Archives pour l'étiquette résistance

Épopée pastorale

Henri Gennatas est un homme atypique ! Héron paisible, son totem lorsqu’il était chef d’une troupe d’éclaireurs unionistes est consacré pasteur en 1939 et quelques mois plus tard il est mobilisé comme lieutenant de cavalerie. Affecté ensuite comme aumônier des chantiers de jeunesse, il rejoint le groupe COMBAT de la Résistance et sabotera les départs au STO de 2000 jeunes des chantiers pour leur permettre de rejoindre les premiers maquis des basses Alpes et du Lubéron.  Condamné à mort par les Allemands, il vit dans la clandestinité. Capturé par les Italiens, il est libéré par ses amis de Combat et Libération. Il réorganise la Résistance à Marseille et participe à la libération de la ville. Il sera Directeur de Cabinet de Raymond Aubrac puis reprendra du service dans la 1ère armée du Général Delattre où il s’illustrera dans des combats contre l’armée allemande.

Il reprend ensuite sa mission de pasteur et sera actif dans les mouvements œcuméniques et sociaux et contre la guerre d’Algérie. Auteur de poèmes et de textes engagés durant la Résistance, cet ouvrage est son autobiographie romancée, celle d’un idéaliste engagé qui sait prendre des risques pour ses idées.

Jacques Martin, objecteur de conscience, Juste et résistant,

par Violaine Kichenin-Martin

jacques-martin-couv-1« Je vous renvoie ci-joints mes papiers militaires et vous prie de voir là l’effet de ma décision de ne plus répondre aux appels que pourra m’adresser l’autorité militaire. »

Cette lettre au ministre de la Guerre qui ressemble à une chanson célèbre marqua le début d’une importante campagne dont Jacques Martin, incarcéré cinq fois pour objection de conscience fut le principal porte-parole avec Henri Roser et leur avocat André Philip (député du Front Populaire puis futur ministre du Général de Gaulle). Mais sa non-violence radicale n’empêche pas une résistance déterminée contre la tyrannie et les injustices. Arrêté par la Milice et condamné à mort par la Gestapo pour actes de résistance, il sera élargi juste avant la Libération sur l’intervention de son ami et chef de maquis Laurent Olivès. Nommé, avec son épouse Jacqueline Martin, Juste parmi les Nations pour avoir sauvé des Juifs, il continuera toute sa vie le combat non-violent et recevra Martin Luther King lors de son passage à Lyon en mars 1966.

 

L’auteur de cette biographie très personnelle et documentée, Violaine Kichenin-Martin, fille de Jacques Martin,  nous ouvre les archives familiales d’un résistant déterminé qui traversa le siècle avec une sérénité et une foi inébranlables. Le préfacier, Patrick Cabanel est directeur d’études à l’École pratique des hautes études. Il s’est particulièrement intéressé au protestantisme à propos duquel il a écrit de nombreux ouvrages de référence, dont De la paix aux résistances, les protestants français de 1930 à 1945 (Fayard).

prix public : 19€
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Refuge et Résistance,

François Boulet

Boulet La Tronche couv1Dans les années sombres de la Seconde Guerre mondiale, une petite ville de huit mille habitants, La Tronche, le petit Nice des Alpes, nichée dans une vallée alpine à proximité de Grenoble devient un important foyer d’accueil de réfugiés dont le plus célèbre est sans doute Pierre Mendès-France. Le doyen Gosse, « chef moral » de l’active Résistance locale  utilise sa villa, La Bérengère, comme une halte sécurisée pour de nombreux réfugiés.  Encore plus étonnant, le pensionnat protestant Brise des Neiges, dirigé par Éva Péan-Pagès, une femme de caractère et de foi, cachera et sauvera de l’extermination près de 100 enfants, pour la plupart d’origine juive. Tous ces efforts n’empêcheront pas la déportation de certains réfugiés, dont Anni et Fritz Finaly ni l’assassinat du doyen Gosse.

François Boulet, docteur en histoire, est professeur agrégé, au Lycée International de Saint-Germain-en-Laye. Sa famille est d’origine dauphinoise ; ses grands-parents ont été directeurs d’école à La Tronche. Sa thèse de doctorat sur Les montagnes françaises 1940-1944 : des montagnes-refuges aux montagnes-maquis est soutenue en 1997 ; en 2008, l’ouvrage Les Alpes françaises 1940-1944 : des montagnes-refuges aux montagnes-maquis la reprend et l’approfondit. Avec ce livre, il écrit une micro-histoire passionnante basée sur vingt années de travaux et d’enquêtes.

Prix Public 15€

Moissac 1939-1945, Résistants Justes et Juifs

Moissac Boulet couv 1Sereinement, la ville de Moissac sauva plusieurs centaines d’enfants juifs entre 1940 et 1944. Le silence lia tous les habitants et permit aux jeunes Éclaireurs israélites de France, dirigés par Shatta et Bouli Simon, de vivre en sécurité malgré l’Occupation allemande et les mesures du gouvernement de Vichy.

François Boulet a dépouillé de nombreuses archives publiques et privées et parlé aux principaux acteurs et survivants de cette époque pour nous livrer ici un document fascinant sur la vie à Moissac avant la guerre, l’accueil des réfugiés espagnols, la défaite de juin 1940, la « zone libre », le refuge juif, l’occupation allemande, la Résistance, puis la Libération et l’épuration. Durant ces années, Moissac devient, grâce au soutien des Moissagais, la ville-refuge de plusieurs centaines de jeunes Juifs ou Éclaireurs israélites de France, jamais dénoncés, jamais inquiétés. La riche ville agricole de Moissac devient alors une « cité de Justes » fournissant un refuge spirituel juif étonnant, à l’origine d’une histoire locale passionnante de la France pendant les années terribles de la Seconde Guerre mondiale.

François Boulet, né à Moissac le 10 février 1965, est professeur agrégé, docteur en histoire, président de la Fédération des sociétés historiques et archéologiques des Yvelines. Ses recherches portent sur les protestants français pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Europe des Habsbourg et le général de Gaulle. Depuis 1986, ses travaux historiques précisent aussi l’histoire de Moissac.

prix public : 15€
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L’irréductible pasteur Goll, combattant de la foi sous la terreur nazie

par Frank Bridel

Bridel Goll Couv 1Descendant d’une famille huguenote de Nîmes, Werner Goll, pasteur de l’Eglise confessante puis fourrier dans la Wehrmacht en Russie et en France, finit par déserter et entrer chez les résistants italiens, les partigiani, en butte aux atrocités de l’armée allemande. Auparavant, dans sa paroisse, il avait opposé une résistance non violente au pouvoir nazi.

Plus de 80 ans après l’accès de Hitler au pouvoir (1933), on connaît mal hors d’Allemagne les résistances intérieures au régime du IIIe Reich, notamment celle des milliers de pasteurs membres de l’Eglise dite confessante, antinazie, illustrée par le martyre de Dietrich Bonhoeffer et de Martin Niemöller.

Frank Bridel, journaliste auteur de nombreux ouvrages historiques et politiques, décrit, sur la base d’une recherche historique menée par le fils de Werner Goll, la lutte quotidienne de cet homme, indompté en dépit des persécutions.

Ce livre raconte comment un pasteur déterminé, soutenu avec courage par ses paroissiens, put tenir tête à l’Eglise hitlérienne malgré la terreur instaurée par un système dictatorial.

Préface de Jean-Pierre Richardot, ancien journaliste au «Monde» et à «France 2», puis collaborateur de Lionel Jospin au Ministère de l’éducation nationale, auteur, notamment, du « Peuple Protestant Français aujourd’hui » (Robert Laffont 1980) et de « Une Autre Suisse, un Bastion contre l’Allemagne nazie » (Paris-Genève 2002).

Prix public : 15€ / CHF 21
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Gilbert Lesage, un Juste manipulé?

par Olivier Pettinotti

Gilbert LPettinoti Lesage couv1esage est une de ces énigmes passionnantes du XXème siècle ; fonctionnaire de Vichy, chef de l’important Service Social des Étrangers qui intervient directement dans les camps d’étrangers en France il détournera l’action de son service pour en faire un important outil de sauvegarde des Juifs au nez et à la barbe de Vichy. Quaker engagé et activiste inclassable, il échappera de peu à la Milice mais reste une personnalité étrange et controversée.
L’auteur tente d’éclairer les mobiles et les limites de l’action de Gilbert Lesage ; Le SSE a-t-il permis de protéger de nombreux internés de la Shoah ou fût-il une cible facile de rafle pour la Police de Vichy ?

Jeune universitaire passionné par la Résistance, Olivier Pettinotti a centré ses recherches sur les activités résistantes de certains fonctionnaires de Vichy.
Après son mémoire de maîtrise sur Gilbert Lesage dont est tiré cet ouvrage, il a prolongé son travail sur le rôle du SSE et de ses agents.
Chrétien à l’écoute et tolérant, il s’est particulièrement intéressé à la « banalité du bien » et à la résistance non-violente.
Il décède en 2006 à 33 ans, des suites d’une longue maladie.

Avec une préface d’Anne Grynberg, professeur des Universités en histoire contemporaine.

Prix : 15€
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Voyage d’Exil

, par Alexis Muston

Muston Exil couv 1En 1834, un jeune pasteur du Piémont échappe de peu à la police italienne et, au terme d’un dangereux voyage à pied à travers les Alpes, se réfugie en France. Son crime ? avoir publié à Strasbourg sa thèse de théologie sur la doctrine des Vaudois sans le visa de la censure italienne. Prévenu par un ami pasteur, il quitte la maison familiale dans la nuit et commence le périple qui le mènera à la liberté. C’est ce périple qu’il nous relate, de nombreuses années plus tard alors qu’il est un pasteur aimé, un historien et un artiste reconnu, un grand-père comblé par une vie animée de résistance, d’étude et de dévouement pastoral.

Dans ce petit texte plein d’humour, on retrouvera tout Muston, son esprit scientifique et curieux, sa sensibilité à la beauté des paysages, son amour des Alpes et de ses prochains, ses idées sociales et  son inébranlable confiance en Dieu.

Historien, pasteur, artiste, médecin, politicien, poète, il est peu de domaines dans lesquels Alexis Muston, né en 1810 dans les vallées vaudoises des Alpes, n’ait excellé. Sa curiosité intellectuelle et sa vivacité feront de cet humble pasteur de Bourdeaux, dans la Drôme, l’ami des principaux écrivains romantiques, George Sand, bien sûr, mais aussi Victor Hugo, Lamartine, Vigny, Büchner et bien d’autres. Arrêté et incarcéré pour sa participation à l’insurrection de 1851 contre le coup d’Etat de Louis-Napoléon, il sera toute sa vie un républicain ardent et un européen convaincu.

Au fond de l’abîme, (journal du camp des Milles) par Henri Manen

Manen Abime Couv1Le 6 Août 1942, le pasteur d’Aix, Henri Manen apprend que les autorités françaises ont décidé de livrer aux nazis les prisonniers retenus au Camp des Milles. Convaincu que ces déportés, parmi lesquels des femmes, des vieillards, des enfants, sont voués à une mort certaine, Henri Manen, aidé par sa femme Alice, le pasteur Donadille et son réseau et l’OSE,  mettra tout en œuvre pendant le mois qui suit pour en sauver le maximum.

 Au fond de l’abîme relate ces 34 jours totalement dédiés à la cause des persécutés, un témoignage « en direct » écrit pour alerter les autorités sur les méthodes de la police française et sensibiliser les populations civiles au sort des Juifs. Repris dès Décembre 1942 dans la presse juive New Yorkaise, c’est un cri d’alerte poussé par une conscience révoltée devant la soumission à l’ignominie.

 Philippe Joutard, ami d’Henri Manen, agrégé d’histoire et spécialiste du protestantisme cévenol introduit ce texte qui est suivi d’une postface d’Alain Chouraqui, Président de la Fondation du Camp des Milles et Directeur de recherche au CNRS.

 Henri Manen, cévenol, pasteur à Mulhouse en 1940, fut envoyé à la paroisse d’Aix et s’occupait aussi des Ecoles militaires de Saint-Cyr et Saint Maixent repliées à Aix. Henri Manen et sa femme Alice ont été nommés « Justes parmi les nations » par Yad Vashem en 1986.

 Prix public : 9€
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Les enfants ne partiront pas, (la résistance protestante à Lyon), par René Nodot

Militant de mouvemeNodot Enfants Couv 1nts de jeunesse protestant et pacifiste à Lyon en 1940, le jeune René Nodot rentre en Résistance clandestine et non violente dès 1941. Activement engagé dans de nombreuses opérations de sauvetage des Juifs pendant la guerre, il recevra en 1974, la médaille des Justes de Yad Vashem. Toute sa vie il militera pour la paix, la défense des droits de l’homme et la cause de l’éducation.

 « Les enfants ne partiront pas ! »  C’est l’engagement de sauver d’une mort certaine les enfants juifs de Lyon, pris par Gilbert Lesage, quaker audacieux, et le R.P. Chaillet figure de la résistance catholique à Lyon. Rapidement, à Lyon et dans la région, de nombreux résistants issus des paroisses catholiques et protestantes vont travailler ensemble pour faire échapper à la Shoah des dizaines d’enfants juifs et leurs parents. René Nodot nous raconte ces événements avec la verve directe du participant qu’il a été ; profitant de sa nationalité suisse et aidé par un réseau actif de pasteurs, prêtres, militants juifs et chrétiens, il fait passer en Suisse de nombreux réfugiés les sauvant ainsi d’une mort certaine.

 Protestant convaincu, René Nodot nous décrit dans cet ouvrage les nombreuses personnalités engagées et les solidarités qui ont permis de tisser d’efficaces réseaux de résistance et d’assistance ; il consacre un chapitre au pasteur Roland de Pury, figure de la résistance spirituelle lyonnaise et un autre au célèbre Commandant Azur qui s’engagea dans la Résistance à 49 ans et mourut au Vercors.

 Thierry Philip, petit fils d’André Philip, grand résistant protestant lyonnais et de Mireille Philip, Juste parmi les Nations, évoque l’importance du travail de mémoire et la vigilance nécessaire devant toute forme de dictature.  Il nous expose le rôle important des réseaux lyonnais dans la Résistance et l’engagement des militants chrétiens contre le nazisme et rappelle la valeur de la solidarité et la pertinence toujours actuelle des idées de la Résistance.

 Prix public : 20  euros

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Catherine de Parthenay, par Nicole Vray

Vray Parthenay Couv1Insoumise et résistante, Catherine de Parthenay le fut toute sa vie : née en 1554 en Bas-Poitou, au Parc Soubise sur les terres de Mouchamps, élevée dans la Réforme et l’humanisme, liée aux Albret et donc cousine d’Henri IV, elle perd son premier mari assassiné durant la Saint-Barthélemy. Elle épouse en secondes noces René Ier de Rohan à Blain, près de Nantes, et fait de ce fief un refuge pour les protestants de la région. De ce mariage naissent cinq enfants dont celui qui sera Henri II de Rohan, gendre de Sully et dernier grand chef militaire protestant jusqu’au début du XVIIème siècle. Catherine de Parthenay assiste au premier siège de La Rochelle de 1572 et écrit une tragédie « Holopherne » tirée du livre biblique de Judith. Elle suit toutes les guerres de religion où meurt René Ier de Rohan. Amie de Catherine de Bourbon sœur d’Henri IV, dont Henri II de Rohan était le fidèle compagnon d’armes, Catherine est sans doute présente à Nantes lors de la signature de l’Edit de Nantes. Enfin elle est encore à La Rochelle lors du second Grand siège  de 1627 où Richelieu la qualifiera de « l’âme de la résistance ». A la fin de ce siège elle est emprisonnée à Niort et n’est libérée qu’après la paix d’Alés de 1629. Elle meurt en 1631,sur ses terres natales à Mouchamps.

Cette femme politique, huguenote intransigeante et passionnée fit l’admiration de toute l’élite européenne et suscita l’attachement des populations bretonnes et poitevines, qu’elle protégea jusqu’à sa mort en 1631. Elle fut également une femme de grande culture qui nous a laissé nombre d’écrits, correspondance, poèmes ou pamphlets, tous riches de sens et empreints de son protestantisme et de sa rigueur.

Prix public : 20 €

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L’Église de neige,

par André Trocmé

Alors que la Shoah ravage l’Europe, les Juifs se pressent au Chambon-sur-Lignon et sur son plateau, terre de refuge. Le dimanche, au temple, le pasteur André Trocmé prêche la liberté, l’hospitalité envers l’étranger, la non violence, la résistance du chrétien à la loi de César quand celle-ci est inique. L’Église de neige, est formée par sa paroisse et celles de ses collègues, dans la montagne hivernale : c’est aussi le titre de ce recueil.

Car le pasteur est un conteur, qui donne le meilleur de lui-même dans ces Noëls organisés dans le temple, autour d’un grand arbre rapporté de la forêt voisine. Ses contes ont conservé une valeur universelle et actuelle. On les lit comme des paraboles mises à la portée des enfants, pour leur apprendre leur futur métier d’hommes et de femmes libres. Conter, avec Trocmé au Chambon, c’est encore résister.

André Trocmé a été pasteur du Chambon-sur-Lignon de 1934 à 1948. Il a été nommé Juste des nations, comme son épouse Magda, le couple des Theis, Roger Darcissac et d’autres habitants de la région. L’Église de neige, publié fin 1943, n’avait jamais été réédité. Une introduction de Patrick Cabanel et un avant-propos de Nelly Trocmé Hewett éclairent le contexte dans lequel ce petit chef-d’œuvre de littérature engagée a vu le jour.

 

Prix public 15 €

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François de La Noue, « Bras de Fer »

par Nicole Vray

«  Grand homme de guerre et plus grand homme de bien » disait de lui Henri IV dont il était l’ami. François de la Noue, méconnu, soldat fidèle à son roi et à sa foi, est un grand personnage clé du XVIe siècle.

Surnommé Bras de Fer à cause de sa terrible blessure qui lui coûta un bras, cet éminent soldat était aussi un homme de lettres et un humaniste avant l’heure, auteur d’un volume essentiel, Discours politiques et militaires, dont Henri IV s’inspirera pour des articles de l’Edit de Nantes, et dont Napoléon dira «  c’est la Bible du soldat ». Allié et ami des plus puissantes familles de France (Henri IV, Coligny, Rohan), François de la Noue a su aussi toujours rester au service du peuple protestant.

 

Dans cette biographie, préfacée par le professeur Jean Meyer, Nicole Vray nous fait revivre ce personnage entier mais à l’histoire multiple, avec beaucoup de nuances, de précisions et aussi d’amour. Elle a su dans un récit à la fois vivant et documenté, redonner à cet acteur incontournable des guerres de Religion et grand esprit de tolérance, toute la mesure qu’il mérite.

 

Nicole Vray, Docteur ès-Lettres, membre de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Caen, hébraïsante, est une spécialiste du protestantisme de l’ouest et de ses représentants. Elle est entre autres auteur d’ouvrages sur les guerres de religion, Henri IV et sa mère Jeanne d’Albret, François de La Noue, Catherine de Parthenay, le protestantisme à La Rochelle, dans l’Ouest et en Aunis Saintonge, particulièrement au XIXème siècle  avec les relations, jamais étudiées jusqu’ici, avec la Société évangélique de Genève. Elle a aussi publié plusieurs livres sur Théodore Monod qu’elle a bien connu.

Prix public : 19 euros

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Souvenirs d’un pasteur engagé par L. Olivès

Voilà un pasteur qui s’indigne et s’engage, toujours du coté des opprimés, sans aucune crainte pour sa réputation, sa « carrière », sa vie même !

Dans les « Souvenirs d’un pasteur résistant », Laurent Olivès nous racontait comment, dès 1941, il mit en place un réseau pour protéger et cacher des proscrits et des Juifs puis il fonda et dirigea, en 1943, à Ardaillès, le maquis de la Soureilhade qui mena des actions armées contre l’occupant.

Dans ce livre de souvenirs, il reprend les points marquants de sa vie atypique, son enfance en Algérie, son arrivée dans les Cévennes, ses divergences avec le pasteur Boegner durant la résistance, son ministère en Tunisie, ses prises de position anticolonialistes et son retour dans une paroisse ouvrière. Résistant toujours, contre l’oppression, l’injustice et l’indifférence, il nous donne une bonne leçon de vie, pleine d’aventure d’humour et de sagesse.

Laurent Olivès assisté de sa femme Suzanne (avec laquelle il fût nommé « Juste parmi les Nations » pour leur activité de sauvetage de plusieurs familles juives) et des ses amis a traversé le siècle en y laissant un sillage éclatant de l’Evangile vécue.

Couverture : Sidi Bou Saïd, aquarelle de Jacqueline Chaudieu, fille de Laurent Olivès.

Prix public : 19€

Mémoires d’un Juste, par René Nodot

Mémoires d’un Juste

Militant de mouvements de jeunesse protestants et non violents à Lyon en 1940, le jeune franco-suisse René Nodot est vite conscient des dangers du nazisme.  Dès 1941, avec l’aide du Consul de Suisse et de nombreux appuis chez les protestants et catholiques engagés de la région, René Nodot contribue à organiser des convois d’enfants Juifs pour la Suisse.

 

Alors que s’intensifient les rafles de Juifs en France, René Nodot entre au Service Social des Etrangers un organisme du gouvernement de Vichy, détourné par son directeur, Gilbert Lesage, un quaker, pour en faire un puissant outil de sauvetage des Juifs. Pendant 2 ans, jusqu’à l’arrestation par la Milice de Gilbert Lesage, le SSE va secourir des dizaines de milliers de réfugiés. Sous couvert de son rôle « officiel », René Nodot va, au risque de sa vie, utiliser ses liens familiaux avec la Suisse pour faire échapper à la Shoah des centaines de Juifs. Aidé par un réseau actif de pasteurs, prêtres, militants juifs et chrétiens, René Nodot parviendra à sauver la plupart de ceux qui lui sont confiés, contribuant ainsi à cette grande chaîne de solidarité protestante qui du Chambon sur Lignon à Dieulefit a sauvé, outre des milliers de réfugiés, l’honneur de la France.

Toute sa vie René Nodot restera engagé pour la défense des droits de l’homme et la cause de l’éducation. En 1974, il recevra la médaille des Justes de Yad Vashem pour son action pendant la guerre.

Ce précieux témoignage est un des rares ouvrages donnant la parole à un Juste français, permettant ainsi de comprendre motivations et expériences de cette dangereuse activité.

La préface de Patrick Cabanel, agrégé d’histoire et spécialiste de cette période replace l’action de René Nodot dans l’important mouvement de la Résistance Spirituelle protestante.

Prix public : 19  euros

Achetez en ligne -Mémoires d'un Juste -