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La Nuit dans les Champs,

par André Trocmé

CesTrocmé La nuit couverture nouveaux contes d’André Trocmé, dont certains n’avaient jamais été publiés dans un ouvrage ont tous été écrits après la guerre. Et à les lire on constate que l’auteur n’a rien perdu de sa lucidité ni de son talent ; alors que la censure ne sévit plus et que l’Europe se remet de la destruction et de la Shoah, le résistant non-violent utilise maintenant les armes de l’esprit contre les nouvelles idoles du temps, argent, égoïsme, conformisme et force brutale.

André Trocmé ne nous déçoit pas ; ces contes si fortement inspirés de la Bible sont aussi profondément ancrés dans le monde moderne et leurs conclusions sont toujours aussi stimulantes et parfois même dérangeantes.

Dans son avant propos, Martin Hirsch dont les parents ont bien connu Magda et André Trocmé, nous dit : « le monde n’est pas tel qu’on le subit, mais tel qu’on le construit puis l’habite. »

La préface de Jacques Trocmé nous rappelle que, même en période de paix, il existe des causes qui méritent que l’on s’engage. La résistance spirituelle a de multiples applications et n’est pas un concept du passé.

André Trocmé a été pasteur du Chambon-sur-Lignon de 1934 à 1948. Il a été nommé Juste des nations, comme son épouse Magda et d’autres pasteurs et habitants de la région. Son premier recueil de contes, L’Église de neige, publié fin 1943, était une attaque à peine voilée sur le nazisme et la violence. Après la guerre André et Magda Trocmé continueront à militer pour la paix et la non-violence.

 

Prix public 12 €

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André Trocmé

André Trocmé, résistant non-violent, Juste parmi les Nations.
André Trocmé, résistant non-violent, Juste parmi les Nations.

André Trocmé est né dans une famille d’industriels protestants du Nord (Saint Quentin) en 1901. Dans ses mémoires, il raconte comment il découvrit le pacifisme grâce à un soldat allemand durant la première guerre mondiale. Grâce au pasteur Kaltenbach, il choisit la carrière pastorale mais l’église réformée ne veut pas lui confier de paroisse à cause de ses convictions pacifistes. Il commence donc sa carrière par un poste de mission populaire à Sin-le-noble, ville minière marquée par la misère et l’alcoolisme.

Dans les années 30 il prend un poste pastoral au Chambon-sur-Lignon et en 1938 il fonde le Collège Cévenol pour offrir une bonne éducation aux enfants du plateau. Sensibilisé aux méfaits du nazisme par ses contacts avec l’église confessante, il organise, avec les autres pasteurs du plateau et les autorités du Chambon, une filière de sauvetage des Juifs en les cachant dans les fermes avoisinante. Grâce à son action, assistée par sa femme Magda, et ses collègues le pasteur Theis et l’instituteur Darcissac, plus de 2000 personnes purent être cachées et sauvées avec l’aides de la population du plateau, des Quakers, de l’Armée du Salut et d’Églises américaines.

Après la guerre, il est nommé secrétaire du MIR (Mouvement International de la Réconciliation) et finira sa carrière pastorale à Genève.