Projet Ravensbrück

Avec la disparition des dernières rescapées, la mémoire des camps entre dans une nouvelle phase. Ne reste plus que les publications, les entretiens, les articles, disséminés et souvent très spécialisés ou trop complet pour le lecteur actuel. Et pourtant, plus que jamais, le besoin d’entretenir cette mémoire, de l’expliquer, la faire passer dans la culture collective de résistance aux totalitarismes est de plus en plus pressant.

En se focalisant sur Ravensbrück, camp d’extermination par le travail de prisonnières principalement politiques (mais aussi de Juives, droits communs, polonais.e.s Témoins de Jehovah, Roms et Sinti) nous avons voulu rappeler les conditions de « vie » (et de mort) dans le camp et donner à comprendre comment la haine menait au massacre.


L’ambition de ce travail, dès le début de sa mise en chantier, était de présenter une narration fluide et précise des différents aspects des événements vécus et subis dans le camp de Ravensbrück.

Le matériau de base sélectionné était constitué exclusivement de témoignages de première main, avec une préférence pour les témoignages rédigés dès la libération du camp. En effet dès 1945 6 livres étaient publiés puis une trentaine entre 1945 et 1950 (principalement par des petits éditeurs ou à compte d’auteur). Plus d’une cinquantaine suivront, écrits plus tardivement au fur et à mesure de la nécessité des survivantes de témoigner, enfin. A ces ouvrages, il faut ajouter les témoignages existants dans les archives papier ou audiovisuelles. Chaque témoignage sélectionné pour son intérêt factuel, historique et littéraire (une soixantaine) peut comporter plusieurs paragraphes sur l’un des 30 et quelques sujets abordés. D’une auteure à l’autre, les points de vue sont différents, les récits d’un même événement diffèrent, preuve qu’une déportation unique n’existe pas, mais qu’il en existe autant que de témoins.

Ce projet a obtenu le LABEL MISSION LIBÉRATION de l’État