Archives pour l'étiquette cévennes

Réfugié & Résistant,

par Herbert Steinschneider, alias Pierre Séguy

« Je suis le pasteur de cette commune et je m’élève au nom du Christ contre le meurtre de quatre hommes, quatre femmes et quatre enfants, qui sont tous innocents. »

Herbert Steinchneider appartient à une famille d’origine juive et autrichienne qui s’est réfugiée en France à la montée du nazisme. Après avoir été brièvement enfermé au camp d’internement de Loriol (Drôme), il entre dans la Résistance en fabricant et diffusant des faux-papiers à partir de la Faculté de théologie protestante de Montpellier où il fait ses études.  Il travaille pour l’OSS, les services secrets américains.

La suite de l’Occupation le verra pasteur à Lasalle où il intervient, la Bible à la main, pour sauver de l’exécution un groupe d’otages retenu par les soldats allemands.

Son journal, traduit et présenté par Evelyne Brandts, nous fait vivre au jour le jour ces moments intenses racontés non sans humour.

Avant-propos de Patrick Cabanel, directeur d’études à l’École pratique des hautes études.

Saint Jean-du-Gard, terre de liberté

par Nelly Duret

À Saint-Jean-du-Gard, on sait lire, écrire et protester depuis la Réforme.

L’obstination de la population dans ses revendications et sa résistance aux injustices irrigue la mémoire saint-jeannaise et nombreux sont les témoignages populaires, lettres, testaments ou livres de raison, qui permettent de raconter ces « vies minuscules », si souvent oubliées de l’Histoire. La destinée de cette communauté met en lumière les besoins de liberté et de spiritualité des hommes tissant des histoires de chair, de larmes et de sang d’une bouleversante actualité. Avec ce récit historique puissant, on découvre la participation remarquable d’une petite communauté cévenole minoritaire, à l’Histoire nationale.

Ce livre convaincra aussi bien les habitants et visiteurs de Saint-Jean-du-Gard que celles et ceux, dans un cercle bien plus large, que continuent à passionner la géographie, l’histoire, la religion, la culture des Cévennes.   Patrick Cabanel

Prix : 19€

Mémoires d’une missionnaire au XIXème siècle, de la campagne languedocienne à la cour de Londres,

par Christine Majolier

Majolier Mémoires couv1Quel extraordinaire destin ! Née en 1805, à Congènies, dans le Gard, dans une famille protestante modeste qui comptait des prophètes camisards parmi leurs ancêtres Christine Majolier voyagera dans toute l’Europe, deviendra la première française « pasteure » et rencontrera prisonniers, indigents et royauté.

A l’âge de 12ans, Christine Majolier qui parle mieux le « patois » occitan que l’anglais arrive à en Angleterre. Ses parents, membres des « Couflaïres » languedociens, église protestante non-violente et égalitaire issue des prophètes camisards l’ont confiée aux Quakers anglais pour son éducation.  Elle y  passera la plus grande partie de sa vie avec de multiples voyages en France pour revoir sa famille.

Très vite elle s’engage auprès des Amis (le vrai nom des Quakers) et  d’abord en qualité d’interprète, puis comme ministre de l’Evangile ;   animée par une foi profonde, elle parcourra l’Europe pour servir les pauvres et les prisonniers et présenter les actions des Amis. Elle aura ainsi l’occasion de rencontrer,  outre la reine de France (épouse de Louis-Philippe), la reine de Wurtemberg  et la reine Victoria avec laquelle elle correspondra.

Son journal, fourmille d’anecdotes sur Nîmes et le Languedoc, sur la Commune de Paris comme sur l’Angleterre durant cette période animée (Empire, Restauration, règne de Victoria) qui vit aussi de nombreux Réveils.

Prix public : 19€
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L’Église de neige,

par André Trocmé

Alors que la Shoah ravage l’Europe, les Juifs se pressent au Chambon-sur-Lignon et sur son plateau, terre de refuge. Le dimanche, au temple, le pasteur André Trocmé prêche la liberté, l’hospitalité envers l’étranger, la non violence, la résistance du chrétien à la loi de César quand celle-ci est inique. L’Église de neige, est formée par sa paroisse et celles de ses collègues, dans la montagne hivernale : c’est aussi le titre de ce recueil.

Car le pasteur est un conteur, qui donne le meilleur de lui-même dans ces Noëls organisés dans le temple, autour d’un grand arbre rapporté de la forêt voisine. Ses contes ont conservé une valeur universelle et actuelle. On les lit comme des paraboles mises à la portée des enfants, pour leur apprendre leur futur métier d’hommes et de femmes libres. Conter, avec Trocmé au Chambon, c’est encore résister.

André Trocmé a été pasteur du Chambon-sur-Lignon de 1934 à 1948. Il a été nommé Juste des nations, comme son épouse Magda, le couple des Theis, Roger Darcissac et d’autres habitants de la région. L’Église de neige, publié fin 1943, n’avait jamais été réédité. Une introduction de Patrick Cabanel et un avant-propos de Nelly Trocmé Hewett éclairent le contexte dans lequel ce petit chef-d’œuvre de littérature engagée a vu le jour.

 

Prix public 15 €

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Souvenirs d’un pasteur engagé par L. Olivès

Voilà un pasteur qui s’indigne et s’engage, toujours du coté des opprimés, sans aucune crainte pour sa réputation, sa « carrière », sa vie même !

Dans les « Souvenirs d’un pasteur résistant », Laurent Olivès nous racontait comment, dès 1941, il mit en place un réseau pour protéger et cacher des proscrits et des Juifs puis il fonda et dirigea, en 1943, à Ardaillès, le maquis de la Soureilhade qui mena des actions armées contre l’occupant.

Dans ce livre de souvenirs, il reprend les points marquants de sa vie atypique, son enfance en Algérie, son arrivée dans les Cévennes, ses divergences avec le pasteur Boegner durant la résistance, son ministère en Tunisie, ses prises de position anticolonialistes et son retour dans une paroisse ouvrière. Résistant toujours, contre l’oppression, l’injustice et l’indifférence, il nous donne une bonne leçon de vie, pleine d’aventure d’humour et de sagesse.

Laurent Olivès assisté de sa femme Suzanne (avec laquelle il fût nommé « Juste parmi les Nations » pour leur activité de sauvetage de plusieurs familles juives) et des ses amis a traversé le siècle en y laissant un sillage éclatant de l’Evangile vécue.

Couverture : Sidi Bou Saïd, aquarelle de Jacqueline Chaudieu, fille de Laurent Olivès.

Prix public : 19€

Souvenirs d’un pasteur résistant, par L. Olivès

Insigne soureilhadeJeune pasteur à Valleraugue, Laurent Olivès mit en place dès 1941 un réseau pour protéger et cacher des proscrits et des Juifs. En 1943, il fonda, à Ardaillès, le maquis de la Soureilhade qui mena des actions armées contre l’occupant et fusionna ensuite avec celui de Lasalle pour devenir le maquis Aigoual-Cévennes dont L. Olivès fut un des dirigeants.

Dans ce livre de souvenirs de son action au maquis, il aborde sans hésitation et sans tabous le quotidien des maquisards et des habitants d’Ardaillès et de la région, leurs relations avec les autorités. Il nous décrit comment, avec l’aide de ses paroissiens et d’autres pasteurs du plateau cévenol, il organisa l’hébergement, la subsistance et la protection des réfugiés. Toujours direct, Laurent Olivès pratique ses convictions religieuses avec passion mais ne laisse aucune doctrine brider son humanité et son bon sens.

Dans leur préface à ce livre, Raymond et Lucie Aubrac déclarent: « Cette exemplarité rappelle à ceux de notre génération que nous aurions pu faire plus, enseigne à nos cadets qu’il ne faut jamais baisser les bras devant l’injustice et devant l’oppression« 

Laurent Olivès et sa femme Suzanne qui l’assista dans toutes ses activités furent nommés « Justes parmi les Nations » pour leur implication personnelle et directe dans le sauvetage de plusieurs familles juives.

Prix public : 14€

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