Galeries

Albert Finet, par amour pour la vérité

par Olivier Finet

Ce qui est important (tant pis pour le politique), ce n’est pas de pourfendre des idées ; mais de défendre l’homme, d’aller à sa rencontre, de prendre sa peine, de l’aimer tel qu’il est… 

Cette réflexion d’Albert Finet dans l’un de ses articles du journal Réforme résume bien la pensée de ce pasteur devenu journaliste qui co-fonda à la Libération, et dirigea pendant presque 25 ans,  un hebdomadaire qui existe encore aujourd’hui.

Albert Finet a été un témoin et commentateur engagé des grands événements de son temps, de la Libération à Mai 68 en passant par la guerre d’Algérie, la lutte contre l’apartheid et les grandes questions sociales des Trente Glorieuses. Il a aussi su mener une équipe de contributeurs composée de personnalités aussi fortes et différentes que Jacques Ellul, André Philip, René Courtin  et Roland Laudenbach pour faire un journal riche d’opinions et d’analyses originales sur l’actualité.

Cette biographie écrite par son fils, Olivier Finet, nous fait découvrir le cheminement et l’activité d’un homme qui contribua posément à établir une presse libre et un regard spirituel sur l’actualité.

La préface est d’Antoine Nouis, théologien qui dirigea Réforme de 2012 à 2015.

A l’heure où les balles ne sifflent pas

par Henri & Hélène Nick

Lorsqu’en juin 1915, le caporal Edmond Cheuva du 43e régiment d’infanterie refuse de participer au peloton qui doit fusiller des soldats russes et arméniens, il justifie son attitude auprès de ses chefs en se référant aux conseils que lui a toujours prodigués Henri Nick, présentement aumônier militaire protestant du 1er CA mais qui est avant tout le directeur de l’œuvre d’évangélisation protestante au sein de laquelle le jeune homme a grandi. Edmond Cheuva est exempté de peloton d’exécution.

Toujours d’une rare richesse, ce troisième tome de la correspondance familiale Nick continue de porter notre attention sur des problématiques diverses, domestiques parfois, protestantes souvent, universelles dans bien des cas.

Le pasteur Henri Nick (1868-1954) est l’une des grandes figures du Christianisme social protestant. Pendant plus de cinquante années, il fait de l’évangélisation populaire dans le faubourg lillois de Fives. Conscient de l’importance du milieu dans la construction d’individualités libres, il se préoccupe aussi bien de la misère sociale que de la situation morale de celles et ceux qui fréquentent le Foyer du peuple.

Aumônier pendant la Première Guerre Mondiale, il s’illustre en 1916 lors des combats de Verdun puis de la Somme, durant lesquels il est blessé, ainsi qu’au Chemin des Dames en avril 1917.

De sensibilité socialiste, sans être un pacifiste radical, il soutiendra les revendications des objecteurs de conscience dans les années trente puis assistera des familles juives persécutées durant la Seconde Guerre mondiale. Il sera reconnu « Juste parmi les Nations ».

Prix : 26 €

Épopée pastorale

Henri Gennatas est un homme atypique ! Héron paisible, son totem lorsqu’il était chef d’une troupe d’éclaireurs unionistes est consacré pasteur en 1939 et quelques mois plus tard il est mobilisé comme lieutenant de cavalerie. Affecté ensuite comme aumônier des chantiers de jeunesse, il rejoint le groupe COMBAT de la Résistance et sabotera les départs au STO de 2000 jeunes des chantiers pour leur permettre de rejoindre les premiers maquis des basses Alpes et du Lubéron.  Condamné à mort par les Allemands, il vit dans la clandestinité. Capturé par les Italiens, il est libéré par ses amis de Combat et Libération. Il réorganise la Résistance à Marseille et participe à la libération de la ville. Il sera Directeur de Cabinet de Raymond Aubrac puis reprendra du service dans la 1ère armée du Général Delattre où il s’illustrera dans des combats contre l’armée allemande.

Il reprend ensuite sa mission de pasteur et sera actif dans les mouvements œcuméniques et sociaux et contre la guerre d’Algérie. Auteur de poèmes et de textes engagés durant la Résistance, cet ouvrage est son autobiographie romancée, celle d’un idéaliste engagé qui sait prendre des risques pour ses idées.

Facettes du méthodisme

On ne connait plus guère les méthodistes français, protestants évangéliques d’origine britannique et wesleyenne. Ils sont restés cent vingt ans dans notre pays avant de se fondre majoritairement dans l’Église réformée de France reconstituée en 1938. Pourtant ces méthodistes ont « réveillé » le protestantisme français très amoindri au début du XIXe siècle. La Société d’Étude du Méthodisme Français a pris le parti de raviver la mémoire de ce méthodisme et de ses survivances. Pour ce faire, elle organise chaque année une journée d’étude avec plusieurs partenaires de la recherche associative et académique. Cet ouvrage regroupe les communications de deux années. Au fil des pages, le lecteur parcourra les deux siècles qui précèdent le nôtre, en Bretagne, Normandie, Alsace, Sud-Ouest et en compagnie d’Alfred Zimmermann, Matthieu Lelièvre, André Roux et d’autres pasteurs encore, attachants et représentatifs d’une minorité religieuse influente dans notre pays.

Jean-Louis Prunier est pasteur de l’Église protestante unie de France, doctorant en histoire contemporaine à l’Institut Protestant de Théologie – Faculté de Montpellier, président de la Société d’Étude du Méthodisme Français.

Jean-François Zorn est professeur émérite d’histoire du christianisme à l’époque contemporaine de l’Institut Protestant de Théologie – Faculté de Montpellier, vice-président de la Société d’Étude du Méthodisme Français.

Achetez en ligne -Facettes du méthodisme-

Eugénie Bost, femme de cœur, de tête et de foi

, présenté par Gabrielle Cadier-Rey

 J’ai pris l’initiative de tout. 

Cette simple remarque d’Eugénie Bost qu’un beau-frère admiratif décrit comme « aussi calme dans ses commandements que Napoléon à Austerlitz », montre une facette de cette femme de tête qui a consacré sa vie à seconder le mari qu’elle aimait et admirait. John Bost, à partir de 1848 et jusqu’à sa mort, a créé à La Force neuf Asiles pour accueillir « au nom du Maître tous ceux qui étaient rejetés », notamment les handicapés physiques et mentaux, mais aussi les jeunes filles abandonnées et les vieilles dames démunies.

Dans le Journal quotidien d’Eugénie, on voit comment elle dirige son grand domaine agricole tout en collaborant au grand œuvre de son mari. Épouse dévouée surchargée de tâches, mère attentive, Eugénie trouve dans sa foi profonde le soutien qui lui permet de mener tout de front.

L’introduction et les abondantes notes de Gabrielle Cadier-Rey, historienne spécialiste de l’histoire des femmes et du protestantisme, facilitent la lecture de ce Journal qui donne un tableau vivant et quelquefois humoristique du monde protestant français des années 1860 – 1880, dans sa diversité et son dynamisme.

La préface est de Laurent Gervereau, Président du Comité scientifique de la « Maison John et Eugénie Bost » à La Force.

Prix public : 29€
Achetez en ligne -Eugénie Bost-

L’apport économique des Huguenots

par Meinrad Busslinger

busslinger-apport-couv1Le départ de plus de 200 000 huguenots à la Révocation de l’Édit de Nantes  fut un désastre économique bien documenté pour le royaume de France.

En revanche, l’importance de l’apport de ces réfugiés aux pays du Refuge est moins connue.  En plus de 200 pages accessibles à tous les lecteurs intéressés, l’auteur analyse et détaille l’apport économique et culturel des exilés français et décrit leurs entreprises et leurs succès.

Cet ouvrage nous montre à quel point ces réfugiés ont contribué à dynamiser et enrichir les pays où ils se sont installés.

L’auteur, Meinrad Busslinger, homme d’affaires international, Chevalier de l’Ordre du Mérite et diplômé de Harvard est passionné par l’économie et l’histoire du Refuge. Cet ouvrage est le résultat de 5 ans de recherches et de compilation d’informations sur l’impact économique des huguenots pour les pays du Refuge.

Prix recommandé : 19 €

 

Achetez en ligne -L'apport des Huguenots-

Jacques Martin, objecteur de conscience, Juste et résistant,

par Violaine Kichenin-Martin

jacques-martin-couv-1« Je vous renvoie ci-joints mes papiers militaires et vous prie de voir là l’effet de ma décision de ne plus répondre aux appels que pourra m’adresser l’autorité militaire. »

Cette lettre au ministre de la Guerre qui ressemble à une chanson célèbre marqua le début d’une importante campagne dont Jacques Martin, incarcéré cinq fois pour objection de conscience fut le principal porte-parole avec Henri Roser et leur avocat André Philip (député du Front Populaire puis futur ministre du Général de Gaulle). Mais sa non-violence radicale n’empêche pas une résistance déterminée contre la tyrannie et les injustices. Arrêté par la Milice et condamné à mort par la Gestapo pour actes de résistance, il sera élargi juste avant la Libération sur l’intervention de son ami et chef de maquis Laurent Olivès. Nommé, avec son épouse Jacqueline Martin, Juste parmi les Nations pour avoir sauvé des Juifs, il continuera toute sa vie le combat non-violent et recevra Martin Luther King lors de son passage à Lyon en mars 1966.

 

L’auteur de cette biographie très personnelle et documentée, Violaine Kichenin-Martin, fille de Jacques Martin,  nous ouvre les archives familiales d’un résistant déterminé qui traversa le siècle avec une sérénité et une foi inébranlables. Le préfacier, Patrick Cabanel est directeur d’études à l’École pratique des hautes études. Il s’est particulièrement intéressé au protestantisme à propos duquel il a écrit de nombreux ouvrages de référence, dont De la paix aux résistances, les protestants français de 1930 à 1945 (Fayard).

prix public : 19€
Achetez en ligne -Jacques Martin Objecteur de conscience?-

Saint-Quentin sous le joug allemand,

par Louise Dumas-Trocmé

Louise Dumas Trocmé couv1 smallLouise Trocmé est la fille de Paul Trocmé, important industriel protestant de Saint Quentin. En 1914, elle est veuve et s’occupe de ses enfants ainsi que de ceux de son père, veuf lui aussi. Quand les Allemands envahissent le nord de la France en 1914, elle commence un passionnant journal qui détaille au jour le jour les exactions allemandes et les réactions des Français.

En effet  le Nord de la France et la Picardie furent occupés par les Allemands très rapidement après le début de la première guerre mondiale. Durant toute la guerre, les populations durent vivre sous le joug allemand et payèrent un lourd tribut, personnel et financier, à l’occupation. L’infrastructure industrielle, particulièrement importante dans cette région, fut durement touchée par les réquisitions, les vols et les destructions. Louise Trocmé, très au fait de la marche de la fabrique assiste au pillage systématique et le relate au jour le jour.

Un document majeur pour comprendre l’impact moral, culturel et économique de l’occupation présenté et annoté par Hélène Trocmé, historienne et  nièce de Louise Dumas, qui a enseigné l’histoire des États-Unis à l’Université Marc Bloch de Strasbourg puis au Centre d’Histoire Nord-Américaine de l’Université de Paris I- Panthéon-Sorbonne.

Préface d’Annette Becker, professeure à l’Université de Paris Ouest, et auteure  Les cicatrices rouges, 14-18, France et Belgique occupées. (Fayard, 2012)  et Voir la Grande Guerre, un autre récit, Armand-Colin, 2014.

prix public : 19€
Achetez en ligne -Jacques Martin Objecteur de conscience?-

Refuge et Résistance,

François Boulet

Boulet La Tronche couv1Dans les années sombres de la Seconde Guerre mondiale, une petite ville de huit mille habitants, La Tronche, le petit Nice des Alpes, nichée dans une vallée alpine à proximité de Grenoble devient un important foyer d’accueil de réfugiés dont le plus célèbre est sans doute Pierre Mendès-France. Le doyen Gosse, « chef moral » de l’active Résistance locale  utilise sa villa, La Bérengère, comme une halte sécurisée pour de nombreux réfugiés.  Encore plus étonnant, le pensionnat protestant Brise des Neiges, dirigé par Éva Péan-Pagès, une femme de caractère et de foi, cachera et sauvera de l’extermination près de 100 enfants, pour la plupart d’origine juive. Tous ces efforts n’empêcheront pas la déportation de certains réfugiés, dont Anni et Fritz Finaly ni l’assassinat du doyen Gosse.

François Boulet, docteur en histoire, est professeur agrégé, au Lycée International de Saint-Germain-en-Laye. Sa famille est d’origine dauphinoise ; ses grands-parents ont été directeurs d’école à La Tronche. Sa thèse de doctorat sur Les montagnes françaises 1940-1944 : des montagnes-refuges aux montagnes-maquis est soutenue en 1997 ; en 2008, l’ouvrage Les Alpes françaises 1940-1944 : des montagnes-refuges aux montagnes-maquis la reprend et l’approfondit. Avec ce livre, il écrit une micro-histoire passionnante basée sur vingt années de travaux et d’enquêtes.

Prix Public 15€

Verdun, un dyptique

par Wilfred Monod

Verdun Monod couv1« C’est l’enfer infernal »

Wilfred Monod a un fils au front à Verdun et n’a pas de nouvelles. Chaque jour, ce pasteur qui a consacré sa vie au pacifisme, guette les nouvelles, suit le conflit rencontre des permissionnaires. Chaque jour il note la sauvagerie des attaques, les morts qui frappent ses proches, les manœuvres et les rumeurs.

Voici un journal vécu au jour le jour avec toute l’émotion d’un père inquiet, d’un patriote déçu, d’un pacifiste désespéré. Plus tard, quand il visitera les lieux du « cataclysme », il y trouvera des coquelicots écarlate qui, souvent, dessinent le contour des trous d’obus, comme des guirlandes autour d’un cratère plein de sang.

Verdun comme les français non-combattants l’ont vécu au quotidien.

Prix public : 8 euros
Achetez en ligne -Verdun, un dyptique-

Moissac 1939-1945, Résistants Justes et Juifs

Moissac Boulet couv 1Sereinement, la ville de Moissac sauva plusieurs centaines d’enfants juifs entre 1940 et 1944. Le silence lia tous les habitants et permit aux jeunes Éclaireurs israélites de France, dirigés par Shatta et Bouli Simon, de vivre en sécurité malgré l’Occupation allemande et les mesures du gouvernement de Vichy.

François Boulet a dépouillé de nombreuses archives publiques et privées et parlé aux principaux acteurs et survivants de cette époque pour nous livrer ici un document fascinant sur la vie à Moissac avant la guerre, l’accueil des réfugiés espagnols, la défaite de juin 1940, la « zone libre », le refuge juif, l’occupation allemande, la Résistance, puis la Libération et l’épuration. Durant ces années, Moissac devient, grâce au soutien des Moissagais, la ville-refuge de plusieurs centaines de jeunes Juifs ou Éclaireurs israélites de France, jamais dénoncés, jamais inquiétés. La riche ville agricole de Moissac devient alors une « cité de Justes » fournissant un refuge spirituel juif étonnant, à l’origine d’une histoire locale passionnante de la France pendant les années terribles de la Seconde Guerre mondiale.

François Boulet, né à Moissac le 10 février 1965, est professeur agrégé, docteur en histoire, président de la Fédération des sociétés historiques et archéologiques des Yvelines. Ses recherches portent sur les protestants français pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Europe des Habsbourg et le général de Gaulle. Depuis 1986, ses travaux historiques précisent aussi l’histoire de Moissac.

prix public : 15€
Achetez en ligne -Moissac 1939-1945-

Où sont tes gosses?

par Jean Alexandre

Alexandre Ou sont tes gosses couverture 1Le petit Jean a 5 ans sous l’Occupation. C’est jeune mais assez pour savoir qu’on ne parle pas aux Allemands même s’ils vous adressent la parole dans la rue, qu’il ne faut jamais dire que son copain Bébert est juif car il pourrait mourir et qu’il ne faut pas parler des deux enfants que sa mère a cachés chez eux le jour de juillet 1942 où la voisine a été emmenée au Vel’ d’Hiv.

Mais 5 ans c’est aussi l’âge où l’on joue, on découvre le monde dans ce quartier populaire de Charonne où les nationalités et les confessions se mélangent, l’âge où, encadré par des adultes qui résistent à leur manière, l’enfant se forge des valeurs qui dureront toute sa vie.

C’est aussi l’âge où l’on se fait des amis facilement comme le petit Ivan rencontré en 1943 au temple de Béthanie où le pasteur Barlet fait l’éducation religieuse des enfants le jour et des faux certificats de baptême la nuit.

Le petit Jean deviendra pasteur et nous livre ici ses souvenirs de l’Occupation ; le petit Ivan deviendra journaliste et complète par une préface pleine d’émotion le récit vécu de son ami Jean.

Préface de Ivan Levaï

prix public : 15€
Achetez en ligne -Où sont tes gosses?-

Je serai fusillé!

par Jules-Philippe Guiton

Guiton Fusillé couv1En 1915, en première ligne dans le secteur meurtrier du bois de la Gruerie, un jeune sergent, pasteur missionnaire rentré du Lesotho, sort de sa tranchée pour sauver un blessé allemand.

 Pacifiste engagé il refuse ensuite de décrire à son colonel la tranchée ennemie aperçue lors du sauvetage car dit-il : « j’y étais en homme de Paix pas en homme de guerre ». Menacé du Conseil de guerre, Jules-Philippe Guiton répond : « Je serai fusillé ! ».

L’affaire remonta jusqu’au Ministre de la Guerre et finalement Jules-Philippe Guiton est interné dans un asile d’aliénés. Il décéda en 1917 des suites de la tuberculeuse osseuse contractée dans les tranchées.

 Patrick Cabanel est directeur d’études à l’École pratique des hautes études. Il a récemment co-dirigé le volume de la Société d’Histoire du Protestantisme Français sur les Protestants et la Grande Guerre.

Prix public 10€

Achetez en ligne -Je serai fusillé!-

Théologie et Lumières, Jonathan Edwards

par Roy Carpenter

Carpenter EdwardsParadoxalement ignoré du grand public, Jonathan Edwards a créé les solides fondements théologiques qui animent aujourd’hui une grande partie des nombreux mouvements dits « évangéliques ». En équilibre entre l’héritage intellectuel des Lumières et une pratique religieuse revivaliste, il fonde les bases d’une théologie moderne qui dénonce l’égoïsme et la quête individuelle du confort et de la richesse.

N’hésitant pas à mettre en cause l’autorité, même quand elle lui est favorable, Edwards privilégie la justice et l’expérience du peuple, des Noirs, des femmes, des Indiens, des enfants.

Comme sa théologie, l’héritage d’Edwards est en tension ; considéré aujourd’hui comme le plus grand théologien américain, sans doute le plus important du monde occidental au XVIIIème siècle: dans les universités d’élite, on admire la Lumière et le philosophe, tandis que le prédicateur de l’enfer vit toujours dans l’esprit des orateurs populistes des Églises évangéliques modernes.

Roy Carpenter est docteur en cultures et civilisations des pays anglophones et professeur agrégé à la Faculté de Droit de l’Université Jean Moulin Lyon 3.

Le préfacier, Louis Schweitzer est professeur d’éthique et de spiritualité à la Faculté Libre de Théologie Evangélique de Vaux-sur-Seine.

Prix public 29€

Achetez en ligne -Théologie et Lumières-

On n’attendait pas la mort si tôt,

Lettres de Henri et Hélène Nick 1915

Nick 1915 La mort couv1« [Une] correspondance passionnante et abondante, exceptionnelle même ! »

Xavier Boniface dans la Revue d’Histoire de l’Église, 2015

« … véritable édition scientifique de ces textes, avec toute une série de notes, érudites mais très claires»

André Encrevé, Bulletin de la Société d’Histoire du Protestantisme Français, 2015.

Dans le 2e tome de cette correspondance, Henri et Hélène Nick abordent tous les aspects d’une guerre qui est maintenant totale. Les combats de Champagne du début de l’année 1915 sont parmi les plus durs qu’Henri Nick connaîtra : leurs paroissiens sont touchés soit par l’occupation allemande, soit par la mort de proches ; leur famille et leurs amis ne sont pas épargnés.

Et pourtant, ils essaient de poursuivre leurs engagements malgré les difficultés liées au conflit. La suite de cette correspondance exceptionnelle par sa richesse et par les personnalités atypiques d’Henri Nick et de son épouse Hélène, nous plonge  toujours plus en avant dans la vie de ces chrétiens engagés et de leur entourage au front comme à l’arrière.

Le pasteur Henri Nick (1868-1954) est l’une des grandes figures du Christianisme social protestant. Pendant plus de cinquante années, il fait de l’évangélisation populaire dans le faubourg lillois de Fives. Conscient de l’importance du milieu dans la construction d’individualités libres, il se préoccupe aussi bien de la misère sociale que de la situation morale de celles et ceux qui fréquentent le Foyer du peuple.

Aumônier pendant la Première Guerre Mondiale, il s’illustre en 1916 lors des combats de Verdun puis de la Somme, durant lesquels il est blessé, ainsi qu’au Chemin des Dames en avril 1917.

De sensibilité socialiste, sans être un pacifiste radical, il soutiendra les revendications des objecteurs de conscience dans les années trente puis assistera des familles juives persécutées durant la Seconde Guerre mondiale. Il sera reconnu « Juste parmi les Nations ».

Achetez en ligne -On n'attendait pas la mort si tôt-