Archives pour l'étiquette Nord

Saint-Quentin sous le joug allemand,

par Louise Dumas-Trocmé

Louise Dumas Trocmé couv1 smallLouise Trocmé est la fille de Paul Trocmé, important industriel protestant de Saint Quentin. En 1914, elle est veuve et s’occupe de ses enfants ainsi que de ceux de son père, veuf lui aussi. Quand les Allemands envahissent le nord de la France en 1914, elle commence un passionnant journal qui détaille au jour le jour les exactions allemandes et les réactions des Français.

En effet  le Nord de la France et la Picardie furent occupés par les Allemands très rapidement après le début de la première guerre mondiale. Durant toute la guerre, les populations durent vivre sous le joug allemand et payèrent un lourd tribut, personnel et financier, à l’occupation. L’infrastructure industrielle, particulièrement importante dans cette région, fut durement touchée par les réquisitions, les vols et les destructions. Louise Trocmé, très au fait de la marche de la fabrique assiste au pillage systématique et le relate au jour le jour.

Un document majeur pour comprendre l’impact moral, culturel et économique de l’occupation présenté et annoté par Hélène Trocmé, historienne et  nièce de Louise Dumas, qui a enseigné l’histoire des États-Unis à l’Université Marc Bloch de Strasbourg puis au Centre d’Histoire Nord-Américaine de l’Université de Paris I- Panthéon-Sorbonne.

Préface d’Annette Becker, professeure à l’Université de Paris Ouest, et auteure  Les cicatrices rouges, 14-18, France et Belgique occupées. (Fayard, 2012)  et Voir la Grande Guerre, un autre récit, Armand-Colin, 2014.

prix public : 19€
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On n’attendait pas la mort si tôt,

Lettres de Henri et Hélène Nick 1915

Nick 1915 La mort couv1« [Une] correspondance passionnante et abondante, exceptionnelle même ! »

Xavier Boniface dans la Revue d’Histoire de l’Église, 2015

« … véritable édition scientifique de ces textes, avec toute une série de notes, érudites mais très claires»

André Encrevé, Bulletin de la Société d’Histoire du Protestantisme Français, 2015.

Dans le 2e tome de cette correspondance, Henri et Hélène Nick abordent tous les aspects d’une guerre qui est maintenant totale. Les combats de Champagne du début de l’année 1915 sont parmi les plus durs qu’Henri Nick connaîtra : leurs paroissiens sont touchés soit par l’occupation allemande, soit par la mort de proches ; leur famille et leurs amis ne sont pas épargnés.

Et pourtant, ils essaient de poursuivre leurs engagements malgré les difficultés liées au conflit. La suite de cette correspondance exceptionnelle par sa richesse et par les personnalités atypiques d’Henri Nick et de son épouse Hélène, nous plonge  toujours plus en avant dans la vie de ces chrétiens engagés et de leur entourage au front comme à l’arrière.

Le pasteur Henri Nick (1868-1954) est l’une des grandes figures du Christianisme social protestant. Pendant plus de cinquante années, il fait de l’évangélisation populaire dans le faubourg lillois de Fives. Conscient de l’importance du milieu dans la construction d’individualités libres, il se préoccupe aussi bien de la misère sociale que de la situation morale de celles et ceux qui fréquentent le Foyer du peuple.

Aumônier pendant la Première Guerre Mondiale, il s’illustre en 1916 lors des combats de Verdun puis de la Somme, durant lesquels il est blessé, ainsi qu’au Chemin des Dames en avril 1917.

De sensibilité socialiste, sans être un pacifiste radical, il soutiendra les revendications des objecteurs de conscience dans les années trente puis assistera des familles juives persécutées durant la Seconde Guerre mondiale. Il sera reconnu « Juste parmi les Nations ».

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La main de l’Éternel serait-elle trop courte ?

lettres de guerre de 1914 par Hélène et Henri Nick

Nick Lettres 14 couv1Pourquoi Dieu n’inter-vient-il pas pour empêcher cette guerre ?

Cette question, sous diverses formes, tenaille les croyants dès la déclaration de guerre.

Henri et Hélène Nick, chrétiens sociaux pacifistes, aspirent à un monde réconcilié, prémices du Royaume de Dieu. Ils vivent ce temps de guerre comme un échec. S’ils adhèrent à l’ « Union sacrée », la question essentielle demeure : comment témoigner de leur foi en un Dieu d’amour au milieu du cataclysme ?

Henri Nick s’engage comme aumônier dès août 1914 ; il a 46 ans !

Sur le front, il retrouve des jeunes hommes qui, la veille encore, fréquentaient le Foyer du peuple de Fives, œuvre d’évangélisation populaire qu’il a fondée en 1901. Rapidement, il poursuit auprès d’eux son ministère de pasteur et d’aumônier avec le soutien de sa famille réfugiée à Marseille qui, de son côté, assure aussi le lien avec certains réfugiés du Nord.

Ce document exceptionnel par sa richesse, l’est aussi par les personnalités atypiques d’Henri Nick et de son épouse. À une époque encore marquée par un anticléricalisme virulent, il illustre l’action essentielle d’un homme d’église au front et la capacité de réflexion et d’action d’un chrétien engagé face aux catastrophes de ce monde.

Le pasteur Henri Nick (1868-1954) est l’une des grandes figures du Christianisme social protestant. Pendant plus de cinquante années, il fait de l’évangélisation populaire dans le faubourg lillois de Fives. Conscient de l’importance du milieu dans la construction d’individualités libres, il se préoccupe aussi bien de la misère sociale que de la situation morale de celles et ceux qui fréquentent le Foyer du peuple.

Aumônier pendant la Première Guerre Mondiale, il s’illustre en 1916 lors des combats de Verdun puis de la Somme, durant lesquels il est blessé, ainsi qu’au Chemin des Dames en avril 1917.

De sensibilité socialiste, sans être un pacifiste radical, il soutient les revendications des objecteurs de conscience dans les années trente puis assiste des familles juives persécutées durant la Seconde Guerre mondiale. Il sera plus tard reconnu « Juste parmi les Nations ».

498 pages; prix public : 29€
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Parmi les ouvriers

, par Henri Nick

Le pasteur Henri Nick Ouvriers couv1Nick est, avec Tommy Fallot, Élie Gounelle et Wilfred Monod, une des grandes figures du mouvement du Christianisme Social protestant.  Pendant plus de 50 ans il fait de l’évangélisation populaire à Fives-Lille  et crée en 1901, quelques années après son arrivée, le Foyer du peuple. Aumônier pendant la première guerre mondiale il participe durant la 2nde guerre mondiale (à 70 ans  et avec l’aide de ses enfants) à un réseau d’assistance aux Juifs lillois. Il sera plus tard reconnu « Juste parmi les Nations ».

 

Voilà trois textes courts et puissants ! Les deux premiers abordent le problème de la condition ouvrière et des difficultés de l’évangélisation d’une population qui croule sous les soucis matériels dans une société en voie de déchristianisation. Bien qu’écrits il y a un siècle, la pensée lucide et exigeante de Nick y est plus que jamais d’actualité. Son énergie communicative et son engagement social intense font paraître bien fades certains discours contemporains.  D’autre part, dans une analyse percutante des méfaits du conformisme : « L’esprit moutonnier est l’ennemi juré de toute réforme sociale. », Henri Nick nous encourage à un individualisme solidaire. Une voix prophétique comme il en existe peu aujourd’hui.

L’introduction de Grégoire Humbert, nous replonge dans le contexte historique et économique de l’action d’Henri Nick, et celui de l’évolution des idées chrétiennes sur « la question sociale ».

Prix: 10€
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André Trocmé

André Trocmé, résistant non-violent, Juste parmi les Nations.
André Trocmé, résistant non-violent, Juste parmi les Nations.

André Trocmé est né dans une famille d’industriels protestants du Nord (Saint Quentin) en 1901. Dans ses mémoires, il raconte comment il découvrit le pacifisme grâce à un soldat allemand durant la première guerre mondiale. Grâce au pasteur Kaltenbach, il choisit la carrière pastorale mais l’église réformée ne veut pas lui confier de paroisse à cause de ses convictions pacifistes. Il commence donc sa carrière par un poste de mission populaire à Sin-le-noble, ville minière marquée par la misère et l’alcoolisme.

Dans les années 30 il prend un poste pastoral au Chambon-sur-Lignon et en 1938 il fonde le Collège Cévenol pour offrir une bonne éducation aux enfants du plateau. Sensibilisé aux méfaits du nazisme par ses contacts avec l’église confessante, il organise, avec les autres pasteurs du plateau et les autorités du Chambon, une filière de sauvetage des Juifs en les cachant dans les fermes avoisinante. Grâce à son action, assistée par sa femme Magda, et ses collègues le pasteur Theis et l’instituteur Darcissac, plus de 2000 personnes purent être cachées et sauvées avec l’aides de la population du plateau, des Quakers, de l’Armée du Salut et d’Églises américaines.

Après la guerre, il est nommé secrétaire du MIR (Mouvement International de la Réconciliation) et finira sa carrière pastorale à Genève.