Archives pour l'étiquette Justes

Refuge et Résistance,

François Boulet

Boulet La Tronche couv1Dans les années sombres de la Seconde Guerre mondiale, une petite ville de huit mille habitants, La Tronche, le petit Nice des Alpes, nichée dans une vallée alpine à proximité de Grenoble devient un important foyer d’accueil de réfugiés dont le plus célèbre est sans doute Pierre Mendès-France. Le doyen Gosse, « chef moral » de l’active Résistance locale  utilise sa villa, La Bérengère, comme une halte sécurisée pour de nombreux réfugiés.  Encore plus étonnant, le pensionnat protestant Brise des Neiges, dirigé par Éva Péan-Pagès, une femme de caractère et de foi, cachera et sauvera de l’extermination près de 100 enfants, pour la plupart d’origine juive. Tous ces efforts n’empêcheront pas la déportation de certains réfugiés, dont Anni et Fritz Finaly ni l’assassinat du doyen Gosse.

François Boulet, docteur en histoire, est professeur agrégé, au Lycée International de Saint-Germain-en-Laye. Sa famille est d’origine dauphinoise ; ses grands-parents ont été directeurs d’école à La Tronche. Sa thèse de doctorat sur Les montagnes françaises 1940-1944 : des montagnes-refuges aux montagnes-maquis est soutenue en 1997 ; en 2008, l’ouvrage Les Alpes françaises 1940-1944 : des montagnes-refuges aux montagnes-maquis la reprend et l’approfondit. Avec ce livre, il écrit une micro-histoire passionnante basée sur vingt années de travaux et d’enquêtes.

Prix Public 15€

Moissac 1939-1945, Résistants Justes et Juifs

Moissac Boulet couv 1Sereinement, la ville de Moissac sauva plusieurs centaines d’enfants juifs entre 1940 et 1944. Le silence lia tous les habitants et permit aux jeunes Éclaireurs israélites de France, dirigés par Shatta et Bouli Simon, de vivre en sécurité malgré l’Occupation allemande et les mesures du gouvernement de Vichy.

François Boulet a dépouillé de nombreuses archives publiques et privées et parlé aux principaux acteurs et survivants de cette époque pour nous livrer ici un document fascinant sur la vie à Moissac avant la guerre, l’accueil des réfugiés espagnols, la défaite de juin 1940, la « zone libre », le refuge juif, l’occupation allemande, la Résistance, puis la Libération et l’épuration. Durant ces années, Moissac devient, grâce au soutien des Moissagais, la ville-refuge de plusieurs centaines de jeunes Juifs ou Éclaireurs israélites de France, jamais dénoncés, jamais inquiétés. La riche ville agricole de Moissac devient alors une « cité de Justes » fournissant un refuge spirituel juif étonnant, à l’origine d’une histoire locale passionnante de la France pendant les années terribles de la Seconde Guerre mondiale.

François Boulet, né à Moissac le 10 février 1965, est professeur agrégé, docteur en histoire, président de la Fédération des sociétés historiques et archéologiques des Yvelines. Ses recherches portent sur les protestants français pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Europe des Habsbourg et le général de Gaulle. Depuis 1986, ses travaux historiques précisent aussi l’histoire de Moissac.

prix public : 15€
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Où sont tes gosses?

par Jean Alexandre

Alexandre Ou sont tes gosses couverture 1Le petit Jean a 5 ans sous l’Occupation. C’est jeune mais assez pour savoir qu’on ne parle pas aux Allemands même s’ils vous adressent la parole dans la rue, qu’il ne faut jamais dire que son copain Bébert est juif car il pourrait mourir et qu’il ne faut pas parler des deux enfants que sa mère a cachés chez eux le jour de juillet 1942 où la voisine a été emmenée au Vel’ d’Hiv.

Mais 5 ans c’est aussi l’âge où l’on joue, on découvre le monde dans ce quartier populaire de Charonne où les nationalités et les confessions se mélangent, l’âge où, encadré par des adultes qui résistent à leur manière, l’enfant se forge des valeurs qui dureront toute sa vie.

C’est aussi l’âge où l’on se fait des amis facilement comme le petit Ivan rencontré en 1943 au temple de Béthanie où le pasteur Barlet fait l’éducation religieuse des enfants le jour et des faux certificats de baptême la nuit.

Le petit Jean deviendra pasteur et nous livre ici ses souvenirs de l’Occupation ; le petit Ivan deviendra journaliste et complète par une préface pleine d’émotion le récit vécu de son ami Jean.

Préface de Ivan Levaï

prix public : 15€
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La main de l’Éternel serait-elle trop courte ?

lettres de guerre de 1914 par Hélène et Henri Nick

Nick Lettres 14 couv1Pourquoi Dieu n’inter-vient-il pas pour empêcher cette guerre ?

Cette question, sous diverses formes, tenaille les croyants dès la déclaration de guerre.

Henri et Hélène Nick, chrétiens sociaux pacifistes, aspirent à un monde réconcilié, prémices du Royaume de Dieu. Ils vivent ce temps de guerre comme un échec. S’ils adhèrent à l’ « Union sacrée », la question essentielle demeure : comment témoigner de leur foi en un Dieu d’amour au milieu du cataclysme ?

Henri Nick s’engage comme aumônier dès août 1914 ; il a 46 ans !

Sur le front, il retrouve des jeunes hommes qui, la veille encore, fréquentaient le Foyer du peuple de Fives, œuvre d’évangélisation populaire qu’il a fondée en 1901. Rapidement, il poursuit auprès d’eux son ministère de pasteur et d’aumônier avec le soutien de sa famille réfugiée à Marseille qui, de son côté, assure aussi le lien avec certains réfugiés du Nord.

Ce document exceptionnel par sa richesse, l’est aussi par les personnalités atypiques d’Henri Nick et de son épouse. À une époque encore marquée par un anticléricalisme virulent, il illustre l’action essentielle d’un homme d’église au front et la capacité de réflexion et d’action d’un chrétien engagé face aux catastrophes de ce monde.

Le pasteur Henri Nick (1868-1954) est l’une des grandes figures du Christianisme social protestant. Pendant plus de cinquante années, il fait de l’évangélisation populaire dans le faubourg lillois de Fives. Conscient de l’importance du milieu dans la construction d’individualités libres, il se préoccupe aussi bien de la misère sociale que de la situation morale de celles et ceux qui fréquentent le Foyer du peuple.

Aumônier pendant la Première Guerre Mondiale, il s’illustre en 1916 lors des combats de Verdun puis de la Somme, durant lesquels il est blessé, ainsi qu’au Chemin des Dames en avril 1917.

De sensibilité socialiste, sans être un pacifiste radical, il soutient les revendications des objecteurs de conscience dans les années trente puis assiste des familles juives persécutées durant la Seconde Guerre mondiale. Il sera plus tard reconnu « Juste parmi les Nations ».

498 pages; prix public : 29€
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Gilbert Lesage, un Juste manipulé?

par Olivier Pettinotti

Gilbert LPettinoti Lesage couv1esage est une de ces énigmes passionnantes du XXème siècle ; fonctionnaire de Vichy, chef de l’important Service Social des Étrangers qui intervient directement dans les camps d’étrangers en France il détournera l’action de son service pour en faire un important outil de sauvegarde des Juifs au nez et à la barbe de Vichy. Quaker engagé et activiste inclassable, il échappera de peu à la Milice mais reste une personnalité étrange et controversée.
L’auteur tente d’éclairer les mobiles et les limites de l’action de Gilbert Lesage ; Le SSE a-t-il permis de protéger de nombreux internés de la Shoah ou fût-il une cible facile de rafle pour la Police de Vichy ?

Jeune universitaire passionné par la Résistance, Olivier Pettinotti a centré ses recherches sur les activités résistantes de certains fonctionnaires de Vichy.
Après son mémoire de maîtrise sur Gilbert Lesage dont est tiré cet ouvrage, il a prolongé son travail sur le rôle du SSE et de ses agents.
Chrétien à l’écoute et tolérant, il s’est particulièrement intéressé à la « banalité du bien » et à la résistance non-violente.
Il décède en 2006 à 33 ans, des suites d’une longue maladie.

Avec une préface d’Anne Grynberg, professeur des Universités en histoire contemporaine.

Prix : 15€
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Parmi les ouvriers

, par Henri Nick

Le pasteur Henri Nick Ouvriers couv1Nick est, avec Tommy Fallot, Élie Gounelle et Wilfred Monod, une des grandes figures du mouvement du Christianisme Social protestant.  Pendant plus de 50 ans il fait de l’évangélisation populaire à Fives-Lille  et crée en 1901, quelques années après son arrivée, le Foyer du peuple. Aumônier pendant la première guerre mondiale il participe durant la 2nde guerre mondiale (à 70 ans  et avec l’aide de ses enfants) à un réseau d’assistance aux Juifs lillois. Il sera plus tard reconnu « Juste parmi les Nations ».

 

Voilà trois textes courts et puissants ! Les deux premiers abordent le problème de la condition ouvrière et des difficultés de l’évangélisation d’une population qui croule sous les soucis matériels dans une société en voie de déchristianisation. Bien qu’écrits il y a un siècle, la pensée lucide et exigeante de Nick y est plus que jamais d’actualité. Son énergie communicative et son engagement social intense font paraître bien fades certains discours contemporains.  D’autre part, dans une analyse percutante des méfaits du conformisme : « L’esprit moutonnier est l’ennemi juré de toute réforme sociale. », Henri Nick nous encourage à un individualisme solidaire. Une voix prophétique comme il en existe peu aujourd’hui.

L’introduction de Grégoire Humbert, nous replonge dans le contexte historique et économique de l’action d’Henri Nick, et celui de l’évolution des idées chrétiennes sur « la question sociale ».

Prix: 10€
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La Nuit dans les Champs,

par André Trocmé

CesTrocmé La nuit couverture nouveaux contes d’André Trocmé, dont certains n’avaient jamais été publiés dans un ouvrage ont tous été écrits après la guerre. Et à les lire on constate que l’auteur n’a rien perdu de sa lucidité ni de son talent ; alors que la censure ne sévit plus et que l’Europe se remet de la destruction et de la Shoah, le résistant non-violent utilise maintenant les armes de l’esprit contre les nouvelles idoles du temps, argent, égoïsme, conformisme et force brutale.

André Trocmé ne nous déçoit pas ; ces contes si fortement inspirés de la Bible sont aussi profondément ancrés dans le monde moderne et leurs conclusions sont toujours aussi stimulantes et parfois même dérangeantes.

Dans son avant propos, Martin Hirsch dont les parents ont bien connu Magda et André Trocmé, nous dit : « le monde n’est pas tel qu’on le subit, mais tel qu’on le construit puis l’habite. »

La préface de Jacques Trocmé nous rappelle que, même en période de paix, il existe des causes qui méritent que l’on s’engage. La résistance spirituelle a de multiples applications et n’est pas un concept du passé.

André Trocmé a été pasteur du Chambon-sur-Lignon de 1934 à 1948. Il a été nommé Juste des nations, comme son épouse Magda et d’autres pasteurs et habitants de la région. Son premier recueil de contes, L’Église de neige, publié fin 1943, était une attaque à peine voilée sur le nazisme et la violence. Après la guerre André et Magda Trocmé continueront à militer pour la paix et la non-violence.

 

Prix public 12 €

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Au fond de l’abîme, (journal du camp des Milles)

par Henri Manen

Manen Abime Couv1Le 6 Août 1942, le pasteur d’Aix, Henri Manen apprend que les autorités françaises ont décidé de livrer aux nazis les prisonniers retenus au Camp des Milles. Convaincu que ces déportés, parmi lesquels des femmes, des vieillards, des enfants, sont voués à une mort certaine, Henri Manen, aidé par sa femme Alice, le pasteur Donadille et son réseau et l’OSE,  mettra tout en œuvre pendant le mois qui suit pour en sauver le maximum.

 Au fond de l’abîme relate ces 34 jours totalement dédiés à la cause des persécutés, un témoignage « en direct » écrit pour alerter les autorités sur les méthodes de la police française et sensibiliser les populations civiles au sort des Juifs. Repris dès Décembre 1942 dans la presse juive New Yorkaise, c’est un cri d’alerte poussé par une conscience révoltée devant la soumission à l’ignominie.

 Philippe Joutard, ami d’Henri Manen, agrégé d’histoire et spécialiste du protestantisme cévenol introduit ce texte qui est suivi d’une postface d’Alain Chouraqui, Président de la Fondation du Camp des Milles et Directeur de recherche au CNRS.

 Henri Manen, cévenol, pasteur à Mulhouse en 1940, fut envoyé à la paroisse d’Aix et s’occupait aussi des Ecoles militaires de Saint-Cyr et Saint Maixent repliées à Aix. Henri Manen et sa femme Alice ont été nommés « Justes parmi les nations » par Yad Vashem en 1986.

 Prix public : 9€
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Les enfants ne partiront pas, (la résistance protestante à Lyon), par René Nodot

Militant de mouvemeNodot Enfants Couv 1nts de jeunesse protestant et pacifiste à Lyon en 1940, le jeune René Nodot rentre en Résistance clandestine et non violente dès 1941. Activement engagé dans de nombreuses opérations de sauvetage des Juifs pendant la guerre, il recevra en 1974, la médaille des Justes de Yad Vashem. Toute sa vie il militera pour la paix, la défense des droits de l’homme et la cause de l’éducation.

 « Les enfants ne partiront pas ! »  C’est l’engagement de sauver d’une mort certaine les enfants juifs de Lyon, pris par Gilbert Lesage, quaker audacieux, et le R.P. Chaillet figure de la résistance catholique à Lyon. Rapidement, à Lyon et dans la région, de nombreux résistants issus des paroisses catholiques et protestantes vont travailler ensemble pour faire échapper à la Shoah des dizaines d’enfants juifs et leurs parents. René Nodot nous raconte ces événements avec la verve directe du participant qu’il a été ; profitant de sa nationalité suisse et aidé par un réseau actif de pasteurs, prêtres, militants juifs et chrétiens, il fait passer en Suisse de nombreux réfugiés les sauvant ainsi d’une mort certaine.

 Protestant convaincu, René Nodot nous décrit dans cet ouvrage les nombreuses personnalités engagées et les solidarités qui ont permis de tisser d’efficaces réseaux de résistance et d’assistance ; il consacre un chapitre au pasteur Roland de Pury, figure de la résistance spirituelle lyonnaise et un autre au célèbre Commandant Azur qui s’engagea dans la Résistance à 49 ans et mourut au Vercors.

 Thierry Philip, petit fils d’André Philip, grand résistant protestant lyonnais et de Mireille Philip, Juste parmi les Nations, évoque l’importance du travail de mémoire et la vigilance nécessaire devant toute forme de dictature.  Il nous expose le rôle important des réseaux lyonnais dans la Résistance et l’engagement des militants chrétiens contre le nazisme et rappelle la valeur de la solidarité et la pertinence toujours actuelle des idées de la Résistance.

 Prix public : 20  euros

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L’Église de neige,

par André Trocmé

Alors que la Shoah ravage l’Europe, les Juifs se pressent au Chambon-sur-Lignon et sur son plateau, terre de refuge. Le dimanche, au temple, le pasteur André Trocmé prêche la liberté, l’hospitalité envers l’étranger, la non violence, la résistance du chrétien à la loi de César quand celle-ci est inique. L’Église de neige, est formée par sa paroisse et celles de ses collègues, dans la montagne hivernale : c’est aussi le titre de ce recueil.

Car le pasteur est un conteur, qui donne le meilleur de lui-même dans ces Noëls organisés dans le temple, autour d’un grand arbre rapporté de la forêt voisine. Ses contes ont conservé une valeur universelle et actuelle. On les lit comme des paraboles mises à la portée des enfants, pour leur apprendre leur futur métier d’hommes et de femmes libres. Conter, avec Trocmé au Chambon, c’est encore résister.

André Trocmé a été pasteur du Chambon-sur-Lignon de 1934 à 1948. Il a été nommé Juste des nations, comme son épouse Magda, le couple des Theis, Roger Darcissac et d’autres habitants de la région. L’Église de neige, publié fin 1943, n’avait jamais été réédité. Une introduction de Patrick Cabanel et un avant-propos de Nelly Trocmé Hewett éclairent le contexte dans lequel ce petit chef-d’œuvre de littérature engagée a vu le jour.

 

Prix public 15 €

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Souvenirs d’un pasteur engagé par L. Olivès

Voilà un pasteur qui s’indigne et s’engage, toujours du coté des opprimés, sans aucune crainte pour sa réputation, sa « carrière », sa vie même !

Dans les « Souvenirs d’un pasteur résistant », Laurent Olivès nous racontait comment, dès 1941, il mit en place un réseau pour protéger et cacher des proscrits et des Juifs puis il fonda et dirigea, en 1943, à Ardaillès, le maquis de la Soureilhade qui mena des actions armées contre l’occupant.

Dans ce livre de souvenirs, il reprend les points marquants de sa vie atypique, son enfance en Algérie, son arrivée dans les Cévennes, ses divergences avec le pasteur Boegner durant la résistance, son ministère en Tunisie, ses prises de position anticolonialistes et son retour dans une paroisse ouvrière. Résistant toujours, contre l’oppression, l’injustice et l’indifférence, il nous donne une bonne leçon de vie, pleine d’aventure d’humour et de sagesse.

Laurent Olivès assisté de sa femme Suzanne (avec laquelle il fût nommé « Juste parmi les Nations » pour leur activité de sauvetage de plusieurs familles juives) et des ses amis a traversé le siècle en y laissant un sillage éclatant de l’Evangile vécue.

Couverture : Sidi Bou Saïd, aquarelle de Jacqueline Chaudieu, fille de Laurent Olivès.

Prix public : 19€

Mémoires d’un Juste, par René Nodot

Mémoires d’un Juste

Militant de mouvements de jeunesse protestants et non violents à Lyon en 1940, le jeune franco-suisse René Nodot est vite conscient des dangers du nazisme.  Dès 1941, avec l’aide du Consul de Suisse et de nombreux appuis chez les protestants et catholiques engagés de la région, René Nodot contribue à organiser des convois d’enfants Juifs pour la Suisse.

 

Alors que s’intensifient les rafles de Juifs en France, René Nodot entre au Service Social des Etrangers un organisme du gouvernement de Vichy, détourné par son directeur, Gilbert Lesage, un quaker, pour en faire un puissant outil de sauvetage des Juifs. Pendant 2 ans, jusqu’à l’arrestation par la Milice de Gilbert Lesage, le SSE va secourir des dizaines de milliers de réfugiés. Sous couvert de son rôle « officiel », René Nodot va, au risque de sa vie, utiliser ses liens familiaux avec la Suisse pour faire échapper à la Shoah des centaines de Juifs. Aidé par un réseau actif de pasteurs, prêtres, militants juifs et chrétiens, René Nodot parviendra à sauver la plupart de ceux qui lui sont confiés, contribuant ainsi à cette grande chaîne de solidarité protestante qui du Chambon sur Lignon à Dieulefit a sauvé, outre des milliers de réfugiés, l’honneur de la France.

Toute sa vie René Nodot restera engagé pour la défense des droits de l’homme et la cause de l’éducation. En 1974, il recevra la médaille des Justes de Yad Vashem pour son action pendant la guerre.

Ce précieux témoignage est un des rares ouvrages donnant la parole à un Juste français, permettant ainsi de comprendre motivations et expériences de cette dangereuse activité.

La préface de Patrick Cabanel, agrégé d’histoire et spécialiste de cette période replace l’action de René Nodot dans l’important mouvement de la Résistance Spirituelle protestante.

Prix public : 19  euros

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Souvenirs d’un pasteur résistant, par L. Olivès

Insigne soureilhadeJeune pasteur à Valleraugue, Laurent Olivès mit en place dès 1941 un réseau pour protéger et cacher des proscrits et des Juifs. En 1943, il fonda, à Ardaillès, le maquis de la Soureilhade qui mena des actions armées contre l’occupant et fusionna ensuite avec celui de Lasalle pour devenir le maquis Aigoual-Cévennes dont L. Olivès fut un des dirigeants.

Dans ce livre de souvenirs de son action au maquis, il aborde sans hésitation et sans tabous le quotidien des maquisards et des habitants d’Ardaillès et de la région, leurs relations avec les autorités. Il nous décrit comment, avec l’aide de ses paroissiens et d’autres pasteurs du plateau cévenol, il organisa l’hébergement, la subsistance et la protection des réfugiés. Toujours direct, Laurent Olivès pratique ses convictions religieuses avec passion mais ne laisse aucune doctrine brider son humanité et son bon sens.

Dans leur préface à ce livre, Raymond et Lucie Aubrac déclarent: « Cette exemplarité rappelle à ceux de notre génération que nous aurions pu faire plus, enseigne à nos cadets qu’il ne faut jamais baisser les bras devant l’injustice et devant l’oppression« 

Laurent Olivès et sa femme Suzanne qui l’assista dans toutes ses activités furent nommés « Justes parmi les Nations » pour leur implication personnelle et directe dans le sauvetage de plusieurs familles juives.

Prix public : 14€

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