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Mémoires d’un Juste, par René Nodot

Mémoires d’un Juste

Militant de mouvements de jeunesse protestants et non violents à Lyon en 1940, le jeune franco-suisse René Nodot est vite conscient des dangers du nazisme.  Dès 1941, avec l’aide du Consul de Suisse et de nombreux appuis chez les protestants et catholiques engagés de la région, René Nodot contribue à organiser des convois d’enfants Juifs pour la Suisse.

Alors que s’intensifient les rafles de Juifs en France, René Nodot entre au Service Social des Étrangers un organisme du gouvernement de Vichy, détourné par son directeur, Gilbert Lesage, un quaker, pour en faire un puissant outil de sauvetage des Juifs. Pendant 2 ans, jusqu’à l’arrestation par la Milice de Gilbert Lesage, le SSE va secourir des dizaines de milliers de réfugiés. Sous couvert de son rôle « officiel », René Nodot va, au risque de sa vie, utiliser ses liens familiaux avec la Suisse pour faire échapper à la Shoah des centaines de Juifs. Aidé par un réseau actif de pasteurs, prêtres, militants juifs et chrétiens, René Nodot parviendra à sauver la plupart de ceux qui lui sont confiés, contribuant ainsi à cette grande chaîne de solidarité protestante qui du Chambon sur Lignon à Dieulefit a sauvé, outre des milliers de réfugiés, l’honneur de la France.

Toute sa vie René Nodot restera engagé pour la défense des droits de l’homme et la cause de l’éducation. En 1974, il recevra la médaille des Justes de Yad Vashem pour son action pendant la guerre.

Ce précieux témoignage est un des rares ouvrages donnant la parole à un Juste français, permettant ainsi de comprendre motivations et expériences de cette dangereuse activité.

La préface de Patrick Cabanel, agrégé d’histoire et spécialiste de cette période replace l’action de René Nodot dans l’important mouvement de la Résistance Spirituelle protestante.

Prix public : 19  euros

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Lettres de prison

par Olivier Giran

Giran Lettres Olivier Giran est mort à 23 ans, fusillé par les nazis pour actes de résistance.

Fils du pasteur Étienne Giran, Olivier rejoint en 1941 le réseau Agir fondé par Michel Hollard (« l’homme qui a sauvé Londres », et cousin de Théodore Monod). Il devient alors agent de renseignement pour la Résistance et fera entre autres plusieurs missions en Suisse où il accompagnera aussi des réfugiés cherchant à échapper à la police allemande.

C’est lors de la préparation d’une de ces missions qu’il est arrêté parla Gestapo. Entre son arrestation durant l’été 1942 (suite à une dénonciation) et son exécution le 16 avril 1943 dans le champ de tir d’Angers, il écrira plusieurs lettres à ses parents dont certaines ont été conservées. En Décembre 1942 il est transféré de Fresnes à la prison d’Angers où son père est incarcéré au secret.

Ce jeune homme qui se sait condamné exprime malgré tout une profonde confiance dans la nature humaine, un amour filial émouvant et un patriotisme vibrant. Ces lettres exposent sans sensiblerie les convictions religieuses d’Olivier Giran, son attachement à sa famille et aux valeurs et paysages de la France.

Couverture : Exécution de résistants C. Rüthern

Prix public : 14€

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Que souhaiter pour le Nouvel An ?

Santé, Bonheur, Prospérité, les vœux ne font pas dans l’originalité en cette période de crise où bien des gens voudraient surtout ne pas voir se détériorer encore plus leur situation quotidienne.

Meilleurs VoeuxEt c’est vrai finalement que c’est en ces temps difficiles que l’on perçoit comment le bonheur tient à peu de choses, la santé malgré les épidémies annoncées, le bonheur dans une société de consommation apparemment insatiable et la prospérité parce qu’après tout, … il faut bien vivre.

Mais au sortir de Noël, est -ce vraiment le message que la naissance du Christ nous apporte ? L’ange de Noël n’a pas annoncé la santé aux bergers, ni la prospérité ou le bonheur.  « Gloire soit à Dieu dans les lieux très-hauts, que la paix soit sur la terre et la bonne volonté dans les hommes! » (Luc 2.14). Voilà donc le vœu ultime, la Paix, sans laquelle les autres ne sont que des aspirations matérialistes insatisfaisantes.

Et même si la Paix annoncée par l’ange est beaucoup plus que l’absence de conflits armés, ceux qui ont vécu la guerre nous font apprécier à quel point la Paix est importante:

le 2 Janvier 1915, Jean Norton Cru (historien protestant de la grande guerre)  écrit du front à sa soeur : « Depuis le 18 Décembre, notre vie est beaucoup plus active, et du 20 au 24 il y a eu de la casse (pas à notre régiment). J’ai eu à rendre les derniers devoirs par une nuit sans lune et notre tâche se fit en deux fois, interrompue par une fusillade. Noël et le jour de l’An se sont passés comme les autres jours, il  furent même plus riches en « hardships »…. Les obus pleuvent ... » Le même jour, à l’arrière, Paul Vinard écrit dans son journal : « Voilà une nouvelle année déjà entamée, que nous apportera-t-elle ? Continuons à faire notre devoir et soyons prêts, laissant à Dieu de disposer de nous. »

VanEtten Chronique QuakerDans cet esprit de Paix, les Editions Ampelos ont terminé l’année 2009 en republiant les « Chroniques de la vie quaker en France« , un important témoignage sur ce groupe pacifiste qui s’illustra pendant la 2ème guerre mondiale par son assistance sans faille aux réfugiés et persécutés. Un bel exemple que la Paix qui nous est promise ne s’obtient pas dans une attente passive, mais par l’action des hommes et femmes de bonne volonté.

Que cette Paix intérieure et partagée soit avec nous en cette nouvelle année, et qu’elle éclaire nos vies, nos familles et nos entourages.

Chronique de la vie quaker française,

par H. van Etten

VanEtten Chronique QuakerAprès  les temps troublés de la guerre des Camisards et du prophétisme cévenol, un groupe chrétien pacifiste se manifeste dans la Vaunage protestante, à l’ouest de Nîmes. Ces ‘Couflaïres’ sont la première manifestation connue de ceux  qui sont devenus les premiers Quakers languedociens.

Après la Première Guerre mondiale, un renouveau d’intérêt pour le quakerisme se manifesta à Paris, et peu à peu, de nouveaux membres s’affilièrent à la Société religieuse des Amis (Quakers). Toujours motivée par le pacifisme et l’amitié entre les peuples, l’action des Quakers français, proche du Christianisme social, trouvera son apogée durant la Seconde Guerre mondiale lorsque des quakers français, suisses et américains unirent leurs efforts pour sauver de très nombreux Juifs de l’extermination.

L’ouvrage d’Henry van Etten, mis à jour et préfacé est la référence pour l’histoire des quakers français. A travers les destins de femmes et d’hommes militants pour la paix et le secours au prochain, nous découvrons une famille spirituelle peu connue en France, malgré l’importance que certains de ses membres ont pu avoir.

© Société des Amis/Editions Ampelos 2009

Prix recommandé : 21 €

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André Trocmé

André Trocmé, résistant non-violent, Juste parmi les Nations.
André Trocmé, résistant non-violent, Juste parmi les Nations.

André Trocmé est né dans une famille d’industriels protestants du Nord (Saint Quentin) en 1901. Dans ses mémoires, il raconte comment il découvrit le pacifisme grâce à un soldat allemand durant la première guerre mondiale. Grâce au pasteur Kaltenbach, il choisit la carrière pastorale mais l’église réformée ne veut pas lui confier de paroisse à cause de ses convictions pacifistes. Il commence donc sa carrière par un poste de mission populaire à Sin-le-noble, ville minière marquée par la misère et l’alcoolisme.

Dans les années 30 il prend un poste pastoral au Chambon-sur-Lignon et en 1938 il fonde le Collège Cévenol pour offrir une bonne éducation aux enfants du plateau. Sensibilisé aux méfaits du nazisme par ses contacts avec l’église confessante, il organise, avec les autres pasteurs du plateau et les autorités du Chambon, une filière de sauvetage des Juifs en les cachant dans les fermes avoisinante. Grâce à son action, assistée par sa femme Magda, et ses collègues le pasteur Theis et l’instituteur Darcissac, plus de 2000 personnes purent être cachées et sauvées avec l’aides de la population du plateau, des Quakers, de l’Armée du Salut et d’Églises américaines.

Après la guerre, il est nommé secrétaire du MIR (Mouvement International de la Réconciliation) et finira sa carrière pastorale à Genève.