In tenebris Lux, 14-18, la foi à l’épreuve du feu

par Roger Delteil

Delteil in tenebris lux Couv1« Ce fort de Beauséjour restera l’épisode le plus glorieux mais le plus terrible de la plus terrible des guerres. Que de morts dans ce qui fut un magnifique bois ! C’est une immense nécropole où rien ne manque ; ici et là gisent des cadavres plus ou moins mutilés, d’autres semblent dormir ; des débris de toutes sortes, képis, sacs, fusils, gamelles gisent dans les boyaux, sur les parapets ; partout, on enjambe un cadavre, on se blottit dans un trou d’obus où pend un pied…. Que les glorificateurs de la guerre comme école du courage, du virtus romain, viennent passer une heure ici, une heure au moment de l’arrosage habituel ! ils en rabattront de leurs belles théories !… »

Visions d’horreur, théâtre de la cruauté… Sur la triste scène de la Grande Guerre, entre février et septembre 1915, Roger Delteil – jeune étudiant enrôlé au 122e Régiment d’Infanterie– est à la fois acteur, spectateur et auteur : huit mois passés au front, lors de l’offensive de Champagne, à vivre de l’intérieur la violence des combats et le face-à-face avec la mort,  à décrire pour ses proches ses émotions, ses peines et ses espoirs pour conjurer la douleur de la séparation et du déracinement, à espérer la fin de la guerre et à penser les prémices d’une reconstruction pour demain. Le témoignage est bouleversant, soutenu par une plume alerte et avertie. Car sur les ruines de la guerre se cueillent aussi de délicates pensées, pleines de sensibilité et d’humanité ; au fond du gouffre germent aussi de doux moments de contemplation inspirés par le spectacle de la nature, furtivement arrachés à la violence de la mort.

Une vie brisée, une vocation anéantie, mais une foi vive et une espérance tout auréolée de lumière.

Préface de Gérard Delteil, ancien doyen de la faculté de théologie protestante de Montpellier.

314 pages Prix public : 24€

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