Archives pour l'étiquette baptiste

Une femme dans la Grande Guerre

par Madeleine Blocher-Saillens

Blocher Saillens Journal de Guerre couv1Quel triste dimanche ! dès le 2 Août 1914, lendemain de la déclaration de guerre, Madeleine Blocher Saillens comprends que la période qui commence ne sera pas une joyeuse marche victorieuse mais une longue épreuve meurtrière.
Qui mieux qu’une femme, croyante et féministe engagée qui deviendra la première pasteure baptiste française dans les années 30, pouvait avoir l’intuition de la folie des hommes et la décrire dans sa progression quotidienne telle qu’elle était ressentie à l’arrière ? Madeleine Blocher Saillens, femme de pasteur et fille du célèbre évangéliste Ruben Saillens analyse les nouvelles et l’impact de la guerre sur le quotidien des français avec l’intelligence d’une jeune femme aisée à la fibre sociale et la compassion d’une sœur de soldat et d’une mère de jeunes enfants.
Malgré un patriotisme fervent nous sommes loin du bellicisme fanfaron que la presse répandait à l’arrière, et sans douter de la victoire, elle se rend compte qu’ « elle sera durement achetée ! ce sera la banqueroute pour toutes les nations d’Europe. »
Un éclairage original et passionnant et un rare témoignage d’une femme sur la Grande Guerre.

prix public : 15€
Achetez en ligne -Une femme dans la Grande Guerre-

« un document très concret »  Gabrielle Cadier dans le BSHPF

Ruben et Jeanne Saillens évangélistes, par Marguerite Wargenau-Saillens

Ruben Saillens couv1Le plus connu des évangélistes français au tournant des XIXe et XXe siècles reste une figure prophétique pour le XXIe. Après de brèves études bibliques à Londres, il fit ses premières armes dans l’évangélisation en milieu populaire aux côtés de Robert W. MacAll. Fondateur d’une Église baptiste à Paris, secondé par sa femme Jeanne, il eut une intense activité d’évangélisation dans toute la France et fit des voyages réguliers dans les pays anglo-saxons (Grande-Bretagne, États-Unis). Pionnier en francophonie des « conventions chrétiennes » qui attiraient des milliers de fidèles, il créa en 1921 l’Institut Biblique de Nogent-sur-Marne dont il fut le premier directeur.

Ruben Saillens fit aussi de nombreuses incursions sur le terrain politique : favorable à la Commune dans sa jeunesse, il sera en 1885 hostile à l’intervention française à Madagascar, ce qui lui vaudra l’hostilité durable du parti colonial. Partisan déclaré du capitaine Dreyfus, son philosémitisme s’affirmera encore dans les années précédant la Seconde guerre mondiale.

Ce Cévenol infatigable manifestera aussi des dons littéraires hors du commun (il aura même l’honneur d’être plagié par Léon Tolstoï lui-même !). Il sera ainsi l’auteur de « la Cévenole », hymne fédérateur des descendants de Camisards, ainsi que de nombreux autres cantiques. Sa fille Madeleine (dont les Éditions Ampelos ont publié le Journal de la Grande Guerre)  sera la première française pasteure baptiste et plusieurs de ses petits-enfants s’illustreront dans diverses activités missionnaires et éducatives.

Prix public 22€

Achetez en ligne -Ruben Saillens-

Je raconterai toutes tes merveilles,

par Bernard Dunand

Dunand Merveilles CouvertureFils d’un artiste renommé, Bernard Dunand suivra dans les traces de son père et deviendra un des spécialistes mondiaux de la décoration en laques et du mobilier art déco. Il aura une carrière internationale et participera entre autres à la décoration du paquebot France, du Jockey Club de Sao Paulo, du palais de Houphouët-Boigny à Abidjan et de la salle du Conseil d’administration de Total à Neuilly.

En juillet 1940, Bernard Dunand, artiste renommé et personnalité insouciante des « années folles » se retrouve prisonnier en Allemagne dans un camp pour officiers français. Il y découvrira la Bible et assisté par le pasteur Jaques Blocher qui avait été son condisciple à l’École Alsacienne, approfondira une vision du monde éclairée par l’Écriture. A son retour à Paris en 1945, il retrouve un atelier décimé depuis la mort de son père en 1942 et devra faire face à de nombreuses difficultés économiques et professionnelles. Mais la foi retrouvée dans l’Offlag ne le quittera pas et tout en fréquentant assidûment une église baptiste, il relancera son activité et reprendra sa place parmi les artistes qui ont marqué son époque.

Son autobiographie sincère et directe nous fait découvrir la vie et les émotions de ce grand artiste chrétien, ses succès comme ses échecs et nous fait partager l’espoir de celui qui a intitulé une de ses dernières œuvres : « Fais briller ma lumière »

 

Préface de Henri Blocher, (Doyen de la faculté évangélique de Vaux sur Seine) et de Felix Marcilhac, (spécialiste international de l’Art Déco et expert près la cour d’appel de Paris), éclairent les facettes spirituelles et artistiques de cet homme apaisé aussi à l’aise en compagnie des artistes et des puissants que de ses frères et sœurs évangéliques.