Galeries

Calvinistes proscrits à Metz, colons à Berlin

par Jeanne Vincler

Vincler Couv1Quel destin étrange que celui de ces huguenots, persécutés à la Révocation, partis au péril de leur vie de Lorraine pour un voyage dans des contrées éloignées où ils fonderont des colonies prospères et feront souche. De Metz où les dragons du roi Louis XIV les harcèlent à Berlin où ils sont bienvenus et participent rapidement à la vie économique, religieuse et politique, quel contraste ….

L’ouvrage de Jeanne Vincler, fait un point très détaillé sur cette période trouble, les persécutions, la fuite et l’installation au Refuge Berlinois. La masse de documents d’archive consultés a permis de retracer le parcours de nombreuses familles, et l’index qui référencie plus de 400 patronymes cités et étudiés  montre l’étendue des recherches. En près de 400 pages, l’auteur nous fait revivre cette migration massive et l’apport primordial que les protestants lorrains firent au Brandebourg et à la ville de Berlin.

Historienne de la Lorraine et du Protestantisme, Jeanne Vincler propose là l’ouvrage de référence sur l’installation des familles messines à Berlin. Les historiens comme les généalogistes y trouveront un matériel précieux, mais l’amateur intéressé par l’histoire des huguenots sera passionné par cette épopée.

Illustration de couverture : Le grand Électeur reçoit les huguenots français. (C. Wendling)

Prix : 29 €
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François de La Noue, « Bras de Fer »

par Nicole Vray

«  Grand homme de guerre et plus grand homme de bien » disait de lui Henri IV dont il était l’ami. François de la Noue, méconnu, soldat fidèle à son roi et à sa foi, est un grand personnage clé du XVIe siècle.

Surnommé Bras de Fer à cause de sa terrible blessure qui lui coûta un bras, cet éminent soldat était aussi un homme de lettres et un humaniste avant l’heure, auteur d’un volume essentiel, Discours politiques et militaires, dont Henri IV s’inspirera pour des articles de l’Edit de Nantes, et dont Napoléon dira «  c’est la Bible du soldat ». Allié et ami des plus puissantes familles de France (Henri IV, Coligny, Rohan), François de la Noue a su aussi toujours rester au service du peuple protestant.

 

Dans cette biographie, préfacée par le professeur Jean Meyer, Nicole Vray nous fait revivre ce personnage entier mais à l’histoire multiple, avec beaucoup de nuances, de précisions et aussi d’amour. Elle a su dans un récit à la fois vivant et documenté, redonner à cet acteur incontournable des guerres de Religion et grand esprit de tolérance, toute la mesure qu’il mérite.

 

Nicole Vray, Docteur ès-Lettres, membre de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Caen, hébraïsante, est une spécialiste du protestantisme de l’ouest et de ses représentants. Elle est entre autres auteur d’ouvrages sur les guerres de religion, Henri IV et sa mère Jeanne d’Albret, François de La Noue, Catherine de Parthenay, le protestantisme à La Rochelle, dans l’Ouest et en Aunis Saintonge, particulièrement au XIXème siècle  avec les relations, jamais étudiées jusqu’ici, avec la Société évangélique de Genève. Elle a aussi publié plusieurs livres sur Théodore Monod qu’elle a bien connu.

Prix public : 19 euros

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Rousseau et les Genevois

par Jean-Pierre Gaberel

Fils d’Isaac Rousseau, horloger genevois descendant de huguenots réfugiés au temps de la Réforme, Jean-Jacques Rousseau perd sa mère neuf jours après sa naissance et reçoit une éducation typiquement réformée,  rythmée par la lecture de la Bible et le chant des psaumes. A 16 ans, il s’enfuit de chez lui pour échapper à sa condition d’apprenti et se convertit au catholicisme. Il rencontre à Annecy Mme de Warens qui parfait son éducation musicale et affective.  Devenu célèbre, l’enfant prodigue retourne à la « religion de ses pères » en 1754-1755,  mais il entretient désormais des relations tendues avec les autorités genevoises qui condamneront aussi bien l’Emile que Du Contrat Social (1762) comme « téméraires, impies, tendant à détruire la religion chrétienne, et tous les gouvernements ».

 Toute sa vie Rousseau professe une religion profondément personnelle. «Je suis chrétien, dira-t-il, non comme un disciple des prêtres, mais comme un disciple de Jésus-Christ ».  Mal à l’aise à Paris avec les philosophes, il défend la providence contre les attaques de Voltaire, proscrit à Genève,  il renonce à sa citoyenneté en 1763.

L’introduction de Bernard et Monique Cottret, spécialistes reconnus de Rousseau et des temps modernes, aide à clarifier la pensée religieuse de cet homme complexe et sensible et permet de mieux comprendre l’influence durable de cet apôtre de la « religion civile ».

Les reflets rouges,

par André Fuoc

André Fuoc est né en 1895 dans la Drôme, dans la ferme familiale de la forêt de Saoû – dont son père était maire. Mobilisé le 15 décembre 1914, canonnier radio télégraphiste en 1916 à Verdun, il a été décoré de la croix de guerre avec étoile d’argent.
Dans ce journal de tranchées, il relate au jour le jour avec un style puissant et réaliste, le quotidien des « poilus». Loin des salons parisiens, il ne veut ni embellir la guerre qu’il déteste, ni la rendre plus héroïque. Ce faisant, il rejoint sans le savoir la position d’un autre drômois, John Norton Cru qui s’élèvera plus tard contre les récits romancés de la Grande Guerre. Sans cynisme mais sans complaisance, André Fuoc nous livre les grandes peurs des soldats des tranchées comme les petites faiblesses de l’Etat Major. Sa conclusion personnelle : « La guerre est devenue atroce ! »

Illustré par des photos prises par l’auteur durant ses jours de tranchées, ce document exceptionnel nous fait plonger au cœur du quotidien des « Poilus », appellation que Fuoc récuse comme « folklorisant » trop les soldats de la Grande Guerre.
André Fuoc fera aussi la guerre de 1939-45 comme capitaine du génie et a recevra la croix du combattant volontaire. Il est entré dès 1941 dans la Résistance (Résistance PTT et agent du réseau NAP). Médaillé de la Résistance il a été fait chevalier de la Légion d’honneur.

Pierre Vallier, journaliste au Dauphiné libéré qui a connu André Fuoc et sa famille, préface ce livre avec verve et émotion.

Prix public : 12  euros

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Souvenirs d’un pasteur engagé

par L. Olivès

Voilà un pasteur qui s’indigne et s’engage, toujours du coté des opprimés, sans aucune crainte pour sa réputation, sa « carrière », sa vie même !

Dans les « Souvenirs d’un pasteur résistant », Laurent Olivès nous racontait comment, dès 1941, il mit en place un réseau pour protéger et cacher des proscrits et des Juifs puis il fonda et dirigea, en 1943, à Ardaillès, le maquis de la Soureilhade qui mena des actions armées contre l’occupant.

Dans ce livre de souvenirs, il reprend les points marquants de sa vie atypique, son enfance en Algérie, son arrivée dans les Cévennes, ses divergences avec le pasteur Boegner durant la résistance, son ministère en Tunisie, ses prises de position anticolonialistes et son retour dans une paroisse ouvrière. Résistant toujours, contre l’oppression, l’injustice et l’indifférence, il nous donne une bonne leçon de vie, pleine d’aventure d’humour et de sagesse.

Laurent Olivès assisté de sa femme Suzanne (avec laquelle il fût nommé « Juste parmi les Nations » pour leur activité de sauvetage de plusieurs familles juives) et des ses amis a traversé le siècle en y laissant un sillage éclatant de l’Evangile vécue.

Couverture : Sidi Bou Saïd, aquarelle de Jacqueline Chaudieu, fille de Laurent Olivès.

Prix public : 19€

Henri IV et Daniel Chamier

par Charles Read

daniel-chamier-hiv-couv« Soyez sage ! » voilà ce que recommande Henri IV au pasteur Daniel Chamier lors de leur dernière entrevue. Mais sur ce point comme sur bien d’autres, Chamier n’écoutera pas son ancien ami, et il mourra en soldat sur les remparts de Montauban en 1621.

Pasteur de Montélimar, puis pasteur et professeur à l’Académie protestante de Montauban, Chamier connaissait bien Henri IV pour avoir rédigé avec lui les « clauses secrètes » de l’Edit de Nantes. Mais en 1607, alors que Chamier vient à Paris pour plaider la cause de ses coreligionnaires, la situation a changé ; le roi s’est converti, son confesseur, le père Cotton a un rôle important à la Cour, et les réformés ont perdu leur importance militaire et politique.

Daniel Chamier va nous décrire par le détail son séjour à la Cour, les intrigues de son parti et du parti adverse et surtout l’habileté de son ancien ami, le madré Henri IV.

Cette leçon de diplomatie moderne, pleine d’humour et de réflexions politiques éclaire d’un jour intéressant le caractère d’un des rois les plus attachants de l’histoire de France.

Prix public : 16 €

Protestantisme et Socialisme

, par Tommy Fallot

Né en Alsace dans une famille aisée d’industriels Tommy Fallot fait ses études de théologie à Strasbourg où il rédigera sa thèse sur le thème : « les Pauvres et l’Évangile ». Pasteur dans un quartier populaire de Paris, il s’implique dans l’évangélisation et la lutte contre la prostitution et se rapproche du socialisme tout en en condamnant les dérives politiques. Avec d’autres pasteurs et laïcs protestants, il créé le mouvement du Christianisme social qui tentera d’apporter une réponse chrétienne aux questions sociales.

Dans ce recueil de textes écrits à partir de 1888, Fallot, déçu du socialisme politique français, revient aux valeurs communes du socialisme et du christianisme. En pleine mutation industrielle, il valide l’importance des questions sociales et économiques trop souvent oubliées par les églises, mais réaffirme les nécessaires préoccupations morales oubliées par les partis. Regrettant la dominance de l’individualisme, il appelle les chrétiens à se regrouper en « Associations »  « développant chez leurs membres l’intelligence et l’habitude des vertus sociales ».

Fervent partisan d’un socialisme pacifique et non sectaire, il appelle de ses vœux et de ses actions les protestants à s’engager, avec les principes de l’Évangile dans l’action sociale. « Le protestantisme français est appelé à fournir à notre peuple socialiste les hommes qui le délivreront des violents à la suite desquels il s’égare et l’aideront à réaliser progressivement son programme de liberté et d’égalité croissante par la fraternité. »

La préface de Stéphane Lavignotte, pasteur et animateur du Christianisme social et auteur de « La décroissance est-elle souhaitable », permet de replacer le message de Tommy Fallot dans son contexte historique et théologique et d’en mettre en valeur l’actualité.

Prix public : 15€

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Mémoires d’une martyre pour la foi,

par Blanche Gamond

Dès 1563, St-Paul-Trois-Châteaux, petite ville drômoise a choisi en masse la Réforme protestante. Un siècle plus tard, en 1664, Blanche Gamond naît dans une famille protestante, au moment où partout dans le royaume de France, les libertés accordées aux protestants par l’édit de Nantes sont réduites à néant. En 1683 six compagnies de dragons s’installent à St Paul-Trois-Châteaux ; tout est permis pour « convertir » les protestants : intimidations, pillages et maltraitances. Blanche est emprisonnée, et torturée à l’hôpital de Valence pour délit d’opinion. Elle y passera 18 longs mois dans des conditions épouvantables et sera libérée après de grandes souffrances mais en ayant gardé sa foi intacte et joyeuse. Elle rédigea ses mémoires à Zurich où elle mourra en 1718.

Sa sérénité sous la torture, sa foi inébranlable dans un Dieu de bonté, sa conscience et ses valeurs  en font une figure de résistance à l’injustice et à la violence dont les échos se feront encore entendre quelques siècles plus tard dans d’autres circonstances dramatiques.

A une époque où dans de nombreux pays, les chrétiens sont persécutés pour leur foi, l’histoire de Blanche, jeune drômoise simple mais convaincue montre que les armes de l’esprit peuvent triompher de l’oppression. 12 ans après la mort de Blanche Gamond, c’est Marie Durand qui subira l’horreur de l’intolérance et gravera dans la pierre le fameux « Resister »

Après la découverte initiale du manuscrit de Blanche Gamond en Suisse et sa publication par Th. Claparède en 1867, le livre a été oublié jusqu’à sa redécouverte et sa transcription en français moderne en 1964 par Boris Decorvet, dont la famille est originaire du Poët Laval. Boris Decorvet qui fut pasteur à Vallon Pont d’Arc est aussi un des créateurs du Musée du Protestantisme Dauphinois au Poët Laval.

L’avant-propos d’Hervé Mariton, Maire de Crest et Député de la Drôme rappelle la nécessité de la tolérance et de la liberté de conscience.

© Editions Passiflores/Editions Ampelos 2011

Prix : 18  €

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Souvenirs d’un pasteur résistant,

par L. Olivès

Insigne soureilhadeJeune pasteur à Valleraugue, Laurent Olivès mit en place dès 1941 un réseau pour protéger et cacher des proscrits et des Juifs. En 1943, il fonda, à Ardaillès, le maquis de la Soureilhade qui mena des actions armées contre l’occupant et fusionna ensuite avec celui de Lasalle pour devenir le maquis Aigoual-Cévennes dont L. Olivès fut un des dirigeants.

Dans ce livre de souvenirs de son action au maquis, il aborde sans hésitation et sans tabous le quotidien des maquisards et des habitants d’Ardaillès et de la région, leurs relations avec les autorités. Il nous décrit comment, avec l’aide de ses paroissiens et d’autres pasteurs du plateau cévenol, il organisa l’hébergement, la subsistance et la protection des réfugiés. Toujours direct, Laurent Olivès pratique ses convictions religieuses avec passion mais ne laisse aucune doctrine brider son humanité et son bon sens.

Dans leur préface à ce livre, Raymond et Lucie Aubrac déclarent: « Cette exemplarité rappelle à ceux de notre génération que nous aurions pu faire plus, enseigne à nos cadets qu’il ne faut jamais baisser les bras devant l’injustice et devant l’oppression« 

Laurent Olivès et sa femme Suzanne qui l’assista dans toutes ses activités furent nommés « Justes parmi les Nations » pour leur implication personnelle et directe dans le sauvetage de plusieurs familles juives.

Prix public : 14€

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Le Séminaire de Lausanne

par G-E Guiraud

seminaire-de-lausanne-couvQuand Louis XIV révoque l’Édit de Nantes en 1685, les pasteurs français ont le choix entre l’abjuration, l’exil ou la mort. Tous les temples de France (plusieurs centaines) sont détruits en quelques mois et l’organisation de l’Église réformée est décimée. Très vite des assemblées clandestines dirigées par des prédicants remplacent les cultes interdits.

Pour éviter les dérives prophétiques et redonner aux églises réformées des cadres  et des structures, Antoine Court crée en 1729 le Séminaire de Lausanne à l’organisation duquel il contribuera fortement. Ce Séminaire forme les proposants, futurs pasteurs de l’église française. A l’origine, ces proposants sont envoyés clandestinement à Lausanne pour un an par le synode ; puis la durée des études passe à deux ans puis cinq ans après l’édit de tolérance de 1787.

Précurseur de la faculté de Théologie de Montauban qui le remplacera, ce séminaire a joué un rôle primordial dans la survie et le développement du protestantisme en France.

Prix recommandé : 16 €

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Les églises réformées de la vallée de Bourdeaux

par Eugène Arnaud

Quelle histoire religieuse agitée pour ce petit pays de Drôme méridionale ! Depuis toujours parcouru par les colporteurs vaudois, les cathares cherchant refuge, les calvinistes  prêchant l’Évangile de France à Genève, la Drôme en général et Bourdeaux en particulier eurent un rôle important dans l’histoire de la Réforme en France. C’est dans la forêt de Saoû  que les rescapés du « Camp de l’Eternel » viendront se réfugier, c’est dans ses montagnes qu’Isabeau Vincent, la « Bergère de Saou » se mit à prophétiser, c’est dans ses bois et chemins que Jaques Roger, infatigable prédicant du Dauphiné prêchera au risque de sa vie pendant des années.

Eugène Arnaud, le grand historien du protestantisme méridional, nous retrace la vie des églises réformées de la vallée de Bourdeaux depuis leur fondation jusqu’en 1850. La Renaissance  voit grandir ces communauté de croyants, la Révocation et les persécutions ne réussissent pas à les faire disparaître et la Révolution leur rend la liberté de conscience et le droit de pratiquer leur culte.

Cette brochure détaillée, découlant d’un dépouillement intensif de documents d’archive est indispensable à tous ceux qui s’intéressent au protestantisme drômois.

Il fit route avec eux,

Aimé Bonifas :

CouvBonifasRoute2Jeune résistant, Aimé Bonifas sera arrêté et déporté à 23 ans à Buchenwald, Dora, Mackenrode et Osterhagen. Il survivra à la barbarie des Kommandos de travail forcé de Laura et réussira une évasion miraculeuse. Son livre « Détenu 20801 » en a fait un des auteurs protestants français les plus lus. Pasteur, engagé pour les droits de l’homme, contre le négationnisme et la torture, il est aussi l’auteur d’autres ouvrages historiques sur les protestants nîmois sous l’occupation, les Huguenots à Berlin et la Réforme en Espagne.

Dans ce recueil, il nous emmène à la rencontre de Jésus, parabole par parabole, situation par situation. Pas d’exégèse obscure dans ce volume, juste une réflexion actualisant l’Evangile par une lecture proche du quotidien mais incluse ouverte sur les nouvelles réalités d’un monde globalisé.

« Aujourd’hui, il nous suffit de nous mettre à table pour que le monde entier soit là, à notre disposition : le labeur des paysans de chez nous, mais aussi toute la peine du Tiers-Monde (le café de Côte d’Ivoire, le sucre de Cuba etc…) »  nous rappelle Aimé Bonifas dans son commentaire de la multiplication des pains (Jean 6, 1-13).  En  rapprochant le nouveau testament de la vie moderne, l’auteur nous rapproche de Jésus et nous permet de faire route avec lui.

© Editions Ampelos 2010

Prix recommandé : 18  €

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Mémoires

d’Henri de Rohan

Mémoires du Duc de RohanDuc et pair de France, cousin et ami du roi Henri IV, gendre de Sully, Henri de Rohan est promis à une brillante carrière militaire. Mais l’assassinat de Henri IV en fait, presque malgré lui, le chef du parti protestant et l’adversaire principal du cardinal de Richelieu. Malgré sa vaillance et celle de son frère, le duc de Soubise, les soulèvements protestants de 1621 à 1625 se solderont par la prise de La Rochelle et la défaite militaire des protestants qui devront accepter en 1629 la paix d’Alès qui revient sur les acquis de l’Edit de Nantes.

Ces mémoires, rédigées en exil à Venise, relatent les opérations militaires des protestants, les tentatives de Rohan pour obtenir le soutien de l’Angleterre, le siège de La Rochelle, la guerre dans le Languedoc et donnent un  éclairage engagé sur les intrigues et les divisions du parti protestant. Malgré sa préface qui annonce : « Je les laisse à la postérité, afin qu’après ma mort la vérité des choses que j’ai veues ne demeure obscurcie par les fables des flatteurs, et par les invectives des persécuteurs ; je n’y apporte déguisement ny passion, et laisse à un chacun la liberté d’en juger à sa fantaisie. » ces Mémoires sont une entreprise de justification post-facto mais la franchise et l’assurance de leur auteur qui fut partie prenante et informée de tous les évènements importants du Royaume en font un témoignage précieux sur le règne de Louis XIII.

Prix recommandé : 28  €

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Chronique de la vie quaker française,

par H. van Etten

VanEtten Chronique QuakerAprès  les temps troublés de la guerre des Camisards et du prophétisme cévenol, un groupe chrétien pacifiste se manifeste dans la Vaunage protestante, à l’ouest de Nîmes. Ces ‘Couflaïres’ sont la première manifestation connue de ceux  qui sont devenus les premiers Quakers languedociens.

Après la Première Guerre mondiale, un renouveau d’intérêt pour le quakerisme se manifesta à Paris, et peu à peu, de nouveaux membres s’affilièrent à la Société religieuse des Amis (Quakers). Toujours motivée par le pacifisme et l’amitié entre les peuples, l’action des Quakers français, proche du Christianisme social, trouvera son apogée durant la Seconde Guerre mondiale lorsque des quakers français, suisses et américains unirent leurs efforts pour sauver de très nombreux Juifs de l’extermination.

L’ouvrage d’Henry van Etten, mis à jour et préfacé est la référence pour l’histoire des quakers français. A travers les destins de femmes et d’hommes militants pour la paix et le secours au prochain, nous découvrons une famille spirituelle peu connue en France, malgré l’importance que certains de ses membres ont pu avoir.

© Société des Amis/Editions Ampelos 2009

Prix recommandé : 21 €

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Religieux et Surnaturel,

par Charles Bois

Doit-on croire aux miracles ? Plus généralement, quelle place le surnaturel peut il tenir dans une société de plus en plus rationnelle ? Peut-on même envisager une religion dépouillée du surnaturel ?

Charles Bois est né à Die (Drôme), en 1826 et mourût à Montauban en 1896.

Successivement pasteur de l’Église réformée à Montmeyran (Drôme), de 1850 à 1857, et à Alais de 1857 à 1860, il fut appelé en 1860 à la Faculté de théologie protestante de Montauban, comme professeur d’hébreu, de critique et d’exégèse de l’Ancien Testament. Il occupa cette chaire jusqu’en 1873 et passa alors dans celle de morale et d’éloquence sacrée. En 1875, il devint doyen de la Faculté.

Orateur très clair et élégant, il s’intéressa particulièrement au surnaturel et aux questions morales et sociales. Il fut aussi un auteur prolixe et joua un rôle important dans le débat entre « libéraux » et «évangéliques orthodoxes ». C’est lui qui rédigea la confession de foi du synode de 1872 où les protestants libéraux furent mis en minorité; le schisme ainsi créé entre « libéraux » et « évangéliques » dura jusqu’en 1906.

Après une période d’oubli relatif, ses écrits, fortement marqués par sa foi en l’inspiration surnaturelle de Dieu, retrouvent un nouveau succès, notamment dans les milieux évangéliques.

La longue introduction de Pierre-Yves Ruff permet de prendre du recul par rapport aux débats de l’époque pour redonner de l’actualité à la pensée de Bois.

Prix recommandé : 12 €


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Agir,

par Albert Schweitzer

Agir par A. SchweitzerNé en 1875, dans une Alsace incorporée depuis peu au nouveau Reich allemand, le pasteur et musicien Albert Schweitzer a l’idée singulière, à trente ans, de s’engager comme médecin sur la station missionnaire de Lambaréné, en territoire colonial français. À son amie Hélène Bresslau, qu’il épousera en 1912 et qui partira avec lui, il avait déjà écrit (lettre du 25.09.1903) : « Je crois dans la mesure où j’agis ».

Sur le terrain en 1913, après sept ans de formation (doctorat en médecine) et de combats pour imposer sa candidature à la Société Évangélique des Missions de Paris, l’engagement missionnaire prend avec lui une orientation résolument humanitaire qui s’accentuera et deviendra décisive après guerre, lors du deuxième séjour, entre 1924 et 1927. Schweitzer est l’homme qui a franchi, en situation, le pas qui sépare, sans les opposer, l’ordre missionnaire chrétien et l’ordre humanitaire a priori universel et laïque, sans frontière religieuse.

Le christianisme est pour lui essentiellement une éthique (une obligation) de l’action, dans la perspective de réparer les maux de ce monde et de préparer l’avènement d’un autre, de justice et de fraternité. Le christianisme comme altermondialisme !
L’espérance ? J’espère dans la mesure où j’agis.

Dans ses sermons, comme dans son œuvre philosophique, Schweitzer se montre critique de son temps. Il en pressent le déclin, en discerne les besoins ou les manques. Il confesse sa foi en l’éclairant par la raison et en la soumettant à l’épreuve de l’histoire.

Président de l’AFAAS (Association Française des Amis d’Albert Schweitzer) depuis 2008, philosophe, Jean-Paul Sorg a déjà traduit de l’allemand en français et édité plusieurs ouvrages de Schweitzer. Il a publié 11 numéros des Études Schweitzeriennes et est le rédacteur en chef des Cahiers Albert Schweitzer, qui paraissent trois fois l’an.

Illustration de la couverture : Albert Schweitzer à Lambaréné, photo de W. Eugene Smith © 1954, 2009 The Heirs of W. Eugene Smith.

© Editions Ampelos 2009
Prix recommandé : 22 €


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La Chambre de l’Edit de Grenoble,

par J. Brun-Durand

Un tribunal pour la Diversité

ChambreEditCouvFinaleL’Edit de Saint Germain en Laye en Août 1570 permettait aux protestants d’avoir une représentation dans les instances juridiques amenées à traiter les procès « entre parties estans de contraire religion ». En 1598, l’édit de Nantes, ordonne l’établissement à Grenoble d’une chambre composée de douze conseillers et deux présidents, moitié de chaque religion. Cet ouvrage relate par le détail la mise en place laborieuse de cette Chambre et la difficulté à réglementer la diversité. Dans une région fortement protestante, le Dauphiné, cette Chambre deviendra vite un objet de jalousies et un instrument politiques pour des chefs de guerre comme Lesdiguières aux allégeances religieuses changeantes. Longtemps présidée par Soffrey Calignon, qui participa à la rédaction de l’Edit de Nantes, la Chambre de l’Edit de Grenoble sera prises en otage par les différents groupes de pression et ne survivra que par une soumission complète aux volontés du pouvoir royal.

Prix conseillé : 18€


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La Réforme à Besançon au XVIème siècle

par Maurice Cadix

cadixbesanconcoverRégion frontalière, la Franche Comté était au XVIème siècle de langue française mais dépendante de l’empire germanique de Charles Quint. Proche des villes suisses de Berne, Fribourg et Soleure, Besançon avait une certaine tradition d’autonomie et était la résidence de l’archevêque et le siège de nombreux couvents. Comme partout en Europe, la richesse temporelle du clergé et ses mœurs dissolues furent un terreau propice pour la Réforme naissante. Dès 1520, des prédicateurs  « luthériens »  sont poursuivis, mais c’est Guillaume Farel qui évangélisera durablement la ville et ses environs.

Cet ouvrage dresse un panorama détaillé des progrès de la Réforme à ses débuts à Besançon ; il intéressera le lecteur bisontin, comme celui qui cherche à comprendre la naissance du protestantisme avant même la diffusion des idées et ouvrages de Calvin.

© Editions Ampelos 2009
Prix recommandé : 16 €


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Le prix de la pure Parole,

par Jean Calvin

calvinnicodeme1Grand prédicateur, brillant intellectuel, théologien hors pair, Calvin fut aussi un polémiste acharné et agressif. Pour Calvin, la polémique n’est pas seulement un moyen de ferrailler avec ses adversaires théologiques, c’est aussi une façon d’évangéliser les fidèles qui n’ont pas la possibilité d’assister à ses prêches. En 1543, convaincu que la tiédeur n’est pas de mise pour ce qui est des opinions religieuses, Calvin produit plusieurs pamphlets appelant les lecteurs à s’engager dans la voie du pur Évangile. Parmi ceux-ci, le « Le petit traité montrant ce que doit faire un homme fidèle connaissant le vérité de l’Evangile, quand il est parmi les papistes » qui préconisait une rupture claire avec Rome et fit scandale. Ce traité fut complété par « l’Excuse aux Nicomédites » que nous vous présentons ici sous le titre « Le Prix de la Pure Parole ».

Calvin n’est jamais aussi spontané que lorsqu’il parle de l’engagement du chrétien ; dans ses arguments aux Nicomédites qui n’osent pas vivre l’Évangile pleinement, on retrouve des accents très actuels qui annoncent Bonhoeffer et le « Prix de la Grâce ».

Illustration de la couverture : Jésus et Nicomède par James Tissot.

© Editions Ampelos 2009

Prix recommandé : 14 €

Souvenir de Solférino,

Henry Dunant

dunantsolferino4Présent, par hasard, sur le champ de bataille de Solférino en 1859, Henry Dunant est horrifié par le carnage dont il est témoin, et par le sort des quarante mille blessés et mourants abandonnés dans la boue sans assistance. Immédiatement, il organise des secours avec l’aide des paysans locaux, sans distinction de nationalité pour l’assistance apportée aux blessés.
A la suite de cette expérience, il formule trois propositions. : la création de sociétés de secours pour apporter de l’aide aux blessés en temps de guerre, le recrutement et la formation d’ infirmiers reconnus par les armées et un «un principe international, conventionnel et sacré» dans un texte officiel signé par les états : la première convention de Genève.

Ce petit livre qui, entre horreur et compassion, a lancé une révolution humanitaire ne pose qu’une question, ne lance qu’un seul défi aux puissances temporelles et aux citoyens : «N’y aurait-il pas moyen, pendant une époque de paix et de tranquillité, de constituer des sociétés de secours dont le but serait de faire donner des soins aux blessés, en temps de guerre, par des volontaires zélés, dévoués et bien qualifiés pour une pareille oeuvre ?»

Depuis 150 ans et avec la création de la Croix Rouge, cette question a fait son chemin avec le succès que l’on sait ; peut-être serait il temps de la poser sur d’autres sujets…Après tout, comme le disait Henry Dunant : « Seuls les fous qui croient pouvoir changer le monde y parviennent ».

Prix recommandé : 12 €