Le réveil dans les Cévennes vigannaises

par Jean-Louis Prunier

Dès les années 1820, des pasteurs méthodistes, appuyés par des organisations missionnaires britanniques s’installent en Cévennes et évangélisent les environ du Vigan. Des évangélistes itinérants parcourent l’ancien pays camisard pour apporter la Bible aux populations locales.

Sous la direction de Charles Cook, un important mouvement de Réveil se développe et les méthodistes français, constitués en Eglise, indépendante de l’Eglise réformée, participent à de nombreuses œuvres et mouvements.

C’est la naissance et le développement de ce mouvement de réveil que Jean Louis prunier, docteur en histoire, nous relate avec passion et documentation.

Histoire des Albigeois

par Jean Chassanion

Cette Histoire des Albigeois a été préparée depuis 1560 et éditée en 1595 à Genève par le pasteur Jean Chassanion dit « La Chasse » auvergnat d’origine (du Velay). Pour la composer, il utilisa un des manuscrits de la Chanson de la Croisade (copie d’un livre écrit à la main, en occitan) ainsi que Recueils de la ville de Toulouse de Rebiria (ouvrage aujourd’hui perdu, écrit lors de l’essor de l’humanisme toulousain, vers 1530-1538, qui rassemble les chroniques comme celle de Puylaurens moins défavorables à l’égard des anciens hérétiques). Cet ouvrage est sans doute la première tentative d’histoire « neutre » des croisades contre les Cathares.
Jean Chassanion exerça d’abord dans l’Église pré-calviniste de Meaux, puis à Montauban et structura en 1560 l’Église protestante de Montpellier. Il desservit ensuite Troyes et Metz, lieux stratégiques pour la Réforme à cette époque, avant de se retirer à Genève d’où il publia son Histoire des Albigeois.

La préface et les introductions sont de Anne Brenon, Michel Jas et Roland Poupin, tous trois spécialistes de l’histoire religieuse du catharisme.

Le commandant Azur

par René Nodot

Blessé de la Grande Guerre, Gaston Vincent, fils de pasteur, s’engage sans hésiter dans la Résistance à plus de 50 ans.

Avec son frère Raymond et son fils Michel, ils sauvent de la déportation des enfants juifs de Marseille puis passent dans la clandestinité dans un réseau OSS. Gaston (Commandant Azur) organise le débarquement de Provence et des parachutages dans la Drôme et Raymond (Dick) créé et dirige les Groupes Francs des Bouches du Rhône.

En septembre 1943, Raymond est abattu par la Gestapo ; caché à Saint-Donat en même temps qu’Aragon, Gaston Vincent, et son lieutenant Pierre Bouquet, échappent à un raid allemand mais il mourra d’épuisement à l’hôpital du Vercors en juin 1944.

En 1986, il recevra la médaille des Justes de Yad Vashem, ainsi que son fils et sa belle-fille.

Éditeur de combats