Galeries

Bernard Palissy,

par Nicole Vray

        On connaît bien l’image montrant Bernard Palissy brûlant son mobilier pour alimenter son four de potier. Et l’on sait aussi que cette folie apparente lui permit de découvrir le secret des plus beaux émaux. Mais ce que l’on sait moins c’est l’importance de cet autodidacte dans le mouvement scientifique de la Renaissance, sa foi fervente qui lui valut de mourir à la Bastille, enfermé comme hérétique, ses recherches sur ce qui allait devenir l’hydrologie et la chimie et son amour profond de la nature et ses beautés.

     Avec sa verve habituelle, Nicole Vray nous fait suivre Palissy dans son apprentissage, ses échecs et ses succès, le soutien » des puissants et des mécènes de la Cour de France. L’auteur dévoile aussi, avec les côtés brillants de la Renaissance, la part d’ombre angoissante du XVIe siècle qui lui valut une vie difficile et parfois misérable

Nicole Vray fait renaître un personnage exceptionnel et méconnu, lumineux comme ses céramiques, miroirs de sa foi.

Le dernier vainqueur,

par Henri Nick

Le 6ème et dernier tome de la correspondance de guerre d’Henri Nick.

« Avec l’entrée progressive des troupes américaines dans la guerre, l’état d’esprit des jeunes gens en zone non occupée change ; les enfants Nick et leurs amis offrent une bonne illustration de cette forme étonnante d’anticipation de la paix… alors que rien n’est encore gagné !

Pour Henri Nick, c’est le retour à la vie civile. Il adresse aux soldats de son 1er corps d’armée une lettre qui a tout d’une épître.

De retour à Lille, il reprend les activités du Foyer du Peuple. Certains collaborateurs sont encore là, d’autres sont de retour de l’enfer, plusieurs ne reviendront pas. »

Le pasteur Henri Nick (1868-1954) est l’une des grandes figures du Christianisme social protestant. Pendant plus de cinquante années, il fait de l’évangélisation populaire dans le faubourg lillois de Fives. Conscient de l’importance du milieu dans la construction d’individualités libres, il se préoccupe aussi bien de la misère sociale que de la situation morale de celles et ceux qui fréquentent le Foyer du peuple.

De sensibilité socialiste, sans être un pacifiste radical, il soutiendra les revendications des objecteurs de conscience dans les années trente puis assistera des familles juives persécutées durant la Seconde Guerre mondiale. Il sera reconnu « Juste parmi les Nations ».

Prix : 29 €

Le Réveil dans les Cévennes du Nord

par Jean-Louis Prunier

A partir des années 1820, des pasteurs méthodistes, appuyés par leur organisation missionnaire britanniques de tutelle, s’installent en Cévennes et évangélisent Anduze, Alès et Lassalle. Des colporteurs itinérants parcourent le nord des Cévennes, jusqu’à Thiers pour apporter l’Évangile aux populations locales.

Sous la direction de Charles Cook, les pasteurs Henri de Jersey, Philippe Neel, Matthieu Gallienne, Jean-Louis Rostan et de nombreux autres, provoquent un important mouvement de Réveil. Les méthodistes cévenols, constitués en Église indépendante de l’Eglise réformée, participent à de nombreuses œuvres et mouvements.

Après avoir documenté le Réveil dans les Cévennes Viganaises, Jean Louis Prunier, docteur en histoire, s’attache dans cet ouvrage à étudier ce mouvement de réveil dans les Cévennes du Nord. 

Des Néel du Moyen-âge aux Neel de Jersey

par Joëlle Désiré-Marchand

Alexandra David-Neel a rendu célèbre le nom de son mari : Philippe Neel. Mais on savait peu de choses de sur l’histoire de cette famille normande d’origine normande et d’ascendance viking.

Dans ce livre, le lecteur découvre les premiers ancêtres, les « Néel », vicomtes du village de Saint-Sauveur ayant vécu en Cotentin aux XI et XIIe siècles, chantés par quelques chroniqueurs médiévaux.

Deux siècles plus tard, on les retrouve leur nom dans l’île de Jersey, sous la forme anglicisée « Neel », sans accent. Protestants depuis la Réforme ils adhèrent ensuite au méthodisme qui allait structurer l’histoire familiale. Au siècle suivant le pasteur Philippe James Neel sera appelé dans le sud-est de la France pour y effectuer sa mission pastorale. Il y rencontrera sa future épouse, Fanny Auzière, et fondera la branche française de la famille.

Joëlle Désiré-Marchand a publié plusieurs ouvrages sur Alexandra David-Néel dont la seule biographie illustrée par les cartes des itinéraires de l’exploratrice (2009). Son dernier livre : Philippe et Alexandra David-Neel, l’étrange équilibre d’un couple exceptionnel (2019).

Que nul ne regarde en arrière

par Philippe Massé

A la fin du XIXème siècle, épuisés par des hivers éprouvants et la pauvreté de leur vallée, les habitants de Dormillouse (Hautes-Alpes) décident d’émigrer en masse en Algérie récemment ouverte à la colonisation.

Ce village peuplé de vaudois, descendants des « hérétiques » ayant survécu à la persécution catholique du XIIème siècle organise donc son émigration sous la houlette de l’instituteur Émile Niel et avec l’aides des Églises protestantes de Suisse.

C’est le récit de cette émigration et installation en Algérie et la fondation de trois villages que nous suivons au jour le jour grâce aux lettres écrites et reçues par Émile Niel.

Philippe Massé a retrouvé et organisé ces lettres et les présente dans ce remarquable ouvrage qui détaille l’émigration collective de toute une communauté locale et religieuse.

Philippe Massé, ingénieur et économiste de formation, docteur en informatique et docteur d’état es sciences physiques, a été professeur des universités, chargé de cours à Sciences Po. Grenoble, vice-président de l’Institut Polytechnique de Grenoble, président de la Commission des Titres d’Ingénieur. Il a écrit plusieurs ouvrages sur l’histoire régionale.

Le Gard dans la tourmente révolutionnaire

1789 : Les notables réformés, fer de lance des idées révolutionnaires dans le département du Gard, se jettent à corps perdu dans la bataille qui s’engage. Au service de leur rêve chimérique d’une fraternité universelle, nombreux sont ceux qui perdront tour à tour leurs illusions, leurs fortunes et leurs vies.

1794 : Vaincus par la paranoïa de la rue et la logique des coupeurs de têtes, ces hommes sont sacrifiés sur l’autel de l’État jacobin. La Terreur est-elle un accident de l’Histoire ou appartient-elle à l’essence profonde de la Révolution ? Si la question demeure d’actualité, les voies ouvertes par les acteurs gardois du mouvement révolutionnaire ne se sont jamais refermées.

Cet ouvrage rend hommage aux vaincus qui n’ont pas failli à leur idéal.  

Saisons cévenoles

Le ruisseau de Trabassac par Frédéric Monod

Un ruisseau qui ondule dans la vallée, la lauze qui l’habille, les mains des femmes et des hommes qui la travaillent, voilà les éléments éternels qui font le village de Trabassac. Un concentré de Cévennes et d’humanité vu à travers les yeux d’un enfant attaché au hameau de ses étés.

Frédéric Monod est directeur de la coopérative « La fromagerie des Cévennes ». Il a été le maire de la commune de Molezon qui abrite les maisons de Trabassac. Il y a passé de nombreuses vacances avec son père, le docteur Michel Monod, maire de Ste Croix Vallée Française et Président du Parc National des Cévennes, pour profiter de rares moments de pause.

Comme les pélardons produits par sa fromagerie, ce petit tome a toute la saveur des Cévennes profondes.

Prix public: 8€

Fin d’un monde ou faim du monde?

par Elian Cuvillier

Pendant 60 jours, l’humanité a vécu une expérience inédite ; tout d’un coup la pollution s’est (presque) arrêtée, la vie économique s’est considérablement ralentie et nous nous sommes retrouvés confinés entre les murs de nos habitations contraints à repenser autrement notre quotidien.

Privés d’horizon, suspendus dans un temps figé, nombreux sont ceux qui tentèrent de trouver un sens à l’enchainement accéléré d’activités devenues impossibles qui leur tenaient lieu de vie.

Elian Cuvillier, professeur de théologie, chronique son cheminement confiné et partage son expérience de ce qu’il a vécu durant ce temps singulier: une parole susceptible de nous aider à penser différemment notre existence au sortir de cette période éprouvante.

Prix public : 9€

Quel cirque!

par Michel Leplay

Loin des imprécations et des excès spécistes, Michel Leplay, dont c’est le dernier essai, nous livre ici un plaidoyer doublement spirituel pour la cause animale.

En donnant la parole aux animaux cités dans la Bible, de la Genèse à l’Apocalypse, du lion à l’agneau, Michel Leplay offre un point de vue humain et chrétien sur la relation aux autres espèces et partant, une belle réflexion sur notre propre « humanité ».

Michel Leplay est un pasteur protestant militant de l’œcuménisme, membre du Groupe des Dombes et de l’Amitié Judéo-chrétienne dont il fut vice-président pendant près de 15 ans. Directeur du journal Réforme pendant 5 ans, il a écrit régulièrement dans La Croix et est l’auteur de nombreux livres.

Prix public : 8€

Le maquis Bir Hakeim

la résistance en languedoc, par Aimé Vielzeuf et René Maruejol

« Le Maquis Bir-Hakeim », raconte l’odyssée du plus prestigieux des maquis du Midi languedocien, celui qui, aussi, a compté le plus de martyrs. Créé dans la région de Toulouse, ce groupe de l’Armée Secrète du mouvement « Combat » pérégrina de Villefranche-de-Rouergue, dans l’Aveyron, à Douch, dans l’Hérault, ensuite au Benou, dans les Basses-Pyrénées, de là dans l’est du Gard, près de Méjannes-le-Clap et en basse Ardèche, puis dans les Cévennes, enfin sur le causse Méjean où, le 28 mai 1944, il devait connaître un funeste destin.

Après la tragédie de La Borie – La Parade, ce fut, au cirque de Mourèze la résurrection du maquis Bir-Hakeim et son triomphe lors de combats libérateurs de la seconde quinzaine d’août 44.

Prix public : 15€

Mazamet, l’industrielle

par Rémy Cazals

Ce livre est l’aboutissement d’une expérience rare qui a consisté, de manière parallèle, à rechercher tous les documents d’archives sur l’histoire de l’industrie, et à arpenter le terrain du bassin de Mazamet en prenant des centaines de photographies. Ceci sur un demi-siècle, depuis les années 1970.

            L’abondante iconographie rassemblée ici donne à voir la construction du paysage industriel, ses évolutions et reconversions. Elle illustre la grande époque de prospérité, fruit de progrès continus depuis le XVIIIe siècle dans le textile, et de la révolution qui a fait de Mazamet le centre mondial du délainage des peaux de moutons, en relations d’affaires avec les pays d’élevage de l’hémisphère Sud et les grandes puissances d’Europe, d’Amérique et d’Asie. Vint le temps du déclin, des abandons et des friches industrielles qui ont été photographiées aussi. L’exploration urbaine (URBEX) révèle enfin les couleurs et les innovations dans l’activité du XXIe siècle, de belles floraisons à partir de racines profondes.

            L’auteur a toujours tenu à proposer des ouvrages à la fois accessibles à un très large public et dont l’information est solidement établie. Il s’agit non seulement de montrer, mais aussi d’expliquer, de faire comprendre. Retrouver des traces, les considérer comme lieux de mémoire et les éclairer par l’histoire. Rémy Cazals est professeur émérite à l’université de Toulouse-Jean-Jaurès. Il a consacré plusieurs livres à l’histoire de l’industrie en Languedoc . Il a aussi récemment publié une biographie de Jean Jaurès. Dans la période 2014-2018, il a eu un rôle actif national et international au sein de la Mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale.

Ce livre est complété par une vidéo montrant les dernières images filmées d’une industrie disparue: le délainage.

Prix public : 29 € (parution en septembre)

Aigoual 44

par Robert Poujol

Voici un document unique : un « journal maquisard », subjectif, écrit à chaud, avec tout le souffle, les espoirs et les désillusions d’un jeune résistant.

Ce témoignage basé sur les notes prises au jour le jour par l’auteur décrit la vie dans les maquis des Cévennes et particulièrement dans le plus célèbre d’entre eux, le maquis Aigoual-Cévennes.

Robert Poujol livre ici sans fard le quotidien des « fiers enfants des Cévennes, réfractaires et maquisards », leurs difficultés quotidiennes, leurs interrogations et leur passion pour la liberté.    

Prix public : 10 €

Un désir de révolution, Paolo Balli

par Bernard Favre

Issu de la paysannerie pauvre, Paolo Balli, (dit Alfredo Torriani) est né en 1907, à Ferrare. Au travail dès l’âge de 10 ans, il devient communiste et fuit l’Italie fasciste en 1930. Il se réfugie à Paris d’où il est envoyé à Moscou afin d’y suivre la formation de l’École Lénine avant de participer à la guerre d’Espagne dans les Brigades Internationales.

Après le retrait d’Espagne, il est détenu aux camps de Saint-Cyprien et de Gurs, en même temps que Hugo Schmidt. Refusant de travailler pour l’organisation Todt, il est transféré pour raison disciplinaire au camp du Vernet dont il réussit à s’évader pour rejoindre la Résistance française en Savoie.

Resté en France après la guerre, il a une liaison avec Sara Schmidt-Wijnberg (veuve de Hugo Schmidt, un de ses camarades des Brigades Internationales) dont il aura un fils, Emile. À son retour en Italie, il reprend ses activités syndicales et politiques et épouse la maîtresse d’un mystérieux milliardaire communiste lié à Moscou et Cuba.

Ce livre est le troisième et dernier tome de la trilogie de Bernard Favre : Le Chant des Ruines, après Allemand et Résistant et Échapper à la Shoah

Prix public : 10 €

Martin Niemöller, prisonnier personnel de Hitler

par Frédéric Rognon

Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.

Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester.

Martin Niemöller passa 8 ans en camp de concentration sur ordre de Hitler auquel il s’était opposé à partir de 1934. Ancien officier nationaliste de sous-marin allemand durant la Grande Guerre devenu pasteur par refus de tuer des innocents, il est au début attiré par les thèses du parti nazi mais réalise très vite la perversion du national-socialisme et organise, avec Dietrich Bonhöffer, la dissidence anti-régime et la résistance d’une partie de l’église allemande.

Arrêté en 1937 et enfermé à Sachshausen puis Dachau, il sera libéré par les Américains en avril 1945

Frédéric Rognon, professeur de Philosophie des religions à la Faculté de Théologie Protestante de l’Université de Strasbourg, est l’auteur de plusieurs ouvrages sur Jacques Ellul, sur la non-violence et de biographies de Dietrich Bonhöffer , Martin Luther King, Charles Gide, Maurice Leenhardt et Lanza del Vasto.

Moissac, Cité de Justes

par François Boulet

Sereinement, entre 1940 et 1944, la ville de Moissac sauva plusieurs centaines d’enfants juifs. Le silence lia tous les habitants et permit aux jeunes Éclaireurs israélites de France, dirigés par Shatta et Bouli Simon, de vivre en sécurité malgré l’Occupation allemande et les mesures du gouvernement de Vichy.

Ce livre est un document fascinant sur la vie à Moissac avant la guerre, l’accueil des réfugiés espagnols, la défaite de juin 1940, la « zone libre », le refuge juif, l’occupation allemande, la Résistance, puis la Libération et l’épuration.

Durant ces années, Moissac devient grâce au soutien des Moissagais, la ville-refuge de plusieurs centaines de jeunes Juifs ou Éclaireurs israélites de France, jamais dénoncés, jamais inquiétés, une vraie Cité de Justes.

De la Wehrmacht aux maquis italiens

par Frank Bridel

Le 16 avril 1945, peu avant la fin de la 2e guerre mondiale en Europe, le sous-officier allemand Werner Goll, pasteur calviniste, descendant de huguenots nîmois, déserte la Wehrmacht et passe à la Résistance italienne contre les Allemands. 

 Membre actif de l’Église confessante crée par Martin Niemöller et Dietrich Bonhöffer, Werner Goll, aumônier de la Wehrmacht est envoyé en France occupée où il se lie d’amitié avec l’abbé corse Carlotti, grand résistant. Transféré en Italie, il désertera et sera condamné pour trahison.  Werner Goll mourra en 2003, juste après le passage d’une autre loi réhabilitant tous les Allemands condamnés pour trahison sous le IIIe Reich.

Des Cévennes au Léman,

par Nelly Duret

Finalement, on parle peu des pauvres, des humbles, des miséricordieux, des cœurs purs car dans la surmédiatisation ambiante leurs histoires peuvent paraître fades et sans intérêt.

Et pourtant, comme le montre cette biographie d’une jeune cévenole, engagée dans l’Armée du Salut puis infirmière à Genève, ces histoires peuvent être passionnantes, émouvantes, étonnantes de rebondissements, riches d’échanges et d’expériences.

Avec sa verve habituelle, Nelly Duret, autrice de l’Histoire de Saint-Jean-du-Gard, nous emporte dans un tourbillon d’anecdotes sensibles et savoureuses et nous fait partager la vie de cette orpheline modeste dont la vie fut consacrée à aider les autres.

10 €

Étienne Dolet, humaniste insoumis

par Christine de Coninck

« Vivre libre c’est vivre », affirmait Étienne Dolet.

Latiniste hors-pair, poète, traducteur, il fut l’un des grands imprimeurs lyonnais du XVIe siècle. Étudiant révolté poursuivi par  l’Inquisition, puis père de famille et chef d’entreprise proche des ouvriers, réfractaire à toute doctrine, ce libre penseur avant la lettre s’impose parmi les esprits éclairés de son temps.  Il fut ami de Rabelais et de Marot, protégé par François Ier et Marguerite de Navarre, mais périt sur le bûcher, accusé de mettre en doute l’immortalité de l’âme. Sa fin révèle le revers de la Renaissance et l’intolérance du pouvoir à la veille des guerres de religion.

Christine de Coninck, dans son second livre sur Étienne Dolet, nous entraîne sur les pas de cet oublié de l’Histoire. Un itinéraire mouvementé, riche en péripéties, d’Orléans à Lyon, en passant par Paris, Toulouse et l’Italie… Cette biographie, largement illustrée et documentée, prend tout son sens aujourd’hui, comme symbole de la résistance contre les intégrismes et le fanatisme.

Prix : 15€

Terre de foi et de sang,

par Jacques Mouriquand

Le long de la rivière Drôme vit un peuple cabochard, résistant, mais hospitalier et innovateur. Des expériences de démocratie renouvelée s’y mènent qui font aujourd’hui grand bruit. Mais elles ne sont pas sans précédent. Il faut prendre en compte le temps long qui n’a pas manqué de péripéties : guerre entre les évêques de Die et les comtes de Valentinois, guerres de religions, soulèvement de 1851 contre le coup d’état de Louis-Napoléon, crise de la maladie du ver à soie puis du phylloxera, résistance à l’envahisseur nazi. Ce petit peuple passablement démuni a fait front dans ces circonstances terribles. C’est le propos de ce livre qui n’est pas un ouvrage d’historien, mais d’un journaliste qui raconte de l’Histoire. C’est de l’Histoire mêlée d’histoires.

Jacques Mouriquand, journaliste, issu d’une vieille famille de la région, est le président de Vidéos Val de Drôme, association qui sauvegarde par des films la mémoire régionale.