Carnets de route d’un officier d’Alpins

, par Georges Bertrand-Vigne

Bertrand-Vigne Carnets couv1Dieuze, Lorraine ; le 20 Août 1914 les troupes allemandes très supérieures en nombre forcent les troupes françaises du XXème, XVème et XVIème Corps d’Armée au repli. Le 24 Août, le sénateur Gervais accuse les « soldats du Midi » (qui composaient le XVème corps), de lâcheté : « Les troupes de l’aimable Provence ont été prises d’un subit affolement. » Le lendemain, Clémenceau écrit « On connaît la nature impressionnable des Méridionaux »… Malgré les protestations immédiates des élus méridionaux, l’opinion publique blâmera longtemps les soldats occitans pour  ce qui s’avéra être en fait une erreur stratégique de l’Etat-Major

Georges Bertrand-Vigne est au front à Dieuze ; dans ses Carnets il décrit heure par heure sa bataille, comme il nous raconte le reste de sa campagne de Lorraine, puis de la Marne. Son récit inspirera son frère, Adrien Bertrand, pour son roman l’Appel du sol qui obtiendra le prix Goncourt 1914.

Georges Bertrand-Vigne, fils de pasteur, officier d’Alpins dans le XVème Corps fût blessé, cité, décoré et promu pour ses actes de bravoure au combat. Durant la guerre, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur ; il fut instructeur militaire aux États Unis, puis attaché militaire à Washington durant la seconde guerre mondiale.

Prix : 17€
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L’appel du sol,

par Adrien Bertrand

L'Appel du sol
L’Appel du sol

« l’Appel du sol, un des meilleurs livres de la guerre, net, vaillant, vivant, merveilleusement juste en même temps qu’exact, le plus équilibré peut-être qu’on ait écrit sur la grande renouveleuse de toutes les questions, »  Le Figaro 1917

« …un ouvrage qui reste pourtant le premier en date des grands livres de guerre ». Hervé Bazin

« Lire aujourd’hui L’Appel du sol, c’est replonger dans le cauchemar vécu par un bataillon de chasseurs alpins. Tout y est, les marches, l’attente, l’ennui et l’angoisse qui précèdent le combat, l’affrontement, les morts, le bonheur du ravitaillement. »   Le Figaro 2008

« … très noble et très fier ouvrage où les pages descriptives sont parmi les plus poignantes que les combattants aient produites. »  André Billy

« Parmi les meilleures œuvres de ce genre …….  Adrien Bertrand avait des dons littéraires remarquables… Sa mort à vingt-huit ans est une des pertes les plus cruelles que la littérature ait subies du fait de la guerre. …. le Vigny de sa génération. » . Jean Norton Cru, Témoins.

Né en 1888 à Nyons, Drôme, d‘un père pasteur qui deviendra Secrétaire général de la Ligue contre les embusqués, Adrien Bertrand fait ses études à l’École Alsacienne, et commence à Paris une carrière de journaliste et de poète. Socialiste et pacifiste, il crée un revue littéraire « les Chimères » et collabore à plusieurs  journaux littéraires et politiques. En 1914, il est mobilisé et après quelques semaines au front sera rapatrié pour raisons médicales. En 1916, il reçoit le prix Goncourt 1914 pour son roman l’Appel du Sol, rédigé à l’hôpital, à partir de ses notes et de celles de son frère Georges Bertrand‑Vigne. Il décède en 1917. Un prix Goncourt de poésie, financé par un legs de sa femme, porta son nom.   

L’Appel du sol, paru en feuilleton « en semi-direct » dans la Revue des deux mondes à partir du mois d’Août 1916, n’est pas qu’un magnifique et réaliste roman de guerre. Écrit par un jeune pacifiste patriotique ami de Clemenceau, (qui fut son témoin de mariage), c’est une plongée dans la France de 1914 vue par un intellectuel humaniste au front. Rien n’y manque ; le patriotisme ardent de certains officiers mis en valeur par l’indifférence, voire le cynisme des soldats, l’incompétence meurtrière d’une partie de l’État-major clairement perçue sur le front par l’absurdité de certaines offensives, menées malgré tout par des soldats courageux et massacrés, l’amour d’une certaine vision de la France  par ces soldats méridionaux envoyés à la mort dans le Nord et l’Est qu’Adrien Bertrand réhabilite alors que la presse parisienne les conspuait. Rapatrié pour raisons de santé après quelques mois au front, Adrien Bertrand rédigera son récit à partir de ses notes et de celles de son frère Georges.

Pacifiste avant la guerre, patriote au front, critique vis-à-vis de la hiérarchie militaire, humain et courageux avec ses troupes, Adrien Bertrand écrira quelques mois avant sa mort en 1917 : « Il y a tant de sang que je suis écœuré et qu’il noie, pour moi, jusqu’à la noblesse de la lutte ».

Nouvelle édition 2014, avec la préface d’Hervé Bazin de l’Académie Goncourt, et un avant-propos biographique détaillé d’Yves Guérin.

Prix : 15€
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Gilbert Lesage, un Juste manipulé?

par Olivier Pettinotti

Gilbert LPettinoti Lesage couv1esage est une de ces énigmes passionnantes du XXème siècle ; fonctionnaire de Vichy, chef de l’important Service Social des Étrangers qui intervient directement dans les camps d’étrangers en France il détournera l’action de son service pour en faire un important outil de sauvegarde des Juifs au nez et à la barbe de Vichy. Quaker engagé et activiste inclassable, il échappera de peu à la Milice mais reste une personnalité étrange et controversée.
L’auteur tente d’éclairer les mobiles et les limites de l’action de Gilbert Lesage ; Le SSE a-t-il permis de protéger de nombreux internés de la Shoah ou fût-il une cible facile de rafle pour la Police de Vichy ?

Jeune universitaire passionné par la Résistance, Olivier Pettinotti a centré ses recherches sur les activités résistantes de certains fonctionnaires de Vichy.
Après son mémoire de maîtrise sur Gilbert Lesage dont est tiré cet ouvrage, il a prolongé son travail sur le rôle du SSE et de ses agents.
Chrétien à l’écoute et tolérant, il s’est particulièrement intéressé à la « banalité du bien » et à la résistance non-violente.
Il décède en 2006 à 33 ans, des suites d’une longue maladie.

Avec une préface d’Anne Grynberg, professeur des Universités en histoire contemporaine.

Prix : 15€
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Parmi les ouvriers

, par Henri Nick

Le pasteur Henri Nick Ouvriers couv1Nick est, avec Tommy Fallot, Élie Gounelle et Wilfred Monod, une des grandes figures du mouvement du Christianisme Social protestant.  Pendant plus de 50 ans il fait de l’évangélisation populaire à Fives-Lille  et crée en 1901, quelques années après son arrivée, le Foyer du peuple. Aumônier pendant la première guerre mondiale il participe durant la 2nde guerre mondiale (à 70 ans  et avec l’aide de ses enfants) à un réseau d’assistance aux Juifs lillois. Il sera plus tard reconnu « Juste parmi les Nations ».

 

Voilà trois textes courts et puissants ! Les deux premiers abordent le problème de la condition ouvrière et des difficultés de l’évangélisation d’une population qui croule sous les soucis matériels dans une société en voie de déchristianisation. Bien qu’écrits il y a un siècle, la pensée lucide et exigeante de Nick y est plus que jamais d’actualité. Son énergie communicative et son engagement social intense font paraître bien fades certains discours contemporains.  D’autre part, dans une analyse percutante des méfaits du conformisme : « L’esprit moutonnier est l’ennemi juré de toute réforme sociale. », Henri Nick nous encourage à un individualisme solidaire. Une voix prophétique comme il en existe peu aujourd’hui.

L’introduction de Grégoire Humbert, nous replonge dans le contexte historique et économique de l’action d’Henri Nick, et celui de l’évolution des idées chrétiennes sur « la question sociale ».

Prix: 10€
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La Nuit dans les Champs,

par André Trocmé

CesTrocmé La nuit couverture nouveaux contes d’André Trocmé, dont certains n’avaient jamais été publiés dans un ouvrage ont tous été écrits après la guerre. Et à les lire on constate que l’auteur n’a rien perdu de sa lucidité ni de son talent ; alors que la censure ne sévit plus et que l’Europe se remet de la destruction et de la Shoah, le résistant non-violent utilise maintenant les armes de l’esprit contre les nouvelles idoles du temps, argent, égoïsme, conformisme et force brutale.

André Trocmé ne nous déçoit pas ; ces contes si fortement inspirés de la Bible sont aussi profondément ancrés dans le monde moderne et leurs conclusions sont toujours aussi stimulantes et parfois même dérangeantes.

Dans son avant propos, Martin Hirsch dont les parents ont bien connu Magda et André Trocmé, nous dit : « le monde n’est pas tel qu’on le subit, mais tel qu’on le construit puis l’habite. »

La préface de Jacques Trocmé nous rappelle que, même en période de paix, il existe des causes qui méritent que l’on s’engage. La résistance spirituelle a de multiples applications et n’est pas un concept du passé.

André Trocmé a été pasteur du Chambon-sur-Lignon de 1934 à 1948. Il a été nommé Juste des nations, comme son épouse Magda et d’autres pasteurs et habitants de la région. Son premier recueil de contes, L’Église de neige, publié fin 1943, était une attaque à peine voilée sur le nazisme et la violence. Après la guerre André et Magda Trocmé continueront à militer pour la paix et la non-violence.

 

Prix public 12 €

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Voyage d’Exil

, par Alexis Muston

Muston Exil couv 1En 1834, un jeune pasteur du Piémont échappe de peu à la police italienne et, au terme d’un dangereux voyage à pied à travers les Alpes, se réfugie en France. Son crime ? avoir publié à Strasbourg sa thèse de théologie sur la doctrine des Vaudois sans le visa de la censure italienne. Prévenu par un ami pasteur, il quitte la maison familiale dans la nuit et commence le périple qui le mènera à la liberté. C’est ce périple qu’il nous relate, de nombreuses années plus tard alors qu’il est un pasteur aimé, un historien et un artiste reconnu, un grand-père comblé par une vie animée de résistance, d’étude et de dévouement pastoral.

Dans ce petit texte plein d’humour, on retrouvera tout Muston, son esprit scientifique et curieux, sa sensibilité à la beauté des paysages, son amour des Alpes et de ses prochains, ses idées sociales et  son inébranlable confiance en Dieu.

Historien, pasteur, artiste, médecin, politicien, poète, il est peu de domaines dans lesquels Alexis Muston, né en 1810 dans les vallées vaudoises des Alpes, n’ait excellé. Sa curiosité intellectuelle et sa vivacité feront de cet humble pasteur de Bourdeaux, dans la Drôme, l’ami des principaux écrivains romantiques, George Sand, bien sûr, mais aussi Victor Hugo, Lamartine, Vigny, Büchner et bien d’autres. Arrêté et incarcéré pour sa participation à l’insurrection de 1851 contre le coup d’Etat de Louis-Napoléon, il sera toute sa vie un républicain ardent et un européen convaincu.

Je raconterai toutes tes merveilles,

par Bernard Dunand

Dunand Merveilles CouvertureFils d’un artiste renommé, Bernard Dunand suivra dans les traces de son père et deviendra un des spécialistes mondiaux de la décoration en laques et du mobilier art déco. Il aura une carrière internationale et participera entre autres à la décoration du paquebot France, du Jockey Club de Sao Paulo, du palais de Houphouët-Boigny à Abidjan et de la salle du Conseil d’administration de Total à Neuilly.

En juillet 1940, Bernard Dunand, artiste renommé et personnalité insouciante des « années folles » se retrouve prisonnier en Allemagne dans un camp pour officiers français. Il y découvrira la Bible et assisté par le pasteur Jaques Blocher qui avait été son condisciple à l’École Alsacienne, approfondira une vision du monde éclairée par l’Écriture. A son retour à Paris en 1945, il retrouve un atelier décimé depuis la mort de son père en 1942 et devra faire face à de nombreuses difficultés économiques et professionnelles. Mais la foi retrouvée dans l’Offlag ne le quittera pas et tout en fréquentant assidûment une église baptiste, il relancera son activité et reprendra sa place parmi les artistes qui ont marqué son époque.

Son autobiographie sincère et directe nous fait découvrir la vie et les émotions de ce grand artiste chrétien, ses succès comme ses échecs et nous fait partager l’espoir de celui qui a intitulé une de ses dernières œuvres : « Fais briller ma lumière »

 

Préface de Henri Blocher, (Doyen de la faculté évangélique de Vaux sur Seine) et de Felix Marcilhac, (spécialiste international de l’Art Déco et expert près la cour d’appel de Paris), éclairent les facettes spirituelles et artistiques de cet homme apaisé aussi à l’aise en compagnie des artistes et des puissants que de ses frères et sœurs évangéliques.

Éditeur de combats