Archives pour la catégorie Régions françaises et Réforme

Une passion républicaine, laïcité, républicanisme et protestantisme dans la Drôme (1892-1918),

par Jean-Paul Augier

Augier Passion républicaineA une époque fondatrice de l’histoire française marquée par la lutte entre « les deux France », républicaine anticléricale et catholique conservatrice, une minorité protestante dans le département de la Drôme, un des grands foyers du protestantisme méridional, tente de concilier républicanisme et identité huguenote. Face à des républicains de plus en plus influencés par la Libre-Pensée et des cléricaux qui rêvent d’instaurer une république catholique, les réformés drômois font entendre une autre voix en liant modernité politique et foi religieuse, notamment lors de la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905 où ils jouent un rôle majeur.

Cette étude très documentée sur une période difficile des relations politico-religieuses en France permet de mieux comprendre la dynamique des tensions « communautaires »  entre groupes sociaux et culturels qui menacent l’harmonie du « vivre ensemble » français.

Préface de Jean Baubérot, Professeur émérite de la chaire « Histoire et sociologie de la laïcité » à l’École pratique des Hautes Études.

L’auteur Jean-Paul Augier, docteur en histoire, descend d’une longue lignée de protestants républicains de la Drôme méridionale, dont un grand père, huguenot et franc-maçon, qui à cause de ses convictions dreyfusardes a dû démissionner de l’École militaire de Paris et abandonner une carrière d’officier.

620 pages prix public 36 €
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Journal d’un capitaine huguenot par Paul de Vendée

Paul de Vendée couv1Paul de Vendée est mort en 1627  à La Rochelle, probablement durant le Grand Siège.  Avec lui, plus de 20 000 rochelais (hommes, femmes et enfants) périrent de faim ou sous les armes des soldats de Louis XIII et Richelieu.  Ce journal d’un frère d’arme des frères Benjamin et Henri de Rohan est un fascinant témoignage sur la vie d’un petit noble protestant du 17ème siècle.

Pendant 12 ans, nous suivons Paul de Vendée quasiment au quotidien, un point de vue unique, et  une leçon de calme et d’espoir dans la tourmente que vivent alors les réformés français.  Une vie rythmée par les dimanches où l’on va « au presche », les moments de repos avec sa femme, ses enfants et ses amis  et, régulièrement, les départs à la guerre, sans enthousiasme, sans glorification,  « Le dimanche 2, je partis de Vendée, dis adyeu à ma femme et à mes enfans et m’en allay »  mais avec un sérieux et un sens du devoir  qu’il apporte aussi à la gestion de ses terres et de ses affaires.

La préface de Nicole Vray, Docteur ès-Lettres, membre de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Caen et spécialiste du protestantisme de l’ouest, permet de replacer la vie de Paul de Vendée dans son époque et son milieu et de mieux comprendre ces événements complexes et majeurs de l’histoire de France.

Prix public : 19€

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Jean-Norton Cru, la « Vérité due aux poilus » contre les prix Goncourt

Vernier Cru Couv 1Ancien poilu, choqué par la « fausse beauté du carnage », un inconnu austère et méthodique vient démolir le beau consensus patriotique  en critiquant violemment les auteurs de récits de guerre à succès du moment.

Traitre ou imposteur pour certains, rénovateur de l’historiographie moderne pour d’autres, Jean Norton CRU ose, au nom de la Vérité due aux combattants, remettre en cause les mythes du patriotisme et du courage alimentés par les « marchands de gloire ».

Plus de 80 ans après la parution de son ouvrage clé , Témoins, Jean Norton Cru divise encore mais son apport à la vision des témoignages de guerre fait référence.

Jacques Vernier, pasteur de l’Église Réformée, passionné par l’histoire de l’Ardèche,  nous fait découvrir cette personnalité attachante et irritante. Il le suit depuis sa petite enfance polynésienne et ardéchoise jusqu’à sa vie aux États-Unis et ses séjours familiaux dans la Drôme. Il analyse les influences culturelles et religieuses de cet indigné rescapé de Verdun qui fit tant pour réhabiliter les témoignages des poilus et montre comment, après 50 ans d’oubli, Norton CRU ressurgit au tournant du 21ème siècle dans les débats autour de l’historiographie de la Grande Guerre.

Préface de Philippe Joutard, agrégé d’histoire et spécialiste du protestantisme

15€
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La victoire de Lorraine,

par Adrien Bertrand

Bertrand Lorraine couv 1Jeune socialiste pacifiste provençal « monté » à Paris, Adrien Bertrand est avant-guerre un fougueux journaliste politique et un poète reconnu. Ami de Clemenceau qui fut son témoin de mariage, il participe à de nombreux journaux politiques et fonde même une revue littéraire éphémère.

Mais la Grande Guerre va tout changer ; affecté à un régiment de dragons, son premier contact avec le front est la retraite que les troupes françaises effectuent en Lorraine après l’offensive allemande victorieuse. Par un extraordinaire hasard, il retrouve à ce moment son jeune frère, Georges Bertrand-Vigne qui est officier de Chasseurs alpins et les deux frères seront profondément marqués par l’horreur de cette retraite, ses causes réelles et la misère infligée aux populations civiles. Adrien Bertrand jure de ne pas démériter de la France et sera décoré pour bravoure quelques mois plus tard. Mais il doit être rapatrié à l’arrière pour raisons de santé et continuera son combat en écrivant un roman, l’Appel du sol, qui obtiendra, en 1916, le Prix Goncourt 1914.

La Victoire de Lorraine est son carnet de guerre,  une vision personnelle et engagée de ces premiers mois d’enfer et de l’évolution des mentalités françaises dans ces moments éprouvants.

Sa mort en 1917 fut, d’après Jean Norton Cru « une des pertes les plus cruelles que la littérature ait subies du fait de la guerre »

116 pages    ISBN : 978-2-35618-079-7 Prix : 14 €
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Théophraste Renaudot, pionnier du journalisme et de la lutte contre la pauvreté,

par Nicole Vray

Vray Renaudot Couv 1

On connait bien, Théophraste Renaudot, par le prix qui porte son nom décerné chaque année par des journalistes ; en effet c’est Renaudot qui a créé en 1631, avec l’aide de Richelieu, la Gazette, premier journal à parution régulière.  La Gazette cessera de paraître en 1915, mais Renaudot reste en France l’ « inventeur  du journalisme ».

On connait moins, en revanche, le Renaudot inconnu et passionnant que nous fait découvrir Nicole Vray : un médecin huguenot, engagé toute sa vie dans la recherche de remèdes nouveaux à la maladie, l’ignorance, le chômage et la pauvreté.

Moderne dans son approche d’une solution structurelle et multiforme à l’éradication de la misère, Théophraste Renaudot propose et met en œuvre des solutions dans le domaine de l’assistance, de l’éducation, du crédit, de la recherche d’emploi, de la fiscalité et de l’administration publique. Il suggère même à Louis XIII que personne ne puisse obtenir de « charge honorable » (haute fonction)  s’il n’a auparavant fait ses preuves pendant un an au moins dans la lutte contre la pauvreté. Théophraste Renaudot s’affirme ainsi comme le premier en Europe à chercher une solution politique à la pauvreté.

Très moderne dans son approche de l’économique et fermement convaincu que la « charité » n’était pas une solution suffisante, Renaudot conçoit et met en œuvre des organisations de formation professionnelle, d’assistance à la recherche d’emploi, de financement de micro-entreprise, de médecine collective et individuelle et recommande des mesures fiscales pour favoriser la lutte contre la pauvreté. Au risque de l’anachronisme, on pourrait dire que Renaudot avait déjà imaginé et mis en place ce qui est devenu au XXIème siècle : Pôle Emploi, le CNAM, l’AP-HP et la BPI. D’ailleurs le Crédit Municipal (Mont de Piété) qu’il a fondé pour prêter de l’argent aux nécessiteux contre des objets de valeurs pour qu’ils puissent démarrer une activité industrielle ou commerciale existe toujours.

Cette biographie se distingue par l’étude générale et complète du personnage complexe qu’était Théophraste Renaudot : sa personnalité, sa vie de famille, sa conversion au catholicisme comme son anoblissement sous Louis XIII, les jalousies et les nombreux procès que ses découvertes déclenchaient. Basé sur l’important travail réalisé par G. Jubert, archiviste qui a dépouillé les papiers Renaudot de la Bibliothèque Nationale, elle éclaire d’un jour nouveau l’aventure toujours risquée de celui qui aura été le « pionnier du journalisme et de la lutte contre la pauvreté ».

Nicole Vray, Docteur ès-Lettres, membre de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Caen,  est une spécialiste du protestantisme de l’ouest et de ses représentants. Elle est l’auteur d’ouvrages d’Histoire moderne et de biographies des grands personnages du XVIème au XXème siècle, dont celle de Théodore Monod qu’elle a bien connu. Les éditions Ampelos ont déjà publié Catherine de Parthenay et François de la Noue.

Prix public 14 €
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Ruben et Jeanne Saillens évangélistes, par Marguerite Wargenau-Saillens

Ruben Saillens couv1Le plus connu des évangélistes français au tournant des XIXe et XXe siècles reste une figure prophétique pour le XXIe. Après de brèves études bibliques à Londres, il fit ses premières armes dans l’évangélisation en milieu populaire aux côtés de Robert W. MacAll. Fondateur d’une Église baptiste à Paris, secondé par sa femme Jeanne, il eut une intense activité d’évangélisation dans toute la France et fit des voyages réguliers dans les pays anglo-saxons (Grande-Bretagne, États-Unis). Pionnier en francophonie des « conventions chrétiennes » qui attiraient des milliers de fidèles, il créa en 1921 l’Institut Biblique de Nogent-sur-Marne dont il fut le premier directeur.

Ruben Saillens fit aussi de nombreuses incursions sur le terrain politique : favorable à la Commune dans sa jeunesse, il sera en 1885 hostile à l’intervention française à Madagascar, ce qui lui vaudra l’hostilité durable du parti colonial. Partisan déclaré du capitaine Dreyfus, son philosémitisme s’affirmera encore dans les années précédant la Seconde guerre mondiale.

Ce Cévenol infatigable manifestera aussi des dons littéraires hors du commun (il aura même l’honneur d’être plagié par Léon Tolstoï lui-même !). Il sera ainsi l’auteur de « la Cévenole », hymne fédérateur des descendants de Camisards, ainsi que de nombreux autres cantiques. Sa fille Madeleine (dont les Éditions Ampelos ont publié le Journal de la Grande Guerre)  sera la première française pasteure baptiste et plusieurs de ses petits-enfants s’illustreront dans diverses activités missionnaires et éducatives.

Prix public 22€

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Parmi les ouvriers

, par Henri Nick

Le pasteur Henri Nick Ouvriers couv1Nick est, avec Tommy Fallot, Élie Gounelle et Wilfred Monod, une des grandes figures du mouvement du Christianisme Social protestant.  Pendant plus de 50 ans il fait de l’évangélisation populaire à Fives-Lille  et crée en 1901, quelques années après son arrivée, le Foyer du peuple. Aumônier pendant la première guerre mondiale il participe durant la 2nde guerre mondiale (à 70 ans  et avec l’aide de ses enfants) à un réseau d’assistance aux Juifs lillois. Il sera plus tard reconnu « Juste parmi les Nations ».

 

Voilà trois textes courts et puissants ! Les deux premiers abordent le problème de la condition ouvrière et des difficultés de l’évangélisation d’une population qui croule sous les soucis matériels dans une société en voie de déchristianisation. Bien qu’écrits il y a un siècle, la pensée lucide et exigeante de Nick y est plus que jamais d’actualité. Son énergie communicative et son engagement social intense font paraître bien fades certains discours contemporains.  D’autre part, dans une analyse percutante des méfaits du conformisme : « L’esprit moutonnier est l’ennemi juré de toute réforme sociale. », Henri Nick nous encourage à un individualisme solidaire. Une voix prophétique comme il en existe peu aujourd’hui.

L’introduction de Grégoire Humbert, nous replonge dans le contexte historique et économique de l’action d’Henri Nick, et celui de l’évolution des idées chrétiennes sur « la question sociale ».

Prix: 10€
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La Nuit dans les Champs,

par André Trocmé

CesTrocmé La nuit couverture nouveaux contes d’André Trocmé, dont certains n’avaient jamais été publiés dans un ouvrage ont tous été écrits après la guerre. Et à les lire on constate que l’auteur n’a rien perdu de sa lucidité ni de son talent ; alors que la censure ne sévit plus et que l’Europe se remet de la destruction et de la Shoah, le résistant non-violent utilise maintenant les armes de l’esprit contre les nouvelles idoles du temps, argent, égoïsme, conformisme et force brutale.

André Trocmé ne nous déçoit pas ; ces contes si fortement inspirés de la Bible sont aussi profondément ancrés dans le monde moderne et leurs conclusions sont toujours aussi stimulantes et parfois même dérangeantes.

Dans son avant propos, Martin Hirsch dont les parents ont bien connu Magda et André Trocmé, nous dit : « le monde n’est pas tel qu’on le subit, mais tel qu’on le construit puis l’habite. »

La préface de Jacques Trocmé nous rappelle que, même en période de paix, il existe des causes qui méritent que l’on s’engage. La résistance spirituelle a de multiples applications et n’est pas un concept du passé.

André Trocmé a été pasteur du Chambon-sur-Lignon de 1934 à 1948. Il a été nommé Juste des nations, comme son épouse Magda et d’autres pasteurs et habitants de la région. Son premier recueil de contes, L’Église de neige, publié fin 1943, était une attaque à peine voilée sur le nazisme et la violence. Après la guerre André et Magda Trocmé continueront à militer pour la paix et la non-violence.

 

Prix public 12 €

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Voyage d’Exil

, par Alexis Muston

Muston Exil couv 1En 1834, un jeune pasteur du Piémont échappe de peu à la police italienne et, au terme d’un dangereux voyage à pied à travers les Alpes, se réfugie en France. Son crime ? avoir publié à Strasbourg sa thèse de théologie sur la doctrine des Vaudois sans le visa de la censure italienne. Prévenu par un ami pasteur, il quitte la maison familiale dans la nuit et commence le périple qui le mènera à la liberté. C’est ce périple qu’il nous relate, de nombreuses années plus tard alors qu’il est un pasteur aimé, un historien et un artiste reconnu, un grand-père comblé par une vie animée de résistance, d’étude et de dévouement pastoral.

Dans ce petit texte plein d’humour, on retrouvera tout Muston, son esprit scientifique et curieux, sa sensibilité à la beauté des paysages, son amour des Alpes et de ses prochains, ses idées sociales et  son inébranlable confiance en Dieu.

Historien, pasteur, artiste, médecin, politicien, poète, il est peu de domaines dans lesquels Alexis Muston, né en 1810 dans les vallées vaudoises des Alpes, n’ait excellé. Sa curiosité intellectuelle et sa vivacité feront de cet humble pasteur de Bourdeaux, dans la Drôme, l’ami des principaux écrivains romantiques, George Sand, bien sûr, mais aussi Victor Hugo, Lamartine, Vigny, Büchner et bien d’autres. Arrêté et incarcéré pour sa participation à l’insurrection de 1851 contre le coup d’Etat de Louis-Napoléon, il sera toute sa vie un républicain ardent et un européen convaincu.

Au fond de l’abîme, (journal du camp des Milles)

par Henri Manen

Manen Abime Couv1Le 6 Août 1942, le pasteur d’Aix, Henri Manen apprend que les autorités françaises ont décidé de livrer aux nazis les prisonniers retenus au Camp des Milles. Convaincu que ces déportés, parmi lesquels des femmes, des vieillards, des enfants, sont voués à une mort certaine, Henri Manen, aidé par sa femme Alice, le pasteur Donadille et son réseau et l’OSE,  mettra tout en œuvre pendant le mois qui suit pour en sauver le maximum.

 Au fond de l’abîme relate ces 34 jours totalement dédiés à la cause des persécutés, un témoignage « en direct » écrit pour alerter les autorités sur les méthodes de la police française et sensibiliser les populations civiles au sort des Juifs. Repris dès Décembre 1942 dans la presse juive New Yorkaise, c’est un cri d’alerte poussé par une conscience révoltée devant la soumission à l’ignominie.

 Philippe Joutard, ami d’Henri Manen, agrégé d’histoire et spécialiste du protestantisme cévenol introduit ce texte qui est suivi d’une postface d’Alain Chouraqui, Président de la Fondation du Camp des Milles et Directeur de recherche au CNRS.

 Henri Manen, cévenol, pasteur à Mulhouse en 1940, fut envoyé à la paroisse d’Aix et s’occupait aussi des Ecoles militaires de Saint-Cyr et Saint Maixent repliées à Aix. Henri Manen et sa femme Alice ont été nommés « Justes parmi les nations » par Yad Vashem en 1986.

 Prix public : 9€
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Catherine de Parthenay, par Nicole Vray

Vray Parthenay Couv1Insoumise et résistante, Catherine de Parthenay le fut toute sa vie : née en 1554 en Bas-Poitou, au Parc Soubise sur les terres de Mouchamps, élevée dans la Réforme et l’humanisme, liée aux Albret et donc cousine d’Henri IV, elle perd son premier mari assassiné durant la Saint-Barthélemy. Elle épouse en secondes noces René Ier de Rohan à Blain, près de Nantes, et fait de ce fief un refuge pour les protestants de la région. De ce mariage naissent cinq enfants dont celui qui sera Henri II de Rohan, gendre de Sully et dernier grand chef militaire protestant jusqu’au début du XVIIème siècle. Catherine de Parthenay assiste au premier siège de La Rochelle de 1572 et écrit une tragédie « Holopherne » tirée du livre biblique de Judith. Elle suit toutes les guerres de religion où meurt René Ier de Rohan. Amie de Catherine de Bourbon sœur d’Henri IV, dont Henri II de Rohan était le fidèle compagnon d’armes, Catherine est sans doute présente à Nantes lors de la signature de l’Edit de Nantes. Enfin elle est encore à La Rochelle lors du second Grand siège  de 1627 où Richelieu la qualifiera de « l’âme de la résistance ». A la fin de ce siège elle est emprisonnée à Niort et n’est libérée qu’après la paix d’Alés de 1629. Elle meurt en 1631,sur ses terres natales à Mouchamps.

Cette femme politique, huguenote intransigeante et passionnée fit l’admiration de toute l’élite européenne et suscita l’attachement des populations bretonnes et poitevines, qu’elle protégea jusqu’à sa mort en 1631. Elle fut également une femme de grande culture qui nous a laissé nombre d’écrits, correspondance, poèmes ou pamphlets, tous riches de sens et empreints de son protestantisme et de sa rigueur.

Prix public : 20 €

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L’Église de neige,

par André Trocmé

Alors que la Shoah ravage l’Europe, les Juifs se pressent au Chambon-sur-Lignon et sur son plateau, terre de refuge. Le dimanche, au temple, le pasteur André Trocmé prêche la liberté, l’hospitalité envers l’étranger, la non violence, la résistance du chrétien à la loi de César quand celle-ci est inique. L’Église de neige, est formée par sa paroisse et celles de ses collègues, dans la montagne hivernale : c’est aussi le titre de ce recueil.

Car le pasteur est un conteur, qui donne le meilleur de lui-même dans ces Noëls organisés dans le temple, autour d’un grand arbre rapporté de la forêt voisine. Ses contes ont conservé une valeur universelle et actuelle. On les lit comme des paraboles mises à la portée des enfants, pour leur apprendre leur futur métier d’hommes et de femmes libres. Conter, avec Trocmé au Chambon, c’est encore résister.

André Trocmé a été pasteur du Chambon-sur-Lignon de 1934 à 1948. Il a été nommé Juste des nations, comme son épouse Magda, le couple des Theis, Roger Darcissac et d’autres habitants de la région. L’Église de neige, publié fin 1943, n’avait jamais été réédité. Une introduction de Patrick Cabanel et un avant-propos de Nelly Trocmé Hewett éclairent le contexte dans lequel ce petit chef-d’œuvre de littérature engagée a vu le jour.

 

Prix public 15 €

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François de La Noue, « Bras de Fer »

par Nicole Vray

«  Grand homme de guerre et plus grand homme de bien » disait de lui Henri IV dont il était l’ami. François de la Noue, méconnu, soldat fidèle à son roi et à sa foi, est un grand personnage clé du XVIe siècle.

Surnommé Bras de Fer à cause de sa terrible blessure qui lui coûta un bras, cet éminent soldat était aussi un homme de lettres et un humaniste avant l’heure, auteur d’un volume essentiel, Discours politiques et militaires, dont Henri IV s’inspirera pour des articles de l’Edit de Nantes, et dont Napoléon dira «  c’est la Bible du soldat ». Allié et ami des plus puissantes familles de France (Henri IV, Coligny, Rohan), François de la Noue a su aussi toujours rester au service du peuple protestant.

 

Dans cette biographie, préfacée par le professeur Jean Meyer, Nicole Vray nous fait revivre ce personnage entier mais à l’histoire multiple, avec beaucoup de nuances, de précisions et aussi d’amour. Elle a su dans un récit à la fois vivant et documenté, redonner à cet acteur incontournable des guerres de Religion et grand esprit de tolérance, toute la mesure qu’il mérite.

 

Nicole Vray, Docteur ès-Lettres, membre de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Caen, hébraïsante, est une spécialiste du protestantisme de l’ouest et de ses représentants. Elle est entre autres auteur d’ouvrages sur les guerres de religion, Henri IV et sa mère Jeanne d’Albret, François de La Noue, Catherine de Parthenay, le protestantisme à La Rochelle, dans l’Ouest et en Aunis Saintonge, particulièrement au XIXème siècle  avec les relations, jamais étudiées jusqu’ici, avec la Société évangélique de Genève. Elle a aussi publié plusieurs livres sur Théodore Monod qu’elle a bien connu.

Prix public : 19 euros

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Itinéraires protestants de la Vallée de la Drôme et du Diois, par Pierre Bolle, Henri Desaye & Eric Peyrard

Difficile d’imaginer que sous le soleil généreux de la Drôme de grandes batailles et d’horribles persécutions eurent lieu il y a quelques siècles. Et pourtant la vitalité religieuse de cette belle région la mit au centre des guerres de religion et plus tard des abus de la Révocation de l’Edit de Nantes. Mais cette tradition de résistance a aussi donné un fort attachement à la liberté et à la démocratie que les protestants locaux défendirent à chaque occasion.
Malgré l’exil et les conversions forcées, le protestantisme est resté très présent dans la Drôme ; mais ses manifestations et son patrimoine ne sont pas toujours très visibles. Ces itinéraires permettent au visiteur de retrouver les traces d’une histoire religieuse, mais aussi industrielle et sociale, dans des paysages protégés des incursions de dragons de Louis XIV et aujourd’hui aussi des ravages d’une urbanisation galopante.

Dans la vallée de la Drôme, puis dans les montagnes du Diois et les vallées de la Gervanne ou du Roubion, les auteurs nous emmènent à la recherche des vestiges d’une tradition encore bien vivante qui a donné à la France des théologiens, mais aussi des poètes, des érudits, des félibres, des prophètes, des industriels, des enseignants, des politiciens, des Justes et des résistants.

Photographies de couverture : graffiti de la tour de Crest (© Créaphis) et temple de Ravel.

Prix : 12 euros
©Editions Ampelos 2012

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Les reflets rouges,

par André Fuoc

André Fuoc est né en 1895 dans la Drôme, dans la ferme familiale de la forêt de Saoû – dont son père était maire. Mobilisé le 15 décembre 1914, canonnier radio télégraphiste en 1916 à Verdun, il a été décoré de la croix de guerre avec étoile d’argent.
Dans ce journal de tranchées, il relate au jour le jour avec un style puissant et réaliste, le quotidien des « poilus». Loin des salons parisiens, il ne veut ni embellir la guerre qu’il déteste, ni la rendre plus héroïque. Ce faisant, il rejoint sans le savoir la position d’un autre drômois, John Norton Cru qui s’élèvera plus tard contre les récits romancés de la Grande Guerre. Sans cynisme mais sans complaisance, André Fuoc nous livre les grandes peurs des soldats des tranchées comme les petites faiblesses de l’Etat Major. Sa conclusion personnelle : « La guerre est devenue atroce ! »

Illustré par des photos prises par l’auteur durant ses jours de tranchées, ce document exceptionnel nous fait plonger au cœur du quotidien des « Poilus », appellation que Fuoc récuse comme « folklorisant » trop les soldats de la Grande Guerre.
André Fuoc fera aussi la guerre de 1939-45 comme capitaine du génie et a recevra la croix du combattant volontaire. Il est entré dès 1941 dans la Résistance (Résistance PTT et agent du réseau NAP). Médaillé de la Résistance il a été fait chevalier de la Légion d’honneur.

Pierre Vallier, journaliste au Dauphiné libéré qui a connu André Fuoc et sa famille, préface ce livre avec verve et émotion.

Prix public : 12  euros

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