Galeries

Saint Jean-du-Gard, terre de liberté

par Nelly Duret

À Saint-Jean-du-Gard, on sait lire, écrire et protester depuis la Réforme.

L’obstination de la population dans ses revendications et sa résistance aux injustices irrigue la mémoire saint-jeannaise et nombreux sont les témoignages populaires, lettres, testaments ou livres de raison, qui permettent de raconter ces « vies minuscules », si souvent oubliées de l’Histoire. La destinée de cette communauté met en lumière les besoins de liberté et de spiritualité des hommes tissant des histoires de chair, de larmes et de sang d’une bouleversante actualité. Avec ce récit historique puissant, on découvre la participation remarquable d’une petite communauté cévenole minoritaire, à l’Histoire nationale.

Ce livre convaincra aussi bien les habitants et visiteurs de Saint-Jean-du-Gard que celles et ceux, dans un cercle bien plus large, que continuent à passionner la géographie, l’histoire, la religion, la culture des Cévennes.   Patrick Cabanel

Prix : 19€

De la misère en milieu étudiant

Ce pamphlet publié en 1966 par un petit groupe d’étudiants qui avait pris le contrôle de l’UNEF locale est souvent considéré comme ayant lancé la contestation étudiante de Mai 68. Parmi ses auteurs présumés, Daniel Joubert, un ancien étudiant en théologie protestante, proche de l’Internationale Situationniste, qui s’était illustré par ses positions d’extrême gauche au comité de rédaction du Semeur, la revue des étudiants protestants.

Jean Baubérot, ami très proche de Daniel Joubert, et participant lui aussi aux événements de Mai 68 a rédigé la préface de ce classique de la protestation.

Prix : 8€

 

Pourquoi Mai 68?

par André Philip

Qui mieux qu’André Philip, fondateur en 1944 de ce qui allait devenir la Fédération des Maisons des Jeunes et de la Culture et économiste spécialiste du mouvement ouvrier, peut comprendre et expliquer Mai 68 ?

Dans une série d’articles et de conférences écrits à chaud mais d’une lucidité remarquable, cet ancien résistant souligne les raisons politiques, économiques et sociologiques de la révolte de Mai 68. Pragmatique et posé, il analyse aussi les conséquences des événements de Mai 68 et prévoit des bouleversements irréversibles.

Sur des sujets qui lui tenaient à cœur, l’engagement de la jeunesse et l’amélioration des conditions de vie de la classe ouvrière, le chrétien et la violence, le gaullisme etc… André Philip, que Paul Ricoeur appelait mon éveilleur, mon instructeur et ma référence  nous livre des analyses d’une pertinence toujours actuelle.

Préface biographique et sélection des textes par Loïc Philip.

Prix : 9€

 

Annette Monod, L’ange du Vel’d’Hiv’

par Frédéric Anquetil

 Rendue célèbre pour son rôle au Vel’d’Hiv’ par le film La Rafle, Annette Monod, consacra sa vie aux prisonniers. D’abord travailleuse sociale dans une banlieue ouvrière de Paris, son action dans les camps d’internement français va la transformer.

Particulièrement engagée dans la résistance durant les années sombres de 1940 à 1945, elle prit de nombreuses initiatives personnelles pour le soutien des internés juifs et des prisonniers politiques et fut une témoin majeure de la grande déportation française des enfants juifs.

Pendant les évènements d’Algérie, assistante sociale cheffe à la prison de Fresnes, elle s’oppose aux mauvais traitements infligés aux détenus FLN.

Issue d’une famille protestante engagée dans le christianisme social, elle a continué à interroger sa foi face à ce que l’humain est capable de pire.

Cette biographie rédigée par Frédéric Anquetil, qui l’a bien connue durant ses années de militantisme à l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), comble une lacune importante de l’histoire de la résistance féminine non-armée.

Avant-propos de Pierre Lyon-Caen, dont le père François, avocat au Conseil d’État, avait été soutenu au camp de Drancy par Annette Monod.

Postface de Guy Aurenche, ancien président de l’ACAT à l’époque où Annette Monod y menait ses derniers combats.

Prix : 17€

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Une famille dans la Grande Guerre

par Gabrielle Cadier-Rey

Charles Maurras (qui n’a jamais participé à la Grande Guerre) parlait, dans L’Action Française de la famille Monod comme d’une « race étrangère… l’Anti-France … métèque, protestante et enjuivée ».

Un cinglant démenti lui est apporté par cette étude qui révèle qu’avec près de 20% de mobilisés morts ou disparus (contre 17,6% pour la moyenne nationale) et 10% d’engagés volontaires (contre 2% pour l’ensemble de l’armée française) les Monod, famille aisée et intellectuelle, ont montré leur attachement à la défense de la patrie. Cette approche sociologique d’un groupe homogène et lié permet d’autre part de mieux comprendre l’impact de la Grande Guerre sur les familles françaises.

Gabrielle Cadier-Rey agrégée et docteur en histoire livre ici une étude passionnante des mobilisés de cette famille, appuyée sur des documents d’archive et des témoignages inédits confiés par des descendants. Préface de André Encrevé, Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université de Paris-Est Créteil.

Prix public : 17€/CHF 24
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Ce qui laboure nos cœurs

par Henri & Hélène Nick

« En pleine attaque [bataille de la Somme où il sera blessé] le pasteur Nick, dont la haute silhouette (toujours surchargée de musettes, couvertures, paquets divers, tout cela destiné aux blessés) apparaissait au milieu des combattants chaque fois qu’il y avait un coup dur »

(Journal des Marches et des Opération du 201e régiment d’infanterie)

Toujours d’une rare richesse, ce quatrième tome de la correspondance Nick suit l’aumônier Henri Nick de la Somme à Verdun, toujours dans l’action et la compassion ; ses lettres éclairent les  problématiques humaines, militaires, religieuse, domestiques et philosophiques de la vie au front.

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Une confiance sans nom

essai sur la foi par Didier Travier

Est-il encore possible de croire ?

Bien des énoncés traditionnels de la foi sont devenus intenables ou simplement incompréhensibles. Au premier rang desquels ceux qui parlent … de Dieu. Et si l’on ne peut plus croire, comment pourrait-on encore pratiquer ? Cet essai tente l’hypothèse inverse : et si l’on partait de la pratique, d’une pratique, la protestante en l’occurrence ? Il s’agira alors de méditer sur la signification du culte réformé, de parcourir les différents moments de sa liturgie, d’interroger les grands symboles bibliques qu’il mobilise, le tout de manière profane, laïque, non religieuse. En faisant, autant que possible, abstraction de toute présupposition de Dieu. En cherchant ses appuis du côté des philosophes. En assumant aussi le caractère personnel de l’itinéraire suivi. Et qui sait ? Pourrait-il en sortir une foi épurée et revigorée ? Une foi sur le point de se libérer de la religion ?

Didier Travier (51 ans) est normalien (Ulm 1985) et agrégé de philosophie (1988). Il a enseigné dix ans la philosophie en lycée. Il est aujourd’hui conservateur de bibliothèque. Conseiller presbytéral d’une paroisse cévenole, il co-anime un cercle de réflexion théo-philosophique à la Maison du protestantisme de Nîmes. Cette expérience et celle de l’enseignement lui ont donné le goût d’une transmission à la fois claire et rigoureuse de la pensée philosophique auprès d’un large public.

Olivier Abel, philosophe a rédigé la préface.

Prix 10€ : pour acheter en ligne cliquer ici

Le Pauvre, le Saint et l’Hérétique

par Michel Jas

Incroyable bouillonnement spirituel du XIIe siècle qui voit au même moment les cathares fécondant le christianisme médiéval avec, sans doute, quelque apport de Byzance et de la Gnose, saint François d’Assise qui sauve le catholicisme par l’Évangile des derniers qui deviennent premiers et Valdès de Lyon au milieu de tout un groupe exigeant et pauvre qui sème les graines de la Réforme à venir. 

Ces spiritualités souvent proches et très modernes, dérangeantes pour l’époque, redonnent un élan à un christianisme qui s’institutionnalisait et s’embourgeoisait. 

Michel Jas étudie les enracinements des hérésies de l’Antiquité tardive aux méandres du Moyen Age et leur influence sur la Réforme protestante. Dans cet ouvrage, plein de beaux témoignages, il nous interroge sur la foi comme quête d’authenticité spirituelle.

Prix public : 8€

Pour commander en ligne cliquez ici

La guerre des paysans

par Friedrich Engels

Il faut les pulvériser, les étrangler, les saigner, en secret et en public, dès qu’on le peut, comme on doit le faire avec des chiens fous ! C’est pourquoi, mes chers Seigneurs, égorgez-les, abattez-les, étranglez-les, libérez ici, sauvez là ! Si vous tombez dans la lutte, vous n’aurez jamais de mort plus sainte !

En 1525,  Luther recommande ce traitement radical pour réprimer la révolte des paysans qui, menés par Tomas Münzer, cherchaient à obtenir plus de justice sociale. Il sera écouté par les princes allemands et plus de 100 000 paysans, qui d’ailleurs se réclamaient des doctrines luthériennes, seront massacrés. Et pourtant, comme l’écrit Engels, « Luther lança à Wittenberg le signal du mouvement qui devait entraîner dans son tourbillon tous les ordres et ébranler tout l’Empire »

Dans cet ouvrage qu’il publia à 29 ans après le Manifeste du Parti Communiste,  Friedrich Engels analyse les causes sociales de la guerre  des paysans et montre que cette révolte évangélique était une lutte de classes avant d’être un mouvement religieux. Mais il découvre aussi derrière la théologie moderniste de Luther, une philosophie très conservatrice qui sous des dehors de neutralité politique est complétement alignée avec les intérêts des princes protestants qui comptaient sur la Réforme pour confisquer les biens de l’Église romaine.

L’introduction de Jean-Pierre Rissoan, agrégé de géographie, auteur de « Traditionalisme et révolutions », replace le texte de Engels dans ses contextes historiques du XVIème et du XIXème siècle.

L’auteur Friedrich Engels, co-fondateur avec Karl Marx du « marxisme », est le fils d’un riche industriel luthérien du textile installé dans la Ruhr ; il découvre les excès du capitalisme industriel en Angleterre lors d’un « stage » à Manchester en 1842 dans l’entreprise de son père.

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William & Paul, technologie, entreprenariat et religion, Angleterre, France, États-Unis au XIXè siècle.

par Hélène Trocmé

En Angleterre au début du XIXème siècle, le perfectionnement du métier à tricoter permet à une nouvelle génération d’entrepreneurs de remplacer la fabrication artisanale et familiale de textiles par un « système » industriel.

À travers les parcours parallèles et croisés de William Carter, fils d’artisans-tricoteurs anglais méthodistes et de Paul Trocmé, fils de paysans-tisserands picards calvinistes, cet ouvrage étudie l’émergence de deux industries « de pointe » -les start-up de l’époque- en France et aux États-Unis.

La plongée dans les archives familiales de ces créateurs d’entreprise et l’exploration d’une abondante documentation dans trois pays révèlent le substrat culturel et les conditions technologiques propices à l’entreprenariat. À travers ces deux destins on perçoit de manière concrète comment, grâce à une éthique de travail qui encourage l’innovation et la prise de risques,  la  « supériorité britannique » incontestée du milieu du XIXè siècle  laisse peu à peu la place à de nouveaux foyers industriels en Nouvelle- Angleterre et en Picardie. 

 Hélène Trocmé, descendante de tisserands picards,  a enseigné aux États-Unis, à l’Université Marc Bloch de Strasbourg et au Centre d’Histoire Nord-Américaine de l’Université de Paris I. Elle a contribué à plusieurs ouvrages sur l’histoire des États-Unis, et publié notamment Les Américains et leur Architecture, Paris, Aubier, 1981 et Chicago 1890-1930, Paris, Éditions Autrement, 2001. Aux Éditions Ampelos, elle a présenté et annoté  Saint-Quentin sous le joug allemand, 2016.

André Kaspi, professeur émérite à la Sorbonne et spécialiste de l’histoire des États-Unis, a rédigé la préface.

 Prix public : 20 €/CHF 26

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L’aube sanglante

par Samuel Bourguet

Originaire du Tarn, fils de pasteur, Samuel Bourguet choisit l’artillerie à la sortie de Polytechnique. Ses positions républicaines au moment de l’affaire Dreyfus comme ses théories sur la liaison des armes et sur le soin à porter au bien-être de la troupe lui valent l’animosité d’une partie de sa hiérarchie et entravent sa progression. « Exilé » au Pérou, il revient en France à la déclaration de guerre et, dès octobre 1914, rejoint le front. Après cinq mois dans l’artillerie, il demande à passer dans l’infanterie : dans les tranchées, au plus près de la réalité de la guerre, il peut enfin mettre en œuvre ses idées. Il meurt à la tête de son régiment dans les premières minutes de l’offensive de Champagne, le 25 septembre 1915.

Esprit ouvert et indépendant, ce protestant marié à une catholique, qui refuse de prier Dieu pour la victoire et respecte la foi de ses fantassins, livre dans ses lettres – restituées ici sans la censure qu’elles avaient connue – un témoignage précieux.

Nouvelle édition, complétée et annotée par Marie-Noëlle Bourguet, professeur émérite d’histoire moderne à l’Université Denis Diderot Paris 7, et Raymond Josué Seckel, conservateur honoraire à la Bibliothèque nationale de France.

Prix public : 19€/CHF 25

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Le méthodisme, un tison tiré du feu

, par Jérôme Grosclaude

Peu de français connaissent le méthodisme, la confession de George W. Bush et Hillary Clinton. Encore moins savent que le méthodisme a eu son heure de gloire en France et qu’il a été à l’origine d’un fort mouvement de réveil religieux.

Né au Royaume-Uni dans les années 1730, le méthodisme en a rapidement débordé les frontières pour porter aux quatre coins du monde un message évangélique et humanitaire qui jouera un rôle clé dans la fondation de l’Armée du salut en 1865.

Cet ouvrage complet et détaillé présente le méthodisme, ses doctrines, son histoire et ses représentants depuis son origine jusqu’à nos jours en donnant une vision globale de son importance. Il permet de mieux comprendre la théologie de ce mouvement beaucoup plus influent que ses 70 millions de membres dans le monde ne le laisseraient penser.

Le méthodisme, confession résolument tournée vers l’œcuménisme, a beaucoup à apporter à ceux et celles d’entre nous avides de mieux comprendre un monde en pleine mutation.

L’auteur, Jérôme Grosclaude, est docteur de l’université de la Sorbonne-Nouvelle – Paris III et maître de conférences en civilisation britannique à l’université Clermont Auvergne. Ses recherches portent sur l’histoire religieuse du Royaume-Uni depuis le XVIIIe siècle.

Préface par Bernard Cottret, historien spécialiste de la religion dans les pays anglo-saxons et du protestantisme anglais en particulier. Il est notamment l’auteur de Le Christ des Lumières – Jésus de Newton à Voltaire (Le Cerf, 1990), Histoire de la Réforme protestante, XVIe-XVIIIe siècles (Perrin, 2001) et de Thomas More : la face cachée des Tudors (Tallandier, 2012).

Prix : 27€/CHF 31

L’Europe bouleversée, des précurseurs de la Réforme à Luther et Calvin,

par Nicole Vray

Depuis le XIIème siècle des précurseurs prônent dans toute l’Europe un retour au message authentique de l’Évangile et dénoncent les abus de la papauté et de l’Église, comme la vente des indulgences. Ils se nomment Pierre Valdo en France, John Wyclif en Angleterre, Jean Hus à Prague.
Au XVIème siècle, l’intelligence et la force de Martin Luther a été de rassembler toutes leurs idées et de les fédérer en une œuvre unique et exceptionnelle. Le réformateur allemand aura bénéficié de l’aide de certains hommes d’Église, de politiques et surtout de l’imprimerie, technologie indispensable à la diffusion de ses écrits. Plus tard, d’autres réformateurs poursuivront l’œuvre de Luther, notamment Jean Calvin depuis Genève.

Nicole Vray a voulu faire découvrir l’environnement politico-religieux de l’époque et les acteurs marquants : outre les précurseurs, les épouses si présentes et actives des réformateurs, Catherine von Bora, Idelette de Bure, Katherine Krapp et Anna Reinhard et d’autres femmes d’influence comme Marie Dentière, Marguerite de Navarre et Jeanne d’Albret.  Toutes ces grandes figures ont contribué à ce qui aboutira à la Réforme, ce bouleversement religieux, politique et social au XVIème siècle.

Nicole Vray, Docteur ès-Lettres, membre de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Caen, est une spécialiste du XVIème siècle et de ses représentants notamment du protestantisme. Elle est l’auteur d’ouvrages d’Histoire moderne et de biographies.

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Albert Finet, par amour pour la vérité

par Olivier Finet

Ce qui est important (tant pis pour le politique), ce n’est pas de pourfendre des idées ; mais de défendre l’homme, d’aller à sa rencontre, de prendre sa peine, de l’aimer tel qu’il est… 

Cette réflexion d’Albert Finet dans l’un de ses articles du journal Réforme résume bien la pensée de ce pasteur devenu journaliste qui co-fonda à la Libération, et dirigea pendant presque 25 ans,  un hebdomadaire qui existe encore aujourd’hui.

Albert Finet a été un témoin et commentateur engagé des grands événements de son temps, de la Libération à Mai 68 en passant par la guerre d’Algérie, la lutte contre l’apartheid et les grandes questions sociales des Trente Glorieuses. Il a aussi su mener une équipe de contributeurs composée de personnalités aussi fortes et différentes que Jacques Ellul, André Philip, René Courtin  et Roland Laudenbach pour faire un journal riche d’opinions et d’analyses originales sur l’actualité.

Cette biographie écrite par son fils, Olivier Finet, nous fait découvrir le cheminement et l’activité d’un homme qui contribua posément à établir une presse libre et un regard spirituel sur l’actualité.

La préface est d’Antoine Nouis, théologien qui dirigea Réforme de 2012 à 2015.

A l’heure où les balles ne sifflent pas

par Henri & Hélène Nick

Lorsqu’en juin 1915, le caporal Edmond Cheuva du 43e régiment d’infanterie refuse de participer au peloton qui doit fusiller des soldats russes et arméniens, il justifie son attitude auprès de ses chefs en se référant aux conseils que lui a toujours prodigués Henri Nick, présentement aumônier militaire protestant du 1er CA mais qui est avant tout le directeur de l’œuvre d’évangélisation protestante au sein de laquelle le jeune homme a grandi. Edmond Cheuva est exempté de peloton d’exécution.

Toujours d’une rare richesse, ce troisième tome de la correspondance familiale Nick continue de porter notre attention sur des problématiques diverses, domestiques parfois, protestantes souvent, universelles dans bien des cas.

Le pasteur Henri Nick (1868-1954) est l’une des grandes figures du Christianisme social protestant. Pendant plus de cinquante années, il fait de l’évangélisation populaire dans le faubourg lillois de Fives. Conscient de l’importance du milieu dans la construction d’individualités libres, il se préoccupe aussi bien de la misère sociale que de la situation morale de celles et ceux qui fréquentent le Foyer du peuple.

Aumônier pendant la Première Guerre Mondiale, il s’illustre en 1916 lors des combats de Verdun puis de la Somme, durant lesquels il est blessé, ainsi qu’au Chemin des Dames en avril 1917.

De sensibilité socialiste, sans être un pacifiste radical, il soutiendra les revendications des objecteurs de conscience dans les années trente puis assistera des familles juives persécutées durant la Seconde Guerre mondiale. Il sera reconnu « Juste parmi les Nations ».

Prix : 26 €