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Martin Niemöller, prisonnier personnel de Hitler

par Frédéric Rognon

Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.

Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester.

Martin Niemöller passa 8 ans en camp de concentration sur ordre de Hitler auquel il s’était opposé à partir de 1934. Ancien officier nationaliste de sous-marin allemand durant la Grande Guerre devenu pasteur par refus de tuer des innocents, il est au début attiré par les thèses du parti nazi mais réalise très vite la perversion du national-socialisme et organise, avec Dietrich Bonhöffer, la dissidence anti-régime et la résistance d’une partie de l’église allemande.

Arrêté en 1937 et enfermé à Sachshausen puis Dachau, il sera libéré par les Américains en avril 1945

Frédéric Rognon, professeur de Philosophie des religions à la Faculté de Théologie Protestante de l’Université de Strasbourg, est l’auteur de plusieurs ouvrages sur Jacques Ellul, sur la non-violence et de biographies de Dietrich Bonhöffer , Martin Luther King, Charles Gide, Maurice Leenhardt et Lanza del Vasto.

De la Wehrmacht aux maquis italiens

par Frank Bridel

Le 16 avril 1945, peu avant la fin de la 2e guerre mondiale en Europe, le sous-officier allemand Werner Goll, pasteur calviniste, descendant de huguenots nîmois, déserte la Wehrmacht et passe à la Résistance italienne contre les Allemands. 

 Membre actif de l’Église confessante crée par Martin Niemöller et Dietrich Bonhöffer, Werner Goll, aumônier de la Wehrmacht est envoyé en France occupée où il se lie d’amitié avec l’abbé corse Carlotti, grand résistant. Transféré en Italie, il désertera et sera condamné pour trahison.  Werner Goll mourra en 2003, juste après le passage d’une autre loi réhabilitant tous les Allemands condamnés pour trahison sous le IIIe Reich.

L’irréductible pasteur Goll, combattant de la foi sous la terreur nazie

par Frank Bridel

Descendant d’une famille huguenote de Nîmes, Werner Goll, pasteur de l’Eglise confessante puis fourrier dans la Wehrmacht en Russie et en France, finit par déserter et entrer chez les résistants italiens, les partigiani, en butte aux atrocités de l’armée allemande. Auparavant, dans sa paroisse, il avait opposé une résistance non violente au pouvoir nazi.

Plus de 80 ans après l’accès de Hitler au pouvoir (1933), on connaît mal hors d’Allemagne les résistances intérieures au régime du IIIe Reich, notamment celle des milliers de pasteurs membres de l’Eglise dite confessante, antinazie, illustrée par le martyre de Dietrich Bonhoeffer et de Martin Niemöller.

Frank Bridel, journaliste auteur de nombreux ouvrages historiques et politiques, décrit, sur la base d’une recherche historique menée par le fils de Werner Goll, la lutte quotidienne de cet homme, indompté en dépit des persécutions.

Ce livre raconte comment un pasteur déterminé, soutenu avec courage par ses paroissiens, put tenir tête à l’Eglise hitlérienne malgré la terreur instaurée par un système dictatorial.

Préface de Jean-Pierre Richardot, ancien journaliste au «Monde» et à «France 2», puis collaborateur de Lionel Jospin au Ministère de l’éducation nationale, auteur, notamment, du « Peuple Protestant Français aujourd’hui » (Robert Laffont 1980) et de « Une Autre Suisse, un Bastion contre l’Allemagne nazie » (Paris-Genève 2002).

Prix public : 15€ / CHF 21
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