La main de l’Éternel serait-elle trop courte ?

lettres de guerre de 1914 par Hélène et Henri Nick

Nick Lettres 14 couv1Pourquoi Dieu n’inter-vient-il pas pour empêcher cette guerre ?

Cette question, sous diverses formes, tenaille les croyants dès la déclaration de guerre.

Henri et Hélène Nick, chrétiens sociaux pacifistes, aspirent à un monde réconcilié, prémices du Royaume de Dieu. Ils vivent ce temps de guerre comme un échec. S’ils adhèrent à l’ « Union sacrée », la question essentielle demeure : comment témoigner de leur foi en un Dieu d’amour au milieu du cataclysme ?

Henri Nick s’engage comme aumônier dès août 1914 ; il a 46 ans !

Sur le front, il retrouve des jeunes hommes qui, la veille encore, fréquentaient le Foyer du peuple de Fives, œuvre d’évangélisation populaire qu’il a fondée en 1901. Rapidement, il poursuit auprès d’eux son ministère de pasteur et d’aumônier avec le soutien de sa famille réfugiée à Marseille qui, de son côté, assure aussi le lien avec certains réfugiés du Nord.

Ce document exceptionnel par sa richesse, l’est aussi par les personnalités atypiques d’Henri Nick et de son épouse. À une époque encore marquée par un anticléricalisme virulent, il illustre l’action essentielle d’un homme d’église au front et la capacité de réflexion et d’action d’un chrétien engagé face aux catastrophes de ce monde.

Le pasteur Henri Nick (1868-1954) est l’une des grandes figures du Christianisme social protestant. Pendant plus de cinquante années, il fait de l’évangélisation populaire dans le faubourg lillois de Fives. Conscient de l’importance du milieu dans la construction d’individualités libres, il se préoccupe aussi bien de la misère sociale que de la situation morale de celles et ceux qui fréquentent le Foyer du peuple.

Aumônier pendant la Première Guerre Mondiale, il s’illustre en 1916 lors des combats de Verdun puis de la Somme, durant lesquels il est blessé, ainsi qu’au Chemin des Dames en avril 1917.

De sensibilité socialiste, sans être un pacifiste radical, il soutient les revendications des objecteurs de conscience dans les années trente puis assiste des familles juives persécutées durant la Seconde Guerre mondiale. Il sera plus tard reconnu « Juste parmi les Nations ».

498 pages; prix public : 29€
Achetez en ligne -La main de l’Éternel serait elle trop courte-

Recensions et Publications similaires

Eugénie Bost, femme de cœur, de tête et de foi, pr...  J’ai pris l’initiative de tout.  Cette simple remarque d’Eugénie Bost qu’un beau-frère admiratif décrit comme « aussi calme dans ses commandements q...
Jacques Martin, objecteur de conscience, Juste et ... « Je vous renvoie ci-joints mes papiers militaires et vous prie de voir là l’effet de ma décision de ne plus répondre aux appels que pourra m’adresser...
Saint-Quentin sous le joug allemand, par Louise Du... Louise Trocmé est la fille de Paul Trocmé, important industriel protestant de Saint Quentin. En 1914, elle est veuve et s'occupe de ses enfants ainsi ...
Refuge et Résistance, François Boulet Dans les années sombres de la Seconde Guerre mondiale, une petite ville de huit mille habitants, La Tronche, le petit Nice des Alpes, nichée dans une ...
Verdun, un dyptique par Wilfred Monod "C'est l'enfer infernal" Wilfred Monod a un fils au front à Verdun et n'a pas de nouvelles. Chaque jour, ce pasteur qui a consacré sa vie au pacifism...
Moissac 1939-1945, Résistants Justes et Juifs Sereinement, la ville de Moissac sauva plusieurs centaines d'enfants juifs entre 1940 et 1944. Le silence lia tous les habitants et permit aux jeunes ...
Où sont tes gosses? par Jean Alexandre Le petit Jean a 5 ans sous l’Occupation. C’est jeune mais assez pour savoir qu’on ne parle pas aux Allemands même s’ils vous adressent la parole dans ...
Je serai fusillé! par Jules-Philippe Guiton En 1915, en première ligne dans le secteur meurtrier du bois de la Gruerie, un jeune sergent, pasteur missionnaire rentré du Lesotho, sort de sa tranc...
On n’attendait pas la mort si tôt, Lettres d... « [Une] correspondance passionnante et abondante, exceptionnelle même ! » Xavier Boniface dans la Revue d’Histoire de l’Église, 2015 « … véritable é...
Saleté de guerre, correspondance 1915-1916 de Mari... Voici deux intellectuels socialistes de culture protestante, proches de Jaurès, avec leur franc-parler, leurs admirations et détestations, leurs probl...
Conseil à la France désolée, par Sébastien Castell... À l’apogée de la Renaissance, dans une France prospère et cultivée qui est un modèle pour l’Europe, une bande armée dirigée par le Duc de Guise massac...
Me fas cagà! par Louis Bonfils dit Filhou On oublie souvent qu’une grande partie des soldats français durant la grande guerre n’avaient pas le français comme langue maternelle mais s’exprimaie...