Galeries

Le premier voyage de Stevenson

avec un âne à travers les Cévennes, traduit par A. Moulharac

1878 : Robert-Louis Stevenson accomplit son voyage avec Modestine à travers les Cévennes. Les populations l’ont vu passer, ont discuté avec lui. Douze jours de traversée, et l’écrivain disparaît à jamais de ces hautes terres. Son récit est immédiatement publié, mais en anglais.

En 1901, une jeune association (désormais plus que centenaire), le Club Cévenol, en donne une première traduction-adaptation. Bien avant la mode de la randonnée, du retour à la terre, de l’écologie, cette édition pionnière du Voyage est beaucoup plus qu’un long résumé ; c’est la belle surprise de ce texte, jamais réédité depuis 1901 : il frappe par son équilibre, son allure, sa capacité à offrir le meilleur d’une œuvre et d’un esprit. Un vrai tour de force, que l’on peut conseiller aux randonneurs pressés (il en existe) et surtout à tous les amoureux de Stevenson et du Voyage : ils vont relire ce qu’ils n’ont encore jamais lu.

Claude Brousson,une résistance non-violente

par Jean Fleury

Avocat prospère à Nîmes, puis réfugié aux Pays-Bas où sa famille fera souche, Claude Brousson aurait pu se contenter d’être un de ces bourgeois du Refuge dénonçant les persécutions de Huguenots.

Il choisit de retourner prêcher en France au risque de sa vie pour organiser et animer par l’exemple la résistance évangélique aux abus du pouvoir royal. Parcourant des centaines de kilomètres à pied, il participe à plus de 200 assemblées clandestines ; il écrit des milliers de pages qu’il fait publier au Refuge où il retourne régulièrement pour intéresser ses soutiens à son combat pour la foi et la liberté de conscience.

Dénoncé et arrêté en 1698, il sera jugé pour sédition et roué et étranglé en place publique. Quelques années plus tard éclatera la sanglante guerre des Camisards…

Après sa mort, Pierre Corteiz, puis Antoine Court et Paul Rabaut continueront à défendre la distinction entre Foi, religion et Etat et ouvriront ainsi la voie à la Liberté de conscience, donnée en 1789 par la Révolution.  

Passionné par l’histoire du protestantisme, Jean Fleury lui applique le regard analytique du biologiste. Ainsi, à travers la trajectoire de Claude Brousson, il montre que les interactions complexes entre l’individu et son milieu ainsi que les causalités multiples ne résistent pas à la formidable puissance de la Vie portée par l’Espérance.

Charles Fauvety et la religion laïque

par Yves Hivert-Messeca

Qui connaît Charles Fauvety ?

Ce « rentier philanthrope » d’origine protestante chercha toute sa vie à prouver l’existence de Dieu et à définir une religion laïque. Socialiste romantique, un temps ami de Proudhon, il créa, anima et finança quatre revues « philosophiques et religieuses ».

Marié à une pensionnaire de la Comédie-Française, il tint, avec elle, salon ouvert aux élites politiques républicaines et intellectuelles du second Empire.

Franc-maçon, il chercha à faire du Grand Orient une obédience spiritualiste conciliable avec la liberté de conscience.

Théoricien d’une morale laïque, il mourut oublié en un temps où la IIIème République, choisissait la laïcité de Jules Ferry défendue par ses anciens amis, Ferdinand Buisson et Jules Steeg.

Yves Hivert-Messica est auteur de plusieurs ouvrages sur la franc-maçonnerie en France.

Patrick Cabanel est directeur d’études à l’École pratique des hautes études.

 « Au moment où la laïcité fait l’objet d’une curiosité renouvelée, on ne lira pas sans intérêt les pages que l’auteur consacre à cette religion qui ne voulait pas avoir de prêtres, mais à laquelle… les fidèles ont manqué » Patrick Cabanel, directeur d’études à l’École pratique des hautes études dans sa préface.


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Mémoires d’un Juste

par René Nodot

Militant de mouvements de jeunesse protestants et non violents à Lyon en 1940, le jeune franco-suisse René Nodot est vite conscient des dangers du nazisme.  Dès 1941, avec l’aide du Consul de Suisse et de nombreux appuis chez les protestants et catholiques engagés de la région, René Nodot contribue à organiser des convois d’enfants Juifs pour la Suisse.

Alors que s’intensifient les rafles de Juifs en France, René Nodot entre au Service Social des Étrangers un organisme du gouvernement de Vichy, détourné par son directeur, Gilbert Lesage, un quaker, pour en faire un puissant outil de sauvetage des Juifs. Pendant 2 ans, jusqu’à l’arrestation par la Milice de Gilbert Lesage, le SSE va secourir des dizaines de milliers de réfugiés. Sous couvert de son rôle « officiel », René Nodot va, au risque de sa vie, utiliser ses liens familiaux avec la Suisse pour faire échapper à la Shoah des centaines de Juifs. Aidé par un réseau actif de pasteurs, prêtres, militants juifs et chrétiens, René Nodot parviendra à sauver la plupart de ceux qui lui sont confiés.

Toute sa vie René Nodot restera engagé pour la défense des droits de l’homme et la cause de l’éducation. En 1974, il recevra la médaille des Justes de Yad Vashem pour son action pendant la guerre.

Ce précieux témoignage est un des rares ouvrages donnant la parole à un Juste français, permettant ainsi de comprendre motivations et expériences de cette dangereuse activité.

La préface de Patrick Cabanel, professeur à l’EPHE, replace l’action de René Nodot dans l’important mouvement de la Résistance Spirituelle protestante.

Prix public : 10  euros

A La Rochelle, entre son Roi et sa Foi, Monsieur de Loudrière

par Laurent Blanchard

René de Talensac, dit monsieur de Loudrière, est mort au siège de La Rochelle de 1628. Protestant, il s’était impliqué dans les plus importants événements des troubles religieux du premier quart du XVIIe siècle dans l’Ouest, balançant entre ses engagements partisans et sa fidélité au roi. Mais l’histoire de monsieur de Loudrière ne nous était pas connue en détail.  

Le travail entrepris par Laurent Blanchard révèle le parcours d’un huguenot bas-poitevin, diplomate et soldat, engagé dans la défense de la cause protestante en relation avec les grandes familles de l’époque, les Rohan, les La Trémoille, les Coligny, et le roi Louis XIII.

Cette biographie d’un homme tiraillé entre ses convictions et sa soumission aux autorités enchantera les passionnés de l’histoire de la Vendée (Bas-Poitou), des Charentes (Aunis-Saintonge), de La Rochelle et du protestantisme dans l’ouest de la France.

Laurent Blanchard, après quelques années au sein des musées de la Vendée, a rejoint Guérande, Ville d’art et d’histoire, comme directeur de la culture et du patrimoine. La restauration de la chapelle de l’Audrière l’a conduit à rencontrer monsieur de Loudrière.

Denis Vatinel est pasteur. Membre du comité directeur de la Société de l’Histoire du Protestantisme Français et de l’Académie des Belles-Lettres, Sciences et Arts de La Rochelle, il est depuis 2007 conservateur du château du Bois-Tiffrais – musée régional d’histoire protestante à Monsireigne (Vendée).

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A la racine de toutes les guerres

par Henri Nick,

La correspondance de 1917 de Henri Nick; Dans ce tome 5, après la bataille de la Somme, le pasteur Nick, veuf depuis le début de l’année 1917, rejoint le 1er corps d’armée et participe en avril à la grande offensive du Chemin des Dames. Henri Nick et son ami l’aumônier catholique Achille Liénard se portent alors au plus près des combattants à Craonne, sous la tranchée du Balcon…

Il ne suffit pas de croire

par Albert Schweitzer

Je prends le droit d’être un hérétique,

confiait-il à son amie Hélène Bresslau dans une lettre du 1er mai 1904. Son hérésie s’appellera Lambaréné, l’ouverture d’un hôpital sur une station missionnaire, un engagement médical humanitaire « sans frontières » qui va remplir et déterminer sa vie. La foi se trouve et s’affermit dans l’action : Je crois dans la mesure où j’agis. 

La piété d’un homme se reconnaît à sa conduite, jugée d’un point de vue éthique (Ma vie et ma pensée), mais en même temps et jusqu’au dernier souffle, le philosophe et théologien passionné qu’il est également a besoin de penser la foi, c’est-à-dire la croyance en la bonté de la vie, dans les lumières de la pensée critique. « Je crois dans la mesure où je pense. »

L’ensemble des quatre essais réunis ici, datés de 1903, 1906 et 1926, témoigne d’une foi éprouvée (trempée) dans l’action comme dans la pensée.

La religion est au-dessus des croyances disait Schweitzer ; si les hommes ou fanatisés ou indifférents pouvaient entendre cela aujourd’hui, l’état du monde s’apaiserait…

You are a man! l’étonnante amitié entre Charles de Gaulle et Dwight Eisenhower,

par François Boulet

« You are a man ! »

Voilà comment Charles de Gaulle qualifiait, en décembre 1943 à Alger, celui qui, d’opposant sceptique,  allait devenir un ami fidèle, Dwight Eisenhower.

Ces deux hommes à la carrière très similaire s’opposeront pourtant avant de s’entendre, se respecter puis s’admirer mutuellement.

Basé sur un travail d’archives inédites, cet ouvrage décrit une rare et étonnante amitié de chefs d’états, alimentée par les épreuves communes et les satisfactions partagées.

« un vibrant hommage à Charles de Gaulle et à Dwight Eisenhower »

Gérard Larcher (dans sa préface)

Camisards of the Cévennes

par Richard Maltby

When Louis XIV, the self-proclaimed “Sun King” decided to cancel the Edict of Nantes signed by his grandfather, he thought that French Protestants had given up after nearly a century of persecution and discrimination.

Little did he realize that this cancellation and the brutality that ensued to enforce the banning of protestant worship would ignite the first modern guerrilla war, known as the War of the Camisards.

All through the Cévennes, a rough, rural mountainous landscape, simple peasants took to arms to defend the free exercise of their religion from oppression. Bands of locals, helped by villagers and galvanized by travelling prophets, harassed the mighty dragoons and won a number of battles.

Richard Maltby, retired professor of history at The King’s School, Canterbury, takes us through the villages, towns and hideouts of the Huguenots and follows their resistance to tyranny. His book shows the clear link and shared ideas between the Camisards who fought Louis XIVth and their descendants who hid Jewish children and fought Nazi occupation forces in World War II.

Génération Rosa Parks,

par Anniel Hatton

50 ans après l’assassinat de Martin Luther King, les femmes qui l’ont aidé à mener son combat non violent sont enfin mises en valeur. A travers les portraits d’une vingtaine de militantes pour les droits civiques se dessine toute l’organisation d’un mouvement qui a changé les États-Unis. Car avec Rosa Parks, la plus connue et la plus médiatisée, des dizaines de femmes, chacune avec leur rôle bien défini et leur engagement inflexible, ont contribué au succès du mouvement.

Hier comme aujourd’hui, cet ouvrage nous montre l’importance de la résistance féminine non-violente pour le changement social. Au-delà de la haine et la répression, ces héroïnes modernes ont réussi, par leur combat quotidien, à infléchir positivement la politique et la culture des États-Unis.

L’auteure, Anniel Hatton, est passionnée par l’histoire des États-Unis et le rôle des militantes ; pasteure, elle est membre de la Société d’Histoire et de Documentation Baptiste de France et du MIR (Mouvement International de la Réconciliation).

Persécutée pour l’Évangile,

par Blanche Gamond

Que mon corps pourrisse tant qu’il vous plaira, vous ne pouvez rien à mon âme, et pourvu que mon âme soit à Dieu, cela me suffit.

Blanche Gamond, qui répond ainsi en 1685, à ses tortionnaires, a tout juste 21 ans. Depuis 1683 ans, six compagnies de dragons se sont installées dans sa ville à St Paul-Trois-Châteaux ; tout est permis pour « convertir » les protestants : intimidations, pillages et maltraitances. Blanche est emprisonnée, et torturée à l’hôpital de Valence pour sa fidélité à l’Évangile. Elle résistera durant 18 longs mois dans des conditions épouvantables ; à un évêque qui lui reprochait de lire l’Évangile, elle répliqua :  Prouvez-moi un passage de l’Ecriture sainte qu’il soit défendu aux femmes et aux filles de la lire ; et moi au contraire je vous prouverai qu’il nous est commandé.

Sa sérénité sous la torture, sa foi inébranlable dans un Dieu de bonté, sa conscience et ses valeurs en font un exemple de résistance féminine à l’injustice et à la violence d’une grande modernité.

Prix : 10 €

Résister, Lettres de Prison

par Marie Durand

Emprisonnée parce que protestante dans une France toute catholique, Marie Durand refusa d’abjurer et passa 38 ans dans une prison sinistre et malsaine. On lui attribue la consigne « Résister », gravée dans la pierre du puits, qui 200 ans plus tard et par l’intermédiaire d’une autre protestante, deviendra le mot d’ordre des opposants à la collaboration avec le nazisme.

Sa correspondance, variée en termes de destinataires et de sujets, décrit le rude quotidien des prisonnières, les réseaux français et étrangers pour les aider et les préoccupations de Marie Durand pour sa nièce exilée en Suisse.

Céline Borello qui présente et annote ces lettres est professeure d’histoire moderne à l’université du Mans. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages sur l’histoire des protestants et l’analyse des discours théologiques et politiques protestants des XVIIIe et XIXe siècles.

Prix 10€

Isabeau Vincent, la bergère inspirée

par Marjolaine Chevallier

« Les méchants ne vous pourront point nuire. […] La Parole de Dieu doit être notre forteresse et ainsi Dieu vous bénira et vous gardera de tous les maux qu’ils vous pourraient faire. Il est toujours le même Dieu, son bras n’est point raccourci. Il a toujours la même force »

La jeune fille qui prophétise ainsi dans son sommeil n’a pas seize ans. Quelques années après la Révocation de l’Edit de Nantes, dans une situation de désespoir et de persécution, les propos de cette jeune bergère bouleversent toute une région et sa renommée s’étend rapidement à l’Europe entière.
Elle est à l’origine d’un mouvement qui influencera les Camisards, alors qu’elle-même n’a jamais appelé à l’insurrection.

Grâce à Marjolaine Chevallier, auteure, philosophe et maître de conférences honoraire à la Faculté de Théologie protestante de Strasbourg, nous découvrons ici Isabeau Vincent de Saoû, dans la Drôme, ses paroles inspirées et sa courte mais fertile histoire.

Postface de Philippe Joutard, professeur émérite à l’université de Provence, spécialiste du protestantisme français, notamment cévenol, et pionnier de l’histoire orale en France,

Prix: 9€

Rester humain!

par Adélaïde (Haïdi) Hautval

Les Juifs sont des gens comme les autres !

Cette déclaration d’Adélaïde Hautval, scandalisée par l’obligation faite aux juifs de porter l’étoile jaune, en juin 1942, lui vaut d’être marquée à son tour comme « Amie des Juifs ». Au camp de Pithiviers, elle assiste à l’arrivée, puis à la déportation des familles du Vel’ d’Hiv’, dont elle tente comme médecin de soulager la peine. Elle est elle-même déportée à Auschwitz puis Ravensbrück en janvier 1943, dans le convoi dit des « 31 000 », avec plus de deux cents résistantes françaises, dont Danielle Casanova, Charlotte Delbo, Marie-Claude Vaillant-Couturier.

Refusant systématiquement d’aider les médecins nazis du Block 10 dans leurs « expériences », Haïdi (son surnom à Ravensbrück) organise une multiplicité d’actes de résistance pour protéger et sauver ses co-détenues.

Après la guerre elle a témoigné des actes criminels des médecins nazis, a été nommée très tôt Juste parmi les Nations, et s’est engagée pour des causes humanitaires. Grâce à la persistance de Georges Hauptmann, son nom a été attribué à un hôpital en région parisienne, une allée et un groupe scolaire.

Préface de Patrick Cabanel, directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études.
Prix: 10 €

Réfugié & Résistant,

par Herbert Steinschneider, alias Pierre Séguy

« Je suis le pasteur de cette commune et je m’élève au nom du Christ contre le meurtre de quatre hommes, quatre femmes et quatre enfants, qui sont tous innocents. »

Herbert Steinchneider appartient à une famille d’origine juive et autrichienne qui s’est réfugiée en France à la montée du nazisme. Après avoir été brièvement enfermé au camp d’internement de Loriol (Drôme), il entre dans la Résistance en fabricant et diffusant des faux-papiers à partir de la Faculté de théologie protestante de Montpellier où il fait ses études.  Il travaille pour l’OSS, les services secrets américains.

La suite de l’Occupation le verra pasteur à Lasalle où il intervient, la Bible à la main, pour sauver de l’exécution un groupe d’otages retenu par les soldats allemands.

Son journal, traduit et présenté par Evelyne Brandts, nous fait vivre au jour le jour ces moments intenses racontés non sans humour.

Avant-propos de Patrick Cabanel, directeur d’études à l’École pratique des hautes études.

Protestant resistance

par Richard Maltby

Strategically located between the Mediterranean and the Atlantic Ocean, the South of France has always been a melting pot of people and ideas… No wonder then that as soon as the Reformation started, it received an enthusiastic welcome in many of the towns and villages and soon swept most of the Southern half of France.  In many of these villages, the descendants of the Cathars and the Vaudois had been living quietly and were among the firsts to join the new churches.

But challenging the spiritual, and in some cases the secular, power of Rome wasn’t without danger; soon the “heretics” were being persecuted, harassed and burned with their seditious books.  As the French Kings (with the notable exception of Henry IV), sided with the Pope, a culture of resistance developed and has remained to these days.

Richard Maltby, retired Professor of History at King’s School in Canterbury, takes us through the villages, towns and hideouts of the Huguenots and follows their actions of resistance to tyranny, from the Renaissance to WWII. His book shows the clear link and shared ideas between the Huguenots who fought Louis XIVth and their descendants who hid Jewish children and fought nazi occupation forces.

Annette Monod, l’Ange du Vel’ d’Hiv’,

par Frédéric Anquetil

 Rendue célèbre pour son rôle au Vel’d’Hiv’ par le film La Rafle, Annette Monod, consacra sa vie aux prisonniers. D’abord travailleuse sociale dans une banlieue ouvrière de Paris, son action dans les camps d’internement français va la transformer.

Particulièrement engagée dans la résistance durant les années sombres de 1940 à 1945, elle prit de nombreuses initiatives personnelles pour le soutien des internés juifs et des prisonniers politiques et fut une témoin majeure de la grande déportation française des enfants juifs.

Pendant les évènements d’Algérie, assistante sociale cheffe à la prison de Fresnes, elle s’oppose aux mauvais traitements infligés aux détenus FLN.

Issue d’une famille protestante engagée dans le christianisme social, elle a continué à interroger sa foi face à ce que l’humain est capable de pire.

Cette biographie rédigée par Frédéric Anquetil, qui l’a bien connue durant ses années de militantisme à l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), comble une lacune importante de l’histoire de la résistance féminine non-armée.

Avant-propos de Pierre Lyon-Caen, dont le père François, avocat au Conseil d’État, avait été soutenu au camp de Drancy par Annette Monod.

Postface de Guy Aurenche, ancien président de l’ACAT à l’époque où Annette Monod y menait ses derniers combats.

Prix : 12€

Catherine de Parthenay, une duchesse rebelle

par Nicole Vray

Insoumise et résistante, Catherine de Parthenay le fut toute sa vie : née en 1554 en Bas-Poitou, au Parc Soubise sur les terres de Mouchamps, élevée dans la Réforme et l’humanisme, liée aux Albret et donc cousine d’Henri IV, elle perd son premier mari assassiné durant la Saint-Barthélemy. Elle épouse en secondes noces René Ier de Rohan à Blain, près de Nantes, et fait de ce fief un refuge pour les protestants de la région. De ce mariage naissent cinq enfants dont celui qui sera Henri II de Rohan, gendre de Sully et dernier grand chef militaire protestant jusqu’au début du XVIIème siècle. Catherine de Parthenay assiste au premier siège de La Rochelle de 1572 et écrit une tragédie « Holopherne » tirée du livre biblique de Judith. Elle suit toutes les guerres de religion où meurt René Ier de Rohan. Amie de Catherine de Bourbon sœur d’Henri IV, dont Henri II de Rohan était le fidèle compagnon d’armes, Catherine est sans doute présente à Nantes lors de la signature de l’Edit de Nantes. Enfin elle est encore à La Rochelle lors du second Grand siège  de 1627 où Richelieu la qualifiera de « l’âme de la résistance ». A la fin de ce siège elle est emprisonnée à Niort et n’est libérée qu’après la paix d’Alés de 1629. Elle meurt en 1631,sur ses terres natales à Mouchamps.

Cette femme politique, huguenote intransigeante et passionnée fit l’admiration de toute l’élite européenne et suscita l’attachement des populations bretonnes et poitevines, qu’elle protégea jusqu’à sa mort en 1631. Elle fut également une femme de grande culture qui nous a laissé nombre d’écrits, correspondance, poèmes ou pamphlets, tous riches de sens et empreints de son protestantisme et de sa rigueur.

Prix public : 12 €

Saint Jean-du-Gard, terre de liberté

par Nelly Duret

À Saint-Jean-du-Gard, on sait lire, écrire et protester depuis la Réforme.

L’obstination de la population dans ses revendications et sa résistance aux injustices irrigue la mémoire saint-jeannaise et nombreux sont les témoignages populaires, lettres, testaments ou livres de raison, qui permettent de raconter ces « vies minuscules », si souvent oubliées de l’Histoire. La destinée de cette communauté met en lumière les besoins de liberté et de spiritualité des hommes tissant des histoires de chair, de larmes et de sang d’une bouleversante actualité. Avec ce récit historique puissant, on découvre la participation remarquable d’une petite communauté cévenole minoritaire, à l’Histoire nationale.

Ce livre convaincra aussi bien les habitants et visiteurs de Saint-Jean-du-Gard que celles et ceux, dans un cercle bien plus large, que continuent à passionner la géographie, l’histoire, la religion, la culture des Cévennes.   Patrick Cabanel

Prix : 19€

De la misère en milieu étudiant

Ce pamphlet publié en 1966 par un petit groupe d’étudiants qui avait pris le contrôle de l’UNEF locale est souvent considéré comme ayant lancé la contestation étudiante de Mai 68. Parmi ses auteurs présumés, Daniel Joubert, un ancien étudiant en théologie protestante, proche de l’Internationale Situationniste, qui s’était illustré par ses positions d’extrême gauche au comité de rédaction du Semeur, la revue des étudiants protestants.

Jean Baubérot, ami très proche de Daniel Joubert, et participant lui aussi aux événements de Mai 68 a rédigé la préface de ce classique de la protestation.

Prix : 8€