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La brigade de la Drôme

par Jean Cadier

Il y a tout juste 100 ans, un mouvement de réveil spirituel naquit dans un petit village du sud de la Drôme : au cours du culte paroissial, une paysanne décida de vraiment vivre la Parole de Dieu.

Très vite, d’autres paroissiens puis des pasteurs locaux suivirent son exemple : la « Brigade de la Drôme » était née. Pendant 17 ans, jusqu’au début de la guerre, la Brigade parcourut les temples de France et de Suisse pour réveiller les fidèles et partager le feu de son engagement.

Les Brigadistes, firent des émules mais se heurtèrent aussi parfois à l’incompréhension, voire l’hostilité des églises établies ou des missionnaires pentecôtistes.

Le pasteur Jean Cadier fut pasteur à Valdrôme et à Loriol puis résistant dans les maquis de Vabre (Tarn), aumônier de la 1ère armée française et enfin doyen de la faculté de théologie de Montpellier.

Membre de la Brigade de la Drôme dès ses débuts, il a écrit la seule histoire de ce réveil. Il n’y manque rien, ni les nombreux succès et satisfactions, ni les difficultés et les problèmes. Ce mouvement qui contribua à la réunification de l’Église protestante en 1938 reste un exemple original pour tous ceux et celles qui voudraient réveiller l’Église.

Les chemins de l’aube

par Sylvain Vergara

En 1985, Elie Wiesel écrivait à Sylvain Vergara : « J’ai lu votre manuscrit, je le trouve bouleversant, vibrant de vérité – il faut le publier. » 

37 ans plus tard (et 30 ans après la mort de Sylvain Vergara), ce texte est retrouvé et enfin publié. Seul un extrait en avait paru en 1964 dans la revue Esprit

Arrêté en octobre 1943 comme résistant, Sylvain Vergara, âgé de 18 ans, est emprisonné à Fresne, torturé puis déporté Nacht und Nebel en février 1944. Il est l’un des  plus jeunes internés non-juifs de Buchenwald dont il devait être libéré le 11 avril 1945.   

Marqué à vie par cette épreuve, il n’a rien écrit d’autre que ce témoignage, rédigé au tout début des années 1960 alors qu’il désespérait de faire entendre sa voix. Ce texte évoquera probablement à bien des lecteurs La Nuit de Wiesel ou Si c’est un homme de Primo Levi.

Nous avons choisi de le publier « brut », tel qu’il a été écrit, pour que chacun puisse ainsi découvrir librement une « voix » qui mérite de devenir un classique de cette « littérature du témoignage » malheureusement toujours actuelle.

Néanmoins pour les lecteurs intéressés par plus d’informations sur la famille Vergara, un QR code donne accès à une page de documents.

Paul Berron

par Thomas Wild

En 1916, Paul Berron, en mission en Syrie, est témoin du génocide arménien perpétré par les autorités turques. Il en sera durablement marqué et décide de consacrer sa vie et son énergie à secourir les chrétiens d’Orient éprouvés par de nombreux conflits.

Il fonde l’Action Chrétienne en Orient qui, dès 1922-1923, vient au secours des Arméniens en Syrie alors sous mandat français et dans le Sud de la France.

Après la Seconde Guerre Mondiale et l’indépendance de la Syrie et du Liban, le travail se poursuit en lien avec les Eglises constituées et se déploie envers les Algériens … de Strasbourg et en Algérie même, et aussi en Iran et en Tunisie.

Ouvert à toutes les nationalités, cultures et fois, Paul Berron sera à l’origine du dialogue islamo-chrétien en Alsace et Moselle.

En un temps où la planète est menacée dans son existence même, où trop de replis nationalistes et identitaires voient le jour, son refus du nationalisme au nom de l’Évangile, son histoire et son engagement méritent d’être connus.

L’auteur :

Thomas Wild, né en 1952, a exercé son ministère de pasteur au Gabon et en Alsace. La mission l’a accompagné tout au long de sa vie. Son dernier poste était celui de Directeur de l’Action Chrétienne en Orient (2007-2018). Il continue de militer pour cette œuvre entre autres par ses recherches historiques qui ont abouti à cette biographie de Paul Berron, fondateur de l’ACO.

Henri II de Rohan

par Nicole Vray

« Avec tous les talents le ciel l’avait fait naître. Il agit en héros, en sage il écrivit. »  Voltaire

Henri II de Rohan a été le premier duc de la Maison Rohan, le dernier Rohan protestant et l’ancêtre des Rohan-Chabot.

Fils de Catherine de Parthenay et proche d’Henri IV, époux de la fille de Sully, Henri II de Rohan a milité toute sa vie pour la Réforme, en conflit avec le duc de Richelieu, jusqu’au siège de La Rochelle de 1627-1628. 

Il s’engagera néanmoins dès 1635 dans la guerre de Trente ans, menée par Louis XIII et Richelieu, mais dans les armées de Bernard de Saxe-Weimar, suédois et protestant. Blessé en Allemagne, mort en Suisse le 13 avril 1638, le duc de Rohan demande à reposer dans la ville de Calvin où les Genevois lui dédieront un mausolée dans le temple Saint-Pierre.             

Nicole Vray relate les événements en donnant vie aux personnages de cette sorte de saga des Rohan, de leur entourage et de la cour. L’auteur présente ainsi le duc de Rohan à la fois grand soldat, historien et écrivain.

Les martyrs d’Aigues-Mortes

par Charles Bost

RESISTER ! le mot gravé dans la pierre qui traversa les siècles et inspira des générations de résistant.es !

RESISTER ! l’histoire d’un petit troupeau de femmes du Vivarais, des Cévennes, du Languedoc, emprisonnées pour leur foi dans une sombre prison insalubre.

RESISTANCE : le titre choisi, en mémoire des martyrs de la Tour de Constance, par une jeune protestante drômoise pour le journal d’un des tous premiers réseaux d’opposants au régime de Vichy. 

Le livre de Charles Bost, pionnier de l’histoire huguenote retrace l’histoire des martyrs enfermés dans la Tour de Constance qui servit de prison pour les « religionnaires » pendant près de 80 ans. Les plus connues sont Marie Durand, enfermée 38 ans, et ses compagnes, qui y vécurent des dizaines d’années, parfois avec leurs enfants, et y finirent leurs jours pour nombre d’entre elles… sans avoir cédé aux convertisseurs.

Charles BOST

Né en 1871 en Ardèche, fils et petit-fils de pasteurs, Charles Bost est un historien du protestantisme cévenol du XVIIème siècle. Rejetant l’hagiographie, il est partisan d’une histoire précise et documentée. Il a écrit de nombreux articles pour le Bulletin de la Société d’Histoire du Protestantisme Français et une Histoire des Protestants en France en 35 leçons et édité les mémoires d’Abraham Mazel et Elie Marion.