en œuvre pendant le mois qui suit pour en sauver le maximum.

 Au fond de l’abîme relate ces 34 jours totalement dédiés à la cause des persécutés, un témoignage « en direct » écrit pour alerter les autorités sur les méthodes de la police française et sensibiliser les populations civiles au sort des Juifs. Repris dès Décembre 1942 dans la presse juive New Yorkaise, c’est un cri d’alerte poussé par une conscience révoltée devant la soumission à l’ignominie.

 Philippe Joutard, ami d’Henri Manen, agrégé d’histoire et spécialiste du protestantisme cévenol introduit ce texte qui est suivi d’une postface d’Alain Chouraqui, Président de la Fondation du Camp des Milles et Directeur de recherche au CNRS.

 Henri Manen, cévenol, pasteur à Mulhouse en 1940, fut envoyé à la paroisse d’Aix et s’occupait aussi des Ecoles militaires de Saint-Cyr et Saint Maixent repliées à Aix. Henri Manen et sa femme Alice ont été nommés « Justes parmi les nations » par Yad Vashem en 1986.

 Prix public : 9€
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Catherine de Parthenay, par Nicole Vray

Vray Parthenay Couv1Insoumise et résistante, Catherine de Parthenay le fut toute sa vie : née en 1554 en Bas-Poitou, au Parc Soubise sur les terres de Mouchamps, élevée dans la Réforme et l’humanisme, liée aux Albret et donc cousine d’Henri IV, elle perd son premier mari assassiné durant la Saint-Barthélemy. Elle épouse en secondes noces René Ier de Rohan à Blain, près de Nantes, et fait de ce fief un refuge pour les protestants de la région. De ce mariage naissent cinq enfants dont celui qui sera Henri II de Rohan, gendre de Sully et dernier grand chef militaire protestant jusqu’au début du XVIIème siècle. Catherine de Parthenay assiste au premier siège de La Rochelle de 1572 et écrit une tragédie « Holopherne » tirée du livre biblique de Judith. Elle suit toutes les guerres de religion où meurt René Ier de Rohan. Amie de Catherine de Bourbon sœur d’Henri IV, dont Henri II de Rohan était le fidèle compagnon d’armes, Catherine est sans doute présente à Nantes lors de la signature de l’Edit de Nantes. Enfin elle est encore à La Rochelle lors du second Grand siège  de 1627 où Richelieu la qualifiera de « l’âme de la résistance ». A la fin de ce siège elle est emprisonnée à Niort et n’est libérée qu’après la paix d’Alés de 1629. Elle meurt en 1631,sur ses terres natales à Mouchamps.

Cette femme politique, huguenote intransigeante et passionnée fit l’admiration de toute l’élite européenne et suscita l’attachement des populations bretonnes et poitevines, qu’elle protégea jusqu’à sa mort en 1631. Elle fut également une femme de grande culture qui nous a laissé nombre d’écrits, correspondance, poèmes ou pamphlets, tous riches de sens et empreints de son protestantisme et de sa rigueur.

Prix public : 20 €

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L’Église de neige,

par André Trocmé

Alors que la Shoah ravage l’Europe, les Juifs se pressent au Chambon-sur-Lignon et sur son plateau, terre de refuge. Le dimanche, au temple, le pasteur André Trocmé prêche la liberté, l’hospitalité envers l’étranger, la non violence, la résistance du chrétien à la loi de César quand celle-ci est inique. L’Église de neige, est formée par sa paroisse et celles de ses collègues, dans la montagne hivernale : c’est aussi le titre de ce recueil.

Car le pasteur est un conteur, qui donne le meilleur de lui-même dans ces Noëls organisés dans le temple, autour d’un grand arbre rapporté de la forêt voisine. Ses contes ont conservé une valeur universelle et actuelle. On les lit comme des paraboles mises à la portée des enfants, pour leur apprendre leur futur métier d’hommes et de femmes libres. Conter, avec Trocmé au Chambon, c’est encore résister.

André Trocmé a été pasteur du Chambon-sur-Lignon de 1934 à 1948. Il a été nommé Juste des nations, comme son épouse Magda, le couple des Theis, Roger Darcissac et d’autres habitants de la région. L’Église de neige, publié fin 1943, n’avait jamais été réédité. Une introduction de Patrick Cabanel et un avant-propos de Nelly Trocmé Hewett éclairent le contexte dans lequel ce petit chef-d’œuvre de littérature engagée a vu le jour.

 

Prix public 15 €

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François de La Noue, « Bras de Fer »

par Nicole Vray

«  Grand homme de guerre et plus grand homme de bien » disait de lui Henri IV dont il était l’ami. François de la Noue, méconnu, soldat fidèle à son roi et à sa foi, est un grand personnage clé du XVIe siècle.

Surnommé Bras de Fer à cause de sa terrible blessure qui lui coûta un bras, cet éminent soldat était aussi un homme de lettres et un humaniste avant l’heure, auteur d’un volume essentiel, Discours politiques et militaires, dont Henri IV s’inspirera pour des articles de l’Edit de Nantes, et dont Napoléon dira «  c’est la Bible du soldat ». Allié et ami des plus puissantes familles de France (Henri IV, Coligny, Rohan), François de la Noue a su aussi toujours rester au service du peuple protestant.

 

Dans cette biographie, préfacée par le professeur Jean Meyer, Nicole Vray nous fait revivre ce personnage entier mais à l’histoire multiple, avec beaucoup de nuances, de précisions et aussi d’amour. Elle a su dans un récit à la fois vivant et documenté, redonner à cet acteur incontournable des guerres de Religion et grand esprit de tolérance, toute la mesure qu’il mérite.

 

Nicole Vray, Docteur ès-Lettres, membre de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Caen, hébraïsante, est une spécialiste du protestantisme de l’ouest et de ses représentants. Elle est entre autres auteur d’ouvrages sur les guerres de religion, Henri IV et sa mère Jeanne d’Albret, François de La Noue, Catherine de Parthenay, le protestantisme à La Rochelle, dans l’Ouest et en Aunis Saintonge, particulièrement au XIXème siècle  avec les relations, jamais étudiées jusqu’ici, avec la Société évangélique de Genève. Elle a aussi publié plusieurs livres sur Théodore Monod qu’elle a bien connu.

Prix public : 19 euros

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Itinéraires protestants de la Vallée de la Drôme et du Diois, par Pierre Bolle, Henri Desaye & Eric Peyrard

Difficile d’imaginer que sous le soleil généreux de la Drôme de grandes batailles et d’horribles persécutions eurent lieu il y a quelques siècles. Et pourtant la vitalité religieuse de cette belle région la mit au centre des guerres de religion et plus tard des abus de la Révocation de l’Edit de Nantes. Mais cette tradition de résistance a aussi donné un fort attachement à la liberté et à la démocratie que les protestants locaux défendirent à chaque occasion.
Malgré l’exil et les conversions forcées, le protestantisme est resté très présent dans la Drôme ; mais ses manifestations et son patrimoine ne sont pas toujours très visibles. Ces itinéraires permettent au visiteur de retrouver les traces d’une histoire religieuse, mais aussi industrielle et sociale, dans des paysages protégés des incursions de dragons de Louis XIV et aujourd’hui aussi des ravages d’une urbanisation galopante.

Dans la vallée de la Drôme, puis dans les montagnes du Diois et les vallées de la Gervanne ou du Roubion, les auteurs nous emmènent à la recherche des vestiges d’une tradition encore bien vivante qui a donné à la France des théologiens, mais aussi des poètes, des érudits, des félibres, des prophètes, des industriels, des enseignants, des politiciens, des Justes et des résistants.

Photographies de couverture : graffiti de la tour de Crest (© Créaphis) et temple de Ravel.

Prix : 12 euros
©Editions Ampelos 2012

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Les reflets rouges,

par André Fuoc

André Fuoc est né en 1895 dans la Drôme, dans la ferme familiale de la forêt de Saoû – dont son père était maire. Mobilisé le 15 décembre 1914, canonnier radio télégraphiste en 1916 à Verdun, il a été décoré de la croix de guerre avec étoile d’argent.
Dans ce journal de tranchées, il relate au jour le jour avec un style puissant et réaliste, le quotidien des « poilus». Loin des salons parisiens, il ne veut ni embellir la guerre qu’il déteste, ni la rendre plus héroïque. Ce faisant, il rejoint sans le savoir la position d’un autre drômois, John Norton Cru qui s’élèvera plus tard contre les récits romancés de la Grande Guerre. Sans cynisme mais sans complaisance, André Fuoc nous livre les grandes peurs des soldats des tranchées comme les petites faiblesses de l’Etat Major. Sa conclusion personnelle : « La guerre est devenue atroce ! »

Illustré par des photos prises par l’auteur durant ses jours de tranchées, ce document exceptionnel nous fait plonger au cœur du quotidien des « Poilus », appellation que Fuoc récuse comme « folklorisant » trop les soldats de la Grande Guerre.
André Fuoc fera aussi la guerre de 1939-45 comme capitaine du génie et a recevra la croix du combattant volontaire. Il est entré dès 1941 dans la Résistance (Résistance PTT et agent du réseau NAP). Médaillé de la Résistance il a été fait chevalier de la Légion d’honneur.

Pierre Vallier, journaliste au Dauphiné libéré qui a connu André Fuoc et sa famille, préface ce livre avec verve et émotion.

Prix public : 12  euros

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Souvenirs d’un pasteur engagé par L. Olivès

Voilà un pasteur qui s’indigne et s’engage, toujours du coté des opprimés, sans aucune crainte pour sa réputation, sa « carrière », sa vie même !

Dans les « Souvenirs d’un pasteur résistant », Laurent Olivès nous racontait comment, dès 1941, il mit en place un réseau pour protéger et cacher des proscrits et des Juifs puis il fonda et dirigea, en 1943, à Ardaillès, le maquis de la Soureilhade qui mena des actions armées contre l’occupant.

Dans ce livre de souvenirs, il reprend les points marquants de sa vie atypique, son enfance en Algérie, son arrivée dans les Cévennes, ses divergences avec le pasteur Boegner durant la résistance, son ministère en Tunisie, ses prises de position anticolonialistes et son retour dans une paroisse ouvrière. Résistant toujours, contre l’oppression, l’injustice et l’indifférence, il nous donne une bonne leçon de vie, pleine d’aventure d’humour et de sagesse.

Laurent Olivès assisté de sa femme Suzanne (avec laquelle il fût nommé « Juste parmi les Nations » pour leur activité de sauvetage de plusieurs familles juives) et des ses amis a traversé le siècle en y laissant un sillage éclatant de l’Evangile vécue.

Couverture : Sidi Bou Saïd, aquarelle de Jacqueline Chaudieu, fille de Laurent Olivès.

Prix public : 19€

Mémoires d’une martyre pour la foi,

par Blanche Gamond

Dès 1563, St-Paul-Trois-Châteaux, petite ville drômoise a choisi en masse la Réforme protestante. Un siècle plus tard, en 1664, Blanche Gamond naît dans une famille protestante, au moment où partout dans le royaume de France, les libertés accordées aux protestants par l’édit de Nantes sont réduites à néant. En 1683 six compagnies de dragons s’installent à St Paul-Trois-Châteaux ; tout est permis pour « convertir » les protestants : intimidations, pillages et maltraitances. Blanche est emprisonnée, et torturée à l’hôpital de Valence pour délit d’opinion. Elle y passera 18 longs mois dans des conditions épouvantables et sera libérée après de grandes souffrances mais en ayant gardé sa foi intacte et joyeuse. Elle rédigea ses mémoires à Zurich où elle mourra en 1718.

Sa sérénité sous la torture, sa foi inébranlable dans un Dieu de bonté, sa conscience et ses valeurs  en font une figure de résistance à l’injustice et à la violence dont les échos se feront encore entendre quelques siècles plus tard dans d’autres circonstances dramatiques.

A une époque où dans de nombreux pays, les chrétiens sont persécutés pour leur foi, l’histoire de Blanche, jeune drômoise simple mais convaincue montre que les armes de l’esprit peuvent triompher de l’oppression. 12 ans après la mort de Blanche Gamond, c’est Marie Durand qui subira l’horreur de l’intolérance et gravera dans la pierre le fameux « Resister »

Après la découverte initiale du manuscrit de Blanche Gamond en Suisse et sa publication par Th. Claparède en 1867, le livre a été oublié jusqu’à sa redécouverte et sa transcription en français moderne en 1964 par Boris Decorvet, dont la famille est originaire du Poët Laval. Boris Decorvet qui fut pasteur à Vallon Pont d’Arc est aussi un des créateurs du Musée du Protestantisme Dauphinois au Poët Laval.

L’avant-propos d’Hervé Mariton, Maire de Crest et Député de la Drôme rappelle la nécessité de la tolérance et de la liberté de conscience.

© Editions Passiflores/Editions Ampelos 2011

Prix : 18  €

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Souvenirs d’un pasteur résistant, par L. Olivès

Insigne soureilhadeJeune pasteur à Valleraugue, Laurent Olivès mit en place dès 1941 un réseau pour protéger et cacher des proscrits et des Juifs. En 1943, il fonda, à Ardaillès, le maquis de la Soureilhade qui mena des actions armées contre l’occupant et fusionna ensuite avec celui de Lasalle pour devenir le maquis Aigoual-Cévennes dont L. Olivès fut un des dirigeants.

Dans ce livre de souvenirs de son action au maquis, il aborde sans hésitation et sans tabous le quotidien des maquisards et des habitants d’Ardaillès et de la région, leurs relations avec les autorités. Il nous décrit comment, avec l’aide de ses paroissiens et d’autres pasteurs du plateau cévenol, il organisa l’hébergement, la subsistance et la protection des réfugiés. Toujours direct, Laurent Olivès pratique ses convictions religieuses avec passion mais ne laisse aucune doctrine brider son humanité et son bon sens.

Dans leur préface à ce livre, Raymond et Lucie Aubrac déclarent: « Cette exemplarité rappelle à ceux de notre génération que nous aurions pu faire plus, enseigne à nos cadets qu’il ne faut jamais baisser les bras devant l’injustice et devant l’oppression« 

Laurent Olivès et sa femme Suzanne qui l’assista dans toutes ses activités furent nommés « Justes parmi les Nations » pour leur implication personnelle et directe dans le sauvetage de plusieurs familles juives.

Prix public : 14€

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Felix Neff, l’apôtre des Hautes Alpes

par S. Lortsch

Lortsch Neff small couv1En 1825, un jeune pasteur suisse de 28 ans ouvre la première « école normale » de France dans un village isolé de la Vallée de Freissinières dans les Hautes Alpes.

Qui est ce jeune évangéliste qui parcourt à pied plus de 1600 km par an pour porter la Parole et alimenter le Réveil ?  Dans des terres depuis longtemps protestantes et vaudoises, mais épuisées par la misère et le manque d’instruction, Félix Neff rassemble les habitants, les aide spirituellement et éduque les enfants. Mais son œuvre ne s’arrête pas là; il organise les villageois pour qu’ils construisent ensemble des systèmes d’irrigation, introduit de nouvelles cultures et réforme la construction des habitations. Dans l’école qu’il fonde, destinée aux enfants de ses voisins souvent analphabètes, on enseignera la musique, la lecture, l’écriture et la géographie.

Responsable d’un des premiers grands mouvements de Réveil en France, Félix Neff, souvent appelé l’Apôtre des Hautes Alpes mourra d’épuisement à 31 ans. Il a laissé des Lettres émouvantes, et un exemple d’altruisme rarement égalé jusqu’à nos jours. Entre Oberlin et Schweitzer, il illustre une vocation humanitaire qui, loin des grands discours théoriques, s’implique, jusqu’à l’épuisement, dans l’aide au prochain le plus défavorisé.

Prix : 20  € / CHF 26

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Lettres de prison par Olivier Giran

Giran Lettres Olivier Giran est mort à 23 ans, fusillé par les nazis pour actes de résistance.

Fils du pasteur Etienne Giran, Olivier rejoint en 1941 le réseau Agir fondé par Michel Hollard (« l’homme qui a sauvé Londres », et cousin de Théodore Monod). Il devient alors agent de renseignement pour la Résistance et fera entre autres plusieurs missions en Suisse où il accompagnera aussi des réfugiés cherchant à échapper à la police allemande.

C’est lors de la préparation d’une de ces missions qu’il est arrêté parla Gestapo. Entre son arrestation durant l’été 1942 (suite à une dénonciation) et son exécution le 16 avril 1943 dans le champ de tir d’Angers, il écrira plusieurs lettres à ses parents dont certaines ont été conservées. En Décembre 1942 il est transféré de Fresnes à la prison d’Angers où son père est incarcéré au secret.

Ce jeune homme qui se sait condamné exprime malgré tout une profonde confiance dans la nature humaine, un amour filial émouvant et un patriotisme vibrant. Ces lettres exposent sans sensiblerie les convictions religieuses d’Olivier Giran, son attachement à sa famille et aux valeurs et paysages de la France.

Couverture : Exécution de résistants C. Rüthern

Prix public : 14€

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Il fit route avec eux,

Aimé Bonifas :

CouvBonifasRoute2Jeune résistant, Aimé Bonifas sera arrêté et déporté à 23 ans à Buchenwald, Dora, Mackenrode et Osterhagen. Il survivra à la barbarie des Kommandos de travail forcé de Laura et réussira une évasion miraculeuse. Son livre « Détenu 20801 » en a fait un des auteurs protestants français les plus lus. Pasteur, engagé pour les droits de l’homme, contre le négationnisme et la torture, il est aussi l’auteur d’autres ouvrages historiques sur les protestants nîmois sous l’occupation, les Huguenots à Berlin et la Réforme en Espagne.

Dans ce recueil, il nous emmène à la rencontre de Jésus, parabole par parabole, situation par situation. Pas d’exégèse obscure dans ce volume, juste une réflexion actualisant l’Evangile par une lecture proche du quotidien mais incluse ouverte sur les nouvelles réalités d’un monde globalisé.

« Aujourd’hui, il nous suffit de nous mettre à table pour que le monde entier soit là, à notre disposition : le labeur des paysans de chez nous, mais aussi toute la peine du Tiers-Monde (le café de Côte d’Ivoire, le sucre de Cuba etc…) »  nous rappelle Aimé Bonifas dans son commentaire de la multiplication des pains (Jean 6, 1-13).  En  rapprochant le nouveau testament de la vie moderne, l’auteur nous rapproche de Jésus et nous permet de faire route avec lui.

© Editions Ampelos 2010

Prix recommandé : 18  €

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Mémoires

d’Henri de Rohan

Mémoires du Duc de RohanDuc et pair de France, cousin et ami du roi Henri IV, gendre de Sully, Henri de Rohan est promis à une brillante carrière militaire. Mais l’assassinat de Henri IV en fait, presque malgré lui, le chef du parti protestant et l’adversaire principal du cardinal de Richelieu. Malgré sa vaillance et celle de son frère, le duc de Soubise, les soulèvements protestants de 1621 à 1625 se solderont par la prise de La Rochelle et la défaite militaire des protestants qui devront accepter en 1629 la paix d’Alès qui revient sur les acquis de l’Edit de Nantes.

Ces mémoires, rédigées en exil à Venise, relatent les opérations militaires des protestants, les tentatives de Rohan pour obtenir le soutien de l’Angleterre, le siège de La Rochelle, la guerre dans le Languedoc et donnent un  éclairage engagé sur les intrigues et les divisions du parti protestant. Malgré sa préface qui annonce : « Je les laisse à la postérité, afin qu’après ma mort la vérité des choses que j’ai veues ne demeure obscurcie par les fables des flatteurs, et par les invectives des persécuteurs ; je n’y apporte déguisement ny passion, et laisse à un chacun la liberté d’en juger à sa fantaisie. » ces Mémoires sont une entreprise de justification post-facto mais la franchise et l’assurance de leur auteur qui fut partie prenante et informée de tous les évènements importants du Royaume en font un témoignage précieux sur le règne de Louis XIII.

Prix recommandé : 28  €

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La Chambre de l’Edit de Grenoble,

par J. Brun-Durand

Un tribunal pour la Diversité

ChambreEditCouvFinaleL’Edit de Saint Germain en Laye en Août 1570 permettait aux protestants d’avoir une représentation dans les instances juridiques amenées à traiter les procès « entre parties estans de contraire religion ». En 1598, l’édit de Nantes, ordonne l’établissement à Grenoble d’une chambre composée de douze conseillers et deux présidents, moitié de chaque religion. Cet ouvrage relate par le détail la mise en place laborieuse de cette Chambre et la difficulté à réglementer la diversité. Dans une région fortement protestante, le Dauphiné, cette Chambre deviendra vite un objet de jalousies et un instrument politiques pour des chefs de guerre comme Lesdiguières aux allégeances religieuses changeantes. Longtemps présidée par Soffrey Calignon, qui participa à la rédaction de l’Edit de Nantes, la Chambre de l’Edit de Grenoble sera prises en otage par les différents groupes de pression et ne survivra que par une soumission complète aux volontés du pouvoir royal.

Prix conseillé : 18€


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