Archives par mot-clé : résistance

Souvenirs d’un pasteur engagé

par L. Olivès

Voilà un pasteur qui s’indigne et s’engage, toujours du coté des opprimés, sans aucune crainte pour sa réputation, sa « carrière », sa vie même !

Dans les « Souvenirs d’un pasteur résistant », Laurent Olivès nous racontait comment, dès 1941, il mit en place un réseau pour protéger et cacher des proscrits et des Juifs puis il fonda et dirigea, en 1943, à Ardaillès, le maquis de la Soureilhade qui mena des actions armées contre l’occupant.

Dans ce livre de souvenirs, il reprend les points marquants de sa vie atypique, son enfance en Algérie, son arrivée dans les Cévennes, ses divergences avec le pasteur Boegner durant la résistance, son ministère en Tunisie, ses prises de position anticolonialistes et son retour dans une paroisse ouvrière. Résistant toujours, contre l’oppression, l’injustice et l’indifférence, il nous donne une bonne leçon de vie, pleine d’aventure d’humour et de sagesse.

Laurent Olivès assisté de sa femme Suzanne (avec laquelle il fût nommé « Juste parmi les Nations » pour leur activité de sauvetage de plusieurs familles juives) et des ses amis a traversé le siècle en y laissant un sillage éclatant de l’Evangile vécue.

Couverture : Sidi Bou Saïd, aquarelle de Jacqueline Chaudieu, fille de Laurent Olivès.

Prix public : 19€

Mémoires d’un Juste, par René Nodot

Mémoires d’un Juste

Militant de mouvements de jeunesse protestants et non violents à Lyon en 1940, le jeune franco-suisse René Nodot est vite conscient des dangers du nazisme.  Dès 1941, avec l’aide du Consul de Suisse et de nombreux appuis chez les protestants et catholiques engagés de la région, René Nodot contribue à organiser des convois d’enfants Juifs pour la Suisse.

Alors que s’intensifient les rafles de Juifs en France, René Nodot entre au Service Social des Étrangers un organisme du gouvernement de Vichy, détourné par son directeur, Gilbert Lesage, un quaker, pour en faire un puissant outil de sauvetage des Juifs. Pendant 2 ans, jusqu’à l’arrestation par la Milice de Gilbert Lesage, le SSE va secourir des dizaines de milliers de réfugiés. Sous couvert de son rôle « officiel », René Nodot va, au risque de sa vie, utiliser ses liens familiaux avec la Suisse pour faire échapper à la Shoah des centaines de Juifs. Aidé par un réseau actif de pasteurs, prêtres, militants juifs et chrétiens, René Nodot parviendra à sauver la plupart de ceux qui lui sont confiés, contribuant ainsi à cette grande chaîne de solidarité protestante qui du Chambon sur Lignon à Dieulefit a sauvé, outre des milliers de réfugiés, l’honneur de la France.

Toute sa vie René Nodot restera engagé pour la défense des droits de l’homme et la cause de l’éducation. En 1974, il recevra la médaille des Justes de Yad Vashem pour son action pendant la guerre.

Ce précieux témoignage est un des rares ouvrages donnant la parole à un Juste français, permettant ainsi de comprendre motivations et expériences de cette dangereuse activité.

La préface de Patrick Cabanel, agrégé d’histoire et spécialiste de cette période replace l’action de René Nodot dans l’important mouvement de la Résistance Spirituelle protestante.

Prix public : 19  euros

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Souvenirs d’un pasteur résistant,

par L. Olivès

Insigne soureilhadeJeune pasteur à Valleraugue, Laurent Olivès mit en place dès 1941 un réseau pour protéger et cacher des proscrits et des Juifs. En 1943, il fonda, à Ardaillès, le maquis de la Soureilhade qui mena des actions armées contre l’occupant et fusionna ensuite avec celui de Lasalle pour devenir le maquis Aigoual-Cévennes dont L. Olivès fut un des dirigeants.

Dans ce livre de souvenirs de son action au maquis, il aborde sans hésitation et sans tabous le quotidien des maquisards et des habitants d’Ardaillès et de la région, leurs relations avec les autorités. Il nous décrit comment, avec l’aide de ses paroissiens et d’autres pasteurs du plateau cévenol, il organisa l’hébergement, la subsistance et la protection des réfugiés. Toujours direct, Laurent Olivès pratique ses convictions religieuses avec passion mais ne laisse aucune doctrine brider son humanité et son bon sens.

Dans leur préface à ce livre, Raymond et Lucie Aubrac déclarent: « Cette exemplarité rappelle à ceux de notre génération que nous aurions pu faire plus, enseigne à nos cadets qu’il ne faut jamais baisser les bras devant l’injustice et devant l’oppression« 

Laurent Olivès et sa femme Suzanne qui l’assista dans toutes ses activités furent nommés « Justes parmi les Nations » pour leur implication personnelle et directe dans le sauvetage de plusieurs familles juives.

Prix public : 14€

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Lettres de prison

par Olivier Giran

Giran Lettres Olivier Giran est mort à 23 ans, fusillé par les nazis pour actes de résistance.

Fils du pasteur Étienne Giran, Olivier rejoint en 1941 le réseau Agir fondé par Michel Hollard (« l’homme qui a sauvé Londres », et cousin de Théodore Monod). Il devient alors agent de renseignement pour la Résistance et fera entre autres plusieurs missions en Suisse où il accompagnera aussi des réfugiés cherchant à échapper à la police allemande.

C’est lors de la préparation d’une de ces missions qu’il est arrêté parla Gestapo. Entre son arrestation durant l’été 1942 (suite à une dénonciation) et son exécution le 16 avril 1943 dans le champ de tir d’Angers, il écrira plusieurs lettres à ses parents dont certaines ont été conservées. En Décembre 1942 il est transféré de Fresnes à la prison d’Angers où son père est incarcéré au secret.

Ce jeune homme qui se sait condamné exprime malgré tout une profonde confiance dans la nature humaine, un amour filial émouvant et un patriotisme vibrant. Ces lettres exposent sans sensiblerie les convictions religieuses d’Olivier Giran, son attachement à sa famille et aux valeurs et paysages de la France.

Couverture : Exécution de résistants C. Rüthern

Prix public : 14€

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Il fit route avec eux,

Aimé Bonifas :

CouvBonifasRoute2Jeune résistant, Aimé Bonifas sera arrêté et déporté à 23 ans à Buchenwald, Dora, Mackenrode et Osterhagen. Il survivra à la barbarie des Kommandos de travail forcé de Laura et réussira une évasion miraculeuse. Son livre « Détenu 20801 » en a fait un des auteurs protestants français les plus lus. Pasteur, engagé pour les droits de l’homme, contre le négationnisme et la torture, il est aussi l’auteur d’autres ouvrages historiques sur les protestants nîmois sous l’occupation, les Huguenots à Berlin et la Réforme en Espagne.

Dans ce recueil, il nous emmène à la rencontre de Jésus, parabole par parabole, situation par situation. Pas d’exégèse obscure dans ce volume, juste une réflexion actualisant l’Evangile par une lecture proche du quotidien mais incluse ouverte sur les nouvelles réalités d’un monde globalisé.

« Aujourd’hui, il nous suffit de nous mettre à table pour que le monde entier soit là, à notre disposition : le labeur des paysans de chez nous, mais aussi toute la peine du Tiers-Monde (le café de Côte d’Ivoire, le sucre de Cuba etc…) »  nous rappelle Aimé Bonifas dans son commentaire de la multiplication des pains (Jean 6, 1-13).  En  rapprochant le nouveau testament de la vie moderne, l’auteur nous rapproche de Jésus et nous permet de faire route avec lui.

© Editions Ampelos 2010

Prix recommandé : 18  €

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Forcez les d’entrer !

par Françoise Appy

appyforcez1couv.jpgFrançoise Appy, historienne spécialiste du protestantisme provençal et des théories de l’éducation présente ici le résultat de plusieurs années de recherche sur un moment poignant et peu connu de l’histoire provençale.

Dans les quelques années qui précédèrent la Révocation de l’Edit de Nantes, des milliers de protestants furent forcés de se convertir, par la contrainte physique, financière ou psychologique. L’auteur a étudié les archives locales et registres d’abjuration pour suivre les méthodes,les progrès et les justifications de cette campagne de conversion.

Ce Tome 1 nous fait revivre ainsi dans le détail la détresse de ces convertis et l’intolérance de leurs « missionnaires », un processus qui s’est déroulé dans toute la France, et dont les bases théologiques font encore des ravages aujourd’hui de par le monde.

Cet ouvrage s’accompagne d’une très abondante bibliographie sur les protestants provençaux, d’une liste des sources et d’un index des noms de famille cités qui sera utile au généalogiste.

Prix recommandé : 24 €

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Je ne changerai pas

, par Samuel de Pechels

Le 26 Août 1685 (soit 2 mois avant la Révocation officielle de l’Édit de Nantes), les dragons de Louis XIV pillent la maison de Samuel de Pechels, bourgeois protestant de Montauban et s’y installent en toute liberté. Quelques jours plus tard, s’y ajoutent des fusiliers « missionnaires » qui chassent Samuel de Pechels, sa femme sur le point d’accoucher et ses 4 jeunes enfants. Séparé de sa famille, enfermé dans la Tour de Constance puis déporté aux Antilles, jamais il n’accepte de renier sa foi et changer de religion. Son seul commentaire sur ces traitements inhumains : « Heureux ceux qui souffrent pour la justice, car le royaume des cieux est à eux».

Des centaines de milliers de huguenots français souffrirent les mêmes persécutions que Samuel de Pechels, mais bien peu en gardèrent une trace écrite. Comme beaucoup d’autres, ce participant involontaire à un événement déterminant de l’histoire et de la mémoire collective des protestants de France survivra et ira enrichir le Refuge de ses compétences et son travail. Samuel de Pechels perdit plusieurs enfants dans ses tribulations, mais sa famille a fait souche en Angleterre.

Ce document exceptionnel écrit par un témoin vivant des exactions commises contre les huguenots est aussi un message d’espoir et une leçon de foi. Dans les souffrances personnelles et familiales les plus intenses causées par l’intolérance bornée, Samuel de Pechels garde confiance en l’Évangile.

Prix recommandé : 14 €


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Je suis celui que vous cherchez, Jacques Roger, restaurateur du protestantisme dans la Drôme,

par Daniel Benoit

couvjrogerv2.jpg« Je suis celui que vous cherchez* » dit Jacques Roger aux soldats qui, suite à une trahison, virent l’arrêter le 29 avril 1745, dans la cabane qui lui servait de cachette prés de Die. Après plus de 36 ans d’errance et de fuite, de cachettes et d’assemblées, de baptêmes clandestins et de cultes familiaux, celui qui avait relevé le protestantisme drômois des cendres de la Révocation allait bientôt trouver la mort. Dans cette période trouble du Désert où les huguenots français hésitaient entre le millénarisme des « petits prophètes », la fuite au Refuge et la résistance armée, Jacques Roger et ses amis, Antoine Court et Pierre Corteiz, furent les pionniers de la reconstruction de l’Eglise réformée en France.

« Un ministre de l’Evangile, quand il dispute, doit se souvenir que l’Evangile est un esprit de douceur, d’humilité et de concorde ; que Jésus-Christ, qui doit être leur parfait modèle, a défendu la vérité avec son cœur, que son zèle pour la gloire de son Père a toujours été conduit par sa sagesse et par son amour et que les apôtres qu’il a envoyés, pour prêcher sa doctrine par tout le monde, et qui en ont changé la face par son assistance, abaissé l’orgueil des philosophes, détruit les idoles, érigé les trophées de la croix, ont eu le même esprit. »

Jeté, à 80 ans, dans les cachots de la Tour de Crest, Jacques Roger avait par avance demandé à ses amis de ne pas tenter d’action violente pour le délivrer. Il mourut pendu à Grenoble, mais son œuvre de rétablissement de la foi protestante dans les vallées de la Drôme et du Dauphiné perdurera et s’amplifiera.

Et 200 ans plus tard, après maints réveils et révoltes, les protestants drômois, héritiers spirituels de Jacques Roger illustreront encore l’esprit de l’Evangile en sauvant des centaines de réfugiés, Juifs, politiques et résistants de la barbarie nazie.

*Actes 10:21

Prix recommandé : 18€


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