La pensée est dans la rue

La France conservatrice de 1967 obligeait les filles à avorter en secret et au péril de leur vie, les homosexuels à se cacher, les minorités à raser les murs, les journalistes à obéir. ..Nous avons en 1968, proclamé les droits du présent contre le passé, porté les voix de l’instant face aux gardiens de musée.

Daniel Cohn-Bendit (Le nouveau Magazine Littéraire mars 2018)

Ces voix de 68, anonymes pour la plupart, se sont fait entendre sur les murs, les affiches, dans la rue avec une spontanéité et une créativité éblouissantes ; en quelques jours la parole s’est libérée, une parole débridée et désordonnée certes mais une parole puisant son inspiration aux sources diverses de la frustration des jeunes, à la philosophie classique, aux théories politiques nouvelles et à l’aspiration à un monde meilleur.

Ce sont ces aspirations, au renouveau, au plaisir, à l’action, aux multiples libérations, que cet ouvrage illustre avec les mots et les images qui ont accompagné cette révolte festive.

Introduction d’Olivier Abel.