Le premier voyage de Stevenson

avec un âne à travers les Cévennes, traduit par A. Moulharac

1878 : Robert-Louis Stevenson accomplit son voyage avec Modestine à travers les Cévennes. Les populations l’ont vu passer, ont discuté avec lui. Douze jours de traversée, et l’écrivain disparaît à jamais de ces hautes terres. Son récit est immédiatement publié, mais en anglais.

En 1901, une jeune association (désormais plus que centenaire), le Club Cévenol, en donne une première traduction-adaptation. Bien avant la mode de la randonnée, du retour à la terre, de l’écologie, cette édition pionnière du Voyage est beaucoup plus qu’un long résumé ; c’est la belle surprise de ce texte, jamais réédité depuis 1901 : il frappe par son équilibre, son allure, sa capacité à offrir le meilleur d’une œuvre et d’un esprit. Un vrai tour de force, que l’on peut conseiller aux randonneurs pressés (il en existe) et surtout à tous les amoureux de Stevenson et du Voyage : ils vont relire ce qu’ils n’ont encore jamais lu.