Marguerite oubliée

par Bernard Favre

« Demander Mr NEULAT et dire à ce monsieur que sa fille Marguerite est arrêtée et en gare de Compiègne jusqu’à ce soir minuit. Venir si possible. Dire également que je suis en bonne santé. »

C’est par ses quelques mots griffonnés sur un morceau de papier d’emballage que les parents de Marguerite apprirent à la fois que leur fille était dans la Résistance et qu’elle avait été arrêtée. Ils ne la revirent qu’un an plus tard après sa libération de Ravensbrück. Pour oublier, sans doute, l’horreur des camps et de la marche de la mort, Marguerite vit intensément les années d’après-guerre : amitiés et amours avec des amateurs de jazz, Claude Seurat, Juliette Gréco, Claude Luter, Sidney Bechet, nuits dans les clubs de St Germain des Près, une vie étourdissante et intense d’engagements jusqu’au drame final.

Dix ans après « Cette lumière n’est pas celle du soleil », cinq après la trilogie « Le chant des ruines », Bernard Favre continue son travail sur les résistantes et résistants. Partir à la recherche de la vie de celle que ses amis appelaient Guite a eu le même gout d’aventure que de suivre l’étonnant parcours des personnages du Chant des ruines. Par choix ou par obligation, ils ont à un même moment de l’histoire fait preuve d’un même courage, d’une même détermination, d’une même envie de vivre et subis les mêmes outrages. Il a fallu découvrir son parcours, sa trajectoire, en découvrir les béances et poser de nombreuses questions pour reconstituer son cheminement. Une phrase de l’historien Charles Mercier, biographe de René Rémond a séduit Bernard Favre : ″ L’écriture d’une biographie s’apparente à la construction d’un tombeau″, tâche à laquelle il s’est attelé pour composer cette biographie.

208 pages, 18,00€ illustrations couleur et N&B.

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