Histoire des Albigeois

par Jean Chassanion

Cette Histoire des Albigeois a été préparée depuis 1560 et éditée en 1595 à Genève par le pasteur Jean Chassanion dit « La Chasse » auvergnat d’origine (du Velay). Pour la composer, il utilisa un des manuscrits de la Chanson de la Croisade (copie d’un livre écrit à la main, en occitan) ainsi que Recueils de la ville de Toulouse de Rebiria (ouvrage aujourd’hui perdu, écrit lors de l’essor de l’humanisme toulousain, vers 1530-1538, qui rassemble les chroniques comme celle de Puylaurens moins défavorables à l’égard des anciens hérétiques). Cet ouvrage est sans doute la première tentative d’histoire « neutre » des croisades contre les Cathares.
Jean Chassanion exerça d’abord dans l’Église pré-calviniste de Meaux, puis à Montauban et structura en 1560 l’Église protestante de Montpellier. Il desservit ensuite Troyes et Metz, lieux stratégiques pour la Réforme à cette époque, avant de se retirer à Genève d’où il publia son Histoire des Albigeois.

La préface et les introductions sont de Anne Brenon, Michel Jas et Roland Poupin, tous trois spécialistes de l’histoire religieuse du catharisme.

Le commandant Azur

par René Nodot

Blessé de la Grande Guerre, Gaston Vincent, fils de pasteur, s’engage sans hésiter dans la Résistance à plus de 50 ans.

Avec son frère Raymond et son fils Michel, ils sauvent de la déportation des enfants juifs de Marseille puis passent dans la clandestinité dans un réseau OSS. Gaston (Commandant Azur) organise le débarquement de Provence et des parachutages dans la Drôme et Raymond (Dick) créé et dirige les Groupes Francs des Bouches du Rhône.

En septembre 1943, Raymond est abattu par la Gestapo ; caché à Saint-Donat en même temps qu’Aragon, Gaston Vincent, et son lieutenant Pierre Bouquet, échappent à un raid allemand mais il mourra d’épuisement à l’hôpital du Vercors en juin 1944.

En 1986, il recevra la médaille des Justes de Yad Vashem, ainsi que son fils et sa belle-fille.

SISTER SOUL, Aretha Fraklin, sa voix, sa foi, ses combats

par Jean-Luc Gadreau

Chanteuse à 10 ans dans la chorale de l’Église baptiste dont son père, un ami de Martin Luther King, était pasteur, Aretha Franklin est mère à 13 ans et enregistre son premier disque à 14 ans.

Quelques 60 ans plus tard elle arrachera des larmes à Barack Obama lors d’une extraordinaire représentation au Kennedy Center.

Entre ces deux moments, la Queen of Soul qui disait que « toute musique vient de Dieu » enchaine les succès, les engagements militants et caritatifs et les partenariats musicaux.

Jean-Luc Gadreau,  musicien et fils de pasteur,  explore la vie d’Aretha Franklin, en s’appuyant sur les témoignages de ses proches. Un plongeon dans l’univers du Gospel de sa jeunesse, en passant par ses collaborations avec les plus grands noms de la musique et jusqu’à ses duos avec Eurythmics, Elton John ou Withney Houston.

Préface de Bertrand Dicale.

Prix : 10 €

Allemand et Résistant

par Bernard Favre

Syndicaliste ouvrier, déchu de sa nationalité allemande comme « ennemi du national-socialisme », Hugo Schmidt, traqué par la Gestapo, se réfugie en Belgique avant de rejoindre les Brigades Internationales en Espagne en 1936. A son retour, il est déporté en France où il rejoint la Résistance. Il sera capturé fin mars 1944 au plateau des Glières et exécuté par les gendarmes du régime de Vichy, un mois plus tard.

Son histoire est typique de celles, trop souvent oubliées, de milliers d’étrangers résistants qui prirent les armes pour la France et la liberté.

Bernard FAVRE, est réalisateur de cinéma, nommé aux Césars en 1983 pour son film La Trace.

Claude Brousson,une résistance non-violente

par Jean Fleury

Avocat prospère à Nîmes, puis réfugié aux Pays-Bas où sa famille fera souche, Claude Brousson aurait pu se contenter d’être un de ces bourgeois du Refuge dénonçant les persécutions de Huguenots.

Il choisit de retourner prêcher en France au risque de sa vie pour organiser et animer par l’exemple la résistance évangélique aux abus du pouvoir royal. Parcourant des centaines de kilomètres à pied, il participe à plus de 200 assemblées clandestines ; il écrit des milliers de pages qu’il fait publier au Refuge où il retourne régulièrement pour intéresser ses soutiens à son combat pour la foi et la liberté de conscience.

Dénoncé et arrêté en 1698, il sera jugé pour sédition et roué et étranglé en place publique. Quelques années plus tard éclatera la sanglante guerre des Camisards…

Après sa mort, Pierre Corteiz, puis Antoine Court et Paul Rabaut continueront à défendre la distinction entre Foi, religion et Etat et ouvriront ainsi la voie à la Liberté de conscience, donnée en 1789 par la Révolution.  

Passionné par l’histoire du protestantisme, Jean Fleury lui applique le regard analytique du biologiste. Ainsi, à travers la trajectoire de Claude Brousson, il montre que les interactions complexes entre l’individu et son milieu ainsi que les causalités multiples ne résistent pas à la formidable puissance de la Vie portée par l’Espérance.

Éditeur de combats