Archives par mot-clé : pasteur

Le Réveil dans la Drôme,

par Samuel Vernier

Dès le début du 19ème siècle, des mouvements de Réveil, souvent initiés par des missionnaires méthodistes, secouent la France. Ils prêchent avec passion la conversion personnelle et secouent l’apathie des protestants des villes et des campagnes françaises. Ils apportent au protestantisme français, exsangue après un siècle de Désert et de persécutions, un renouveau spirituel et doctrinal qui manque aux églises établies. Une intense activité d’évangélisation a lieu: impression de Bible à bas prix, création d’écoles protestantes, création de bibliothèques, oeuvres sociales, et « missions intérieures ».

Dans le Dauphiné, Felix Neff est le plus connu de ces missionnaires; dans la Drôme, Jean Frédéric Vernier a eu la même activité, parcourant inlassablement pendant 40 ans, villes, villages et campagnes, prêchant dans les maisons, en petites assemblées et formant d’autres missionnaires pour le seconder.

Cet ouvrage, écrit par son petit-fils, documente avec un enthousiasme partial les progrès du Réveil drômois. Ce mouvement qui laissera des traces durables a été peu étudié et ce livre permet de mieux comprendre un moment clé du protestantisme drômois.

Pour comprendre le succès des mouvements évangéliques d’aujourd’hui, il est intéressant de se replonger cent cinquante ans plus tôt et de retrouver les hommes et les idées qui ont su réveiller les âmes.

Prix recommandé : 12€


Achetez -Le Réveil dans la Drôme - en ligne sur Lulu.com.

Le Bon Samaritain,

par Charles Wagner

charleswagnersamaritain.jpgQuelques mois avant la Première Guerre Mondiale, Charles Wagner nous livre une remarquable méditation qui, un siècle plus tard, a encore gagné en pertinence. Il nous parle de «ceux qui tuent» et «ceux qui passent». Et Dieu sait si notre société moderne en génère, des «tueurs» (c’est parfois même un compliment dans certaines organisations…), et tous les autres, qui n’ont pas le temps, qui courent vers le prochain rendez-vous, qui passent très vite en faisant semblant de ne pas voir la misère de leurs prochains. Mais il nous parle aussi de ceux qui guérissent, ceux qui savent donner l’amour.

« Parler d’amour dans des milieux d’église, cela n’a rien d’original » nous dit Pierre-Jean Ruff, dans sa préface. « Mais Charles Wagner …. laïcise et humanise la notion d’amour…. il affirme le principe de la théologie naturelle. Les dons fondamentaux de Dieu ne sont pas liés à une révélation particulière ou à la Révélation — chrétienne, juive, musulmane ou autre. Les dons essentiels de Dieu sont octroyés à tout un chacun. Aussi, dit-il, l’appel à l’amour présent au cœur de tout homme normal est une approche de Dieu tout aussi valable et importante que le plus noble message des religions. Il y a, dit-il, une seule source de vie qui est en Dieu. Mais deux racines permettent d’en puiser la sève et de vivre : l’amour de Dieu et l’amour du prochain. Ces deux racines sont interchangeables. Tout amour de Dieu n’est vrai que s’il inclus, ipso facto, l’amour des autres et à la dimension universelle. Inversement, tout amour authentique des autres (et pourquoi pas aussi des animaux, des fleurs, du soleil qui sur la mer ou sur les sommets escarpés : de tout ce qui est beau) atteste de son origine — même inconsciente, renvoie à elle prouve qu’une lumière brille en nous. »

Après la réédition de « L’Évangile et la Vie », puis celle de »L’Ami », ce nouveau livre de Charles Wagner nous démontre, si besoin était, l’actualité de la pensée de ce pasteur luthérien devenu une grande figure du protestantisme libéral et plus généralement de l’humanisme religieux.

Prix recommandé : 18 €


Achetez - Le Bon Samariatin - en ligne sur Lulu.com.

L’Évangile et la Vie,

par Charles Wagner


evangileetlavie.jpg« La vie serait obscure sans l’Évangile; mais comme l’Évangile s’affermit et grandit au contact de la vie! » nous dit Charles Wagner. Ces textes rédigés dans une langue simple mais puissante saisissent le lecteur, captivent son attention, stimulent son esprit et émeuvent son cœur.

Un des meilleurs ouvrages de Charles Wagner, écrivain abordable et d’une grande humanité. Dans ce texte qui n’a pas vieilli et n’a rien perdu de son énergie ni de sa capacité à inspirer, il  nous livre là un des ses meilleurs recueils.

Prix recommandé : 18€


Achetez -L'Evangile et la Vie - en ligne sur Lulu.com.

Je suis celui que vous cherchez, Jacques Roger, restaurateur du protestantisme dans la Drôme,

par Daniel Benoit

couvjrogerv2.jpg« Je suis celui que vous cherchez* » dit Jacques Roger aux soldats qui, suite à une trahison, virent l’arrêter le 29 avril 1745, dans la cabane qui lui servait de cachette prés de Die. Après plus de 36 ans d’errance et de fuite, de cachettes et d’assemblées, de baptêmes clandestins et de cultes familiaux, celui qui avait relevé le protestantisme drômois des cendres de la Révocation allait bientôt trouver la mort. Dans cette période trouble du Désert où les huguenots français hésitaient entre le millénarisme des « petits prophètes », la fuite au Refuge et la résistance armée, Jacques Roger et ses amis, Antoine Court et Pierre Corteiz, furent les pionniers de la reconstruction de l’Eglise réformée en France.

« Un ministre de l’Evangile, quand il dispute, doit se souvenir que l’Evangile est un esprit de douceur, d’humilité et de concorde ; que Jésus-Christ, qui doit être leur parfait modèle, a défendu la vérité avec son cœur, que son zèle pour la gloire de son Père a toujours été conduit par sa sagesse et par son amour et que les apôtres qu’il a envoyés, pour prêcher sa doctrine par tout le monde, et qui en ont changé la face par son assistance, abaissé l’orgueil des philosophes, détruit les idoles, érigé les trophées de la croix, ont eu le même esprit. »

Jeté, à 80 ans, dans les cachots de la Tour de Crest, Jacques Roger avait par avance demandé à ses amis de ne pas tenter d’action violente pour le délivrer. Il mourut pendu à Grenoble, mais son œuvre de rétablissement de la foi protestante dans les vallées de la Drôme et du Dauphiné perdurera et s’amplifiera.

Et 200 ans plus tard, après maints réveils et révoltes, les protestants drômois, héritiers spirituels de Jacques Roger illustreront encore l’esprit de l’Evangile en sauvant des centaines de réfugiés, Juifs, politiques et résistants de la barbarie nazie.

*Actes 10:21

Prix recommandé : 18€


Achetez -Je suis celui que vous cherchez - en ligne sur Lulu.com.

Qui a soif ?

par Adolphe Monod

quiasoiflivre.gifPionnier du Reveil Evangélique en France, Adolphe Monod est aussi un précurseur de l’œcuménisme qui parle à tous les chrétiens. Cet ouvrage retrace son cheminement, de la quête du sens de la vie (Qui a soif?) à la plénitude du réconfort de l’Evangile. Peu d’écrivains ont vécu aussi profondément leurs émotions qu’Alphonse Monod. Ces méditations d’un pasteur romantique et passionné, élevé à l’école de la Bible, vont droit au coeur du lecteur.

Prix recommandé : 16€


Achetez - Qui a soif? - en ligne sur Lulu.com.

Histoire des Protestants de Crest,

par Eugène Arnaud

Protestants de CrestVoie de communication et chemin de refuge, la Vallée de la Drôme a, de tous temps, été hospitalière aux « hérétiques » persécutés. Après les Cathares et les Vaudois, la Réforme y a écrit une histoire de foi et de luttes. Au cœur de cette vallée, Crest a, depuis toujours, abrité une importante communauté protestante dont Eugène Arnaud nous décrit ici l’histoire.

Spécialiste incontesté de l’histoire du protestantisme dauphinois, Eugène Arnaud est né à Crest où son père était pasteur. On sent dans son ouvrage cet attachement particulier à sa ville, et son souci de bien conter dans le détail l’histoire des huguenots crestois, dont certains comme Isaac Casaubon devinrent célèbres en France et en Europe.

Mais Crest est aussi tristement célèbre pour son donjon, la fameuse « Tour de Crest » où, à de multiples reprises des protestants crestois et drômois furent enfermés. Parmi les plus connus figurent Isabeau Vincent, la bergère de Saoû, qui lança le mouvement des « petits prophètes » qui enflamma les Cévennes, et Jacques Roger, compagnon d’Antoine Court, et restaurateur du protestantisme dans la Drôme et le Dauphiné.

Eugène Arnaud arrête son histoire peu après la révolution, mais il ne manque pas d’évoquer la loi du 18 Germinal qui permit aux protestants de France d’organiser leur culte et de vivre librement leur foi. Trois siècles d’espoir, de foi, de luttes et parfois de persécutions pour arriver enfin à la liberté de culte pour les protestants drômois.

Pour faciliter le travail des généalogistes, nous avons ajouté à cet ouvrage, très documenté, un index des quelques trois cents patronymes cités avec leur référence dans l’ouvrage. Une bibliographie du Protestantisme Drômois a aussi été proposée pour permettre au lecteur intéressé d’approfondir ses connaissances.

Prix recommandé : 18€


Achetez -Histoire des Protestants de Crest - en ligne sur Lulu.com.

Charles Wagner

charleswagner.jpgCharles Wagner est né le 3 janvier 1852 à Vibersviller, en Lorraine, dans une famille de pasteurs luthériens. Orphelin de père à 7 ans, Charles Wagner sera élevé par sa mère et son grand père pasteur.  Il fit ses études à la Faculté de théologie protestante de Paris et celle de Strasbourg, où il rencontra son épouse.

Il étudie quelques mois en Allemagne avant de prendre son premier poste pastoral à Barr, en Alsace, puis à Remiremont, dans les Vosges. En 1883, il prend un poste proposé par le Comité Libéral auprès des familles protestantes libérales parisiennes.

Très vite, il crée sa propre paroisse dans une des pièces de son appartement.  Ses premiers paroissiens sont un mélange d’intellectuels (l’éditeur Fischbacher, le directeur de l’École Alsacienne, etc..) et d’ouvriers des faubourgs et de Paris. Peu à peu son audience croît, et son cercle de relations et d’amis, Tommy Fallot, Raoul Allier, Théodore Monod, s’élargit. Sa théologie moderne et indépendante l’éloigne de toutes les orthodoxies : « Je ne suis ni protestant, ni catholique, ni juif, mais un peu tout cela à la fois, non en sceptique qui rit de tout, mais en croyant qui croit plus que ce que contiennent les formules. »

Ecrivain prolifique, il publie Justice en 1890 puis Jeunesse (1892) et  La Vie Simple  (1895) qui fut un très grand succès et fut traduit en anglais en particulier. Puis viennent L’évangile et la vie (1896), Auprès du foyer (1896) et en 1897 Sois un homme. La maladie, puis la mort de son fils en 1899 lui inspirent L’ Ami, paru en 1902, ouvrage de réconfort dans l’épreuve. Le lendemain de la mort de son fils, il lui écrit, dans son Journal : « Tu vivras dans le cœur de ton père et dans sa voix. Désormais, tu monteras en chaire avec lui, et ; avec lui, tu iras chez ceux qui souffrent et pleurent. Je ne consentirai pas à ta mort ; ce serait consentir à ce que Dieu ne veut pas, car il ne veut qu’aucun de ces petits ne périsse. »

De 1900 à 1906, Charles Wagner redouble d’activité pastorale et associative. La Ligue de l’enseignement, la Ligue d’Éducation morale, les Universités populaires, l’École d’assistance aux malades de la rue Amyot font appel à lui aide, comme plus tard la Sorbonne et même l’Instruction publique, lorsqu’à la demande de Ferdinand Buisson il contribue au Manuel général de l’instruction primaire. Avec ce dernier, il écrivit d’ailleurs en 1903 Libre pensée et protestantisme libéral pour expliquer sa théologie, et la confronter aux idées contemporaines.

En 1904, à la demande du Président Théodore Roosevelt qui avait lu une traduction de « La Vie Simple », Charles Wagner s’embarque pour une tournée aux États-Unis; il y restera 2 mois et en tirera un livre Vers le cœur de l’Amérique qui décrit son expérience. Avant son départ, il fut reçu à la Maison-Blanche et Théodore Roosevelt déclara : « S’il y a un livre que je souhaite voir lire par notre peuple entier, c’est « La Vie Simple » de Charles Wagner. »

En 1907, avec des fonds collectés en partie aux États-Unis, il inaugure sa nouvelle « Maison de Dieu », le Foyer de l’Âme dans le quartier de la Bastille. « Qui que tu sois, entre ici. Tu ne seras l’hôte d’aucune famille étroite. Tu seras l’hôte de Dieu et ton âme sera chez elle… Ici, on enseigne l’humanité. » Pendant 11 ans, jusqu’à sa mort, il animera cette « megachurch » avant la lettre (1400 places) et en fera un des centres de la vie spirituelle parisienne.

Comme ses amis Élie Gounelle ou Wilfred Monod, Charles Wagner ne veut pas accepter la division qui affaiblit l’Église Réformée depuis les années 1850. À l’assemblée de Jarnac, en 1906, il prie les réformés de ne pas céder aux démons de la désunion. Son merveilleux discours resta sans effets. La désunion consommée, il finira par rejoindre le synode libéral en 1916.

En 1914, il publie « Le bon Samaritain » et s’engage avec patriotisme mais sans esprit anti-allemand dans la prédication patriotique. Ses sermons de guerre sont raisonnables et mesurés contrairement à beaucoup de ceux de ses collègues qui faisaient montre d’un bellicisme marqué.

Le Pasteur Wagner décède le 12 mai 1918. Son gendre Wautiers d’Aygaliers, également pasteur, écrira sa biographie, très inspirée de son Journal, sous le titre Un Homme.

Après sa mort, on trouvera dans ses papiers une de ses dernières prières : Tu veilleras!

Publications aux Éditions Ampelos: