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Mémoires d’une martyre pour la foi,

par Blanche Gamond

Dès 1563, St-Paul-Trois-Châteaux, petite ville drômoise a choisi en masse la Réforme protestante. Un siècle plus tard, en 1664, Blanche Gamond naît dans une famille protestante, au moment où partout dans le royaume de France, les libertés accordées aux protestants par l’édit de Nantes sont réduites à néant. En 1683 six compagnies de dragons s’installent à St Paul-Trois-Châteaux ; tout est permis pour « convertir » les protestants : intimidations, pillages et maltraitances. Blanche est emprisonnée, et torturée à l’hôpital de Valence pour délit d’opinion. Elle y passera 18 longs mois dans des conditions épouvantables et sera libérée après de grandes souffrances mais en ayant gardé sa foi intacte et joyeuse. Elle rédigea ses mémoires à Zurich où elle mourra en 1718.

Sa sérénité sous la torture, sa foi inébranlable dans un Dieu de bonté, sa conscience et ses valeurs  en font une figure de résistance à l’injustice et à la violence dont les échos se feront encore entendre quelques siècles plus tard dans d’autres circonstances dramatiques.

A une époque où dans de nombreux pays, les chrétiens sont persécutés pour leur foi, l’histoire de Blanche, jeune drômoise simple mais convaincue montre que les armes de l’esprit peuvent triompher de l’oppression. 12 ans après la mort de Blanche Gamond, c’est Marie Durand qui subira l’horreur de l’intolérance et gravera dans la pierre le fameux « Resister »

Après la découverte initiale du manuscrit de Blanche Gamond en Suisse et sa publication par Th. Claparède en 1867, le livre a été oublié jusqu’à sa redécouverte et sa transcription en français moderne en 1964 par Boris Decorvet, dont la famille est originaire du Poët Laval. Boris Decorvet qui fut pasteur à Vallon Pont d’Arc est aussi un des créateurs du Musée du Protestantisme Dauphinois au Poët Laval.

L’avant-propos d’Hervé Mariton, Maire de Crest et Député de la Drôme rappelle la nécessité de la tolérance et de la liberté de conscience.

© Editions Passiflores/Editions Ampelos 2011

Prix : 18  €

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Les Vaudois du Dauphiné, par Eugéne Arnaud

arnaudvaudoiscouv.jpgAu 12ème siècle, à Lyon, un jeune et riche marchand, Pierre Valdo, suit les conseils de Jésus et donne tous ses biens pour partir prêcher l’Evangile. Vite rejoint par de nombreux disciples, sa prédication de pauvreté l’amène en conflit avec le clergé. L’excommunication de Pierre Valdo en 1182 marque le début des bûchers et des persécutions.

Eugène Arnaud retrace l’arrivée des Vaudois dans la Drôme, l’Isère et les Hautes-Alpes, leurs contacts avec les autres groupes «hérétiques » présents, et leur implantation durable parmi une population tolérante qui avait déjà accueilli des Cathares. Il décrit par le détail la doctrine et les pratiques des Vaudois du Dauphiné et cite les registres de l’Inquisition qui font revivre avec une terrifiante précision les procès de l’Eglise. L’ouvrage conclut par le récit de l’adhésion des Vaudois à la Réforme au 16ème siècle et cite largement l’émouvante correspondance des Vaudois avec les théologiens de la Réforme naissante.

Cet ouvrage de référence introuvable a été complété d’une abondante bibliographie et d’un index des noms de famille cités pour aider les généalogistes. Les nombreuses notes de bas de page (plus de 400) permettront aussi au lecteur curieux de compléter sa recherche.

Prix recommandé : 22 €


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Je suis celui que vous cherchez, Jacques Roger, restaurateur du protestantisme dans la Drôme, par Daniel Benoit

couvjrogerv2.jpg« Je suis celui que vous cherchez* » dit Jacques Roger aux soldats qui, suite à une trahison, virent l’arrêter le 29 avril 1745, dans la cabane qui lui servait de cachette prés de Die. Après plus de 36 ans d’errance et de fuite, de cachettes et d’assemblées, de baptêmes clandestins et de cultes familiaux, celui qui avait relevé le protestantisme drômois des cendres de la Révocation allait bientôt trouver la mort. Dans cette période trouble du Désert où les huguenots français hésitaient entre le millénarisme des « petits prophètes », la fuite au Refuge et la résistance armée, Jacques Roger et ses amis, Antoine Court et Pierre Corteiz, furent les pionniers de la reconstruction de l’Eglise réformée en France.

« Un ministre de l’Evangile, quand il dispute, doit se souvenir que l’Evangile est un esprit de douceur, d’humilité et de concorde ; que Jésus-Christ, qui doit être leur parfait modèle, a défendu la vérité avec son cœur, que son zèle pour la gloire de son Père a toujours été conduit par sa sagesse et par son amour et que les apôtres qu’il a envoyés, pour prêcher sa doctrine par tout le monde, et qui en ont changé la face par son assistance, abaissé l’orgueil des philosophes, détruit les idoles, érigé les trophées de la croix, ont eu le même esprit. »

Jeté, à 80 ans, dans les cachots de la Tour de Crest, Jacques Roger avait par avance demandé à ses amis de ne pas tenter d’action violente pour le délivrer. Il mourut pendu à Grenoble, mais son œuvre de rétablissement de la foi protestante dans les vallées de la Drôme et du Dauphiné perdurera et s’amplifiera.

Et 200 ans plus tard, après maints réveils et révoltes, les protestants drômois, héritiers spirituels de Jacques Roger illustreront encore l’esprit de l’Evangile en sauvant des centaines de réfugiés, Juifs, politiques et résistants de la barbarie nazie.

*Actes 10:21

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