Allemand et Résistant

par Bernard Favre

Syndicaliste ouvrier, déchu de sa nationalité allemande comme « ennemi du national-socialisme », Hugo Schmidt, traqué par la Gestapo, se réfugie en Belgique avant de rejoindre les Brigades Internationales en Espagne en 1936. A son retour, il est déporté en France où il rejoint la Résistance. Il sera capturé fin mars 1944 au plateau des Glières et exécuté par les gendarmes du régime de Vichy, un mois plus tard.

Son histoire est typique de celles, trop souvent oubliées, de milliers d’étrangers résistants qui prirent les armes pour la France et la liberté.

Bernard FAVRE, est réalisateur de cinéma, nommé aux Césars en 1983 pour son film La Trace.

Claude Brousson,une résistance non-violente

par Jean Fleury

Avocat prospère à Nîmes, puis réfugié aux Pays-Bas où sa famille fera souche, Claude Brousson aurait pu se contenter d’être un de ces bourgeois du Refuge dénonçant les persécutions de Huguenots.

Il choisit de retourner prêcher en France au risque de sa vie pour organiser et animer par l’exemple la résistance évangélique aux abus du pouvoir royal. Parcourant des centaines de kilomètres à pied, il participe à plus de 200 assemblées clandestines ; il écrit des milliers de pages qu’il fait publier au Refuge où il retourne régulièrement pour intéresser ses soutiens à son combat pour la foi et la liberté de conscience.

Dénoncé et arrêté en 1698, il sera jugé pour sédition et roué et étranglé en place publique. Quelques années plus tard éclatera la sanglante guerre des Camisards…

Après sa mort, Pierre Corteiz, puis Antoine Court et Paul Rabaut continueront à défendre la distinction entre Foi, religion et Etat et ouvriront ainsi la voie à la Liberté de conscience, donnée en 1789 par la Révolution.  

Passionné par l’histoire du protestantisme, Jean Fleury lui applique le regard analytique du biologiste. Ainsi, à travers la trajectoire de Claude Brousson, il montre que les interactions complexes entre l’individu et son milieu ainsi que les causalités multiples ne résistent pas à la formidable puissance de la Vie portée par l’Espérance.

Charles Fauvety et la religion laïque

par Yves Hivert-Messeca

Qui connaît Charles Fauvety ?

Ce « rentier philanthrope » d’origine protestante chercha toute sa vie à prouver l’existence de Dieu et à définir une religion laïque. Socialiste romantique, un temps ami de Proudhon, il créa, anima et finança quatre revues « philosophiques et religieuses ».

Marié à une pensionnaire de la Comédie-Française, il tint, avec elle, salon ouvert aux élites politiques républicaines et intellectuelles du second Empire.

Franc-maçon, il chercha à faire du Grand Orient une obédience spiritualiste conciliable avec la liberté de conscience.

Théoricien d’une morale laïque, il mourut oublié en un temps où la IIIème République, choisissait la laïcité de Jules Ferry défendue par ses anciens amis, Ferdinand Buisson et Jules Steeg.

Yves Hivert-Messica est auteur de plusieurs ouvrages sur la franc-maçonnerie en France.

Patrick Cabanel est directeur d’études à l’École pratique des hautes études.

 « Au moment où la laïcité fait l’objet d’une curiosité renouvelée, on ne lira pas sans intérêt les pages que l’auteur consacre à cette religion qui ne voulait pas avoir de prêtres, mais à laquelle… les fidèles ont manqué » Patrick Cabanel, directeur d’études à l’École pratique des hautes études dans sa préface.


Achetez en ligne -A La Rochelle-

Mémoires d’un Juste

par René Nodot

Militant de mouvements de jeunesse protestants et non violents à Lyon en 1940, le jeune franco-suisse René Nodot est vite conscient des dangers du nazisme.  Dès 1941, avec l’aide du Consul de Suisse et de nombreux appuis chez les protestants et catholiques engagés de la région, René Nodot contribue à organiser des convois d’enfants Juifs pour la Suisse.

Alors que s’intensifient les rafles de Juifs en France, René Nodot entre au Service Social des Étrangers un organisme du gouvernement de Vichy, détourné par son directeur, Gilbert Lesage, un quaker, pour en faire un puissant outil de sauvetage des Juifs. Pendant 2 ans, jusqu’à l’arrestation par la Milice de Gilbert Lesage, le SSE va secourir des dizaines de milliers de réfugiés. Sous couvert de son rôle « officiel », René Nodot va, au risque de sa vie, utiliser ses liens familiaux avec la Suisse pour faire échapper à la Shoah des centaines de Juifs. Aidé par un réseau actif de pasteurs, prêtres, militants juifs et chrétiens, René Nodot parviendra à sauver la plupart de ceux qui lui sont confiés.

Toute sa vie René Nodot restera engagé pour la défense des droits de l’homme et la cause de l’éducation. En 1974, il recevra la médaille des Justes de Yad Vashem pour son action pendant la guerre.

Ce précieux témoignage est un des rares ouvrages donnant la parole à un Juste français, permettant ainsi de comprendre motivations et expériences de cette dangereuse activité.

La préface de Patrick Cabanel, professeur à l’EPHE, replace l’action de René Nodot dans l’important mouvement de la Résistance Spirituelle protestante.

Prix public : 10  euros

A La Rochelle, entre son Roi et sa Foi, Monsieur de Loudrière

par Laurent Blanchard

René de Talensac, dit monsieur de Loudrière, est mort au siège de La Rochelle de 1628. Protestant, il s’était impliqué dans les plus importants événements des troubles religieux du premier quart du XVIIe siècle dans l’Ouest, balançant entre ses engagements partisans et sa fidélité au roi. Mais l’histoire de monsieur de Loudrière ne nous était pas connue en détail.  

Le travail entrepris par Laurent Blanchard révèle le parcours d’un huguenot bas-poitevin, diplomate et soldat, engagé dans la défense de la cause protestante en relation avec les grandes familles de l’époque, les Rohan, les La Trémoille, les Coligny, et le roi Louis XIII.

Cette biographie d’un homme tiraillé entre ses convictions et sa soumission aux autorités enchantera les passionnés de l’histoire de la Vendée (Bas-Poitou), des Charentes (Aunis-Saintonge), de La Rochelle et du protestantisme dans l’ouest de la France.

Laurent Blanchard, après quelques années au sein des musées de la Vendée, a rejoint Guérande, Ville d’art et d’histoire, comme directeur de la culture et du patrimoine. La restauration de la chapelle de l’Audrière l’a conduit à rencontrer monsieur de Loudrière.

Denis Vatinel est pasteur. Membre du comité directeur de la Société de l’Histoire du Protestantisme Français et de l’Académie des Belles-Lettres, Sciences et Arts de La Rochelle, il est depuis 2007 conservateur du château du Bois-Tiffrais – musée régional d’histoire protestante à Monsireigne (Vendée).

Achetez en ligne -A La Rochelle -

Éditeur de combats