Galeries

Les Héroïnes de la tour de Constance

dir. Pierre-Yves Kirschleger

L’histoire des prisonnières de la Tour de Constance conserve encore bien des mystères. Quel crime ces femmes de foi protestante ont-elles commis pour être enfermées dans cette terrible prison ? Qui était Marie Durand, la plus connue d’entre elles, libérée en 1768 après 38 ans de captivité ? Que se cache-t-il derrière le mot « RESISTER » gravé dans la pierre au centre de la Tour ?

En intégrant notamment les dernières découvertes de l’archéologie sur les « graffitis », cet ouvrage fait le point sur les connaissances actuelles relatives à ces femmes martyres entrées dans l’Histoire.

Ce passage à la postérité n’est pas le fruit du hasard, mais l’œuvre d’écrivains, d’artistes, d’historiens engagés ou émus par le sort de ces résistantes de l’ombre : devenue lieu de mémoire, la Tour de Constance apparaît comme le symbole du combat de ces prisonnières pour la liberté de conscience que nulle violence ne peut détruire.

Lettres sur la Révolution française

par Martine Lecoq

Vous faites passer un souffle nouveau sur cette période révolutionnaire qu’on croyait ressassée et défraîchie. Vos lettres sont d’une veine très originale, je n’en ai pas vu l’équivalent ailleurs. Cette façon de mêler l’intime à l’historique, le sentiment à l’analyse, le présent au passé, c’est un nouveau genre que vous inaugurez.

Régis Debray

Dans cette suite de libres pensées, l’autrice partage avec nous l’admiration qu’elle nourrit pour l’immense effort humain que fut la Révolution française malgré ses dérives. Alternant le ressenti personnel et la rigueur historique, elle se positionne en faveur des espérances légitimes qui l’ont fait naître. Espérances qu’il nous appartient aujourd’hui de revivifier.

Martine Lecoq est écrivain, journaliste pour les médias protestants et critique d’art. La passion parallèle qu’elle nourrit de longue date pour la période de la Révolution française et ses personnages lui a inspiré en 2016 une biographie de Danton, préfacée par Mona Ozouf.

Erzsébet Kol, Botaniste & exploratrice

par Anna Cabanel

Sur les glaciers en fleurs. Erzsébet Kol (1897-1980), botaniste hongroise.

Erzsébet Kol, botaniste hongroise, est une vraie pionnière scientifique.

Dès 1937, elle parcourt le continent nord-américain, des parcs nationaux à l’Alaska, pour y étudier les algues qui colorent les étendues glacées et neigeuses des hauts sommets.

Elle s’inscrit dans la tradition des grands explorateurs et scientifiques – mais elle est une femme dans un univers jusqu’alors presque exclusivement masculin.

Seconde femme professeure des universités en Hongrie, elle est aujourd’hui donnée en exemple aux jeunes filles de son pays. Plus largement, elle incarne cette conquête par les femmes des bastions masculins ; elle y est épaulée par la jeune Fédération Internationale des Femmes diplômées des Universités.

Cette biographie, bâtie sur des archives inédites, analyse les efforts des premières University women pour se faire reconnaître par leurs pairs et ouvrir aux femmes le domaine des études supérieures.

Alexis Muston

par Patrick Cabanel

Alexis Muston (1810-1888) est né à Bobbio Pellice, au pied des Alpes italiennes. Il appartient à l’infime minorité des vaudois, devenus protestants au XVIe siècle. Il doit s’exiler en France, à Bourdeaux, dans la Drôme, après que son premier livre, une histoire des vaudois (1834), a encouru les foudres du pouvoir à Turin. Il est pasteur, médecin, dessinateur, géologue, botaniste, entomologiste, journaliste. L’histoire est sa vocation, avec la poésie : il consacre sa vie à rédiger deux épopées. L’une, Valdésie, est en vers. L’autre, en prose, porte ce magnifique titre hébraïsant : c’est L’Israël des Alpes (1851, 2000 pages). Elle l’impose comme une figure centrale d’une historiographie identitaire, entre recours aux archives et rêveries sur l’origine et le génie vaudois. L’auteur est devenu un proche de Michelet – mais aussi de Hugo, de Quinet, de Mistral, de George Sand. Son Journal monumental, son énorme correspondance, dépouillés pour la première fois, permettent de traverser en sa compagnie un siècle à la fois vaudois, français et européen.

Patrick Cabanel est directeur d’études à l’École pratique des hautes études, spécialiste de l’histoire des minorités religieuses. Il a édité le premier tome du Journal de Muston (PUG, 2018).

La cavale

par Jacob Barosin

« Quatre ans de peur, de malheur, de faim, d’arrestations, de camps de concentration, d’évasions, de fuites et de planques. »

Mai 1940 : la police française arrête Jacob Barosin et sa femme, deux réfugiés juifs qui vivent et travaillent à Paris depuis plusieurs années après avoir fui l’Allemagne nazie.

C’est le début d’un long périple à travers la France, de camp d’internement (Gurs) en camp de travailleurs étrangers (GTE Langlade) et en hébergements tolérés (Nice, Lunel, Florac), et finalement la planque dans les Cévennes puis en région parisienne.

Sauvé de la déportation par un réseau d’amis et l’aide de Français engagés, dont les pasteurs Toureille, Gall et leurs paroissiens, Jacob Barosin est le témoin des miracles qu’un peu d’humanité peut réaliser dans un monde dominé par le Mal.

Né en Lettonie en 1906 dans une famille juive aisée, Jacob Judey (Barosin) fit des études d’art à Berlin dans les années 1930. Après la Libération, et devant le refus des autorités françaises de le naturaliser, il a émigré aux États-Unis où il est devenu un peintre reconnu.

Aimé Vielzeuf

par Michel Boissard

Un de ceux qu’on appelait « Les Bandits » !

Fils et petit-fils de mineur cévenol, normalien et instituteur, Aimé Vielzeuf est connu pour son engagement dans la Résistance où il était le Lieutenant Vasseur. « Guidé par la vérité et la justice », comme il le disait, il s’est fait le chroniqueur des luttes pour l’indépendance nationale et la liberté. D’origine huguenote, ce descendant de « galérien pour la Foi », comme ses préfaciers Jean-Pierre Chabrol et André Chamson, a su exprimer la vitalité de la culture et de la langue d’oc.

La vie de ce cévenol engagé, passionné et modeste, est aujourd’hui quelque peu oubliée. Avec cette biographie, Michel Boissard qui l’a bien connu répare cet oubli.

Les maquis de Tréminis

par François Boulet

Les Alpes du Nord, le Dauphiné notamment, voient le développement des premiers maquis au printemps et à l’été 1943. Tréminis avec ses habitants, au sud de l’Isère et en Trièves, illustre cette histoire des maquis avec des témoignages précis.

L’historien de la montagne-refuge sous l’Occupation François Boulet reprend l’enquête avec de nouvelles archives sur les deux maquis de Tréminis, nés du refus du Service du Travail obligatoire : le camp n°1 et sa cinquantaine de jeunes gens et celui des « théologiens », quelques étudiants en théologie protestante. Deux résistances françaises alors se rencontrent : la résistance politique du maquis et la résistance spirituelle du huguenot.

François Boulet nous entraîne dans le quotidien du maquis, genèse, difficultés d’organisation et de discipline, erreurs, trahison, et, pour finir, la terrible répression par une force allemande, militaire et policière, dix fois supérieure en nombre le mardi 19 octobre 1943 à Tréminis : une autre « Saint-Barthélemy des patriotes ».

Augustine Soubeiran

par Nelly Duret

Elle aimait l’indépendance, les roses, les oiseaux des îles, les bateaux et les enfants. De de ses Cévennes natales à l’Australie de ses rêves, Augustine Soubeiran ne cessera de porter haut les valeurs héritées de ses ancêtres huguenots.

Cette femme de la Belle Époque, libre et fière, s’établit en Australie où elle fonda, avec sa compagne, une école moderne de jeunes filles. Mais elle n’oublia jamais la France et ses Cévennes natales et consacra toute son énergie après la Grande Guerre à collecter des fonds pour aider à reconstruire les villes et villages français dévastés par la guerre. 

Il était temps de faire découvrir les réalisations de cette éducatrice hors pair, officière de l’Instruction Publique et titulaire de la Légion d’Honneur, et de sa compagne ; leur souvenir perdure en Australie grâce à l’école qu’elles fondèrent ensemble et qui existe encore, une belle réussite pour deux femmes déterminées.

« L’une de ses réussites les plus remarquables fut l’organisation de la Ligue d’aide franco-australienne pendant la guerre de 1914-1918… elle a créé une des plus grandes organisations patriotiques de la guerre.

Sydney Morning Herald 1er juin 1933

Nelly Duret, historienne de formation, a eu une longue carrière dans l’Éducation Nationale avant de devenir conteuse dans le cadre de ses engagements humanitaires.

Passionnée par l’histoire des Cévennes et des femmes cévenoles, voilà son quatrième livre aux Éditions Ampelos.

Les petites Juives de Kratzau

par Simone et Lison Bloch

Juillet 44. Les soldats allemands arrêtent une famille juive alsacienne, cachée en Savoie. 

Ils fusillent le père, devant les siens, et déportent la mère et les trois enfants.

Seules les deux sœurs, de 18 et 15 ans reviendront.

Leur désir de pouvoir enfin dire et être crues, le souci de préserver la mémoire, pour leurs proches et pour l’Histoire, les ont motivées à finalement confier à un ami l’histoire de leur vie dans les camps et les péripéties de leur retour à la vie « normale ».  

C’est donc le témoignage brut de leur enfer. 

C’est aussi une merveilleuse leçon de résilience, d’espoir et de résistance à la barbarie, qu’elles nous ont laissé, avant de nous quitter.

Rémy Warnery, éducateur et aumônier protestant des prisons, a su s’effacer derrière leur récit, pour en conserver la force brutale mais aussi, parfois, l’humour et l’espérance.

Théodore de bry, humanisme et exotisme

par Gregory Wallerick

Les récits d’explorateurs en Amériques se multiplient au XVIe siècle, rendant cette terre méconnue moins lointaine. Ce sont toutefois les images de ces contrées et des Amérindiens y habitant qui fascinent davantage encore.

Protestant, donc minoritaire, installé à Francfort, le graveur Théodore de Bry perfectionne ces représentations donnant ses lettres de noblesse au sauvage exotique pour plusieurs siècles. Pour construire ses illustrations de grande qualité, il s’appuie tant sur les récits qu’elles accompagnent que sur son propre vécu. À travers le choix des textes mis en images, il édifie un parallèle entre les violences menées par les Espagnols, catholiques, sur des peuples innocents, qu’il s’agisse des Indiens d’Amérique ou des protestants européens.

Gregory Wallerick est docteur en histoire moderne, spécialisé sur la représentation des peuples amérindiens et les relations entre les catholiques et les protestants au XVIe siècle, associé au laboratoire de Nantes (CRHIA). Il écrit et travaille sur les échanges entre l’Europe et le Nouveau Monde à la Renaissance.

Adieu Varsovie!

par Janka Kaempfer Louis

Mars 1968 met une fin brutale à ma vie en Pologne. Je me découvre Juive et indésirable. Je dois quitter un pays que je croyais le mien, des amis chers et un avenir devenu impossible. Cet exil met également fin à ma famille. Ignacy, mon père, qui a perdu presque toute sa famille dans la Shoah, part au Canada ; Irena, ma mère, combattante de l’Organisation Juive de combat durant l’Insurrection de Varsovie, rejoint son nouveau mari en Italie, et moi, je vais faire mes études en Suisse. 

De leur passé agité et douloureux, Irena et Ignacy ne voulaient pas parler.

Ici, ils se confient enfin. Au moins un peu. Parce que personne ne doit disparaître sans laisser de trace.

Née à Varsovie, Janka Kaempfer Louis est journaliste suisse, traductrice, juge Prud’homme. Elle a réalisé de nombreux reportages pour la télévision (Temps présent, Viva, Autrement dit) et a produit pendant plusieurs années une émission en Langue des Signes française. Elle est administratrice au sein d’une association qui s’occupe des réfugiés mineurs à Genève. 

Aujourd’hui, elle partage sa vie entre la Haute-Savoie, Genève et la Drôme.

Marivo, Marie-Claude Vaillant-Couturier

par Gérard Streiff

Dachau, mars 1933 : une jeune femme monte sur une voiture pour photographier des détenus derrières les barbelés. Elle reviendra en France avec le premier reportage sur la nature concentrationnaire du régime nazi.

Auschwitz, janvier 1943 : elle fait partie de ce groupe de femmes dont Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle, Adélaïde Hautval, Danielle Casanova et d’autres, qui entra dans le camp en chantant la Marseillaise.

Nuremberg janvier 1946 : Assurée, droite, calme et sévère, une jeune femme témoigne au procès des dignitaires nazis et les toise froidement.

Cette jeune femme, c’est Marie-Claude Vaillant-Couturier, alias Marivo :  antifasciste, pacifiste et féministe dès les années 30, résistante dès juin 40, entrée en clandestinité, capturée, emprisonnée, torturée, déportée, elle sera élue députée communiste à la Libération, sera deux fois vice-présidente de l’Assemblée Nationale et présidera la Fondation pour la Mémoire de la Déportation jusqu’à sa mort.

En attendant son entrée au Panthéon, demandée par de nombreuses personnalités, cet ouvrage de Gérard Streiff qui l’a bien connue, retrace la vie trépidante de cette militante de la solidarité.

Bonus : Marie-Claude Vaillant Couturier parle :

https://m.ina.fr/video/CPD02000150/marie-claude-vaillant-couturier-video.htm

https://www.facebook.com/archivesdepartementalesduvaldemarne/videos/2336919566584335/

Marie Médard, une jeune résistante.

par Cécile Leblanc

Que faire lorsqu’on a 19 ans, en 1940 et que l’on est une jeune étudiante de bonne famille animée d’une foi fervente ?

Pour Marie Médard, la réponse se trouve à l’issue d’un cheminement marqué par une intense réflexion morale. Après quelques actes de désobéissance et sa démonstration publique de soutien à ses amis juifs ; elle s’engage dans l’action clandestine : en mettant à l’abri en zone Sud des enfants juifs puis comme agent de liaison du réseau Jonque.

Arrêtée, torturée, déportée à Ravensbrück et Torgau, elle continue de résister dans les camps en refusant de fabriquer des munitions et en participant à la vie spirituelle du camp.

A partir des archives familiales et de sa propre rencontre avec Marie Médard, Cécile Leblanc éclaire les fondements de son engagement résistant et le vécu de son entourage pendant sa déportation.

Un destin fascinant de résistance féminine,  spirituelle et non-violente.

Le Sourire de Ravensbrück, Yvonne Kocher, alias Nanouk

par M-E Kocher

Celle qui fût surnommée ainsi par ses co-détenues a eu une courte vie entièrement consacrée à aider les autres. Elle enseigne à l’école du dimanche pour les plus jeunes puis devient surintendante d’usine (assistante sociale) puis infirmière. Elle s’installe à Ivry, dans la « Zone » pour assister les familles nécessiteuses.

A partir de 1940, elle organise des soupes populaires, des dispensaires et évacue des enfants juifs pour les cacher dans la Creuse. Elle rejoint ensuite le réseau de Pierre Dunoyer de Segonzac pour lequel elle distribue des tracts, fournit des fausses cartes d’identité et assure le ravitaillement de militants cachés. Arrêtée en juin 1944 elle est envoyée à Ravensbrück.

Elle est abattue lors d’une « marche de la mort » en février 1945.

Rosetta, la femme qui inventa le Rock ‘n Roll

par Jean Buzelin

I hear music in the air

Oubliée pendant des années, Sister Rosetta Tharpe (1915-1973) fait actuellement un come-back remarquable : intronisation au Rock And Roll Hall of Fame en 2018, apparition dans Le fabuleux destin d’Amélie Poulain, édition d’une intégrale de ses titres en 15 CD, documentaire télévisé…

Et pourtant, cette fille de métayers de l’Arkansas fut une des plus grandes chanteuses de Gospel de tous les temps. Guitariste prodige, elle accompagna sa mère dans ses tournées d’évangélisation avant de débuter au Cotton Club avec Cab Calloway puis de se produire sur les plus grandes scènes d’Amérique, d’Europe et de France.

Elle mit en scène son mariage devant 20 000 personnes, eut une longue relation avec Marie Knight avec qui elle tournait, découvrit Little Richard, influença Chuck Berry, Johnny Cash, Elvis Presley et bien d’autres : une vie très Rock ‘n’ Roll  !

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Paul Revere

par Roy Carpenter

Héros de l’indépendance américaine, Paul Revere est connu pour sa fameuse chevauchée de minuit qui prévint les villages de Nouvelle-Angleterre de l’arrivée des troupes coloniales anglaises et lança avec succès la Guerre d’Indépendance américaine.

Cette biographie nous fait découvrir l’environnement familial et professionnel de ce fils de huguenot français émigré, son ascension dans la bourgeoisie et la franc-maçonnerie de Boston et son activisme religieux et politique.

Paul Revere, c’est la Révolution Américaine vécue, interprétée et influencée par un homme qui, malgré ses origines modestes et étrangères, était déterminé à  jouer un rôle clé dans ces événements qui ont tant influencé l’histoire du monde.

Bourgeoisie parisienne et protestantisme

par Joëlle Désiré-Marchand

Alexandra David-Neel a rendu célèbre le nom de son mari : Philippe Neel. Cet ouvrage explore les destinées de la famille Neel aux XIXe et début du XXe siècle, une famille représentative de l’intégration des protestants dans la société bourgeoise d’une époque en pleine mutation.

Des aïeux pasteurs à  Jersey, des enfants intellectuels, les uns séduits par les nouveaux métiers de l’industrie, les autres poursuivant la voie pastorale. Des alliances dans la bourgeoisie parisienne, des petits-enfants poètes, médecin, professeurs ou baroudeurs, un cycle classique d’intégration et d’évolution.

Joëlle Désiré-Marchand a publié plusieurs ouvrages sur Alexandra David-Néel dont la seule biographie illustrée par les cartes des itinéraires de l’exploratrice (2009). Ses derniers livres correspondent aux deux premiers volets de cette trilogie consacrée à  l’histoire de la famille Neel : Philippe et Alexandra David-Neel, l’étrange équilibre d’un couple exceptionnel (2019), Des Néel du Moyen âge normand aux Neel du XIXe siècle à  Jersey (2020).

Bernard Palissy,

par Nicole Vray

        On connaît bien l’image montrant Bernard Palissy brûlant son mobilier pour alimenter son four de potier. Et l’on sait aussi que cette folie apparente lui permit de découvrir le secret des plus beaux émaux. Mais ce que l’on sait moins c’est l’importance de cet autodidacte dans le mouvement scientifique de la Renaissance, sa foi fervente qui lui valut de mourir à  la Bastille, enfermé comme hérétique, ses recherches sur ce qui allait devenir l’hydrologie et la chimie et son amour profond de la nature et ses beautés.

     Avec sa verve habituelle, Nicole Vray nous fait suivre Palissy dans son apprentissage, ses échecs et ses succès, le soutien des puissants et des mécènes de la Cour de France. L’auteur dévoile aussi, avec les côtés brillants de la Renaissance, la part d’ombre angoissante du XVIe siècle qui lui valut une vie difficile et parfois misérable

Nicole Vray fait renaître un personnage exceptionnel et méconnu, lumineux comme ses céramiques, miroirs de sa foi.

Le dernier vainqueur,

par Henri Nick

Le 6ème et dernier tome de la correspondance de guerre d’Henri Nick.

« Avec l’entrée progressive des troupes américaines dans la guerre, l’état d’esprit des jeunes gens en zone non occupée change ; les enfants Nick et leurs amis offrent une bonne illustration de cette forme étonnante d’anticipation de la paix, alors que rien n’est encore gagné !

Pour Henri Nick, c’est le retour à  la vie civile. Il adresse aux soldats de son 1er corps d’armée une lettre qui a tout d’une épître.

De retour à  Lille, il reprend les activités du Foyer du Peuple. Certains collaborateurs sont encore là , d’autres sont de retour de l’enfer, plusieurs ne reviendront pas. 

Le pasteur Henri Nick (1868-1954) est l’une des grandes figures du Christianisme social protestant. Pendant plus de cinquante années, il fait de l’évangélisation populaire dans le faubourg lillois de Fives. Conscient de l’importance du milieu dans la construction d’individualités libres, il se préoccupe aussi bien de la misère sociale que de la situation morale de celles et ceux qui fréquentent le Foyer du peuple.

De sensibilité socialiste, sans être un pacifiste radical, il soutiendra les revendications des objecteurs de conscience dans les années trente puis assistera des familles juives persécutées durant la Seconde Guerre mondiale. Il sera reconnu « Juste parmi les Nations ».

Prix : 29 €

Le Réveil dans les Cévennes du Nord

par Jean-Louis Prunier

A partir des années 1820, des pasteurs méthodistes, appuyés par leur organisation missionnaire britanniques de tutelle, s’installent en Cévennes et évangélisent Anduze, Alés et Lassalle. Des colporteurs itinérants parcourent le nord des Cévennes, jusqu’à Thiers pour apporter l’évangile aux populations locales.

Sous la direction de Charles Cook, les pasteurs Henri de Jersey, Philippe Neel, Matthieu Gallienne, Jean-Louis Rostan et de nombreux autres, provoquent un important mouvement de Réveil. Les méthodistes cévenols, constitués en Église indépendante de l’Eglise réformée, participent à de nombreuses œuvres et mouvements.

Après avoir documenté le Réveil dans les Cévennes Viganaises, Jean Louis Prunier, docteur en histoire, s’attache dans cet ouvrage à étudier ce mouvement de réveil dans les Cévennes du Nord.